RE-CORD
Consortium né en Toscane sur le fil ténu entre laboratoires, industries et décideurs, RE-CORD parle deux langages : celui du peer reviewed et celui du registre de transparence de Bruxelles.
À propos de RE-CORD
1. Modèle économique
RE-CORD (Renewable Energy Consortium for Research and Demonstration), enregistré au registre des entreprises florentin en 2010, se présente comme une structure R&D private-public nonprofit. La logique classique du consortium prévaut : mise en commun de compétences sur la bioénergie et la bioéconomie, prestations d’études et de laboratoire, et participation à une trajectoire de projets européens listés sur leur portefeuille (ex. travaux DG Energy, anciens programmes LIFE, séquence BIOFAT sous FP7, etc.). Aucune publication repérée au 3 mai 2026 ne donne ouvertement [chiffre d’affaires consolidé ou effectifs totaux](/) : les documents accessibles depuis le site présentatif insistent sur l’outil analytique conforme aux normes européennes plutôt que sur une comptabilité publique exhaustive. Dans ce vide comptable, le registre européen d’intérêts représentés constitue l’un des rares révélateurs financiers directs : depuis septembre 2021, les ONG autoconsidérées « non marchandes » n’ont plus l’obligation de publier un « lobby budget » annuel comme les acteurs purement corporates, rédu mécaniquement la lisibilité des flux bruts consacrés aux activités externes.
2. Impact réel
Les effets climat observables passent avant tout par le substitut biocarburant avancé, le captage physique sous forme de biochar stable en sol agricole, et la mise en valeur de biomassiers marginaux — des leviers cohérents avec les priorités européennes de décarbonation des transports difficiles à électrifier et la recherche européenne. Des travaux d’auteurs reliés au réseau d’experts où figure David Chiaramonti donnent ainsi un argument scientifique daté aux politiques européennes de retrait de CO₂ : ils montrent, sur un vignoble toscan suivis quinze ans (article *Biomass and Bioenergy* 2024), une pérennité forte de fractions carbonées du biochar exposé aux pratiques culturales usuelles. On reste cependant hors de tout pourcentage d’ENR ou de millions de tonnes d’évitement annuel attribués explicitement au consortium lui-même dans la documentation publique vérifiée : l’impact se lit au niveau filière européenne, sans boucliers chiffrés de type rapport RSE groupe côté.
3. Innovations et partenariats
Récemment, le dossier européen s’articule hors frontières locales : coopération académique formalisée en 2020 avec le Politecnico di Torino, montée en siège participant en 2021, poursuite du programme GO-CARD sur la valeur énergétique et matière du « cardoon » méditerranéen, et exposition dans les communications BeonNAT sur cascades biorefinery et bioplastiques à partir de sols peu productifs — autant de signaux où la souplesse techno remplace une story produit mono‑étiquette. Sur la scène multilatérale, l’annonce officielle Biofuture Platform confie depuis juin 2025 une présidence (CEM) à David Chiaramonti, profil académique turinois qui prolonge géographiquement le rayonnement visuel du consortium même si la géographie institutionnelle (Florence / Turin / Bruxelles) reste un puzzle pour le néophyte lecteur européen.
4. Greenwashing et zones grises
La vigilance doit d’abord concerner le cadrage financier. La fiche LobbyFacts compilée jusqu’à novembre 2025 attribue encore l’activité représentées « Jan 2024 – déc. 2024 » à une charge déclarative de « 0,75 FTE » équivalent‑temps plein, soit un effort de lobbying officiel modeste mais précisément quantifiable, avec renouvellement d’enregistrement public affiché au 24 avril 2026 sur la même liasse. Dans le même jeu documentaire figure la défense historique coordonnée d’instruments type ART Fuel Forum côté DG Energy, souvenir d’un mode de financement très « appel à projets » européens. Deuxième front : la littérature scientifique publique juxtapose encore des modèles de décomposition du biochar critiques alors que l’étude toscane précitée défend vigoureusement la stabilité de certaines fractions : la transition vers des méthodologies MRV homogènes sous le droit européen de certification carbone agricole reste ainsi un chantier où le risque n’est pas le « slogan vert » frontal mais l’avance scientifique française ou nordique déconnectée du compromis réglementaire. Aucune fiche ADEME ou article Connaissance des Énergies n’a été retrouvé au même nom précis avant la date pivot ; aucun non plus sur les portails CSRD groupe ne s’applique à cette structure associative.
