NEoT Capital
NEoT Capital (marque Neot) ne fabrique ni batteries ni autobus : elle empile fonds propres, dette senior et contrats de service pour faire disparaître le mur du CAPEX sur la mobilité lourde électrique.
À propos de NEoT Capital
1. Modèle économique
La société, créée en 2016 par EDF et Forsee Power avec Mitsui entré au capital en 2023, agit comme gestionnaire de plateformes adossées à des investisseurs LP de premier plan : Mirova, Alba Infra Partners, Banque des Territoires — le trio qui a porté à plus de 400 M€ d’actifs engagés la plateforme NGM avant le relais de e-motion. Le groupe annonce aujourd’hui plus de 500 M€ de fonds propres sous gestion sur l’ensemble des véhicules et une capacité de financement d’environ 2 Md€ d’actifs une fois le levier de dette pris en compte (communiqué Forsee Power, 21 mai 2025). Les revenus découlent de marges sur leasing, services, gestion d’actifs et performance énergétique dans un modèle « as a service » : NEoT conserve souvent la propriété des équipements et contractualise avec opérateurs de transport, industriels ou collectivités. Côté passant bilan, les refinancements récents sont au cœur du modèle : 170 M€ de dette senior de long terme pour NGM auprès de MUFG, La Banque Postale et LBP AM (communiqué NEoT, 4 novembre 2025), puis 125 M€ de facilité hybride sur 16 ans pour e-motion, avec MUFG comme prêteur structurant (annonce NEoT, 18 décembre 2025). Chiffre d’affaires consolidé ou effectif précis publiés au format « société cotée » : non trouvés sur les pages « corporate » consultées ; le siège opérationnel est indiqué au 91, rue Saint-Lazare à Paris. Le cache WattsMonde cite « St Albans » : à ce stade, aucune adresse publique NEoT à St Albans n’apparaît ; en revanche, la direction UK est documentée (UK Director), ce qui confirme une présence britannique sans valider la ville fournie par le cache.
2. Impact réel
Sur sa page « Key figures », NEoT revendique plus de 40 000 tonnes de CO₂ évitées et plus de 250 M€ d’actifs déployés sur sept pays (page « Who we are ») — agrégats non datés au niveau de cette bannière, mais cohérents avec un portefeuille multi-pays. Côté preuves récentes et chiffrées, le montage Ember vise jusqu’à 25 000 tonnes de CO₂ économisées par an lorsque 100 autocars électriques seront en service ; l’investissement total est est à 50 M£, dans le cadre du programme public ScotZEB2. Le premier contrat e-motion au Danemark finance 186 bus électriques BYD et 93 chargeurs Efacec pour un CAPEX d’environ 90 M€ (communiqué NEoT, 20 janvier 2026). In fine, l’impact climat reste conditionné au mix électrique des réseaux où roulent ces flottes et à la réalité du kilométrage thermique évité sur le cycle de vie — un angle que la démarche publique de l’ADEME sur l’électrification des poids lourds rappelle : sans infrastructure et sans cadre réglementaire-cumulatif, les promesses de décarbonation du route-to-wheel peinent à se matérialiser à l’échelle nationale.
3. Innovations / partenariats
Le lancement de « Neot e-motion » en mai 2025 officialise 350 M€ supplémentaires d’engagement en fonds propres des LP historiques, avec création d’une entité France soutenue par la Banque des Territoires pour adresser le marché hexagonal. Sur NGM, NEoT cristallise des partenariats à forte volumétrie : 24 camions Volvo FME 18 t pour DSV en Allemagne, dans un Truck-as-a-Service porté par le programme fédéral KsNI (communiqué du 16 avril 2026) ; montée en puissance interurbaine avec Ember et ScotZEB2 (12 février 2026) ; offre pay-as-you-go sur la recharge poids lourd avec E.ON et Mitsui (28 avril 2026). La dette structurée chez MUFG sur e-motion, puis le refinancement massif de NGM, montrent la banque japonaise comme pivot du passif du groupe — un effet réseau rare pour une structure de mid-market européen.
