Petrolera Piedra Del Aguila S.A.
Opérateur neuquino catalogué dans les bases sectorielles autour de Vaca Muerta, Petrolera Piedra del Aguila S.A.
À propos de Petrolera Piedra Del Aguila S.A.
1. Modèle économique
Sur la base du CUIT 30-70984092-0 et de la raison sociale *Petrolera Piedra del Aguila Sociedad Anónima*, il s’agit d’une SA argentine dont l’activité économique est classée, dans les annuaires commerciaux, dans l’extraction de gaz naturel — ce qui colle au secteur « Pétrole & Gaz » que vous indiquez et permet de dissocier clairement la société de Hidroeléctrica Piedra del Aguila S.A., autre entité patrimoniale issue de la filière hydroélectrique : pas de mélange de bilans entre ces deux « Piedra del Aguila ». Une fiche agrège une fourchette de facturation estimée très large et une date de contrat social au 11 septembre 2003, informations à prendre comme signaux de scoring, non comme comptes audités publics (Trade Nosis). La *Guía Vaca Muerta* liste un contact à Neuquén (Alte. Brown 825) et un rattachement à l’écosystème oil & gas régional, cohérent avec une logique de concessionnement provincial et de valorisation du gaz. En revanche, une entrée de registre consultée en ligne indique aucun impôt actif ni régime actif au moment du dernier état affiché, ce qui impose la prudence sur le niveau d’activité courante et sur tout chiffre de chiffre d’affaires récent (Cuit Online).
2. Impact réel
Sans inventaire public des émissions ou du nombre de puits que nous ayons pu rattacher avec certitude à cette raison sociale en 2026, l’impact climat est essentiellement structurel : une société d’amont gazier ancrée dans la Patagonie argentine exporte, par définition, une énergie fossile dont la combustion et les émissions de méthane amont constituent le gros du bilan carbone. Pour situer le levier scientifique sans attribuer à tort des tonnes à cette société précise, la documentation associée aux jeux de données sur le gaz dans les bases de référence sur le CO₂ rappelle que le méthane domine la composition et que les fuites tout au long de la chaîne pèsent sur le CO₂e (documentation gaz — Base Carbone). À l’échelle du bassin, le développement non conventionnel et les controverses locales (eau, séismicité, communautés) sont documentés dans la presse spécialisée française de synthèse (Connaissance des Énergies sur la fracturation à Vaca Muerta) — utile pour le contexte, pas pour une mesure d’impact nominalisée à Piedra del Aguila.
3. Innovations / partenariats
Les traces les plus nettes ne sont pas des « breakthrough » technologiques mis en avant par la société, mais des jalons réglementaires argentins : le 22 décembre 2011, le *Boletín Oficial* publie la résolution 1570/2011 (Secrétariat de l’Énergie, volet gaz naturel) qui approuve pour *Empresa Petrolera Piedra del Aguila S.A.* les projets « Los Leones Cinco », « Los Leones Uno » et « Jubileo », dans des périmètres de concessions et de permis situés en province de Neuquén, dans la lignée du programme Gas Plus (Boletín Oficial — résolution 1570/2011). Ce type de cadre — créé par la résolution 24/2008 — vise explicitement à stimuler la production privée de gaz avec des conditions tarifaires dérogatoires à l’accord producteurs 2007‑2011 (texte InfoLeg — résolution 24/2008) : partenariat public‑privé par le prix, plus que laboratoire R&D. Effectifs récents, capex actualisé et pipelines commerciaux : non retrouvés dans des sources primaires ouvertes au stade de cette veille.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque de storytelling climat pour une telle structure est mécanique : valoriser un « gaz de transition » sans budgets mesurés de LDAR (détection‑réparation des fuites) ni reporting CSRD ne peut être nié ni affirmé ici — aucun rapport RSE/CSRD public identifié sous cette raison sociale. En revanche, deux tensions datées et sourcées dépassent la rhétorique : d’une part, l’entrée au *Boletín Oficial* du 22 décembre 2011 place explicitement les projets de la société sous un dispositif d’incitation à la production fossile (Boletín Oficial — résolution 1570/2011) — attention, vérifiez l’URL si elle bouge côté Argentine ; l’URL canonique utilisée ici est `https://www.boletinoficial.gob.ar/detalleAviso/primera/63200/20111222` ; d’autre part, en mars 2011, *Página/12* reconstruit la séquence d’une concession accordée en janvier 2007 sur 3 800 hectares et les tensions avec une communauté mapuche, puis un épisode judiciaire majeur sur la consultation préalable (Página/12). Ce double signal — aides au gaz et droits collectifs — constitue la zone grise la plus documentée publiquement pour cette identité. **Couverture ADEME / PPE / GreenUnivers / *Énergie & Stratégie* explicitement centrée sur cette société : non trouvée** dans la veille web réalisée pour cette fiche.
