HYLIKO
Florent Bergeret l’a fondée en 2020 ; aujourd’hui pilotée par Ovarith Troeung, Hyliko vend aux transporteurs une promesse rarement simple dans la décarbonation : camions hydrogène (rétrofit ou neufs), énergie et maintenance dans une offre « tout compris », avec stations et logique de paiement à l’usage.
À propos de HYLIKO
1. Modèle économique
Le cœur du modèle est un abonnement kilométrique : le client achète un service de mobilité décarbonée — véhicules, carburant hydrogène, réseau de stations, maintenance — plutôt que le risque seul d’un investissement en pile à combustible (site officiel). Selon un portrait publié en 2024, la société avait déjà levé 20 millions d’euros et visait une nouvelle levée de 35 millions pour boucler homologation, industrialisation et premières stations ; son chiffre d’affaires 2023 était d’environ 1 million d’euros (Challenges). Une estimation tiers — à prendre avec prudence — place le CA autour de 15 millions de dollars et l’effectif à une cinquantaine de personnes (profil Growjo). Les revenus dépendent étroitement du déploiement de flotte payante et des volumes d’hydrogène livrés sous contrat long terme — dont le partenariat renforcé avec Lhyfe (stations Villabé puis projet Tremblay-en-France vers 2027) (Environnement Magazine).
2. Impact réel
Les bilans publiés avec Lhyfe donnent un ordre de grandeur opérationnel : plus de 342 000 km parcourus avec de l’hydrogène renouvelable sur le site de Villabé, environ 234 tonnes de CO₂ évitées et quelque 110 000 litres de diesel économisés selon les données communiquées par les partenaires (Environnement Magazine). La deuxième génération de tracteurs « Hy T44 » revendique jusqu’à 500–600 km selon la charge, environ 7 kg d’H₂ aux 100 km et une disponibilité visée au-delà de 95 % (communiqué Solutrans 2025). Pour la ligne 17 du Grand Paris Express, le constructeur annonce un scénario de 26 tonnes de CO₂ évitées sur un an et 25 000 km pour un tracteur « approche chantier » livré au groupe Mauffrey (ibid.). Ces chiffres sont des flux projetés ou cumulés localement — pas un bilan carbone cycle de vie audité au sens CSRD.
3. Innovations / partenariats
4. Greenwashing / zones grises
La filière « vert » de Hyliko est étroitement couplée au dispositif français TIRUERT : la certification RFNBO ouvre l’éligibilité aux certificats qui, selon les estimations du partenariat Lhyfe–Hyliko, pourraient faire baisser le prix à la pompe de 4 à 6 € par kilogramme (Environnement Magazine). Autrement dit : une partie déterminante de la « compétitivité » affichée est indexée sur une niche réglementaire — et donc exposée aux révisions des quotas d’incorporation d’énergies renouvelables dans les transports et au cadre européen RED. Parallèlement, la Cour des comptes européenne a jugé fragile la dimension industrielle des ambitions hydrogène de l’Union dans son rapport spécial 11/2024 : montants publics massifs, livrables incertains pour 2030 — un signal macro qui fragilise la montée en charge des chaînes françaises comme Hyliko si les soutiens budgétaires ralentissent (Cour des comptes européenne).
5. Positionnement stratégique
Hyliko occupe le créneau « usages intensifs » où le constructeur affiche volontiers la supériorité d’autonomie du pile à combustible sur la batterie pure (Solutrans 2025). La consolidation avec Lhyfe et le maillage stations (Villabé, Tremblay vers 2027) visent à transformer une preuve de concept kilométrique en réseau national exploitable. Dans un marché où les constructeurs multiplient les camions électriques et où la fiscalité oriente brutalement les arbitrages carbone, la fenêtre stratégique pour Hyliko est double : industrialiser vite — tout en gardant la rentabilité sous perfusion de mécanismes publics.
Verdict WattsElse
Hyliko incarne un pari français ambitieux : faire payer au kilomètre une chaîne hydrogène complète là où le diesel domine encore — mais son équation économique reste suspendue au thermomètre réglementaire. Tant que la TIRUERT tient, le récit tient ; le jour où la fiscalité bouge, ce ne sera plus une histoire de camions, mais de cash-flow.
Sources : hyliko.com · challenges.fr · growjo.com · environnement-magazine.fr · hyliko.com · eca.europa.eu
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Shell Recharge
Shell Recharge n’est pas une startup : c’est l’étiquette sous laquelle Shell déploie recharge publique, logiciels (Shell Recharge Solutions) et offres B2B dans un groupe dont le cœur reste pétrole et gaz liquéfié.
Voir la fichePGE Polska Grupa Energetyczna SA
Le groupe public PGE incarne la transition « par la dépense » : records d’EBITDA et d’investissements en 2025, pendant que la filière lignite et Bełchatów nourrissent encore le débat climatique et les procédures.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Vĩnh Sơn - Sông Hinh
Producteur coté à la Bourse de Hô Chi Minh-Ville sous le code VSH, Công ty CP Thủy điện Vĩnh Sơn – Sông Hinh est la filiale hydroélectrique que le groupe REE contrôle majoritairement au Vietnam : un modèle de revenus quasi exclusif sur la vente d’électricité à EVN via des contrats long terme, avec un saut de rentabilité en 2025 après des années où la météo…
Voir la ficheENERGIAS NATURALES LA CALZADA S.L.U.
Spécialisée depuis 2007 dans la production-renouvelable à l’échelle catalane puis castillane selon registres marchands espagnols (fiche registrale), cette société de droit commun cohabite sur la carte industrielle avec l’un des bastions régionaux de l’éolien terrestre.
