Jeumont-Schneider
Le libellé Jeumont-Schneider évoque un géant français de l’électromécanique du XXe siècle — fusion, sidérurgie, nucléaire, dissolution en 1993.
À propos de Jeumont-Schneider
1. Modèle économique
GE Vernova vend une plateforme long cycle d’électrification et de décarbonation relative : turbines et services thermiques, réseaux, renouvelable (éolien notamment), logiciels et services associés — avec en toile de fond un carnet de commandes massif. Sur l’année 2025, le groupe affiche un chiffre d’affaires de 38,1 milliards de dollars (+9 %), des commandes à 59,3 milliards (+34 % en organique) et un backlog porté à 150 milliards de dollars, selon son communiqué de résultats annuels. La free cash flow y est chiffrée à 3,7 milliard $ sur 2025, avec une orientation 2026 relevée à 44–45 milliards $ de revenus et une marge d’EBITDA ajusté ciblée 11–13 %, désormais intégrant l’acquisition du solde de Prolec GE. Côté Europe, l’entreprise reste un employeur structurant (l’ordre de grandeur public : ~25 000 salariés en Europe, ~8 000 en France, avec restructurations récurrentes entre éolien en mer et fonctions support), ce que détaillait l’AFP reprise par Connaissance des Énergies.
2. Impact réel
Le contribution climat ne se lit pas dans un slogan : elle se déduit du mix de ventes et du délai de vie des actifs fossiles que la société équipe. La dynamique 2025 est claire dans la presse spécialisée : la demande de gaz et de prix plus élevés soutient la branche « énergie », tandis que l’éolien terrestre et offshore chute de 24 % au quatrième trimestre, dans un contexte politique américain hostile à l’éolien (dépêche AFP). Pour le lecteur français, ce paradoxe se lit aussi à travers le freinage européen des EnR en mer et la programmation nationale des capacités : la programmation pluriannielle de l’énergie (PPE) fixe le cadre dans lequel ces équipementiers captent ou perdent des appels d’offres — sans transformer automatiquement un carnet de turbines à gaz en trajectoire « alignée 1,5 °C ».
3. Innovations / partenariats
Le discours corporate insiste sur une panier technologique d’électrification (réseaux, solaire, stockage, logiciels) et sur la montée en charge des carnets gaz (objectifs publics de gigawatts réservés mentionnés dans les briefings investisseurs du même communiqué 2025). Côté nucléaire de filière compacte, le groupe met en avant des réacteurs BWRX-300 dans ses rapports — filière sensible, dépendante de décisions publiques et de financements de projet, donc plus « option politique » que simple innovation de produit. En parallèle, l’intégration de Prolec GE (transformateurs, réseaux) est présentée comme un levier de consolidation de marge, pas seulement comme une nouveauté de catalogue.
4. Greenwashing / zones grises
Tension 1 — image « verte » vs réalité thermique : l’ONG Market Forces a ciblé le montage Vernova comme risquant de dissocier l’empreinte gaz de la narration « transition », avec une plainte auprès de la SEC en janvier 2024 sur la comptabilité des émissions (Scope 3) — voir la synthèse de campagne et le dépôt associé. Tension 2 — fait étayé, daté, chiffré : au quatrième trimestre 2025, la branche éolienne voit son chiffre d’affaires reculer de 24 %, renversant le récit d’une decarbonisation linéaire portée par le vent (AFP via Connaissance des Énergies). Tension 3 — incident offshore documenté : le 13 juillet 2024, une palé de turbine Haliade-X de GE Vernova se rompt au large du Vineyard Wind, avec débris de fibre de verre rejetés vers les côtes et enquête fédérale en cours selon la presse locale (Vineyard Gazette, juillet 2025 — bilan un an après). Enfin, le volet fiscal français demeure un signal de gouvernance : le fisc a réclamé des redressements sur une filiale d’époque GE/Vernova — détail rapporté par l’AFP et reproduit chez Connaissance des Énergies — sans qu’il soit ici question de fusionner ces procédures avec le patrimoine nominal Jeumont-Schneider.
