Puketoi Wind Farm
** Un parc côté Mercury relancé par le fast track et des contrats d’achat d’électricité au niveau du groupe, mais toujours coincé entre promesse de décarbonation et friction sur le territoire.
À propos de Puketoi Wind Farm
1. Modèle économique
Puketoi n’est pas une entité boursaire autonome : c’est un actif projet du groupe Mercury NZ, intégré verticalement (gros producteur, retail, trading). Le revenu viendra, une fois l’électrons sur le réseau, de la vente en gros et d’engagements clients — dont un PPA de 20 ans avec NZ Aluminium Smelters (657 GWh/an), qui ancre le modèle d’achat côté industrie lourde. Mercury table sur une décision finale d’investissement en 2026 selon l’Infrastructure Pipeline ; le coût de projet précis n’est pas publié ligne à ligne : le rapport intégré 2025 situe l’enjeu de capex autour d’un milliard de dollars néo-zélandais pour l’ensemble des chantiers éoliens en cours, sans ventilation Puketoi. Pour le groupe, l’EBITDAF sur six mois atteignait 537 M NZD en présentation intermédiaire récente (HY26) ; l’effectif se compte en ordre de grandeur : plus de 1 300 personnes selon les agrégateurs de marché (fiche effectifs), à croiser avec les chiffres officiels dans les rapports investisseurs.
2. Impact réel
Sur le papier, l’équipement visé : environ 228 MW, 1 040 GWh/an, 53 turbines, 160 m en bout de pale — l’équivalent de la conso d’environ 150 000 foyers, formulation Mercury. La connexion par la ligne de 220 kV vers Turitea limite l’infrastructure nouvelle. Le bénéfice climatique net dépend du mix marginal néo-zélandais (déjà riche en hydraulique) : l’éolien y joue plutôt le rôle de flexibilité et d’évitement d’importations ou d’augmentation de génération fossile de pointe, pas d’un saut type « charbon → vent » à la française. Aucun total de tonnes de CO₂ évitées n’est retenu ici faute de facteur d’émission public consolidé spécifique au projet ; le Global Energy Monitor rappelle surtout le long historique d’avant-projet, pas une mesure d’impact carbone auditée. La PPE3 et les fiches de l’ADEME ne s’appliquent pas à ce site : l’analogie utile, c’est l’enjeu éolien terrestre en zone déjà decarbonnée à la marge — gain réel, mais moins photogénique qu’en Pologne ou Allemagne.
3. Innovations / partenariats
Techniquement, le projet s’inscrit dans l’optimisation d’un site déjà autorisé (extension de ressource consentie jusqu’en 2031, selon Mercury). Côté gouvernance d’actifs, l’inscription FTA311 vise des variations de permis plutôt qu’une table rase. Au-delà de Puketoi, Mercury a sécurisé une option d’achat 140 MW sur 15 ans avec Datagrid pour un campus d’infrastructures d’IA en Southland : ce n’est pas un câble direct vers Puketoi, mais c’est le même modèle d’arbitrage génération–datacenters haute intensité, où l’éolien sert d’enjeu d’ancrage tarifaire pour le capital.
4. Greenwashing / zones grises
Le fast-track (MfE) a été conçu pour l’accélération : la critique environnementaliste, c’est le risque d’amputation des procédures et des contredits écologiques, pas l’invention de l’ENr. La demande de fermeture d’une “paper road” sur la crête, relevée par la presse locale, pose la question d’un accaparement d’espace public — difficile de vendre cela comme écologie « sans couture sociale ». Le GEM note une capacité parfois reprise à 310 MW ailleurs : écart de sources, signe d’un projet encore en flux de cadrage. Côté image « 100 % renouvelable », le groupe s’inscrit dans un marché néo-zélandais où la concurrence d’intérêts (smelters, data centers) pousse à des PPA longs : le risque n’est pas le charbon caché, mais la capture de la nouvelle génération par des clients captifs, au détriment d’un tarif abordable pour d’autres usages.