5. Positionnement stratégique
Pour une petite ou moyenne structure intégrée au maillage neuquino, la stratégie « raisonnable » sur la décennie 2010 a été de verrouiller des projets sous schemes type Gas Plus puis de naviguer entre pression fiscale, cycles de prix gaziers et réputation territoriale. Le grand mouvement continental — expansion des capacités autour de Vaca Muerta et export via infrastructures nouvelles — redistribue les cartes pour les opérateurs locaux (Connaissance des Énergies sur le gazoduc depuis Vaca Muerta), même si ce corpus ne cite pas Piedra del Aguila parmi les protagonistes : la leçon stratégique est sectorielle. Signal institutionnel récent attaché à cette raison sociale : non identifié au-delà des états de registre ambigus (Cuit Online).
Verdict WattsElse
Petrolera Piedra del Aguila S.A., telle que la traquent les identifiants argentins, est surtout visible à travers ce que le secteur fossile patagonien sait faire de mieux et de pire : cadres d’incitation datés et contentieux fonciers précédents, pas une vitrine climat prête pour l’Europe réglementée — le gaz documenté vaut mieux que le gaz raconté.
Sources : trade.nosis.com · guiavacamuerta.com · cuitonline.com · prod-basecarbonesolo.ademe-dri.fr · connaissancedesenergies.org · boletinoficial.gob.ar · servicios.infoleg.gob.ar · boletinoficial.gob.ar · 163734-52441-2011-03-09.html · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
NIBIO
Le chercheur public ne « produit » ni MWh ni batterie : il arme l’État, l’industrie et l’Europe de chiffres sur les sols, les forêts, le digestat et les filières bio.
Voir la ficheERZ
Sigle piégé : automatiquement, « ERZ » renvoie à tout sauf à Zurich — aéroport turc, patronyme, bruit de données.
Voir la ficheQatalum
Le tag « pétrole & gaz » tombe à côté du marquage : Qatalum est une fonderie titan du primaire, pas un producteur d’hydrocarbures.
Voir la ficheElectromech Maritech Private Limited
À première vue, « Electromech Maritech » évoque la supply chain éolienne du groupe ElectroMech ; les dossiers de notation racontent une autre histoire — un SPV photovoltaïque hérité du monde Lanco, jusqu’aux derniers ratios publiés en 2022.
Voir la ficheGranepig AB
Le cache WattsMonde range Granepig AB dans les énergies renouvelables ; les registres publics décrivent autre chose — une PME agricole de grisuppfödning (naisage de porcelets) à Eslöv, en Scanie, filiale d’un holding industriel.
Voir la ficheTalanx
Le Talanx traité ici est Talanx AG, groupe d’assurance et de réassurance coté, dont le siège est à Hanovre — et non l’ESN française Talan (homonyme voisin) ni un producteur d’électricité renouvelable.
Voir la ficheEssent
Filiale d’E.ON aux Pays-Bas, Essent incarne le paradoxe d’un fournisseur qui mise gros sur l’électrification des usages tout en étant exposé aux frictions les plus visibles du marché : contrats variables contestés et facture des prosommateurs.
