Greenovate! Europe
Réseau bruxellois né en 2007, Greenovate!
À propos de Greenovate! Europe
1. Modèle économique
La structure est un groupement européen d’intérêt économique (GEIE), avec un réseau de membres couvrant toute la chaîne R&I — centres comme l’AIT, organismes français du type CETIM, acteurs « clean energy », agences de conseil et de communication — selon la présentation officielle du réseau. Le cœur du métier : proposition, gestion et accompagnement de projets européens (montage de consortium, diffusion des résultats, plaidoyer technique), en s’appuyant sur un secrétariat explicitement positionné sur Horizon Europe et l’ambition d’impact « au-delà du laboratoire ».
Les comptes consolidés récents (chiffre d’affaires global, résultat net) ne sont pas retrouvés dans les extraits publics consultés pour cette fiche ; vous indiquerez « non publié / non accessible » plutôt que d’extrapoler. En revanche, une photographie transparence existe : sur l’exercice juin 2019 – mai 2020, les données agrégées du registre UE via LobbyFacts font état de 400 810 € de revenus de subventions européennes (anciens FP7 / Horizon 2020) et de 9 999 € de coûts de lobbying déclarés pour 0,25 ETP — ordre de grandeur qui fixe la dépendance aux programmes-cadres et l’échelle de l’activité d’influence institutionnelle déclarée à cette période.
2. Impact réel
L’impact climat et environnement est indirect : il passe par la mise en œuvre de projets qui touchent neutralité des territoires, bioéconomie circulaire, batteries ou systèmes de récupération d’énergie listés sur la page actualités — chantiers alignés avec les priorités de décarbonation et d’innovation que l’UE cible dans Horizon Europe, et donc, en toile de fond, avec les trajectoires dont discute le débat français sur la PPE (à rapprocher des analyses de politiques énergétiques nationales plutôt que d’une empreinte carbone propre à GEIE, non mesurée publiquement ici). En novembre 2025, le site cite par ailleurs une bioéconomie europ péenne évaluée à 2 700 milliards d’euros et 17,1 millions d’emplois — chiffres de cadrage macro repris par l’organisation sur sa veille, pas un bilan d’opérations propres.
3. Innovations / partenariats
Sur 2025-2026, l’organisation met en avant des lignes très « matérielles » : forum investisseurs autour des batteries circulaires à Bruxelles en mars 2026, webinaire sur des supercondensateurs biosourcés dans l’automobile (SUINK, mars 2026), et une prise de position sur le futur FP10 côté recherche (janvier 2026), le tout recensé dans les entrées de la page Latest. À côté, des projets-types comme CATALYSE (villes, neutralité carbone) ou NEXRUR apparaissent dans la même dynamique de coordonner des démonstrateurs plutôt que de détenir des actifs industriels.
4. Greenwashing / zones grises
Ici, le risque n’est pas tant un slogan marketing qu’un empilement de sujets de gouvernance. D’abord, l’écart massif — sur l’exercice 2019-2020 — entre ~401 k€ de subventions UE déclarées et ~10 k€ de coûts de lobbying recensés dans LobbyFacts interroge la lisibilité pour le citoyen : sans lecture fine du registre, on peine à comprendre qui finance quoi et comment se croisent influence et exécution de projets. Ensuite, le rapport spécial 11/2025 de la Cour des comptes européenne conclut que la vue d’ensemble sur les financements UE aux ONG « n’est toujours pas fiable » malgré des progrès (publication ECA) — un contexte où toute organisation vivant majoritairement de subventions européennes et publiant des recommandations de politiques publiques (FP10) voit monter l’exigence de traçabilité. Enfin, le débat politique récent sur les subventions LIFE et les ONG — décrypté par exemple par Politico en janvier 2025 — rappelle que les institutions elles-mêmes sont au centre d’une discussion sur conflits d’intérêts apparents : Greenovate! Europe n’est pas citée dans cet article, mais la température réglementaire touche l’ensemble du milieu des réseaux subventionnés.
