Que Phong Hydropower JSC
** Au centre du Vietnam, deux petites centrales hydro totalisent 21 MW et alimentent une société cotée sur UPCoM sous le code QPH.
À propos de Que Phong Hydropower JSC
1. Modèle économique
L’activité est celle d’un producteur indépendant d’électricité hydraulique : les centrales de Bản Cốc (18 MW) et Sao Va (3 MW), sur la province de Nghệ An, avec une production moyenne annuelle de l’ordre de 90 GWh selon le profil émis par Vietstock. La société tire ses revenus de la vente d’électricité et de la gestion de son actif de production ; son actionnaire majoritaire, Trung Son Electric Power JSC, concentrerait plus de 85 % du capital selon la synthèse de MekongASEAN. En 2024, le chiffre d’affaires ressort à 111 milliards de dongs (VND) et le bénéfice net à environ 71,4 milliards VND, stable d’une année sur l’autre selon la même source. L’entreprise employait 42 salariés au 31 décembre 2025 et le capital social était de 185,8 milliards VND dans la fiche repérée par CreditRiskMonitor — données à manier avec la prudence habituelle des agrégateurs internationaux. Sur le marché, l’assemblée générale 2026 est convoquée ; le fil d’annonces UPCoM est suivi sur Vietstock (page QPH). Le modèle dépend donc à la fois du débit, des tarifs de l’électricité et de l’arbitrage actionnarial entre réinvestissement et distribution.
2. Impact réel
Pour la transition énergétique vietnamienne, chaque kilowattheure hydroélectrique produit en site avoisine des centrales thermiques au charbon ou au gaz évite, en première approximation, des émissions de gaz à effet de serre associées au mix marginale — sans que l’on dispose ici d’un bilan carbone vérifié par l’opérateur. Les 21 MW et ~90 GWh/an positionnent Que Phong comme un acteur de taille modeste mais nettement « renouvelable » au sens classique du terme : pas de combustion sur site, dépendance forte au régime hydrologique. On ne peut pas rattacher cette unité aux cadres européens (PPE3, CSRD) autrement que par analogie : les obligations de reporting extra-financier et les trajectoires de l’Union ne s’appliquent pas à une filiale domestique cotée à Hanoï ; aucun document ADEME ou Connaissance des énergies identifié au moment de la rédaction ne cite spécifiquement cette société. L’impact « réel » reste celui d’un petit bloc de production bas-carbone dans un pays encore très exposé aux combustibles fossiles.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments publics consultés, le socle technique est celui de l’hydro classique de puissance limitée, sans annonce patentée de turbine nouvelle génération ou de stockage couplé visant l’international. Le « deal » qui structure le bilan, évoqué presse, est financier plutôt qu’industriel : un prêt d’ampleur à une société tierce, abordé plus bas via VNFinance. Aucun partenariat R&D, contrat d’achat d’électricité international ou alliance technologique datée n’a été identifié au-delà des relations capitalistiques avec Trung Son.
4. Greenwashing / zones grises
Le cœur du paradoxe tient à la cohabitation d’un métier « vert » avec des choix de bilan et de gouvernance qui interrogent la résilience de l’actif productif. D’abord, VNFinance relève un prêt sans garantie de 374 milliards VND accordé à Prime Trung Tín — soit, selon le même article de septembre 2025, environ 70 % du total de l’actif : concentration de risque de crédit inhabituelle pour un producteur d’énergie et signal d’alerte pour tout analyste ESG qui confondrait « bas carbone » et « bas risque ». Ensuite, le dividende exceptionnel à 100 % approuvé en octobre 2025 (186 milliards VND versés, tirés pour une large part des réserves accumulées) illustre une décapitalisation agressive peu compatible avec un discours d’investissement long terme dans des capacités nouvelles. Enfin, Doanh nhân & Pháp luật documente la cession intégrale par le directeur général Lê Thái Hưng d’un bloc de 7,18 % du capital en septembre 2025, juste avant la proposition de ce dividende record : ce n’est pas une condamnation pénale, mais un enchaînement chronologique que les marchés et les médias vietnamiens ont mis en lumière comme tension de gouvernance. Sur le plan strictement environnemental, l’hydro n’est pas « gratuite » : elle peut contribuer à des conflits d’usage de l’eau et à des impacts écologiques locaux ; aucune enquête d’ONG ou décision judiciaire liée à ces centrales n’a été trouvée dans le périmètre de cette veille — on ne l’invente pas.
