Innovation

Osol

Depuis Cannes, la scale-up a fait du bureau sans prise son argument de vente.

« L’en‑prise de la dernière prise sans mètre d’euros publié »

À propos de Osol

1. Modèle économique

Osol commercialise un réseau d’énergie « nomade » pour bureaux flexibles : stations « base » accueillant des batteries portables dites « Pico » (jusqu’à vingt heures d’autonomie sur ordinateur portable, prises 220 V annoncées sur le site de marque), ciblant immobilier tertiaire, grands comptes et événementiel. La levée de 3 M€ finalisée en novembre 2021 devait financer l’industrialisation — objectif d’écouler 500 dispositifs en 2022 — et le déploiement auprès d’une douzaine de grands groupes en pilote (SNCF, Danone, Orange, EDF cités en presse), une trajectoire typique d’équipementier B2B de lieux de travail plutôt que d’abonné grand public. L’effectif est passé d’environ huit personnes en 2021 à vingt‑six salariés en avril 2026 selon *La République du Centre*, ce qui indique une montée en charge côté ressources humaines ; en revanche, aucun chiffre d’affaires consolidé fiable n’est ressorti des rapprochements : les synthèses presse notent l’opacité comptable et l’annuaire d’État en ligne place l’activité (code NAF ingénierie) sans ouvrir le détail d’exercice à ce jour. Le capital social publié (ordre de dizaines de milliers d’euros) reste de petite taille côté mention légale, cohérent avec une PME en phase de preuve économique.

2. Impact réel

L’apport énergétique concret, côté empreinte, est indirect : l’idée est d’éviter de densifier l’infrastructure de prises et d’accompagner des espaces reconfigurables plutôt que d’en livrer l’inventaire carbone. Les batteries stockent de l’électricité ; là où les stations sont rechargées sur le réseau ou via solaire mobile, le bénéfice « climat » dépend du mix électrique (trajectoires PPE, décarbonation annoncée de l’électricité d’ici 2050) — sans publication par Osol d’un bilan « kg CO₂ évités » ou d’une part d’EnR sur site par installation. *Selon les éléments publics vérifiés, aucun rapport d’impact ou facteur d’émissions spécifique à l’offre n’a été trouvé* chez l’ADEME ni sur Connaissance des Énergies : l’effet environnemental reste un argument de frugalité d’infrastructure (moins de gros courants par poste) et de débâchage du bureau, non un inventaire vérifié. Pour la hiérarchie *« éviter, réduire, compenser »* des bâtiments tertiaire, c’est un levier d’aménagement plus qu’un chambre d’appel d’enrachassement de stockage propre.

3. Innovations / partenariats

La société s’appuie sur deux brevets en mobilité énergétique et vise l’« Flexible Power Network » (FPN), le storytelling du « Wi-Fi de l’énergie » popularisé en podcast. Visibilité événementielle : Cannes Lions 2022 (alimentation du Palais en mode solaire/nomade), Roland-Garros en 2021 pour du coworking « hors prise ». Côté financement, outre le tour 2021, on mentionne une avant‑levée de 300 k€ pour valider la phase pilote. Côté industrie, d’après *La République du Centre*, l’intégralité de l’assemblage est en France, au Lab’O d’Orléans depuis 2023, avec bureaux commerciaux à Paris et siège cannois — l’annuaire d’État en ligne compte trois établissements actifs.

4. Greenwashing / zones grises

La promesse d’un « bonne énergie nomade » ouvre le risque de discours *green* sans séries de données : sans taux d’émissions évitées ou traçabilité de la recharge (réseau vs on‑site), le discours « décarbo » reste surtout atmosphérique. La batterie implique matières, obsolescence, fin de vie : ordre de grandeur sectoriel, la criticité s’inscrit dans les enjeux généraux du stockage, non résolus en transparence côté Osol. Exposition au marché du flex office post‑télétravail, pointée par l’analyse de contexte de l’époque de la levée *Les Echos* : reconvertir moins de mètres, c’est aussi désaligner l’infrastructure câblée qu’on prétend optimiser. Enfin, l’historique d’un pivot loin de certains solaires d’accès humanitaire vers le tertiaire souligne le glissement d’un narratif *impact* vers le rendement d’adoption corporate.

5. Positionnement stratégique

Dans l’entrelacs France 2023+ de la relocalisation modulaire, Osol a choisi d’endosser l’ingénierie de proximité — contrôle des coûts, délais, image « fabriqué ici » — au prix d’investissements opérationnels. Opportunité : l’immobilier tertiaire sous contrainte d’efficacité (cadre européen et national du bâti, rénovation, sobriété d’équipement) pousse le marché des services énergétiques de complément ; l’effet 2026 côté effectifs ressemble plus à un sursaut de capacité qu’à une capitalisation visible pour l’extérieur. *Aucun élément public à ce stade* ne permet de conclure à un dossier de conformité CSRD : la société n’est [pas, à date de ces recherches, une vitrine RSE côté grands comptes obligés**.

Verdict WattsElse

Osol remplit une niche rare — débâcher le banc de travail sans négocier un nouveau tableau électrique — mais tient le marché d’un côté luisant et la rentabilité de l’autre, derrière le rideau. Tant qu’on ne lit pas d’euros au bilan, c’est moins l’« énergie partout » qu’un suspense partout : l’histoire tient, la facture, elle, reste *nomade*.

Sources : lesechos.fr · lejournaldesentreprises.com · osol.co · nicematin.com · investincotedazur.com · larep.fr · lejournaldesentreprises.com · annuaire-entreprises.data.gouv.fr · osol.co · connaissancedesenergies.org · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · podmedias.fr

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