HEXANA
Hexana est la start-up française issue du CEA qui veut industrialiser un SMR à neutrons rapides refroidis au sodium, combiné au stockage thermique, avant la fin de cette décennie.
À propos de HEXANA
1. Modèle économique
Le chiffre d’affaires de demain, s’il advient, consistera à signer des cadres énergétiques longue durée avec très grands industriels (« steam‑ Host » + electricité ), calqués sur un actif nucléaire à haute disponibilité plutôt que sur marché spot (vision produit). Aujourd’hui le modèle demeure capital‑intensive R&D + engineering ; la première bouffée importante annoncée en janvier 2025 : 25 M€, dont une bonification 10 M€ obtenues via Bpifrance dans le périmètre France 2030 conditionnées au contre‑financement privé équivalent (Synthèse SFEN), complétées par capitaux Blast Club / EREN Industries et véhicules CEA / Sud. En juillet 2025, Hexana précise avoir porté ce coussin projet à 27 M€ grâce à 2 M€ frais‑émis depuis le groupe industriel MONTEIRO déjà sous‑traitant‑clé : message implicite — boucler un EPC multi‑milliards en 2030 exigera très au‑delà de ces poches‑millions. Bilan comptables consolidés 2024‑2025, effectifs RH exacts : aucune donnée fiable mise en ligne ; selon les éléments disponibles, start‑up encapitalisée née en 2023, la transparence reste événementielle plutôt que financière classique SBF 120.
2. Impact réel
Tant que pas d’élément radioactif chauffé en clientèle industrielle, aucune métrique vérifiable de « t CO₂ évitées /an » ne tient ; tout impact climat passe par la contre‑factuelle : désengagement présumé gaz‑charbon / fuel sur sites « steam‑heavy ». Le design visé : substituer chaufferie fossile par vapeur très haute pression / température alimentées par double module ~2 × 400 MWth (référence CEA 2 avril 2025), donc plateau bas‑carbone pilotable. L’angle « valorisation MOX » annoncé doit être lu comme stratégie ressources et déchets ; ses bénéfices climat nets dépendront du périmètre cycle France / Europe, pas encore arbit ISO niveau projet. Dans le panorama national, la techno s’aligne doctrinalement sur pilotabilité nucléaire et mix décarboné esquissée par la PPE sans qu’Hexana soit citée nominal dans les textes ; impact « terrain 2035 » encore théorique.
3. Innovations / partenariats
Bloc innov : RNR‑Na + stockage chaleurs fondu sels (corporate Hexana); promesse différentielle = flexibilité sans modulation extrême flux neutronique. Coté alliances récentes : pacte européenne Hexana / Tractebel fév 2025, puis élargissement MoU cogénération COGEN Europe (nov 2025) ; ouverture export with Atoomcoöperatie Pays‑Bas 5 nov 2025 ; coopération Norsk Kjernekraft (juin 2025). File actualités mentionne encore labellisation France 2030 historique ; liste brevets détaillées : non publiées sur pages consultées.
4. Greenwashing / zones grises
Pas de dossier « greenwash évident » classique pétrolier : l’entreprise assume sodium radioactive. Mais sous 40 % du ticket janvier 2025 repose sur aide publique directe — exactement 10 M€ publics sur 25 M€ total annoncés (SFEN janv 2025), ce qui met en évidence léverage étatique avant première barre béton. Le double pari sodium : techno certes « mature en démonstrateurs européens » selon discours dirigés, tout en réactivant filière associative à Superphénix / historique disponibilité ; Hexana elle‑même invoque les leçons Phénix & Superphénix dans la même lignée article SFEN — soit lucidité, soit aveu implicit que trajectoire industrielles précédentes ont laissé des cicatrices d’image. Coté régulateur, phase « review préparatoire » ouverte début été 2025 avec ASNR (story NucNet 23 juin 2025) alors que dossier doit entrer instruction fin 2026 avec DOS selon témoignage président dans dépêche SFEN avril 2026: incertitudes procédure fusion + jeunes cadres IV GEN = cocktail réglementaire pouvant retarder capex privé . Acceptabilité locale Gard : plaidoyer blog Hellowatt avril 2026 relativise‑on craintes en rappelant écosystème nucléaire historique ; aucune ordonnance tribunal ou enquête publique chiffrée de « manifestation X personnes contre Hexana » n’a été repér dans cette passe rapide.