5. Positionnement stratégique
À l’Europe « secure and competitive » du paquet Horizon actuel et à la fois à la fois à la géopolitique des biocombustibles aviation (« low ILUC », SAF, etc.), RE-CORD s’érige comme un faiseur technique susceptible d’être courtisé aussi bien par Airbus que du petit monde des startups pyrolyse. Dans un pays où le mix énergétique reste structuralement exposé aux importations gaz (pour le contexte général UE‑Italie environnement‑économie sans lien contractuel avec RE‑CORD lui‑même), l’organisation capitalise sur des laboratoires de terrain tout en reliant politiquement l’axe « biofuture » diplomatique américains‑brasiliens / européens via le Clean Energy Ministerial. Le jeu long repose désormais sur la capacité à transformer essais pilotes et dossiers européens en preuves reproductibles acceptées par tous les États membres lors des arbitrages européennes sur quotas RED — pas sur la notoriété boursière.
Verdict WattsElse
RE‑CORD incarne l’allié scientifique tacite de la transition européenne des carburants de niche, mais aussi un cas d’école de dualité légitimité versus opacité : les chiffres d’argent pur restent enfouis derrière consortium et labels « nonprofit », alors que le lobbying se chiffre, lui, jusqu’aux décimales de FTE ; la pérennité physique du biochar se débat déjà où se tranche l’argent carbone européenne.
Sources : re-cord.org · re-cord.it · re-cord.org · lobbyfacts.eu · energy.ec.europa.eu · cordis.europa.eu · doi.org · re-cord.org · re-cord.org · go-card.eu · biosfera-project.eu · biofutureplatform.org · bioenergyinternational.com · eurekalert.org · climate.ec.europa.eu · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · isprambiente.gov.it · cleanenergyministerial.org
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q131846386
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Samsun–Ceyhan pipeline
Il devait acheminer jusqu’à 1,5 million de barils de brut par jour entre la côte nord de la Turquie et le hub méditerranéen de Ceyhan, briser la congestion des détroits et redessiner les flux caspiens et post-soviétiques.
Voir la ficheEnergy North
L’Energy North Group s’est bâti depuis 1981 sur la vente de carburants de marque et l’espace « convenience store » : un modèle prosaïque, très exposé à la marge sur les volumes, mais solidement ancré dans un réseau d’acquisitions.
Voir la ficheQ Energy Solutions SE
Producteur européen d’énergies renouvelables qui vend ses projets plus vite qu’il ne produit l’énergie, parfait pour la stratégie "transition en attente".
Voir la ficheAB INSTITUTE OF ENTREPRENEURSHIP DEVELOPMENT LTD
Sous ce nom légal austère se cache une micro-société de droit chypriote, ancrée à Polis Chrysochous, qui vend des services numériques aux porteurs de projets et apparaît dans la formation des adultes européenne (EPALE) — pas un exploitant dont le périmètre « autres énergies » serait documenté comme pour un IPP ou un développeur d’ENR.
Voir la ficheTokmanni
Tokmanni court après la neutralité carbone des magasins pendant que le Scope 3 joue les fantômes : les chiffres des propres opérations brillent, ceux des fournisseurs traînent à mi-parcours.
Voir la ficheSan Marino Solar SpA
Une société baptisée San Marino Solar SpA circule dans les bases « WattsMonde », mais dans les annuaires, la presse et les sites institutionnels accessibles en ligne, aucune entité de droit ne porte strictement cette dénomination sociale au moment de nos vérifications — signal d’homonymie, de donnée incomplète ou de confusion avec d’autres structures du…
Voir la ficheUpper Egypt Electricity Production Company
Filiale de production de l’État égyptien, l’Upper Egypt Electricity Production Company (UEEPC) tient une partie du réseau sur des centrales thermiques tandis que la demande explose et que la facture du gaz se retourne contre les opérateurs publics.
