LOA Vind AB
LOA Vind AB s’inscrit dans le grand récit du ralentissement éolien en Suède, mais avec un profil en miroir : une microstructure à un salarié, une solidité financière affichée au plafond, et un pan agritech qui complique la lecture « pure EnR ».
À propos de LOA Vind AB
1. Modèle économique
LOA Vind AB est une société anonyme suédoise créée en 2008 (Syna), dont le siège est à Sjuntorp (commune de Trollhättan). Les annuaires d’entreprises recensent un effectif de une personne et la même personne physique au pilotage (Syna). Le périmètre déclaré mélange production d’électricité (éolien), conseil technique et real estate (Infoo), ce qui, pour une structure d’une personne, signifie surtout une agilité maximale et une dépendance quasi totale à cette gouvernance.
Sur les comptes publics agrégés pour un exercice clos en août 2025, on voit un chiffre d’affaires d’environ 2,3 MSEK (l’ordre de grandeur ≈ 200 k€ au taux courant, à titre indicatif) (Allabolag) — chiffre que certains synthétiseurs comparent à ~1,9 MSEK l’année précédente (Krafman). En parallèle, la marge bénéficiaire est donnée à 28,7 % et la solvabilité (soliditet) à 85,3 % (Proff), avec une liquidité de caisse rapportée à plus de 1 000 % (Proff) : autant dire une structure peu endettée et très liquide selon ces indicateurs.
Le résultat net apparaît très élevé dans les bases type Allabolag/Krafman (de l’ordre de ~2,2 MSEK en 2025 vs un CA ~2,3 MSEK), alors que d’autres lignes de résultat publiées sur les mêmes interfaces restent plus modestes (Allabolag, Krafman) : sans accès à l’annual report détaillée, on ne peut pas trancher ici entre réévaluation, plus-value, élément fiscal ou opération unique ; en revanche, le signal « micro-CA, mega-résultat net » est documenté publiquement et mérite prudence pour qui lit la performance « opérationnelle ».
Enfin, la société apparaît dans la chaîne commerciale « Simia Väst » (équipements porcins), présentée côté fournisseur comme une division commerciale opérée par LOA Vind AB (KJ Klimateknik), et Leif Andersson (LOA) est listé comme commercial Ouest Suède sur le site Simia (Simia).
2. Impact réel
Impact climat « direct » : LOA Vind AB est nommée dans le registre pour de l’éolien / production électrique, mais aucun agrégat public ne fournit ici un MWh annuel, un facteur de charge ou un équivalent CO₂ évité attribuables à cette structure seule. Pour le territoire où elle est implantée, le contrepoint est saisissant : à fin 2024, la commune de Trollhättan n’aurait que trois éoliennes pour une puissance maximale estimée 0,6–1 MW, sans nouvelle turbine depuis 21 ans selon l’enquête chiffrée de Newsworthy (Newsworthy). Au niveau national, le vent réglementaire et de raccordement pèse sur l’éolien terrestre ; le baromètre professionnel (Svensk Vindenergi) décrit un ralentissement des mises en service — contexte dans lequel une micro-production locale vieillissante peine à incarner une accélération de la transition.
Lien français / UE : sans rapport dédié cité pour cette entité (pas de CSRD « grand public » repérée à ce stade pour LOA Vind AB), l’ordre de grandeur utile est surtout européen : la demande d’électricité décarbonée ne se discute pas, mais la métrique d’impact d’un producteur anonyme au MWh doit venir des comptes, des registres réseau ou du reporting projet — non disponibles dans les extraits consultés.
3. Innovations / partenariats
Le volet « innovation » visible côté public est commercial et réseau plutôt que brevet & R&D : présence dans l’écosystème Simia, coopération technique mentionnée avec DAN Egtved côté matériel (Simia), et division équipements porcins explicitement associée à LOA Vind AB par un distributeur danois (KJ Klimateknik). Aucun contrat public majeur, aucune levée de fonds ou OPA n’a été mis en avant dans les sources ouvertes utilisées pour cette fiche.