5. Positionnement stratégique
Les comptes du premier semestre 2025 montrent un chiffre d’affaires en hausse de 15 % à 55,6 milliards VND et un bénéfice de 33,5 milliards VND selon VNFinance, mais la direction avait averti plus tôt d’une pression sur les marges annuelles — objectif de CA 2025 à 128 milliards VND avec profit attendu en retrait d’environ 17 % par rapport à 2024, d’après Báo Pháp luật / Doanh nhân. La bourse a, elle, flirté avec un record autour de 54 000 VND l’action en septèmbre 2025 (VNFinance), signe que le récit « rendement immédiat » a momentanément primé sur le récit « réinvestissement EnR ». Dans un Vietnam qui accélère les EnR, un producteur de cette taille peut rester pérenne en cash-flow ; la question est de savoir si la liquidité reste au service du barrage ou de la salle des marchés.
Verdict WattsElse
Que Phong incarne la version boursière de l’hydro : l’électron est propre, la structure financière et la chronologie des dividendes brouillent le tableau pour quiconque cherche une pure « success story » climatique sans qualifier le risque de contrepartie et l’allant des actionnaires vers la sortie de trésorerie. En clair : le vert du courant ne teint pas forcément le gris du bilan.
Sources : finance.vietstock.vn · mekongasean.vn · info.creditriskmonitor.com · finance.vietstock.vn · connaissancedesenergies.org · vnfinance.vn · doanhnhan.baophapluat.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Plama Pleven
Construite sous le régime communiste puis secouée par la vague de privatisations, Plama Pleven — ancienne grande raffinerie près de Pleven, dans le nord de la Bulgarie — incarne mieux une série de dossiers industriels ouverts qu’une valeur boursière.
Voir la ficheHervé Thermique
Hervé Thermique n’est pas une start-up verte, mais un vieux routier du second oeuvre qui s’est repositionné dans la performance énergétique des bâtiments.
Voir la ficheSAINT-GOBAIN SOLUTIONS FRANCE
La filiale qui orchestre la « prescription » des solutions Saint-Gobain en France vit au rythme du groupe mondial — et au coup par coup de MaPrimeRénov’.
Voir la ficheRasGas
Née en 1993 sur la baie de Ras Laffan, la société a longtemps incarné le GNL “made in Qatar” dans le sillage de Qatargas.
Voir la ficheTransQuillota
TransQuillota n’est plus une société « sur l’étiquette » : legal merge dans le périmètre Alfa Transmisora de Energía, porté dans l’orbit Celeo / APG, dans un pays où tout le jeu se joue désormais sur fiabilité du réseau, stress climat–environnement et nouvelle loi de transition.
Voir la ficheGeneración Fotovoltaica Eos Solar,
Société projet à Murcie avec zéro salarié mais des millions d’euros de chiffre d’affaires comptabilisés, cette filiale opère dans l’œil du cyclone environnemental de la capitale européenne des « macroplants » PV.
Voir la ficheOCTANTIS
Une SARL au capital de quatre chiffres, des comptes publics anciens où le résultat plonge : peu de matière pour faire d’« Octantis » un géant à la manoeuvre dans le mix français.
Voir la ficheYTU
Sans pays indiqué, le trigramme « YTU » désigne très probablement la Yü Group PLC, cotée AIM sous YU.
Voir la ficheAIT STEIN
Spécialiste de la récupération et valorisation d’énergie, intégré au groupe Galilé pour renforcer son offre de solutions durables et accompagner la transition énergétique des industries.
Voir la ficheTOLV
Pendant sept ans, TOLV a incarné le rêve d’un « thermique reconverti en électrique » pour les flottes de VUL, avec Renault dans le rétroviseur et les ZFE dans le pare-brise.