5. Positionnement stratégique
GE Vernova capitalise sur un « supercycle électrique » : data centers, climatisation, modernisation de réseau, boom des commandes et backlog record — le tout traduit par une guidance 2026 relevée après l’entrée de Prolec GE (communiqué IR). Mais la même orientation récompense le pivot thermique et pénalise l’éolien dans les comptes trimestriels (AFP), ce qui en fait un thermomètre brutal des incohérences entre ambition climatique affichée et cycle d’investissements réel — en Europe comme aux États-Unis.
Verdict WattsElse
Jeumont-Schneider sur la carte, GE Vernova sur le ticker : double nom, simple verdict — l’innovation énergétique se finance aujourd’hui autant sur le gaz et les réseaux que sur le vent, et la marque « verte » paie déjà son tribut en plages souillées et en reculs comptables de l’éolien.
Sources : gevernova.com · connaissancedesenergies.org · connaissancedesenergies.org · ecologie.gouv.fr · marketforces.net · marketforces.org.au · vineyardgazette.com · connaissancedesenergies.org
Données clés
- Fondée
- 2023
- Siège
- Cambridge, United States ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q118957699
- ISIN
- US36828A1016
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Porsche
Constructeur automobile sportif coté à Stuttgart, Porsche AG incarne chez WattsMonde le volet « autres énergies » : électrification, efficience thermique et pari sur les e-fuels.
Voir la fichePuntiagudo Energy SpA
Petite structure juridique à l’affiche d’un parc précis, Puntiagudo Energy SpA incarne la multiplication des projets « PMGD » au Chili — avec l’avantage d’une géographie proche de Santiago et l’inconvénient d’un pays où l’éolien et le solaire sont massivement « décrochés » du réseau.
Voir la ficheUiB
Dans le petit monde de l’énergie, trois lettres prêtent à confusion : UiB évoque souvent l’Université de Bergen et son site en .no, alors qu’ici il s’agit de l’ Universitat de les Illes Balears : campus à Palma, créée en 1978, ancrée dans l’archipel.
Voir la ficheEssar Refinery
Le nom « Essar Refinery » renvoie en pratique à la raffinerie de Vadinar (Gujarat), aujourd’hui opérée par Nayara Energy après le rachat d’Essar Oil par un consortium dominé par Rosneft.
Voir la ficheInternational Network for Sustainable Energy
Pas de facturation au MWh : l’International Network for Sustainable Energy, siglé INFORSE, incarne depuis Aarhus une coordination d’associations environnementales entre vision mondiale « 100 % renouvelable », coopération Nord‑Sud et plaidoyer frontal contre les lobbies industriels aux grandes conférences climat.
Voir la ficheEM-Power Corporation
Une raison sociale façon Nasdaq ne suffit pas : à la mention « EM-Power Corporation », le répertoire ouvert fait voler en éclats en trois « Empower » différentes — développement solaire africain, finance perso américaine ou lithium coté aux États-Unis.
Voir la ficheUNIVERSITY OF LIMERICK
L’Université de Limerick mise sur l’hydrogène, la biométhanisation et l’éolien flottant — autant de promesses très « transition » — tout en chauffant encore une partie du campus au gaz fossilé et tout en voyant Dublin retenir des millions d’aides destinés à décarboner des bâtiments.
Voir la ficheDak Srong JSC.
Dak Srong JSC — en vietnamien Công ty cổ phần Đaksrông, numéro d’entreprise 5900315072 — joue avec des chiffres de centrale alors que tout le monde parle pipelines solaires‑éoliens aux centaines de MW.
Voir la fichePan African Resources
« Mid-tier » aurifère coté à Londres et à Johannesburg, Pan African Resources incarne un cas limite pour un classement « énergies renouvelables » : selon les éléments publics, son cœur de valeur reste l’extraction et le retraitement d’or en Afrique du Sud (avec une présence australienne croissante), alors que le volet solaire devient un levier de coûts et…
Voir la ficheGrupo Desarrollos Energéticos Naturales, S.L.