5. Positionnement stratégique
Sur le créneau « énergies renouvelables » du cache sectoriel, Greenovate! Europe apparaît surtout comme un accélérateur indirect — batteries, efficacité, ville neutre, bioéconomie — articulé autour des appels Horizon Europe et des agendas 2026 (événements et séquence FP10, selon la page actualités). L’enjeu stratégique pour ce type d’EEIG est simple à formuler et rude à tenir : capter des volumes de projets tout en prouvant l’indépendance intellectuelle dans un environnement budgetaire européen qui se crispe sur la clarté des flux financiers.
Verdict WattsElse
Hub technico-politique au cœur de Bruxelles, Greenovate! Europe incarne la transition verte par le dossier — et non par la turbine : utile, souvent indispensable aux consortiums, prise en étau entre ambition d’impact et audit accrus des subventions.
Sources : greenovate-europe.eu · greenovate-europe.eu · lobbyfacts.eu · greenovate-europe.eu · eca.europa.eu · politico.eu
Données clés
- Fondée
- 2007
Identifiants publics
- Wikidata
- Q30254488
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Autres acteurs de l'écosystème
Fibro Ivoire Solar
Elle parle EPC, batteries et mobilité électrique avec l’accent d’Abidjan, pas des Hauts-de-France : sous l’étiquette Fibro Ivoire Solar, vous trouvez surtout une très petite structure née d’une SARL « optique et sécurité », recalibrée sur le photovoltaïque et calée sur l’écosystème Huawei.
Voir la ficheSeverEnergia
Le label SeverEnergia sonne encore dans les bases M&A et les vieux communiqués ; sur le terrain, c’est Arktikgaz qui tient la barre — filiale à parité Novatek / Gazprom Neft, ancrée dans le Yamal-Nénéts.
Voir la ficheAndes Solar II SpA
Ce n’est pas une « startup solaire » mais un véhicule de projet au Chili — Andes Solar II SpA porte l’étape phare (Andes Solar II-B) d’un groupe en transformation qui parie tout sur l’hybridation PV-stockage, tout en traînant encore des centaines de mégawatts fossiles et des passifs industriels côtiers.
Voir la ficheEnerin
Pompes à chaleur industrielles à haute température, made in Norway, qui recyclent la chaleur pour mieux chauffer sans faire exploser la facture carbone — bref, refaire chaud sans refaire chaud.
Voir la fichePOLE DE COMPETITIVITE CAPENERGIES
À Marseille et sur les territoires périphériques, le pôle de compétitivité Capenergies structure un écosystème où multinationales, PME, laboratoires et collectivités montent ensemble des dossiers pour la transition.
Voir la ficheElectro Putere
Electro Putere correspond, selon toute vraisemblabilité et la documentation disponible, à Electroputere S.A., le groupe industriel de Craiova dont la graphie usuelle est collée — et non à un gestionnaire de réseau de distribution « type ERDF ».
Voir la ficheSolarex SA (Suisse)
Spécialiste helvète du solaire, Solarex promet l’autonomie énergétique pour presque tous, sauf peut-être pour les nuages.
Voir la ficheSüper Elektrik
Marque énergétique du groupe turc Süper Holding, Süper Elektrik ne joue pas dans la même cour que le géant coté « Super Energy » de Thaïlande : son parc documenté se compte en dizaines de mégawatts, pas en gigawatts.
Voir la ficheE.T.E
Le sigle E.T.E colle à plusieurs sociétés françaises sans lien capitalistique évident : un groupe d’ingénierie et EPCI international basé à Paris, une SAS d’installation thermique dans le Doubs récemment placée en liquidation, et parfois localement des initiales confondues avec des artisans RGE bretons.