5. Positionnement stratégique
Les annonces avril 2026 du Conseil politique nucléaire offrent vent politique derrière fermetures cycles combustibles où SMR RNR jouent rôle ; Hexana surf cette dynamique : industrialisation S2 2026, chantier tête série 2031, mise service 2035, 150 – 200 emplois permanents + pic ~2 000 emplois chantier, durée cible 80 ans (mêmes chiffres SFEN avr 2026). Confrontée à autres nouvelles vérités françaises (Jimmy , Naarea , Newcleo citées dans presse spé voir même article) et SMR américains européennes, Hexana vise différence chaleur + stockage + boucle fermée MOX .
Verdict WattsElse
Hexana porte l’inverse du slogan facile : beaucoup d’argent public pour dessiner très peu de MWe livr avant 2036, contre la promesse d’un multi‑GW thermique si sodium + régulateur + OPA industriels convergent — « Réacteur chaud , financement encore tiède, autorité encore en couches ».
Sources : cea.fr · asnr.fr · connaissancedesenergies.org · lesechos.fr · hexana.fr · sfen.org · hexana.fr · ecologie.gouv.fr · hexana.fr · hexana.fr · hexana.fr · hexana.fr · nucnet.org · sfen.org · hellowatt.fr
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
LafargeHolcim Maroc
LafargeHolcim Maroc avance sur une ligne de crête: profiter du boom des chantiers marocains tout en vendant un matériau dont le cœur industriel reste l’un des plus carbonés de l’économie réelle.
Voir la ficheTechnipFMC
TechnipFMC capitalise à fond sur les investissements pétrogaziers sous-marins tandis qu’elle présente CCS et éolien flottant comme un second socle.
Voir la fichePV Salvador S.A.
Le nom sonne européen, le siège légal peut prêter au flou : PV Salvador S.A.
Voir la ficheBaltech Enerji
Le nom « Baltech » circule en Azerbaïdjan au côté de projets XXL dans les territoires montagneux du Haut-Karabakh.
Voir la ficheHIDROELECTRICA DONGO SPA
À Santiago, elle figure comme une SPA « Mediana 1 » dans les registres de la SMA ; à Chonchi, une riverain témoigne du générateur qui tourne jour et nuit.
Voir la ficheNRG Energy
NRG ne joue pas dans la même cour qu’EDF ou Enel : c’est un géant américain du retail électrique et de la production, qui a doublé de taille en s’offrant une vague d’actifs gaziers au moment où l’IA affame les data centers en puissance dispatchable.
Voir la ficheAbengoa Solar
Abengoa Solar, filiale historique d’Abengoa, incarnait le pari espagnol sur le solaire thermodynamique à concentration et le PV — avant que la faillite du groupe et la reprise par Cox ne fondent cette ingénierie dans une « utility » eau-énergie.
Voir la ficheBannari Sugars ltd
** On la range volontiers dans « l’agro-industrie », mais Bannari Amman Sugars Limited vit surtout de la chaîne sucre–alcool–électricité : bagasse, mélasse et vent tournent à l’échelle industrielle dans le sud de l’Inde.
Voir la ficheUkrainian railroads
Le géant public qui tient l’Ukraine sur ses rails bascule dans une équation impitoyable : le fret paie la facture sociale du voyageur, la guerre fragmente l’électricité, et Bruxelles finance du gaz « décentralisé » au nom de la résilience.
