Freget Glaser & Associés
Cabinet d’avocats à la 7 rue Royale, Paris 8<sup>e</sup>, Fréget Glaser & Associés enfile le costume d’avocat-planchiste : concurrence, droit public, européen — et sur le secteur énergétique, tout se joue sur les règles d’accès au marché et la prudence des régulateurs.
À propos de Freget Glaser & Associés
1. Modèle économique
Le modèle est celui d’une boutique d’élite à honoraires : conseil, contentieux devant CRE, CoRDiS, Conseil d’État, cours de l’Union — sans industrie ni stock. Les guides listent une équipe réduite mais dense : environ 16 professionnels dont 6 associés, 1 Counsel et 7 collaborateurs, selon les profils rapportés en 2025 (Legal 500 — profil Paris).
La fiche Vig’Hy (France Hydrogène), fourchette indicative, place le chiffre d’affaires en France sous la barre des 50 M€ et les effectifs entre 10 et 250 salariés (annuaire Vig’Hy) — fourchette large qu’il faut recouper avec les effectifs « guidés » (~16) pour l’ordre de grandeur réel ; aucun compte consolidé détaillé exploitable comme pour une grande côte sur les bases publiques consultées pour cette fiche.
Le fil conducteur rémunérateur, c’est le mécanisme ARENH (accès à l’électricité nucléaire à tarif encadré) : les fournisseurs alternatifs s’y battent pour des volumes, la CRE arbitre, les compléments de prix donnent lieu à des recours — terrain naturel pour des cabinets comme celui-ci. La CRE précise noir sur blanc que le mécanisme prend fin le 31 décembre 2025 (« dernier guichet ») tout en poursuivant le suivi des compléments jusqu’en 2026 (actualité CRE du 29 novembre 2024).
2. Impact réel
Un cabinet d’avocats n’a pas de bilan carbone territorial comparable à un industrial ; son « impact climat » se lit indirectement : il aide à faire tenir ou défaire des schémas par lesquels passent milliards de tariffs, contrats bilatéraux et investissements EnR ou hydrogène. La fiche hydrogène affiche une logique explicite : lever les barrières économiques, technologiques et juridiques — coût de production, adaptation des réseaux, foncier — et structurer des montages public-privé sur un horizon 2022-2027 (Vig’Hy). Aucun % d’émissions évitées ni indicateur CSRD public n’a été trouvé pour cette structure de services ; parler de « mix » chez un cabinet serait un contresens : l’enjeu est juridique et de gouvernance du marché, pas MWh produits.
3. Innovations / partenariats
L’« innovation » ici n’est pas un brevet : c’est la combinaison droit / économie revendiquée sur le site et les annuaires sectoriels — pour contourner ou infléchir les freins réglementaires (expertises secteurs, Vig’Hy).
Côté dossiers parlants récents, les guides cite des mandats où l’énergie et les Énergies renouvelables ou le grand électrique croisent le contentieux (Verso Energy sur la transition dans les dossiers suivis par Legal 500, Total Direct Energie sur le nucléaire, litiges CRE avec Ohm Énergie — synthèses Legal 500, Chambers). En novembre 2025, une jurisprudence majeure au Conseil d’État sur le calcul des compléments de prix ARENH illustre le sommet réglementaire où le métier vit (décision recensée sous référence communiquée par le Conseil d’État — dossier consultable sur le site).
4. Greenwashing / zones grises
Section à prendre au sérieux : défendre des ouvertures de marché n’équivaut pas à « verdir » un bilan — et défendre un client sanctionné n’impute pas la faute au cabinet, mais expose la marque à l’association avec des pratiques contestées par le régulateur.
En juillet 2024, le CoRDiS de la CRE a infligé à Ohm Énergie une sanction de 6 millions d’euros pour abus du droit d’ARENH sur 2021-2022 — la CRE souligne qu’il s’agit de la plus lourde sanction prononcée par ce comité et de la première de ce type sur le marché de détail (communiqué CRE du 15 juillet 2024). Le cabinet est identifié comme conseil de ce fournisseur dans les revues spécialisées ; c’est une tension réputationnelle mesurable (6 M€, date, URL) pour quiconque lit le paysage post-ARENH.
Autre tension chiffrée et institutionnelle : la fin du guichet ARENH fin 2025 (CRE, nov. 2024) retire une pièce maîtresse du puzzle contentieux — la concurrence sur un volume plafonné à 100 TWh et prix fixé (42 €/MWh pour 2025 dans le même texte CRE) — et pousse le métier vers hydrogène, stockage, raccordements et nouveaux litiges sur la recomposition des contrats.
Enfin, un mouvement d’associés publié au JAL en 2024 (fiche Société.com sur le RNE) peut signaler renouvellement de gouvernance ou tensions — donnée factuelle de formalité, pas un jugement de valeur (fiche Société.com pour le SIREN du cabinet).
5. Positionnement stratégique
La trajectoire se lit en creux dans le cadre légal : PPE, Hydrogène et cadre européen 2027 reconfigurent qui finance quoi — le cabinet anticipe cette migration hors du binôme nucléaire historique / alternatifs, vers des /projets territorial / industrie.
Le signal le plus lisible pour 2025-2026 : garder pied dans les derniers grands combats ARENH (compléments, Conseil d’État) tout en capitalisant sur l’hydrogène et les EnR dans les annuaires filière — position cohérente avec un marché où la régulation reste le levier principal.
Verdict WattsElse
Fréget Glaser & Associés est le priseur de règles d’un marché électrique qui perd son filet ARENH : moins de « sport » sur un guichet unique, plus de batailles sur les réseaux, le stockage et la conformité — le barreau de la transition, là où le texte pèse autant que la turbine.
Sources : chambers.com · freget-glaser.fr · my.legal500.com · vighy.france-hydrogene.org · cre.fr · conseil-etat.fr · cre.fr · societe.com
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