Ce n’est pas un détail juridique de la dernière liasse : sous la raison sociale « Grupo Desarrollos Energéticos Naturales, S.L.
Voir la ficheSpark Energy
Le nom « Spark Energy » est un signal fort sur les marchés de détail : aux États-Unis, il désigne surtout Via Renewables (ex-Spark Energy, Inc.), retail électricité et gaz concurrentiel ; au Royaume-Uni, c’est une marque historique passée sous OVO Energy après une procédure Ofgem.
Voir la ficheFjällboheden Vind AB
Une coquille juridique suédoise, un parc à l’épreuve du bilan et un promoteur genevois : Fjällboheden Vind AB incarne l’éolien « asset-light » nordique — fort en gigawattheures, faible en effectifs, tendu côté fonds propres.
Voir la ficheShanghai Waigaoqiao No.2 Power Generation Co Ltd
Le complexe Waigaoqiao incarne encore la fonction « socle firme » du charbon ultramoderne à Shanghai : sous le vernis de rendement et de filtres passe la dépendance structurante au nucléaire — pardon au charbon national.
Voir la ficheGRAND ACCELERATEUR NATIONAL D'IONS LOURDS
Le GANIL n’est pas une « entreprise énergie » classique : c’est l’un des plus grands équipements français de physique nucléaire, où s’entrechoquent fondamental, irradiation et applications (dont médecine).
Voir la ficheSolar 3
Un SPV photovoltaïque capitalisé au cœur de Prague, sous couvert d’un groupe « Solar » tout sauf bavard : Solar 3 incarne la phase mature du solaire tchèque — volumes records, prix qui s’effondrent par moments, et cadre d’aides sous surveillance politique.
Voir la ficheC.R.E.A.T.E.
Le Consorzio di Ricerca per l’Énergie, l’Automatisation et les Technologies de l’Électromagnétisme (C.R.E.A.T.E.) n’est pas une « boîte » française homonyme : c’est un consortium de recherche sans but lucratif basé à Naples, porté notamment par l’Université Frédéric II et agrégé au paysage italien de la fusion dans le cadre d’EUROfusion.
Voir la ficheNEL Gastransport
La Nordeuropäische Erdgasleitung reste une pièce maîtresse du puzzle gazier allemand : 442 km, un diamètre nominal de 1 400 mm et une capacité annuelle supérieure à 20 milliards de m³.
Voir la ficheAtlante France SAS
Atlante France SAS incarne à Paris la manœuvre française du réseau ultrarapide Atlante, bras mobilité du groupe NHOA désormais contrôlé par TCC.
Voir la ficheFEES (Future Energy & Environmental Solutions)
Le fichier WattsMonde dit « Innovation » et une dénomination anglaise ambitieuse ; les registres publics, eux, restent muets ou jouent aux doubles sens.
Voir la ficheHorizon Power
Horizon Power n’est pas une multinationale du baril : c’est l’acteur public de l’électricité régionale et isolée en Australie-Occidentale, sur 2,3 millions de km², avec génération, transport, distribution et vente au détail.
Voir la ficheInland Energy S.A.C.
** Filiale péruvienne de génération « 100 % renouvelables » de Luz del Sur, elle concentrait fin 2024 une capacité agrégée de 284 MW côté maison mère — avant la boucle fermée avec le colosse éolien de Marcona pilotée par Luz del Sur.
Voir la ficheATCO and Origin Energy
** Il ne s’agit pas d’un seul géant mondial sous un titre fourre-tout, mais de deux trajectoires distinctes — l’ Australienne Origin Energy, lovée dans le LNG (APLNG) et encore accrochée au charbon Eraring jusqu’à 2029, et l’ canadienne ATCO, géant des infrastructures et des concessions gazières réglementées qui affiche tout en même temps une forte baisse…
Voir la ficheÇanta Rüzgar Enerji Santrali - RHG ENERTÜRK ENERJİ ÜRETİM VE TİCARET ANONİM ŞİRKETİ
Le parc Çanta Rüzgar Enerji Santrali incarne la couleur verte du bilan électrique de RHG Enertürk.
Voir la fiche