4. Greenwashing / zones grises
Retrait d’Afrique documenté : la plateforme Neot Offgrid Africa a cessé d’être gérée en décembre 2023 « à la fin de son déploiement » après 30 M€ de capital, 65 mini-réseaux et 35 M€ d’actifs déployés (page dédiée). Ce n’est pas un « greenwashing » judiciaire, mais un signal de priorisation stratégique : le complexe mini-réseaux africain a laissé la place à un storytelling 100 % mobilité européenne OCDE plus « bankable ». Dépendance aux subventions : le volet écossais affiche explicitement 13 M£ de soutien public ScotZEB 2 sur une enveloppe globale de 50 M£ (communiqué Ember / NEoT), et le projet DSV s’appuie sur KsNI (article DSV-NEoT) : le verdissement commercial est donc corrélé aux enveloppes publiques. Concentration des contreparties LP et bancaires : au-delà de la gouvernance financière saine sur papier, l’écosystème reste resserré autour des mêmes noms — un risque systémique que la presse spécialisée relie au montage e-motion (analyse Fintech Global, 29 mai 2025). Transparence extra-financière : pas de rapport CSRD/RSE téléchargeable identifié sur les rubriques consultées du site ; la lecture « impact » repose donc surtout sur communiqués de projets et indicateurs agrégés. Aucune condamnation, litige environnemental ou enquête d’autorité n’a été repérée dans le périmètre de cette veille.
5. Positionnement stratégique
NEoT vise l’industrialisation du leasing bas-carbone là où la demande est tic-tac calée sur les calendriers zéro-émission — bus urbains, poids lourds régionaux, intercité electrique — avec une arme clef en main : equity patient + dette longue + operational services. Le refinancement NGM à 170 M€ et la ligne e-motion à 125 M€ matérialisent la passage du proof-of-concept au bilan de groupe ; le deal danois à ~90 M€ en est la première démonstration visible du nouvel outil. Dans le décor français et européen, ce modèle se cale sur les instruments publics que l’ADEME et les stratégies nationales poussent pour dérisquer le TCO des gros véhicules — un vent favorable, mais dont la moindre accélération budgétaire se litrait tout de suite dans le pipeline NEoT.
Verdict WattsElse
NEoT a échangé la complexité géopolitique des mini-réseaux contre la mécanique financière des grands contrats de transport — et pose désormais sa légitimité en Europe sur la dette longue autant que sur la couleur des flottes. La finance de transition, ici, n’est pas un label : c’est une pile de bilan sous tension, qui avance au rythme des subventions et des banques qui y croient encore à taux fixe.
Sources : neotcapital.com · forseepower.com · mitsui.com · mirova.com · neotcapital.com · neotcapital.com · neotcapital.com · neotcapital.com · neotcapital.com · neotcapital.com · neotcapital.com · ademe.fr · neotcapital.com · neotcapital.com · neotcapital.com · fintech.global
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Mien Trung Construction Corporation
Au centre du pays, le nom « Miền Trung » colle à la géographie comme à l’économie : une Mien Trung Power Investment and Development JSC (SEB, Hanoï) capitalise sur hydro, solaire et éolien, avec des comptes 2025 qui claquent.
Voir la ficheÖrbackens Energi AB
Au sud de la Suède, le parc Örbacken joue le rôle d’une infrastructure « classique » : onshore, opérationnel depuis plus d’une décennie, raccordé au réseau dense des grandes villes.
Voir la ficheCompagnie parisienne de chauffage urbain
Le chauffage urbain parisien n’est pas une « entreprise parmi d’autres » : c’est une infrastructure-monde dont l’exploitant historique, la Compagnie parisienne de chauffage urbain (CPCU), voit sa concession s’éteindre le 31 décembre 2026.
Voir la ficheSynergen
Le ticket WattsMonde « Pétrole & Gaz » ne colle pas à l’entité documentée par vos traces ouvertes : il désigne en réalité SynerGen Solar, développeur américain de projets photovoltaïques « communautaires », basé au Maryland — à distinguer nettement de Synergen USA (services de terrain sur hydrocarbures au Sud des États-Unis).
Voir la ficheGroupe Ortec
Le Groupe Ortec vend de la résilience industrielle et de la conformité environnementale à des clients dont le cœur de métier reste, pour une large part, fossile et très encadré.
Voir la ficheEN09
EN09 joue avec des chiffres d’entreprise quasi « discrets » alors que ses actifs appellent tout le reste au grand jour : petite LLC tchèque de production renouvelable, ancrée à Neratovice, portée à la fois par une licence de générateur et par un gage bancaire de dizaines de millions de couronnes.
Voir la ficheWing
L’entrée de veille « Wing » ne renvoie pas à l’article Wikipédia sur l’aile d’avion ; pour le secteur « Autres énergies » et un pays non renseigné, il s’agit d’Upwing Energy, spin-off californien de Calnetix (2015), fabricant du Subsurface Compressor System™ et opérateur du service intégré End2End.
Voir la ficheNS Energy
L’entrée « NS Energy » recoupe une marque média très visible, quelques équivalences bruitées dans les bases ouvertes, et une production électricité très concrète.
