PJSC "Mosenergo"
La prod électrique et thermique recule en 2025, alors que la société assure déjà plus de la moitié de l’électricité de la région moscovite et, avec « МОЭК », environ neuf dixièmes du chauffage urbain (hors territoires adjoints).
À propos de PJSC "Mosenergo"
1. Modèle économique
Le PAO « Мосэнэрго » (PJSC Mosenergo) est une société cotée qui tire ses revenus de la production et du débit d’électricité et de chaleur depuis quinze grandes sites et des sous-stations thermiques de quartier, avec une capacité déclarée d’environ 12,3 GW électriques et 43,2 milliers de Gcal/h thermiques au 28 janvier 2026 (résultats opérationnels 2025). Les stations « Мосэнэрго » fournissent plus de 50 % de l’électricité consommée dans la région de Moscou (idem). L’capital social est fixé à 39 749 359 700 roubles, divisé en autant d’actions ordinaires d’une rouble (idem). L’actionnariat est contrôlé majoritairement par Gazprom Energoholding et le département patrimonial de la ville de Moscou, selon une synthèse presse (couverture AKM). Côté agrégats financiers, les bases publiques divergent selon normes et filtres : un agrégateur cite pour le RAS 2024 un chiffre d’affaires d’environ 261,96 milliards de roubles (+6 %) et un résultat net en forte contraction interannuelle (fiche TAdviser), tandis qu’un profil financier alternatif souligne une hausse de CA de 8,9 % mais une baisse du profit net de 7,07 % sur une fenêtre 2023‑2024 (profil EMIS) — signal prudent : ne pas fusionner ces lignes comme si elles étaient strictement comparables.
2. Impact réel
Le cœur du métier est thermique gazier et cogénération : le gaz naturel structure le bilan énergétique opérationnel du groupe Gazprom autour de Mosenergo (présentation corporate). Pour un lecteur européen, la grille PPE3 / ADEME ne s’applique pas jurisdictionnellement ; en revanche, elle fixe un repère de contrastation : là où l’UE pousse à la décarbonation profonde du chauffage et de l’électricité, Mosenergo incarne une trajectoire de maintien de services urbains à très forte intensité gaz. Les émissions de Scope 3 et la stratégie climat 2050 sont portées au niveau Gazprom dans un cadre volontairement macro (rapport climat Gazprom), sans bilans désagrégés publics et audités par centrale pour Mosenergo dans les extraits consultés — ce qui limite la lisibilité du facteur carbone spécifique au niveau infrastructure urbaine.
3. Innovations / partenariats
Les marges d’« innovation bas carbone » visibles côté holding passent souvent par la filiale EL5‑Energo et ses projets éoliens, documentés dans ses publications récentes (rapport annuel EL5‑Energo 2024), distincts du périmètre thermique central de Mosenergo. Sur le site de Mosenergo, la société met en avant un volet mobilité électrique — création d’un réseau de bornes pour la charge (page « électrotransport ») — qui reste, à ce stade, un complément périphérique à un modèle dont la masse reste la production fossile. La coordination opérationnelle avec « МОЭК » pour le service de chauffage est explicitement mentionnée dans la « spravka » officielle (communiqué janvier 2026).
4. Greenwashing / zones grises
La première tension factuelle est chiffrée et récente : en 2025, la société annonce 64,77 milliards de kWh produits (‑2 % vs 66,10 en 2024) et 78,79 millions de Gcal de chaleur livrée (‑5,6 % vs 83,43 ), avec des explications météo‑conjuncturelles explicites (communiqué du 28 janvier 2026). Ce double recul pose la question d’un « vert » par substitution narrative (efficacité, stratégie groupe) face à un métier inchangé : brûler du gaz pour tenir la ville. Ensuite, le risque de sanctions et de conformité pesant sur tout le secteur énergétique russe s’est durci côté États‑Unis et Royaume‑Uni au début 2025, avec des implications pour les contreparties étrangères (analyse Hogan Lovells) — Mosenergo peut ne pas être nommément sur une liste consultée par un agrégateur (fiche OpenSanctions), mais reste structurellement exposée au collateral compliance des chaînes technologies et financements.