5. Positionnement stratégique
Puketoi est le jumbo de la patience : consenti, prolongé, shovel-ready en discours, avec une FID calée sur 2026 comme repère d’infrastructure. Le pack reporting Mercury 2025 aligne l’éolien en cours sur le milliard NZD de capex, ce qui cadrre la décision boursier du groupe, pas celle d’un OPA sur un parc seul. Face aux objectifs d’“Electrify New Zealand” et à la pression sur les gros consommateurs, l’étiquette « priorité nationale » est autant d’actif politique que d’ouverture de chantier.
Verdict WattsElse
Puketoi, ce n’est pas seulement du vent : c’est un pari sur l’enchaînement permis – contrats, ligne Turitea, fast-track, timing FID 2026 – à condition que le territoire ne casse pas l’accord avant les fondations. Météo côté climat : variable ; côté politique et foncier : parfois orage sur la crête.
Sources : mercury.co.nz · environment.govt.nz · en.wikipedia.org · mercury.co.nz · mercury.co.nz · infrastructurepipeline.org · mercury.co.nz · stockanalysis.com · mercury.co.nz · mercury.co.nz · gem.wiki · fasttrack.govt.nz · datacenterdynamics.com · w.media · nzherald.co.nz
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q130761192
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Bharat Corp ltd
Le nom « Bharat Corp ltd » ne renvoie pas, dans les sources ouvertes consultées, à une major pétrogazière cotée sous cette raison sociale exacte : les agrégats sectoriels et financiers alignés pointent vers Bharat Petroleum Corporation Limited (BPCL), géant public du raffinage et du marketing en Inde.
Voir la ficheSouthwire
Le géant de Carrollton s’affiche en champion du verre à moitié plein : chiffre d’affaires à neuf chiffres, feuille de route SBTi, cuivre « responsable » et réduction d’émissions en trombe.
Voir la ficheNLC India Limited
Sous l’autorité du ministère indien du Charbon, NLC India ne joue pas la start-up de la « transition douce » : c’est un géant d’extraction (lignite, charbon) et d’électricité thermique qui empile aujourd’hui le solaire, le stockage, les minerais « critiques » et une future cotation boursière de sa branche EnR.
Voir la ficheVoltAero
Start-up française d'avions hybrides électriques, qui promet un ciel plus vert tout en gardant les moteurs un peu allumés.
Voir la ficheKunlun Energy
Bras gazier coté de PetroChina à Hong Kong, Kunlun Energy engrange des volumes et facture une transition « gaz + électricité ».
Voir la ficheZap Energy
Pionniers du Z-pinch, ils flirtent avec la fusion nucléaire sans aimants supraconducteurs, promettant demain l’énergie propre pendant qu’on attend toujours hier.
Voir la ficheTrường Đại học Y Dược
Le nom vietnamien « université de médecine et pharmacie » prête à confusion : par le site officiel et la fiche d’identité structurée associée, il s’agit bien de l’université de médecine de Hanoï (Đại học Y Hà Nội, anglais Hanoi Medical University), implantée au Viêt Nam depuis 1902, à distinguer de la faculté de pharmacie voisine qui pilote ses propres…
Voir la ficheMeralco
Monopole de distribution sur la mégalopole, machine à cash régulée et désormais producteur en quête d’échelle : Meralco incarne la tension d’un grand réseau asiatique — rassurant pour les actionnaires, exposé au charbon national qu’il ne contrôle pas tout à fait.
Voir la ficheMcPhy Energy
À Belfort, McPhy incarne une promesse française: fabriquer des électrolyseurs à grande échelle pour verdir l’industrie.
Voir la ficheVindIn Svalskulla Ab/Oy
Le nom VindIn Svalskulla Ab/Oy correspond à la véhicule finlandaise du parc de Svalskulla, en Ostrobothnie (ville de Närpiö) — EnR, Filanda — bien distincte d’un éventuel homonyme : elle est rattachée au développeur suédois VindIn AB tel que retracé par le Global Wind Power Tracker pour un actif de 15 MW, en service depuis 2014.
Voir la ficheBrennkrafttechnische Gesellschaft
Ce n’est ni un géant de la distribution ni un installateur gaz : la Brennkrafttechnische Gesellschaft que documentent les archives allemandes est une association technique de l’entre-deux-guerres, née dans le Berlin de 1918 et absorbée par l’histoire avant l’ère du bilan carbone.