Voir la ficheTotal Petroleum Ghana
** Cotée à la Bourse de Accra, la filiale marketing du géant français joue la carte de la marge et du contrôle des coûts pendant que les volumes reculent et que le classement national glisse.
Voir la ficheTRINITY COLLEGE DUBLIN
Pas une « majorette verte » : depuis ses comptes 2024, Trinity fait entrer sous le même parapluie la physique du photovoltaïque, un traité diplomatique contre le pétrole, et une polémique cimentière en plein cœur de son soft power académique.
Voir la ficheOsona Solar
Une centrale PV de 2016 sous contrat étatique, un extensionnement à 36 MW sur 120 hectares désormais cadrée par l’administration namibienne, et au premier plan une maison française, InnoVent, dont la solidité financière a longtemps porté une contestation à plusieurs dizaines de millions d’euros avant un dénouement judiciaire de fin 2025.
Voir la ficheEGEET-CI SARL
Prestataire énergétique ivoirien spécialisé dans l’électricité et les nouvelles technologies, avec un léger penchant pour le jargon technique qui fait sérieux.
Voir la ficheDow Chemical
L’entreprise que vous voyez passer comme « industrielle », c’est en réalité un arbitre géant entre charbonnieres fédérales, marchés mondial du gaz et usages en plastique.
Voir la ficheBrega Marketing Company
La Brega Petroleum Marketing Company (souvent abrégée Brega) n’est pas une start-up du marketing : c’est le bras logistique et commercial de l’État libyen pour faire circuler essence, gasoil et gaz domestique dans un pays où le litre subventionné vaut presque une poignée de centimes — et où la différence avec les prix du marché mondial nourrit des réseaux…
Voir la ficheErdöl AG
Sous le vocable « Erdöl » — le pétrole brut en allemand — se cache surtout l’histoire de DEA Deutsche Erdoel AG, un pilier centenaire de l’amont européen absorbé en Wintershall Dea puis cédé à Harbour Energy pour 11,2 milliards de dollars d’entreprise value.
Voir la ficheMedcem Çimento
Cimentier intégré sur la côte méditerranéenne, Medcem sort des cartes « transition » pour une raison très matérielle : l’électricité qu’il produit ou maîtrise, et le CO₂ qu’il évite en récupérant la chaleur de ses fours, deviennent des variables de P&L dès lors que l’Europe taxe le carbone à la frontière.
Voir la ficheIvanovo branch of PJSC "T Plus"
À Ivanovo, le chauffage urbain ne se joue pas dans les slogans ESG : il se joue sur des TETs, des kilomètres de conduites vieillissantes et des roubles qui fuient entre baisse de marge du groupe et créances locales.
Voir la ficheNLS FGI
« NLS FGI » désigne, dans son sens institutionnel principal, le couple National Land Survey of Finland (NLS) et Finnish Geospatial Research Institute (FGI) : un pilier public finlandais des données de localisation, sans lien capitalistique avec une SARL « NLS » d’installateur photovoltaïque en France ni avec The NLS Group, prestataire foncier américain.
Voir la fiche8 metros por segundo S.L. (Plenium Partners, S.L.)
Huit mètres par seconde, c’est le seuil où le vent devient sérieusement exploitable dans le métier éolien.
Voir la ficheSvea Solar
Le géant nordique du photovoltaïque résidentiel affiche encore du volume, mais son histoire récente, ce sont des pertes massives, des arbitrages fiscaux et des coupes à la tronçonneuse en Allemagne.
Voir la ficheAlingsås Energi
L’énergéticien communal d’Alingsås relie filière bois, hydro et « babillage » fibre au chantier impossible de l’électrification.
Voir la ficheSA-ENERGI ApS
Une structure danoise de longue date sur l’éolien transpose sur sa balance le recul des prix et des marges, tout en montant une coquille hybride d’investisseur et de marchand d’électricité où la première année a coûté cher.
Voir la fiche