5. Positionnement stratégique
Le conseil d’administration a recommandé un dividende de ~0,22606 rouble par action pour l’exercice 2024 (annonce dividende), ce qui sonne comme une politique de rendement vis‑à‑vis des actionnaires dans un contexte de pression sur les volumes. Stratégiquement, Mosenergo demeure un outil de sécurité d’approvisionnement urbain pour la Russie post‑2022, mais aussi un levier de valorisation du gaz dans la zone dense de Moscou. Le classement sectoriel « Pétrole & Gaz » dans certains référentiels brasse mal la réalité : vous tenez ici un producteur d’électricité‑chaleur dont la matière première pivot est le gaz, pas un opérateur amont classique.
Verdict WattsElse
Mosenergo n’est pas une transition : c’est la température ambiante du système russe, réglée au méthane. Tant que la demande de chauffage baisse avec des hivers plus doux et que les sanctions grignotent l’accès aux technologies et capitaux, la « valeur verte » restera surtout dans la communication de groupe — pas dans le mix énergétique des quinze centrales.
Sources : mosenergo.ru · akm.ru · tadviser.com · emis.com · mosenergo.gazprom.com · sustainability.gazpromreport.ru · el5-energo.ru · mosenergo.ru · hoganlovells.com · opensanctions.org · mosenergo.ru
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
UZHNU UZHHOROD NATIONAL UNIVERSITY STATE HIGHER EDUCATIONAL INSTITUTION
Face à la guerre et aux coupures, l’Université nationale d’Oujhorod ne « fait pas de la transition » comme un campus occidental : elle enchaîne prêts nordiques, enveloppes NRFU et dons britanniques, tout en s’appuyant sur un diesel de secours.
Voir la ficheLandskrona Energi
À Scanie, ce n’est pas un producteur médiatisé façon oligopole européen : Landskrona Energi incarne une logique très suédoise de holding municipale, qui associe chauffage urbain, concession de réseau, fibre « open access » et, accessoirement, la pression industrielle locale quand une grosse enveloppe passe sur une décennie.
Voir la ficheAbound Solar
** Fleuron américain du photovoltaïque couches minces au tellurure de cadmium (CdTe), Abound Solar a incarné l’euphorie des subventions « vertes » de la fin des années 2000 — avant de s’effondrer en 2012 sous le double poids d’une guerre des prix et de doutes sur la performance réelle des modules.
Voir la ficheUNIVERSITY OF GLASGOW
L’Université de Glasgow incarne depuis des années une politique climat très visible : désinvestissement pétrogaz achevé, objectif bilancé vers 2030, recherche sur l’énergie durable.
Voir la ficheUnited Premier Oil and Cake
Le nom évoque un géant du noir de schiste ; la réalité industrielle est autre : huiles végétales, tourteaux et acides gras pour l’oléochimie, à Hull.
Voir la ficheFrillesås solpark AB
** Sur l’E6 entre Varberg et Kungsbacka, 1,5 MWc de solaire jouent la complémentarité avec une éolienne voisine : beau récit d’« énergie citoyenne », jusqu’à ce que le marché spot suédois s’en mêle.
Voir la ficheSWE Energie GmbH
À Erfurt, la SWE Energie GmbH incarne le bras « énergie » d’un service municipal en mutation : des comptes 2024 en trombe, mais un mix encore très accroché au thermique et un virage climat qui passe par des leviers lourds — hydrogène, géothermie, subventions — encore partiellement dans les cartons.