Voir la ficheUPM-Kymmene Oyj
Groupe forestier finlandais né d’une fusion en 1996, UPM vend aujourd’hui fibre, papiers, contreplaqué, étiquettes et électricité, tout en tentant un saut vers la biochimie et les carburants d’origine biosourcée.
Voir la ficheRockneby Vind AB
** Dans le bleu maritime du Kalmar län, la société Rockneby Vind AB incarne une forme très suédoise d’ENR : petite structure sans salariés déclarés, siège rural, métier officiel « drift, förvaltning och underhåll » du vent.
Voir la ficheEngie Solutions Belgium
Engie Solutions Belgium vend une promesse très belge: décarboner sans casser le confort, ni la continuité de service.
Voir la ficheCPI Henan Electric Power Co Ltd
Un nom d’héritage (CPI Henan), une raison sociale de fusion (State Power Investment Corporation Henan Electric Power), un siège à Zhengzhou : l’entité visée n’est ni le transporteur State Grid Henan ni le charbonnier Shenhuo.
Voir la ficheEMDERSA GENERACION SALTA SA - PAMPA ENERGIA
Une filiale provinciale de 30 MW ne bouleverse pas le bilan d’un intégré argentin de 5 000 MW et de dizaines de milliers de barils équivalent pétrole ; elle en révèle au contraire la logique : production thermique décentralisée, rémunération spot et valeur de rachat dans un pays où l’argent et le gaz se croisent au rythme des crises hydrauliques et des…
Voir la ficheReMoni
Coquille technique autour de capteurs « clamp-on » et d’algorithmes, ReMoni incarne une promesse simple : mieux mesurer pour mieux décarboner bâtiments et réseaux.
Voir la ficheNorthwest Power Generation Company Limited
North-West Power Generation Company Limited (NWPGCL) n’est pas un acteur mondial « cool » mais un bras armé étatique de la Bangladesh Power Development Board (BPDB) : elle injecte dans le réseau bangladais ce que le prix final de vente ne couvre presque pas.
Voir la ficheAQUAPORIN
L’identité visée ici est Aquaporin A/S, société danoise de membranes biomimétiques pour la filtration (siège à Kongens Lyngby), cotée jusqu’en février 2026 sur le Nasdaq Copenhagen — pas l’entrée biologique « aquaporine » héritée de bases généralistes.
Voir la ficheIZERTIS
Le siège asturien a quitté BME Growth pour le Mercado Continuo en emballant un Business Plan 2030 très ambitieux ; la transition énergétique y figure comme levier de croissance, pas comme métier de première ligne au sens « producteur ».
Voir la ficheGRUPO ELECNOR S.A.
Après avoir cédé le producteur EnR Enerfín, le groupe retrouve un bénéfice net à trois chiffres en euros et une croissance à deux chiffres — tout en reliant son avenir aux concessions et aux services sur réseaux, domaine où l’Espagne nourrit autant d’opportunités que de contentieux.
Voir la ficheOOO LUKOIL-Komi
L’entreprise objet de cette fiche n’est pas une startup climat : une filiale russienne d’amont pétrolier et gazier ayant pesé pendant des années sur le nord de la Fédération, avant d’être fusionnée dans LUKOIL-Perm et de disparaître comme personne morale distincte.
Voir la ficheNC Services as Bio Solar sro
Le nom invoqué ne correspond à aucune fiche registrale claire sous la forme exacte livrée : entre fantôme d’ERP et jeu de formulations anglo‑tchèques, cette signature sonne comme un fournisseur « solaire », mais elle glisse hors des radars jusqu’à preuve contraire du bon IČO ou du pacte social.
Voir la ficheHELSINGIN YLIOPISTO
L’Université d’Helsinki n’est pas une « boîte énergie » classique : c’est le plus vieux et le plus grand pôle d’enseignement et de recherche de Finlande, avec une communauté d’environ 40 000 étudiant·e·s et chercheur·se·s.
Voir la fiche