Voir la ficheENTE REGIONALE PER I SERVIZI ALL' AGRICULTURA E ALLE FORESTE
L’intitulé que vous citez désigne l’ERSAF Lombardie : ce n’est pas une « startup énergie », mais le bras technique régional qui pilote statistiques, certifications et gestion forestière au milieu d’un paradoxe italien — biomasse valorisée en montagne, qualité de l’air qui tend au plafond sur la plaine et méthane agricole en tête de liste régionale.
Voir la ficheAR Pampa SpA
AR Pampa SpA appartient à cette couche de producteurs indépendants qui bétonnent le Chili en solaire, éolien et batteries — un univers à ne pas confondre avec l’intégré argentin Pampa Energía.
Voir la ficheCETMA
Derrière l’entête « CETMA » du cache WattMonde se profile en réalité CETMAR, la fondation publique vigie de la mer, née en 2001, qui coordonne la recherche et la planification maritime.
Voir la ficheSuomen Voima Oy
Entre actionnaires municipaux et portefeuille nordique de plus de 1,5 TWh, Suomen Voima incarne un modèle finlandais à la fois sobre en effectifs et lourd en actifs.
Voir la ficheTSGF SpA
Dans la brume salée du désert d’Antofagasta, un sigle à quatre lettres incarne mieux que tout la tension « transition / intérêts pétrogaziers » : TSGF SpA n’a rien à voir avec l’hyphen European TSG Solutions (« réseaux de stations », milliard d’euros de chiffres d’affaires) — c’est une véhicule de projet solaire chilien rangé dans l’écosystème renewables de…
Voir la ficheBushveld Minerals
Bushveld a longtemps vendu un récit double : miner le vanadium et en faire l’ingrédient d’une filière batteries pour absorber l’intermittence du renouvelable.
Voir la ficheTropik Woods
Tropik Wood incarne là une grande filière nationale : sciage, valorisation énergétique des résidus et export de copeaux.
Voir la ficheVästtorp Vind AB
** Derrière un nom de ferme et un numéro d’organisation tout ce qu’il y a de plus suédois, Västtorp Vind AB incarne l’écart entre électricité « verte » et santé financière.
Voir la ficheMarble (Climate Tech Venture Studio)
Marble ne vend pas encore des mégawatts ni des tonnes de CO2 évitées: il vend du pari industriel très amont.
Voir la ficheXi'an Thermal Power Research Institute Co., Ltd.
Dans l’ombre des compteurs MW de China Huaneng, TPRI incarne la « tech stack » du géant public chinois : efficacité des centrales, normalisation, export de savoir-faire via la Belt and Road — et, dans le même mouvement, les brevets qui gardent les chaudières à charbon en ligne de mire.
Voir la ficheShanxi International Energy Co Ltd
Le nom anglais « Shanxi International Energy » prête à confusion avec une autre maison mère du même nord minier chinois : les agrégateurs financiers et les grandes décisions d’investissement durables visent en réalité Shanxi Coal International Energy Group Co., Ltd.
Voir la ficheZap Energy
Pionniers du Z-pinch, ils flirtent avec la fusion nucléaire sans aimants supraconducteurs, promettant demain l’énergie propre pendant qu’on attend toujours hier.
Voir la ficheKenya Electricity Generating Company
C’est l’histoire d’une compagnie d’utilité africaine qui n’exporte ni charbon ni narrative creuse : gros hydro, massif actif géothermique, une place dominante sur le mix national — et, pour autant, des tensions sociales, tarifaires et hydrologiques loin d’être réglées.
Voir la ficheEntek
** Filiale d’électricité « zéro-carbone » du raffineur turc Tüpraş, Entek cumule centrales hydro, éolien, hybride et un bloc gaz en Turquie, tout en poussant un parc solaire en Roumanie.
Voir la ficherisingSUD
** C’est l’agence de la Région Sud : 50 personnes, un budget d’environ 6 M€, et des volumes d’accompagnement que les rapports 2024 traduisent en centaines d’entreprises, de projets internationaux et d’hectares de feuille de route climat.
Voir la ficheUCP
Le trio Universal City + 2008 + UCP décrit en réalité Universal Content Productions (ex-Universal Cable Productions), bras de production de NBCUniversal — autrement dit du catalogue télé, pas du bilan carbone.
Voir la ficheSOFENA
À ne pas confondre avec des homonymes industriels ou ferroviaires : SOFENA, ici, c’est l’ Sofia Energy Agency, ONG à but non lucratif bulgare née en juillet 2001 dans le sillage du programme européen SAVE II, avec la Municipalité de Sofia et d’autres fondateurs publics et privés dans le capital symbolique du projet.
Voir la ficheMEYER WERFT
Le titre cache une ambiguïté classique WattsMonde : votre fiche mélange le nom allemand Meyer Werft, le périmètre « groupe Meyer », et une fiche Wikidata correspondant au chantier Meyer Turku, basé à Turku et dont la personne morale actuelle date de 2014 (≠ la continuité historique de Papenburg, datée depuis le XVIII<sup>e</sup> siècle).
Voir la fichePSI Software
Éditeur allemand de logiciels industriels, PSI incarne ce maillon discret sans lequel les opérateurs de réseau ne « voient » pas l’électricité : après un ransomware qui a plongé 2024 dans le rouge, le groupe accélère sur les commandes et le SaaS, tout en basculant sous le contrôle de Warburg Pincus avec E.ON dans le rétroviseur.
Voir la ficheASSOCIACAO BUILT COLAB - COLABORATIVE LABORATORY FOR THE FUTURE BUILTENVIRONMENT
Porto tient une pièce maîtresse du chantier européen « bâtiment bas carbone » : une association sans but lucratif qui ne vend ni kWh ni matériaux, mais orchestre recherche, BIM et économie circulaire pour tout un écosystème AEC.
Voir la fiche