4. Greenwashing / zones grises
Première zone grise (chiffrée, datée, sourcée) : l’atrophie du parc local. Newsworthy indique qu’à Trollhättan, en 2024, il n’y aurait toujours que trois éoliennes pour 0,6–1 MW au total, sans installation nouvelle depuis 21 ans (Newsworthy). Pour un opérateur dont le nom porte le mot « Vind » et qui est identifié comme actif éolien dans les répertoires (Infoo), le risque narratif est double : sur-lecture « champion EnR » alors que le signal territoire est celui d’une installation quasi figée ; et promotion d’équipements d’élevage intensif dans la même signature sociétale (KJ Klimateknik, Simia) — deux mondes RSE qui n’obéissent pas aux mêmes indicateurs (climat, nitrate, bien-être animal, image).
Deuxième zone grise (gouvernance & lecture financière) : société à une personne (Syna) + résultat net 2025 très supérieur à ce qu’on attendrait d’une micro-production récurrente selon les agrégats en ligne (Krafman) : pas de fraude alléguée ici — simplement un signal qui impose de séparer cash-flow électrique et événements comptables.
Troisième tension de fond : le gestionnaire local d’énergie déporte une partie de ses investissements nouveaux vers Lysekil sur un projet éolien, alors que l’impulsion locale bute sur contraintes (dont conditions de vent et aéroport) selon la communication de Trollhättan Energi (Trollhättan Energi) — géographie qui décrit un plafond de croissance EnR in situ.
5. Positionnement stratégique
LOA Vind AB ressemble à un outil patrimonial et commercial : très solide au bilan (Proff), minimaliste en têtes (Syna), hybride sur le chiffre avec l’agritech (Simia). Sa carte à jouer n’est probablement pas la scalabilité éolienne dans une commune où le parc est statistiquement bloqué (Newsworthy), mais la résilience financière et les niches B2B — à un moment où la courbe nationale de l’éolien se tasse (Svensk Vindenergi).
Verdict WattsElse
LOA Vind AB, c’est la distance entre un nom qui promet le vent et un sol communal où les pales ne tournent plus le récit du progrès ; badge ou pas, la vraie question est comptable et territoriale : que produit-on réellement en MWh, et à quel prix pour le climat, quand le registre dit éolien et le terrain — chiffré — répond : trois machines, ≤ ~1 MW, et vingt-et-une années sans nouveau moulin.
Sources : en.syna.se · infoo.se · allabolag.se · krafman.se · proff.se · kjklimateknik.dk · simia.se · newsworthy.se · svenskvindenergi.org · trollhattanenergi.se
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Bohus Energi Projektering AB
Derrière une raison sociale qui évoque les grands dossiers d’ingénierie énergétique, les traces publiques désignent surtout une très petite structure locale sur la côte de Bohuslän.
Voir la ficheMinera Centinela
Un label « Réseaux & Distribution » peut prêter à confusion : les sources publiques convergent vers Minera Centinela, opérateur minier chilien dans le désert d’Atacama, et non vers un gestionnaire de réseau électrique de type GRD.
Voir la ficheTEKNIKER
L’entité visée ici est bien Tekniker, le centre technologique basque (Eibar, Espagne), membre du BRTA, fondé en 1981 — et non un homonyme.
Voir la ficheYarra Trams
Yarra Trams, ce n’est ni une startup ni un label vague : c’est la vitrine commerciale du plus grand tramway du monde, à Melbourne, désormais confiée à un opérateur franco-australien sous milliards de dollars de contrat public.
Voir la ficheBlue Bull Energy
Blue Bull Energy vend une promesse de passage, pas une centrale ni une techno propriétaire: ouvrir des marchés, structurer des alliances, rendre des fournisseurs “bankable” pour les majors.
Voir la ficheParque Solar el Dorado
Le nom évoque l’or ; la réalité, elle, se lit dans des tableaux de suivi d’infrastructures et des archives de contrats avec la compagnie publique d’électricité.
Voir la ficheNORWEGIAN GEOTECHNICAL INSTITUTE
Le Norwegian Geotechnical Institute incarne cette Norvège qui finance l’offshore floating et la mécanique des sols, tout en tirant parti d’un socle pétrogazier très sollicité pour les infrastructures.
