Guixi Power Generation Co Ltd
Centrale historique du Jiangxi, Guixi Power Generation incarne le décalage entre la communication « transition » de State Power Investment (SPIC) et la réalité carbone d’un site dont l’outil industriel reste dominé par le charbon supercritique.
À propos de Guixi Power Generation Co Ltd
1. Modèle économique
La Guixi Power Generation Co Ltd est l’opérateur de la centrale de Guixi (Guixi, Yingtan, province du Jiangxi, Chine) : production et vente d’électricité sur le réseau, avec une forte exposition au cycle du charbon (approvisionnement bitumineux, obligation de service de pointe selon la demande régionale). La structure capitalistique est concentrée : 54,3 % de State Power Investment Corp (SPIC), complétés par des investisseurs financiers (dont Ping An et filiales, selon les agrégats de suivi d’infrastructures). Chiffre d’affaires consolidé, effectif et backlog de contrats non retrouvés dans des sources ou ouvertes vérifiables au moment de la rédaction pour cette entité spécifique — une opacité classique sur les utilities chinoises non cotées au radar des bases « corporate » occidentales.
2. Impact réel
L’empreinte du site se lit d’abord en capacité : 1 880 MW de charbon en service sur quatre unités (dont deux blocs de 640 MW supercritiques et deux de 300 MW), avec quatre tranches de 125 MW déjà arrêtées en 2008-2009 selon Global Energy Monitor. Une étude de scénarios sectoriels estime l’émission annuelle de la centrale à environ 8,4 Mt de CO₂, plaçant Guixi au cinquième rang des émetteurs charbon du Jiangxi dans ce classement régional (analyse Jiangxi). À l’échelle de l’Europe, la comparaison directe avec la programmation pluriannuelle de l’énergie ou les fiches ADEME n’a que peu de sens normatif ici : l’acteur est chinois et répond à une trajectoire nationale de décarbonation progressive ; l’enjeu, pour vous lecteur, est surtout de ne pas confondre les objectifs affichés au niveau groupe avec l’inventaire carbone d’un actif précis.
3. Innovations / partenariats
Côté technique, la fiche industrielle souligne des turbines supercritiques pour les blocs les plus récents (7-8), ce qui améliore le rendement par rapport au sous-critique mais ne supprime pas la généalogie fossile (profil centrale). Un parc solaire au sol de 25 MW, mis en service en juin 2015, est rattaché au périmètre local et reste marginal face au gigawatt charbon (profil PV Guixi). Des bases de propriété intellectuelle recensent 24 brevets attachés au registre « Guixi Power Generation » dans la filière production-transmission (base PatSnap). Aucun partenariat commercial majeur ni levée de fonds récent ne ressort des sources publiques anglophones standard pour cette société précise.
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est statistique : le groupe SPIC affiche une part montante de capacités qualifiées de « propres » (73,08 % fin août 2025 selon la communication Sasac) (article Sasac), tandis que Guixi reste, dans les modèles externes cités, un gros émetteur charbon (~8,4 Mt CO₂/an) (SwitchCoal Jiangxi). Dès lors, toute lecture « verte » exclusivement au prism du holding gomme l’inventaire effectif province par province. La seconde zone grise est réglementaire : les centrales électriques sont couvertes par le marché carbone national chinois, le plus grand au monde par volume couvert (fiche ETS Chine) ; la tension n’est pas médiatique mais comptable — intensité, quotas, benchmarks : autant de variables qui peuvent éroder la rentabilité d’actifs charbon « performants » sans plan de reconversion explicite en actifs renouvelables, d’autant qu’une modélisation externe chiffre un scénario de bascule solaire/éolien/stockage pour Guixi à 5,3 milliards de dollars (SwitchCoal Jiangxi).
5. Positionnement stratégique
SPIC porte une ambition de capacité majoritairement « propre » d’ici 2035 selon ses publications RSE (rapport durabilité SPIC), et la presse officielle d’État évoque un total de 272 GW dont 199 GW de « clean energy » à fin septembre 2025 (synthèse Sasac). Pour Guixi, le signal stratégique est double : bénéficier du levier financier et technologique d’un champion national tout en restant, aujourd’hui, ancré dans le charbon tant qu’aucun calendrier de sortie daté et vérifiable n’est publié au niveau du site.
Verdict WattsElse
Guixi n’est pas une start-up du net-zéro : c’est un colosse thermique porté par un groupe qui sait parler « EnR » en gigawatts. Tant que les tonnes de CO₂ parcent la fiche Jiangxi avant les pourcentages de « capacité propre » au siège, la transition y restera, pour l’essentiel, une affaire de bilan consolidé, pas de terrain respirable.
Sources : gem.wiki · switchcoal.org · ecologie.gouv.fr · power-technology.com · power-technology.com · discovery.patsnap.com · en.sasac.gov.cn · icapcarbonaction.com · eng.spic.com.cn · en.sasac.gov.cn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Rueda Sur Solar 3, SL
Le nom Rueda Sur Solar 3, SL ne se décline pas dans les répertoires usuels : vous croisez Solar 1, Solar 2 et Wind 3, pas une troisième coque solaire.
Voir la ficheJSC "EuroSibEnergo"
C’est l’un des plus gros producteurs privés d’hydro au monde : la branche énergie d’En+ Group, longtemps connue sous le nom de EuroSibEnergo, porte désormais l’enseigne JSC « EN+ Generation ».