Voir la ficheInvensys
Invensys n’est plus cotée ni publiée en chiffres autonomes : absorbée par Schneider Electric, elle ne vit plus que dans les gammes d’automatisme de procédés, de sûreté et les logiciels d’atelier qui servent encore pétrochimie, chimie fines et infrastructures critiques.
Voir la ficheShaanxi Qingshuichuan Energy Co Ltd
Six groupes, 4 600 MW au compteur et une année 2024 qui bat des records de production : dans le nord du Shaanxi, Shaanxi Qingshuichuan Energy Co., Ltd.
Voir la ficheTosoh Corp
Le géant chimique japonais ne « vend » pas l’électricité au réseau comme un opérateur classique : il fait tourner une des plaques tournantes d’Europe-Asie de la chimie tout en tenant une centrale géante « maison » qui alimente ses fours.
Voir la ficheEOS
Le nom « EOS » recèle des homonymes internationaux ; vous parlez de la EOS Holding SA lauzannoise : bras armé romand de la présence financière dans le réseau et la grande production d’État fédéré, où sa holding et ses filiales de parcs constituent un double pari : flexibilité des réseaux et industrialisation massive des Nouvelles énergies renouvelables hors…
Voir la ficheVPP Solar Kft.
Leader technique du petit photovoltaïque hongrois sur les chiffres de capacité publiés par la maison mère VPP Energy, VPP Solar Kft.** trace une trajectoire de croissance des volumes tout en voyant son résultat opérationnel plier sous la pression des coûts et du cadre des aides.
Voir la ficheUNI PASSAU
Une université bavaroise fait rarement passer sa signature pour celle d’un opérateur de Réseaux & Distribution : l’Université de Passau, pourtant, s’est imposée comme voix forte de l’intégration de l’électromobilité et du pilotage intelligent des réseaux.
Voir la ficheSenok Wind Power
Pionnier de l’éolien à terre dans le district de Puttalam, Senok Wind Power (Pvt) Ltd incarne une success story technique du secteur privé…
Voir la ficheTransport Jauze et Fils
Distributeur familial de carburants à la Réunion, livrant du pétrole avec la ponctualité d’un créole… et le parfum d’un vieux diesel.
Voir la ficheBlunomy
Blunomy ne produit ni électricité ni molécules vertes: elle vend de la trajectoire, du stress-test et des récits d’investissement crédibles.
Voir la ficheKingelstad Vind AB
À Landskrona, Kingelstad Vind AB apparaît comme une coquille de projet sur la côte ouest de la Scanie : utile sur le papier, peu bavarde en public, et suspendue à des autorisations où le local pèse autant que la technique.
Voir la ficheAlbedo Bs Elektrİk Üretİm Anonİm Şİrketİ
Le nom ressemble à une start-up photovoltaïque « importée » ; il désigne en réalité une société anonyme turque de production d’électricité, Albedo BS Elektrik Üretim A.Ş., épinglée sur la Sakarya à la lisière d’Ankara et d’Eskişehir.
Voir la ficheMasters Energy Oil and Gas Ltd.
Distributeur nigérian incontournable, Masters Energy Oil & Gas Ltd.
Voir la ficheHidroastur, S.A.
Trois centrales au fil de l’eau, un siège à Oviedo, une gouvernance mi-publique mi-privée : Hidroastur incarne la petite hydro montagneuse, efficace sur le papier et cruellement exposée aux années « trop pluvieuses » ou « trop sèches », ainsi qu’aux prix de l’électricité.
Voir la ficheRauman Energia
À Rauma, l’énergie urbaine ne se vend pas en slogans : elle se mesure en gigawattheures de chauffage touchés par l’hiver, en kilomètres de câbles souterrains, et en dividends versés à une ville actionnaire.
Voir la fichePT. Pusaka Jaya Palu Power
À Panau, la « transition » se joue autant sous les turbines qu’au cordon de manifestants : PJPP incarne ce petit producteur indépendant charbonnier coincé entre la faim d’électricité pour l’industrie et la colère riveraine face aux poussières de centrale.
Voir la fiche