Voir la ficheMount Whitney Power Company
Baignée dans la lumière californienne, la Mount Whitney Power Company est un nom d’épinette : symbole du premier grand hydroélectrique agricole de l’Sierra, puis simple étape dans un empilement de fusions.
Voir la ficheLUCERNE UNIVERSITY OF APPLIED SCIENCES AND ARTS
La Hochschule Luzern incarne une contradiction féconde : machine à publications et à formations pour une Suisse qui parie sur la saisonnalité renouvelable, elle carbure encore largement au gaz pour se chauffer.
Voir la ficheGENERADORA DEL PACIFICO S.A.
Le ticket « Generadora del Pacífico » que vous croisez dans certaines bases sectorielles désigne, dans les documents officiels de marché et la presse financière, la société péruvienne Energía del Pacífico S.A.
Voir la ficheAlstom Transportation USA Inc.
Le ferroviaire américain se décide sur des décennies : budgets fédéraux, exigences d’achats locaux, puis des années d’exploitation où la moindre fissure industrielle devient politique.
Voir la ficheUniversidad Nacional de Rosario
L’Universidad Nacional de Rosario n’est ni un groupe énergétique ni un opérateur de centrales : c’est une université publique argentine qui bascule vers un modèle de campus « prosumidor » — producteur et consommateur — tout en absorbant le choc d’un financement national au plus bas depuis des années.
Voir la ficheLIBERA UNIVERSITA MARIA SS ASSUNTA
Ce n’est pas un producteur d’électricité renouvelable : la Libera Università Maria SS.
Voir la ficheJärvsö Sörby Vindkraft AB
Le profil suédois Järvsö Sörby Vindkraft AB (org.nr 556781-2200) n’est pas une marque grand public : c’est la coquille juridique qui exploite Sörby, un parc éolien terrestre de 122 MW aux confins de Bollnäs et Ljusdal, dans le comté de Gävleborg — un actif que la base Global Energy Monitor rattache au portefeuille d’investissement d’Allianz.
Voir la ficheAltens
Fournisseur français de carburants alternatifs et solutions électrifiées qui promet la décarbonation, mais sans jamais perdre la saveur du diesel.
Voir la ficheSamsung Electronics Slovakia
La filiale Samsung Electronics Slovakia affichait encore des comptes solides en 2024 avant l’annonce, en 2026, de la fermeture de son dernier site de fabrication de téléviseurs à Galanta.
Voir la ficheFjällberget Energi AB
* Derrière un nom de montagne en Dalécarlie se cache une shell* comptable à l’allure décevante en 2024, alors que le propriétaire industriel SR Energy capitalise sur un parc national massif et sur des projets XL — dont Siksberget — qui redessinent le débat sur l’acceptabilité.
Voir la ficheNew Hampshire Electric Cooperative
Dans le New Hampshire, la New Hampshire Electric Cooperative vend du courant et tire la fibre — et se retrouve coincée entre une marge « membre-friendly », une gouvernance éclaboussée par la presse locale et une loi d’État qui explore une sortie d’ISO-New England, zone rarement franchie aux États-Unis.
Voir la ficheSolatis SA
Selon les éléments disponibles, l’entreprise correspondant le mieux à Solatis SA est Solstis SA, société suisse active surtout dans le photovoltaïque, avec un rôle d’ensemblier autour du chauffage plutôt qu’un pur acteur de la climatisation.
Voir la ficheSandRidge Energy
Le producteur indépendant coté NYSE (SD) tire le maximum de barils et de Mcf d’Oklahoma, du Kansas et du Texas, avec des réserves en hausse et un dividende qui rassure la salle des marchés.
Voir la fichePV Doñihue
Ce n’est ni une start-up parisienne ni un fonds international : PV Doñihue désigne, selon les dossiers publics d’évaluation environnementale du Chili, la « Planta Fotovoltaica Doñihue » — un actif PV de 7,5 MW nominal situé administrativement dans la commune de Coinco (province de Cachapoal, région d’O’Higgins).
Voir la ficheHuaizhe Coal & Electricity Co Ltd
Née du compromis « électricité de l’ouest pour l’est », la Huaizhe Coal & Electricity enchaîne mine et centrale pour nourrir la demande côtière du Zhejiang.
Voir la fiche