Voir la ficheKobelco Compressors
KOBELCO COMPRESSORS n’est pas une start-up française de la Défense nationale : c’est la division compresseurs du groupe Kobe Steel (Kobelco), capitalisée à 7,4 milliards de yen et cofondée avec Miura.
Voir la ficheSuperior Energy Services
Le groupe que vous croisez sous WattsMonde n’est pas une coquille vide : Superior Energy Services, Inc., société américaine cotée autrefois puis reprivatisée, tient un portefeuille de services et de locations d’équipements pour le cycle complet du puits — du forage à la production et au démantèlement — avec un pied à Houston et une empreinte déclarée dans…
Voir la ficheEllevio
** Cinq milliards de couronnes annuelles investies dans des lignes et postes, un classement « vert » à la taxonomie…
Voir la ficheEnergia MK
Le sigle prête à confusion avec d’autres « Energia » ou avec le pays dont le code ISO est MK : ici, il s’agit de la société bulgare qui contrôle la centrale thermique de Bobov Dol (Golemo Selo), pilier fossile de l’électricité nationale — pas d’un opérateur macédonien ni du groupe irlandais Energia coté à Dublin.
Voir la ficheEnerga Kogeneracja
Elbląg et Kalisz montrent la nouvelle physionomie d’Energa Kogeneracja : moteurs à gaz, chaufferie de secours, encore du charbon en file d’attente.
Voir la ficheFortum Generation AB
** Filiale suédoise d’un géant finlandais de l’énergie, Fortum Generation AB incarne sur le terrain nordique ce paradoxe du bas carbone : une production quasi entièrement décarbonée…
Voir la ficheDIMOTIKI EPICHEIRISI TILETHERMANSIS PTOLEMAIDAS-DIMOU EORDAIAS (DETIP)
Une chaufferie urbaine créée sous le charbon, arrachée brutalement au « surplus » lignitique, puis tirée au cordeau par la facture d’une électricité de secours : DETIP incarne cette transition forcée où le service public territorial et les prix du marché se rencontrent dans un réseau de plus de 15 000 points de livraison (site officiel).
Voir la ficheAlimentation Couche-Tard
Les dépanneurs ne paient pas seulement le café : ils ancrent encore des milliards dans la pompe à essence — et tout le « vert » affiché heurte désormais un mur de verre : celui des Scope 3, où investisseurs et pairs canadiens exigent une feuille de route chiffrée.
Voir la fichePower Engineering Consulting JSC.
Filiale cotée du géant EVN, PECC2 vend de l’ingénierie, de l’EPC et des services d’exploitation-maintenance sur la moitié sud de l’Asie du Sud-Est : un modèle indexé sur les grands chantiers d’État et les appels d’investissements étrangers — avec un pied déjà très lourd dans les EnR propriétaires.
Voir la ficheLukArco
Née d’un couple improbable entre une major russe et l’américain ARCO, LukArco incarne aujourd’hui la manière dont un vieux véhicule néerlandais sert d’interface minoritaire sur deux machines à cash du Caspian : le consortium CPC (oléoduc) et le géant de Tengiz.
Voir la fichePJSC "Yakutskenergo"
** La PJSC Yakutskenergo tient sous tension un territoire polaire où le kilowattheure se paie aussi en infrastructures et en diesel — pas au baril.
Voir la ficheTERMOELECTRICA COLMITO
** Au Chili, une turbine de 58 MW joue les pompiers du réseau dans une baie industrielle sous loupe réglementaire.
Voir la ficheCEFC
Ce n’est pas un centre parisien sur la Chine : sous le sigle CEFC, WattsMonde parle de la Clean Energy Finance Corporation, investisseur climatique détenu par l’État australien et plaqué sur les infrastructures électriques et les flux vers les renouvelables.
Voir la fichePeugeot
Le groupe publicise la liberté du client ; ses comptes disent la brutalité du rattrapage.
Voir la ficheNurmeksen Lämpö Oy
** Dans le Nord-Karelie, une régie de chaleur locale affiche des facteurs d’émission qui feraient pâlir bien des réseaux européens — et pourtant la tourbe et le bois-capital gardent une part du récit.
Voir la ficheDongfeng Stellantis
La coentreprise historique Peugeot–Citroën et Dongfeng, aujourd’hui portée par Stellantis, bascule d’un rêve de volume en Chine vers un pari industriel et financier : rouviller l’outil à Wuhan, exporter sous badge européen, et stabiliser des parents l’un en « reset » comptable, l’autre en accélération NEV.
Voir la ficheKEPCO Engineering & Construction Company
Filiale d’ingénierie et de construction du géant public coréen KEPCO, KEPCO Engineering & Construction (KEPCO E&C) incarne la « tête de pont » industrielle d’un pays qui veut vendre du réacteur clé en main.
Voir la ficheHIDROELECTRICA EL MANZANO S.A.
Mini-hydro vieillissante sous le volcan Llaima, Hidroeléctrica El Manzano S.A.
Voir la ficheULEI
Le thermomètre politique d’une université publique ne se lit pas seulement dans ses panneaux photovoltaïques : à Leyde, la trajectoire climat affiche des baisses mesurables, pendant que la ligne rouge passée entre recherche d’intérêt général et cautionnement industriel reste l’objet d’une vigilance syndicale et étudiante.
Voir la ficheSunparking Pesaro Srl
Sur le papier, c’est une vitrine photovoltaïque à l’échelle européenne : l’Adriatic Arena de Pesaro, devenue Vitrifrigo Arena, héberge sous des ombrières un des parcs intégrés les plus visibles d’Italie.
Voir la fiche