Compañia Eléctrica El Platanal S.A
À Lima et sur le système péruvien, la Compañía Eléctrica El Platanal S.A., mieux connue sous la marque Celepsa, incarne une grosse productrice contrôlée par le cimentier Grupo UNACEM (et reliée aussi à Aceros Arequipa selon sa communication).
À propos de Compañia Eléctrica El Platanal S.A
1. Modèle économique
Celepsa tire l’essentiel de ses revenus de la production et la commercialisation d’électricité industrielle ou contractuelle au Pérou, dans la foulée du holding cimentier. Au troisième trimestre 2025, les ventes consolidées du périmètre Celepsa atteignent 58,8 millions de dollars américains (+9,7 %) et l’EBITDA 16,3 millions USD (+43,9 %), selon les comptes du groupe rapportés dans le communiqué financier UNACEM T3 2025 — là où la décote des coûts marginaux énergétiques explique en partie le bond de rentabilité. La production hydroélectrique du trimestre est citée à 710 GWh (+9,2 %) dans la même vague de publication. À plus long terme, en 2024, le groupe met en avant 4039 GWh vendus et un résultat opérationnel record pour Celepsa contextualisé dans une synthèse de presse industrielle comme cet article CemNet, qui mentionne également un contrat notable de 160 MW avec Antapaccay. Effectif précis périmètre Celepsa uniquement : nous ne l’avons pas retrouvé chiffré en ligne de façon fiable isolée du groupe UNACEM.
2. Impact réel
Le mix repose mécaniquement sur deux grands bras : deux hydro centrales, dont El Platanal (227 MW de puissance effective), et une unité gaz Termochilca / Santo Domingo de los Olleros où Celepsa annonce jusqu’à 334 MW cycle combiné et une référence effective supplémentaire en cycle simple (210 MW), toujours sur sa page « About us » — soit un portefeuille clairement hybride « EnR obligatoirement » si l’on retient seulement l’hydro, mais fossile encore massif au nominal. La même fiche cite 1041 GWh produits en 2022 pour El Platanal. CO₂ évité global société, pourcentages EnR officiels périmètre complet ou données ADEME / CSRD européenne pour cette entité : pas de dossier comparable trouvé — ces cadres ADEME ou la PPE III française ne régulent pas juridiquement un générateur installé au Pérou.
3. Innovations / partenariats
En octobre 2025, la presse péruvienne rapporte une modernisation Siemens ATEP sur Santo Domingo, avec un gain d’environ +7 % de puissance soit plus de 18 MW sur turbine gaz, ainsi détaillé par Minart. Côté renouvelable neuf, Celepsa obtient une concession définitive pour Solimana, 250 MW solaires à Arequipa, projet budgété à 226 millions USD selon son propre communiqué. En parallèle, un PPA long terme avec Zelestra (ex-Solarpack) est annoncé pour alimenter un parc solaire d’environ 238 MWc — autant de verrouillage contractuel que de pivot technologique vers le PV.
4. Greenwashing / zones grises
Le point le plus documenté n’est pas une « rumeur » mais un décrochage assumé entre discours et périmètre de certification : Celepsa communique sur une neutralité carbone certifiée AENOR qui, dans les textes de l’entreprise, couvre les émissions administratives et celles liées à ses centrales hydroélectriques, sans englober mécaniquement la centrale thermique gaz annoncée à 334 MW cycle combiné sur sa fiche d’identité — tension chiffrée 2024–2025 explicitement lisible en croisant l’annonce certificative et le renouvellement 2025 de la même démarche. Combinez cela avec un positionnement où le groupe qualifie le gaz naturel de pilier transitionnel au Pérou : risque perception de « transition à deux vitesses » — marketing bas carbone côté hydro, pérennité d’actifs thermiques modernisés plutôt que fermés, selon Minart 2025. Nous n’identifions pas à ce jour de condamnation judiciaire ou enquête d’ONG péruvienne établie publiquement reliée aux seules allégations Celepsa (pas de lien invoqué ici sans source).
5. Positionnement stratégique
Au-delà du ciment qui finance la captive, Celepsa incarne une strate double : amplifier le cash-flow hydroélectrique en période favorable (voir la dynamique T3 2025 UNACEM) tout en sécurisant la livraison garantie gaz puis imports solaires sous PPA. Le jeu consiste à tenir les grands industriels miniés (160 MW Antapaccay référencé) et à agrandir le hub Arequipa (Solimana + Zelestra), dans un marché andin où la pression climatique sur les bassins peut rebalancer le mix vers le thermique.
Verdict WattsElse
Celepsa est hydro-visible et gaz-opérationnel, avec une neutralité certifiée qui nez sur l’hydro, pas sur toute la chaudière. Formule indicative du risque narration : *« verts sur le label, bleus sur la rivière Cañete, bleus gaz quand il ne pleut plus »* — tant que Santo Domingo reste financé et plus puissant encore après ATEP 2025.
Sources : grupounacem.com · grupounacem.com · cemnet.com · celepsa.com · ademe.fr · minart.pe · celepsa.com · zelestra.energy · celepsa.com · celepsa.com · celepsa.com
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