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government of Botswana

Le siège de l’État est à Gaborone : le « Government of Botswana » (souvent abrégé GOB) structure l’exécutif, le législatif et le judiciaire sous la Constitution.

« Souveraineté électrique à Gaborone : soleil en une charbon en coulisses »

À propos de government of Botswana

1. Modèle économique

Le pouvoir central fixe cadre légal et planification (Integrated Resource Plan, vision long terme), taxe les activités nationales et orchestre la Botswana Power Corporation (BPC), utilitaire étatique et pivot des achats de courant aux producteurs privés ou partenaires. Les revenus « par nature » ne sont pas un chiffre d’affaires d’entreprise : ce sont budgets publics et tarifs régulés, complétés par des appels d’offres internationaux (charbon sous IPP comme le projet industrialisé autour du bassin au sud du pays avec Jindal) et des instruments multilatéraux. La Banque mondiale documente ainsi un « National Energy Compact » autour duquel plusieurs centaines de millions de dollars d’investissements pré-identifiés s’articulent — un ordre de grandeur public régulièrement cité aux alentours de 54 millions de dollars américains d’investissements distincts mobilisés en phase initiale dans ce type de dossier de mission officiel. Dépendances claires : minerai domestique sous-exploité pour le voyage vers l’électrique régional ; import depuis le pool sud-africain quand Morupule B « patine », ce que la presse technique relie aux chiffres de la BM sur la part d’imports.

2. Impact réel

À date récente, la photographie officielle donnée aux analystes est sans ambiguïté : PV Tech reprend des chiffres gouvernementaux faisant état d’environ 8 % d’énergies renouvelables dans le mix et d’un objectif de 50 % d’ici 2030 via l’IRP — là où le charbon restait à 97 % de la production en 2024 selon la même synthèse citant la Banque mondiale. Côté consommation, la même documentation BPC rappelle un pic de demande aux alentours de 700 MW et une demande annualisée proche des 4 800 GWh en 2025 : l’empreinte climat réelle passe donc encore par une flotte thermique domestique importante et des importations carbone-intensive de voisinage. La comparaison directe avec la PPE3 ou une fiche ADEME française n’a guère de sens périmétrique : le Botswana répond à ses propres engagements (Vision 2036, agendas COP régionaux) et à la pression de matérialités physiques réseaux + coûts, pas aux obligations CSRD européenne.

3. Innovations / partenariats

Le signal le plus visible à l’horizon 2026 est le chantier de Maun : 500 MW de photovoltaïque et 500 MWh de batteries, avec un calendrier de mise en service commerciale annoncé vers 2029 et un PPA sur 30 ans évoqué dans la presse spécialisée ; le président Duma Boko y est associé à la volonté de faire du pays un hub solaire régional (PV Tech, aperçu francophone). La structure annoncée mêle acteurs publics botswanais, BPC et filiales liées à un partenariat avec le sultanat d’Oman (développement confié à des opérateurs du groupe O-Green / Okavango Solar selon les mêmes articles). En parallèle, le volet solaire distribué (programme « Rooftop Solar ») et des blocs Mmadinare (phases 50 + 50 MW) composent un maillage annoncé jusqu’à 1,5 GW solaire cumulé d’ici 2030 dans la communication BPC 2025. Le compact avec la Banque mondiale vise aussi stockage BESS additionnel et éolien d’environ 100 MW dans un IRP 2040 débattu ouvertement dans la presse anglophone (Energy Voice).

4. Greenwashing / zones grises

La tension n’est pas rhétorique : 50 % d’EnR en 2030 coexiste dans les textes et la com’ avec un verrou charbon — la Banque mondiale décrit la génération nationale comme « de plus en plus peu fiable » (« *increasingly unreliable* ») au moment où le charbon couvrait 97 % du courant en 2024 et où la centrale Morupule B (600 MW) sous-performait toujours, selon PV Tech citant ces éléments. Sur le même pas de tir, les méga-projets houilliers poursuivis avec Jindal (enchère remportée en 2022 pour 300 MW sous la forme d’un IPP puis discussion sur un doublement jusqu’à 600 MW, opérationnels visés aux alentours de 2026 selon les dépêches suivies par Reuters en 2022 puis Reuters en 2023) donnent aux discours verts un fossile résiduel massif. Enfin la méthane de houille (« CBM ») et le qualificatif « propre » que certains cadres rattachent à ce gaz dans les plans officiels (« *cleaner-burning fossil fuel approach* », voir aussi compact BM) posent une ambiguïté sérieuse entre substitution court terme au charbon domestique et verrou géologique sur les combustibles anciens biomasse.

5. Positionnement stratégique

Ambition affichée : autosuffisance, baisse du bill importé depuis l’Afrique du Sud où les courbes d’imports ont bondi en un an (+40,8 % entre T1 2024 et T1 2025 côté statistiques officielles, selon la chaîne médiatique technique ci-dessus s’appuyant sur *Statistics Botswana*), et lecture export régional. Le dossier BM et la multiplication des IPP situent le pays entre urgence de fiabilité et course aux EnR ; le signal Maun d’avril 2026 capte l’attention continentale au moment où le charbon neuf reste inscrit dans la trajectoire industrialiste. Sans acte de gouvernance publique sur le mix, il n’y a pas de « transition » marketing : il n’y a que des arbitrages — et ceux-ci restent visibles.

Verdict WattsElse

Le Botswana joue sur deux temporalités : celle du solaire à la une (Maun, giga-objectifs EnR) et celle du charbon qui cimente la base-load (Jindal, Morupule) tant que le réseau vacille. Tant que les deux calendriers avancent en parallèle, le narratif « hub vert » restera un pari sur le fil — ni greenwashing ni miracle, mais un État qui parie sur la quantité pour ne plus dépendre du voisin.

Sources : bpc.bw · reuters.com · thedocs.worldbank.org · pv-tech.org · ademe.fr · capmad.com · energyvoice.com · reuters.com

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