Voir la ficheCông ty CP Năng lượng Nậm Na 2
Centrale de 66 MW sur la Nam Na : production tirée du fleuve et filiale d’un groupe qui bascule massivement vers le solaire — mais la gouvernance du holding apparaît sous le feu des projecteurs judiciaires et médiatiques en 2025, sans qu’un lien direct avec cette filiale soit documenté dans la presse accessible.
Voir la ficheChevron Argentina S.R.L.
La filiale ne publie pas de comptes sociaux détaillés sous son seul nom : la photographie repose donc sur les communications groupe et la presse sectorielle.
Voir la ficheCanal de Isabel II
Loin du cliché d’un gestionnaire « gris », Canal de Isabel II (CYII) est devenu un acteur massif d’électricité renouvelable intégrée au cycle de l’eau en Communauté de Madrid (Espagne, pays non précisé dans votre cadrage mais sans ambiguïté documentaire).
Voir la fichePower Plus Vietnam LLC.
Première grande centrale solaire de la province côtière de Bình Thuận, exploitée depuis 2019 avec une capacité racée au réseau de 30 MW en alternatif pour environ 39 MW en courant continu sur une cinquantaine d’hectares : voici un producteur photovoltaïque au profil lisible mais dont la sécurité juridique et financière reste celle du marché vietnamien tout…
Voir la ficheGRDF (Gaz Réseau Distribution France)
Monopole technique sur la distribution, tarifs pliés par la CRE et volumes en doute : GRDF incarne la tension politique du gaz en France.
Voir la ficheBASF
Les chiffres d’investisseurs prévoient encore des volumes en hausse en 2024, alors que les prix tombent : sous le tableau de maître de « chemistry company », BASF doit concilier géant de Ludwigshafen, objectifs Scope 2023 et exposition PFAS américaine sans filet purement narratif.
Voir la fichePDB
Triptyque site officiel, date de naissance et identifiant Wikidata : tout pointe vers la Protein Data Bank gérée par le consortium wwPDB, et non vers un gestionnaire de réseau d’électricité ou de gaz.
Voir la ficheHIDRONALCAS S.A.
Puerto Octay, au bord du lac Llanquihue, concentre une filiale du Gruppo Scotta qui injecte de l’électricité renouvelable sur le réseau national chilien tout en portant, depuis des années, la marque d’un dossier SMA sur l’évaluation d’impact et le débit écologique.
Voir la ficheGuangdong Huaxia Power Development Co Ltd
Une filiale industrielle peu connue sous label anglais, Guangdong Huaxia Power Development Co Ltd, tient désormais l’un des dossiers climat les plus paradoxaux du sud de la Chine : faire pousser de l’« intégration éolien-solaire-charbon-stockage » sur le creuset d’une méga-centrale au charbon en extension.
Voir la ficheSky Solar Ostrov
On cherche en vain un « storytelling » solaire dédié : Sky Solar Ostrov apparaît surtout dans les greffes, sous l’alias fréquent Solar Ostrov**, au cœur du Plzeňský kraj.
Voir la ficheStar Hydro Power Pvt. Limited
Une centrale « au fil de l’eau » qui livrait une électricité relativement propre au réseau ; une décennie plus tard, elle est devenue un stress-test juridique pour Islamabad, avec Londres et la Cour suprême britannique dans la boucle.
Voir la ficheKiraz ÇPAL GES2
Sur le papier, c’est l’EnR telle qu’on l’aime : quelques mégawatts photovoltaïques entrés au réseau avant l’explosion du solaire turc.
Voir la ficheTROYA ENVIRONMENTAL ASSOCIATION
L’objectif affiché fait rêver — 5 % des besoins résidentiels couverts par des coopératives d’ici 2030, puis une moitié de l’électricité renouvelable portée par des communautés en 2053 — mais le curseur législatif, lui, a sauté après 2019.
Voir la ficheSolar Power (Bureerum 3) Company Limited
Solar Power (Bureerum 3) Company Limited n’est pas une « start-up solaire » : c’est une structure d’exploitation nichée dans l’Isan, née en 2014 au cœur de la vague photovoltaïque thaïlandaise.
Voir la ficheAyen Enerjİ Anonİm Ştİ.
Ayen Enerji A.Ş., cotée à Istanbul (AYEN.IS), vend surtout de l’électricité produite par un parc hydro–éolien–solaire en Turquie et sur des actifs balkaniques ; les chiffres 2025 crient toutefois la brutale compression des marges en livres turques.
Voir la ficheEdipower SpA
Le nom Edipower SpA sonne encore comme une étiquette d’histoire industrielle : c’était, à l’origine, un gros producteur italien au cœur du parc thermique et hydroélectrique du Nord.
Voir la fiche