Voir la fichestar
Star Energy Group plc incarne le paradoxe d’un opérateur pétrolier et gazier britannique qui parie sur la géothermie tout en restant financièrement accroché au fossile et à une fiscalité « windfall » qui grève ses marges.
Voir la ficheHästholmens Vind Samf. för.
Sur les rives du Vättern, une samfällighet suédoise produit de l’électricité renouvelable depuis trois décennies — avec les avantages d’un modèle citoyen et les freins d’un territoire où la moindre lame tourne au ras des procédures et des divisions politiques.
Voir la ficheNational Thermal Power Corporation (NTPC) Limited
National Thermal Power Corporation (NTPC) Limited, société publique indienne (Noida), est le plus gros producteur d’électricité du pays : ce n’est pas un « pure player » EnR, mais sa filiale verte cotée et des acquisitions milliardaires en font un acteur central de la courbe renouvelable indienne — au prix d’un empilement charbon-centrales, mines et…
Voir la ficheMobil
Mobil n’est pas une « entreprise satellite » : c’est une griffe historique du trust Standard Oil, absorbée par la fusion ExxonMobil en 1999, encore présente sur les stations selon les territoires.
Voir la ficheAudi Sport
Saison 2026 : la division course d’Audi bascule dans la Formule 1 avec un groupe motopropulseur neuf et un carburant « avancé durable » co-ingéniéré avec bp — au moment où le groupe mère peine à accélérer l’électrique de série sans sacrifier ses marges.
Voir la ficheSolar Power (Korat 9) Company Limited
Rarement une fiche d’entreprise résume aussi bien le grand écart entre le solaire historique et le solaire politique.
Voir la ficheSolaer
Le solaire vit au rythme du capital, pas des déclarations d’intention : Solaer Renewable Energies Ltd (TASE : SOLR), fondée en 2008 et installée à Rehovot, enchaîne développement de parcs, stockage et opérations de cession pour financer une montée en puissance à l’est de l’Europe et en Amérique latine.
Voir la ficheSEWA
Quand on écrit « SEWA », on ne parle ni d’eaux polluées (écueil Wikidata évident), ni du syndicat indien de travailleuses précaires : là, c’est l’autorité d’État qui produit et distribue l’électricité, l’eau et le gaz à Sharjah (ÉAU)**.
Voir la ficheBaywind Energy Co-operative
À Ulverston, dans le Lancashire anglais, elle s’appelle encore « Baywind » mais le souvenir des pales fait office de pedigree plus que de moteur.
Voir la ficheTratacal S.A.
** Industrie invisible de la ville la plus assoiffée du désert d’Atacama, Tratacal tient une concession unique jusqu’en 2033 et affiche un parcours « 100 % renouvelable » mêlant photovoltaïque sur site et contrat avec Engie.
Voir la ficheEnergy One Limited
L’Australian Energy Week réunit la filière à Melbourne ; en parallèle, un éditeur logiciel coté Sydney publie des résultats semestriels solides au 31 décembre 2025, alors que des cessions d’actions par dirigeants et fondateurs ont secoué le titre fin 2025.
Voir la ficheEUROFINS LABORATOIRES DE MICROBIOLO
Dans WattMonde, une entrée sous un libellé tronqué du type « Eurofins Laboratoires de Microbio » désigne avant tout le bouclier microbiologique du groupe en France, structuré en filiales régionales, et non une cote financière autocontenue : même raisonnement que pour votre « pays non précisé » — le périmètre utile relie plateformes d’analyses agréées…
Voir la ficheABB Atom
« ABB Atom » ne figure plus au fronton des comptes consolidés : sous ce nom d’ingénierierie réacteurs et combustible, l’héritier direct de l’ ASEA Atom suédois a surtout voyagé depuis la cession au secteur privé de l’« Atom » historique.
Voir la ficheEEE
Plusieurs structures françaises partagent le sigle « EEE » ; pour le couple Réseaux & Distribution / activité d’ingénierie et de construction d’infrastructures, l’entité pertinente est l’Entreprise d’électricité et d’équipement à Nîmes (SIREN 700200231, code NAF 4222Z), connue commercialement sous la marque Omexom dans l’écosystème VINCI Energies.
Voir la fiche