Major Drilling Group International
Le cache WattsMonde vous place dans le pétrole et le gaz ; les comptes et les communiqués, eux, parlent d’abord de métaux et mines.
À propos de Major Drilling Group International
1. Modèle économique
Le groupe vend du forage sous contrat (surface, souterrain, carottage, circulation inverse, etc.) à des producteurs et explorateurs miniers, dans une dizaine de zones géographiques. Sur le troisième trimestre de l’exercice fiscal 2026 (clos le 31 janvier 2026), il annonce un chiffre d’affaires de 184,6 M$ CA (+14,9 % à périmètre comparable équivalent), une perte nette de 10,8 M$ CA et des liquidités totales de 177,1 M$ CA, tout en portant sa flotte à 697 foreuses après modernisation et cessions — détail publié dans le communiqué du 25 février 2026. Sur neuf mois, le CA cumulé atteint 655,4 M$ CA au même document. Pour l’exercice 2024, le rapport annuel (PDF) donnait un volume d’affaires supérieur à 700 M$ CA : l’ordre de grandeur d’un leader de niche mondiale, pas d’un supermaj intégré. La croissance récente est portée par le Canada et les États‑Unis (+56,7 % sur la zone au dernier trimestre communicable), tandis que l’Amérique du Sud reste volumique mais soumis à des resserrements de rentabilité (résiliations de contrats « sous‑performants »), ce que relate le même communiqué de résultats.
2. Impact réel
L’impact carbone direct du groupe est surtout celui d’un prestataire de chantier : diesel, transport d’équipements, eau de forage, bruit et empreinte locale sur des sites dont la biodiversité relève, juridiquement et opérationnellement, des titulaires miniers — position explicitement assumée sur la page environnement. Sur le plan « transition », l’enjeu n’est pas un mix électrique national français mais la filière amont des métaux critiques (cuivre, lithium…) : le rapport annuel 2024 (PDF) met en avant une activité majoritairement exposée au cuivre et à l’or — métaux dont la demande structurelle nourrit les politiques industrielles occidentales, y compris côté UE où le nouvel acte sur les matières premières critiques recarde l’approvisionnement minier. Aucun volet PPE3 ou fiche ADEME ne cible nommément cette société canadienne ; le rapprochement utile pour le lecteur français passe plutôt par la dépendance européenne aux minerais que par le thermostat d’un foyer hexagonal.
3. Innovations / partenariats
À partir du 22 juillet 2024, la direction a pris 39,8 % de DGI Geoscience pour 15 M$ CA en numérique, afin d’accélérer l’interprétation géoscientifique et l’offre « data » autour des carottages — opération mentionnée dans les notes des états financiers trimestriels 2026 joints au même communiqué officiel. Côté « deals », l’intégration de Explomin au Pérou — évoquée dans les résultats 2025 relayés par la presse économique, par exemple le Financial Post — agrège des capacités Sud‑américaines là où le cuivre et l’argent structurent l’exploration. La modernisation de flotte se poursuit (10,3 M$ CA de capex sur le trimestre faible, 3 foreuses neuves, voir encore le communiqué du 25 février 2026).
4. Greenwashing / zones grises
Le paragraphe « About » du communiqué T3 2026 énumère encore explicitement coal‑bed methane et shallow gas parmi les services : aucun pourcentage de chiffre d’affaires n’est attribué à ces lignes, ce qui oblige à rester prudent quand on la présente comme purement « transition minérale ». Sur le climat, la communication passe par les rapports de durabilité et une rhétorique d’alignement cuivre/lithium ; la page environnement renvoie aux rapports pour le détail des Scope 1‑2, sans que nous ayons ici ouvert le PDF pour reprendre chiffre par chiffre chaque cible intermédiaire. Points de vigilance chiffrés et datés : sur le trimestre de référence, marge brute ajustée à 14,3 % (contre 19,5 % un an plus tôt) et perte nette de 10,8 M$ CA — le narratif de croissance cohabite avec une marge sous pression documentée dans le document boursier du 25 février 2026. Enfin, la dépendance à de grands clients ressort dans le jeu : au même trimestre, un ralentissement en Indonésie lié à l’incident sur une mine d’un « plus grand client » illustre la concentration de risque opérationnel hors litige public.
5. Positionnement stratégique
La direction mise sur 2026 comme année de redéploiement des foreuses à des prix unitaires plus élevés, portée par des budgets d’exploration revus à la hausse chez les seniors et par la liquidité levée sur les places torontoises — argumentaire développé dans le communiqué T3 2026. Le conseil d’administration accueille par ailleurs Shannon McCrae (profil géologue / mining executive) avec effet au 25 février 2026, signal de gouvernance technique alignée sur le rôle de fournisseur de forage auprès des grands groupes aurifères et cuprifères. Pour un lecteur français, le tableau reste globalement hors champ PPE3 direct ; le sens stratégique est amont batteries et câbles, pas retail énergétique hexagonal.
Verdict WattsElse
Major Drilling n’est pas une majoration du schiste américain déguisée : c’est une machine à transformer le cycle minier en heures de forage payantes — mais la liste des services gaz et l’opacité sur leur poids suffisent à rappeler que le classement « pétrole & gaz » du cache n’est pas une pure erreur d’étiquette, seulement une lecture partielle d’un carnet de commandes aujourd’hui dominé par les métaux. Transition oui, marketing sobre obligatoire.
Sources : majordrilling.com · majordrilling.com · majordrilling.com · commission.europa.eu · financialpost.com · majordrilling.com
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Autres acteurs de l'écosystème
Vindenergi Syd AB
Le nom fait catalogue scandinave : vent, Sud, capsule juridique AB comme un passeport suédois d’entreprise (aktiebolag, logique générale du registre officiel nordique accessible via bolagsverket.se).
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L’intitulé sonne nordique — AB évoque un aktiebolag suédois — mais la matière publique se dérobe : pas de fiche consensuelle, pas de projet indexé, pas de chiffre attribuable sans risque de le prêter à une autre entité.
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