Voir la ficheAkéa Énergies
Bureau d’études expert en énergie qui promet la décarbonation clé en main, mais reste encore féru de papier et de plans détaillés.
Voir la ficheSkala Fabrikk AS
Maître norvégien de l’acier inoxydable pour l'agroalimentaire, à la fois classique et un brin greenwashing bien ficelé.
Voir la ficheBaywind Energy Co-operative
À Ulverston, dans le Lancashire anglais, elle s’appelle encore « Baywind » mais le souvenir des pales fait office de pedigree plus que de moteur.
Voir la ficheClub CO2
Sous son nom presque neutre, Club CO2 ne vend ni panneaux solaires ni électrolyseurs: il organise, structure et pousse une filière, celle du captage, transport, stockage et usage du CO2.
Voir la ficheOlvondo Technology
Petite société norvégienne, Olvondo Technology attaque un angle mort de la décarbonation industrielle: la chaleur de procédé au-dessus de 150°C, là où beaucoup de promesses s’arrêtent.
Voir la ficheZALF
** Pas une entreprise « énergie » au sens strict, mais un pilier de la science des paysages agricoles qui bascule vers l’agrivoltaïsme, la récupération de chaleur et la politique climatique du Brandebourg.
Voir la ficheINCDTCI ICSI
À Râmnicu Vâlcea, l’Institut national de recherche-développement pour les technologies cryogéniques et isotopiques (sigle INCDTCI / ICSI) mène la vitrine roumaine du Ro-HydroHub, cofinancé par le FEDR via le programme PCIDIF 2021-2027 (intitulé en roumain « Creștere Inteligentă, Digitalizare și Instrumente Financiare »).
Voir la ficheUOULU
Au regard du périmètre WattsMonde (Autres énergies ; marchés sahéliens et nigérians plutôt qu’un pays européen unique fixé dans le cache « Pays : non précisé » ), cette fiche porte explicitement sur Oolu Solar — graphie proche phonétiquement du libellé « Uooulu » — et non sur une autre société homonyme.
Voir la ficheCERTINERGY & SOLUTIONS
Dans la transition énergétique française, CertiNergy & Solutions occupe une place moins visible qu’un producteur d’électricité, mais très concrète: celle du monteur technico-financier qui transforme des obligations réglementaires en chantiers, primes et contrats de performance.
Voir la ficheSDIC Yunding Meizhouwan Power Co Ltd
Juin 2025 : la Phase I — deux tranches de 393 MW nées du premier grand BOT charbon « étranger » en Chine — change de mains après vingt‑et‑une années de contrat.
Voir la ficheNeoelectra
Le troisième producteur indépendant d’électricité et de chaleur pour l’industrie en Espagne a longtemps vendu l’efficacité du couple « gaz + valorisation des déchets ».
Voir la ficheEEB
Sous vos lettres « EEB » se cache aujourd’hui un groupe coté coté : anciennement Empresa de Energía de Bogotá, la maison‑mère s’appelle depuis le recentrage de marque Grupo Energía Bogotá (GEB), holding d’électricité, gaz et infrastructures qui pilote plusieurs pays‑régions hors Andes.
Voir la ficheVattenfall United Kingdom
La filiale britannique du groupe suédois d’État affiche fièrement « fossil freedom », tout en cédant en quelques années deux chantiers majeurs d’éoliennes offshore (Norfolk puis Muir Mhòr) et son réseau indépendant de distribution (IDNO).
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Derrière le sigle SPE, il y a la machine électrique de l’Algérie: la filiale de Sonelgaz qui tient l’essentiel de la production du pays, au service d’un système encore massivement adossé au gaz.
Voir la ficheValle de La Luna II SpA
Une centrale PV de trois mégawatts‑crête ne fait pas bouger les courbes planétaires, mais elle condense le pari chilien du solaire distribué et l’avertissement : quand la règle du jeu tariffaire vacille, c’est tout un modèle d’investissement qui tremble au pied des Andes.
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