Voir la ficheNobel Oil Group
L’entité que vous indexez sous « Nobel Oil Group » (pétrole et gaz, pays non précisé dans votre cache) correspond à la firme aujourd’hui appelée Nobel Energy* : ex-Nobel Oil Services*, filiale énergie du conglomérat NEQSOL Holding, ancrée sur la Caspienne et présente à l’international — à ne pas confondre avec Noble Corporation (offshore drilling, cotée…
Voir la ficheEntergy
Entergy ne vend pas de « cloud » : elle vend de l’électricité régulée, du réseau et de la capacité thermique quand la demande explose.
Voir la ficheOil and Gas Development Company
Pilier historique des hydrocarbures pakistanais, Oil and Gas Development Company Limited ne ressemble pas à une major internationale en expansion tranquille.
Voir la ficheVindpark Målarberget i Norberg AB
Le parc de Målarberget a basculé Västmanland dans l’ère des mâts de 200 m ; derrière la SPV suédoise Vindpark Målarberget i Norberg AB, les comptes 2024 affichent une croissance de chiffre d’affaires…
Voir la ficheEndeavour Energy
Après la scission de 2011, Endeavour Energy est devenue le visage distribué de l’électricité dans une bande ouest de Sydney et au-delà : des millions de compteurs, un milliard de dollars de lignes, et un conflit social qui a retardé autant d’« interruptions planifiées » qu’infrastructures neuves.
Voir la ficheCaruna Espoo Oy
Filiale urbaine du groupe Caruna — Espoo, Kauniainen, Kirkkonummi et le centre de Joensuu — Caruna Espoo Oy incarne le paradoxe du distributeur régulé : infrastructures indispensables à l’électrification…
Voir la ficheLeroy Merlin
Leroy Merlin n’est plus seulement un vendeur de perceuses, de cuisines et de terrasses.
Voir la ficheDreyfus & Associés
Experts à protéger vos inventions, même celles que vous ne saviez pas avoir brevetées — parfois verts et toujours bien legal.
Voir la ficheRSE
Ce n’est ni une startup ni une filiale d’utility au sens marché : Ricerca sul Sistema Energetico (RSE) S.p.A.
Voir la ficheDaimler AG
— La dénomination Daimler AG désigne désormais, depuis 2022, la Mercedes-Benz Group AG** à Stuttgart : géant automobile, pas opérateur pétrogazier malgré un cache sectoriel trompeur.
Voir la ficheGrupo APYDE
Les réseaux galiciens « du dernier kilomètre » tiennent une part massive du territoire, mais c’est dans les salles d’audience que se joue en 2026 leur capacité à investir.
Voir la ficheLydec
Depuis fin 2024, la Lydec n’est plus un outil de Veolia : la collectivité reprend la main via la SRM Casablanca-Settat, au moment où la ville affronte un stress hydrique sans précédent.
Voir la ficheMBF Czech
Le nom MBF Czech ne correspond à aucune entité EnR repérable dans la presse spécialisée ou les annonces publiques récentes : gare à l’homonymie avec MBF Group en Pologne, cotée et tournée vers la distribution industrielle — pas le biométhane.
Voir la ficheGENERADORA ELÉCTRICA TUCUMÁN SA
La Generadora Eléctrica de Tucumán SA (GETSA) n’est pas une « petite » inconnu du radar : c’est la société titulaire de la Central Térmica El Bracho, au gaz, dans une province où le réseau gazier du Nord-Ouest argentin entre dans une phase brutale de rationnement.
Voir la ficheNeoelectra
Le troisième producteur indépendant d’électricité et de chaleur pour l’industrie en Espagne a longtemps vendu l’efficacité du couple « gaz + valorisation des déchets ».
Voir la ficheRas Ghareb Wind Energy
Ras Ghareb Wind Energy (RGWE) n’est pas une start-up marketing : c’est la société de projet du premier parc éolien privé (IPP) d’Égypte, sur le Golfe de Suez, avec 262,5 MW opérationnels et 125 éoliennes Siemens Gamesa.
Voir la fichePOEZL
Cabinet occitan coincé entre la logistique pétrolière aéroportuaire qu’il sait piloter et les flux H₂ / SAF qu’il promet d’intégrer : POEZL incarne cette fracture de la transition — compétence terrain d’un côté, microstructure économique de l’autre.
Voir la fiche