Voir la ficheTERMOELECTRICA COLMITO
** Au Chili, une turbine de 58 MW joue les pompiers du réseau dans une baie industrielle sous loupe réglementaire.
Voir la ficheAlstom (Spain)
** La filiale espagnole d’Alstom affiche un chiffre d’affaires solide, un carnet de commandes massif en péninsule ibérique et une rhétorique « mobilité durable » portée par des chiffres d’achats locaux et de solaire en toiture.
Voir la ficheRingsjö-Energi
Ce que vos bases appellent encore « Ringsjö-Energi », c’est surtout une géographie : Eslöv, Höör et le bassin du Ringsjön, désormais pilotés sous la marque Kraftringen** par une filiale réseaux très rentable — mais prise en étau entre investissements obligatoires, biocombustibles volatils et colère sur la facture.
Voir la ficheGhella
Ghella, c’est d’abord la puissance brute des tunneliers hors sol : des chantiers géants où chaque tonne de béton et chaque tonne-kilomètre acheminées pèsent comme du carbone évité ou du carbone importé dans la chaîne de valeur — et un parc PV qui offre au groupe un contre-récit chiffré sur l’Italie renouvelable.
Voir la ficheAragonesa del Viento, S.A.
Branche du passé agricole devenu conglomérat à 2 000 M€ de chiffre d’affaires, Aragonesa del Viento, S.A.
Voir la ficheUzbekneftegaz
Compagnie étatique au cœur du paradoxe ouzbek — réserves affichées en trombe-l’œil et production qui filtre — Uzbekneftegaz incarne à la fois la rente hydrocarbure et l’urgence d’éteindre les crises d’approvisionnement.
Voir la ficheSUNCER (Groupe Quadran/TotalEnergies Renewables)
Du solaire qui brille sous l'aile d'un géant pétrolier – la transition énergétique version premium.
Voir la ficheBangla Trac Power
** Chez Bangla Trac Power, l’électricité se paie au prix du diesel, du fioul lourd et de la patience : l’acheteur unique BPDB étouffe sous les pertes et les arriérés, pendant qu’une tranche historique de 200 MW s’est éteinte sur ordre du pouvoir.
Voir la ficheSolar Paces
SolarPACES incarne la partie « science et coopération » du solaire thermodynamique à concentration, alors que le marché lui impose une équation brutalement comparée au photovoltaïque.
Voir la ficheMouja Tech
Mouja Tech avance, à ce stade, comme une entreprise à très faible visibilité publique.
Voir la ficheÄlvsborgsvind AB (publ)
** Petite holdings éolienne née dans les années 1990, Älvsborgsvind AB (publ) incarne une génération d’OPF scandinaves : quelques dizaines de mégawatts bien localisés, une gouvernance « club » après une entrée tardive dans le capital-investissement de masse via une place de marché non cotée.
Voir la ficheParque Eólico El Nogal
Parc éolien au sud du Chili, El Nogal incarne la promesse d’une EnR « faite maison » — financement CORFO, turbines américaines de série, actionnaire institutionnel à Houston.
Voir la ficheIntoto
Entité visée : Intoto AS (surveillance des eaux et des ouvrages pour l’hydroélectricité), pas l’île homonyme aux Philippines ni la société IT de Cebu.
Voir la ficheGriffin Energy & Stanwell Corporation Ltd
D’un côté, une régie du Queensland qui empile les gigawatts d’éolien, de solaire et de stockage pour tenir la feuille de route 2035.
Voir la ficheMagREEsource
Start-up grenobloise qui recycle les aimants permanents à base de terres rares pour une souveraineté européenne recyclée… à base d’hydrogène vert. Ironie magnétique ?
Voir la ficheEV ILVO
L’Eigen Vermogen de l’ILVO n’est pas une « startup climat » : c’est la personne morale qui porte une partie massive de la recherche appliquée flamande sur l’agriculture, la pêche et l’alimentation — avec, au profit de la transition, des bâtiments qui deviennent des démonstrateurs d’ENR et de flexibilité.
Voir la fiche