Roost Olie
Indépendant et ancré au sud des Pays-Bas, Roost Olie incarne une logistique pétrolière de proximité : approvisionnement, lubrifiants et cuves réglementaires.
À propos de Roost Olie
1. Modèle économique
Profile sur Europages et ses propres textes présentent Roost Olie comme un fournisseur indépendant de carburants, lubrifiants et équipements technique (installations en polyester ou acier) pour transports, chantiers, industrie agricole et particuliers, avec plus de quatre-vingts ans d’ancienneté affichée. L’effectif communiqué oscille entre 20 et 49 salariés ; le siège exploité depuis Venloseweg 1 à Nederweert correspond à une Besloten vennootschap (BV, n° KvK 13021651) dont l’activité principale au registre est la vente au détail de carburants pour véhicules (code SBI 4730).
Les revenus viennent de la mise à disposition de produits volumes (diesel, essences — dont Esso Diesel Blue référencée pour le site de Nederweert —), de livraisons, de contrats cartes-carburant et de services annexes ; la Roost Tankpas, sans frais d’abonnement indiquée, donne accès au réseau de plus de cinq cents stations-service aux Pays-Bas et en Belgique. Le détail précis du chiffre d’affaires et des marges n’est pas reconstituable ici : les BV néerlandaises déposent des comptes au Handelsregister, mais l’agrégateur Compadex ne publie gratuitement ni bilan ni résultat, seulement une fiche mise à jour le 12 février 2026.
2. Impact réel
Sur son mémo HVO, l’entreprise attribue jusqu’à 89 % de réduction de CO₂ « par rapport au diesel ordinaire », souligne une conformité EN 590, un maintien garanti jusqu’à −20 °C pour certaines formulations, et précise où approvisionnement : par exemple du HVO 30 (Esso Diesel Blue) au site de Nederweert et du HVO 100 à Weert. Les mélanges HVO diluted (étiquettes 20 à 50 %) sont présentées avec une réduction pondérée (« 10 à 50 % ») et un document « BDS » mentionné pour retracer les kilogrammes de CO₂ comptabilisés. La certification ISCC-EU invoquée s’aligne volontaires sur les exigences de la directive européenne sur les énergies renouvelables (RED).
Recul français : sans remonter aucun périmètre d’entreprise locale, les débats publics fixent ces carburants dans une trajectoire d’ensemble — la « Connaissance des Énergies » suivait la préparation du troisième programme pluriannuel. Les organismes français rappellent que la valeur climat réelle dépend fortement du cycle complet : le Panorama alternatives diesel poids lourds du ministère de l’économie et des ministères industriels associés, qui mobilise aussi des travaux d’experts parmi lesquels l’ADEME sur les usages énergétiques, insiste pour les options « alternatives » sur la gravité du bilan « puits aux roues » et des usages de la biomasse — alors que localement nos lecteurs vérifient le discours contre ce cadre. Chez Roost, le contrepoint est assuré par un paragraphe « inconvénients » qui reconnaît le risque de déforestation lorsque l’Huile de palme nourrit encore la mobilisation industrielle du HVO.
3. Innovations / partenariats
Au-delà de la carte produit biocarburant, Roost développe une offre mécanique invisible mais structurante : cuves doubles parois AdBlue et entretien de sites, maintenance préventive d’installation diesel et mise en avant du certificat Kiwa pour les équipements de stockage — un label technique qui rattache le distributeur aux normes de sécurité environnementales néerlandaises bien plus qu’à tout manifeste stratégique. Le reseau carte unique, couplé aux sites listés géographiquement lorsque disponibles depuis la communication client, fonctionne comme un produit financier aussi qu’énergétique : volumétrie garantie aux flottes.
4. Greenwashing / zones grises
Le site affiche lui-même une « diesel entièrement libre des fossiles » pour le pur HVO, tout en reliant la réduction de CO₂ annoncée à des fourchettes variables selon mélanges — jeu de niveaux où le marketing peut parfois devancer la lecture réglementaire précise au jerrican. Une activité encore dominée par le détail hydrocarbures classiques conserve une empreinte carbone domestique forte : la « pivot » verte reste volumétrique partielle (« HVO 30 », etc.). La maîtrise Kiwa évite incidents et fuites locales, elle ne sanctuarise pas l’itinéraire gaz à effet serre mondial du baril. Enfin — transparence des points de vigilance — l’entreprise liste les limites agronomiques des matières premières avant les contraintes géopolitiques, ce qui constitue paradoxalement un anticorps contre le greenwash intégral.
5. Positionnement stratégique
Roost capitalise sur la rareté d’un joueur régional encore familial contre la concentration des majors : 80 ans ou plus dans le Limbourg / sud-est néerlandais confèrent légitimité logistique. La trajectoire de « transition équipée », cuves comme cartes comme HVO, anticipe tant la pression européenne sur les usages routiers que les incitations fisciques aux biocarburants avancées — encore que le contour exact des aides reste nationale. Le dernier jalonnement public que nous attestons gratuitement sans ouvrir le rapport payant passe par la mise à jour légale Compadex du dossier néerlandais.
Verdict WattsElse
Roost Olie n’est ni une start-up verte ni un géant amortissant son bilan carbone : ce distributeur de haute fidélité géographique distribue encore massivement les molécules problématiques tout en distillant méticuleusement un HVO contextualisé. La sentence tient là : être « indépendant » sur le prix du mazout ne garantit pas l’indépendance climatique ; elle conditionne encore le tempo de la désintoxication.
Sources : europages.co.uk · roost.nl · compadex.com · roost.nl · roost.nl · connaissancedesenergies.org · entreprises.gouv.fr · ademe.fr · roost.nl
Données clés
- Forme
- besloten vennootschap
- Siège
- Nederweert, Netherlands ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q133105037
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
IOW
Ce que les flux « IOW » peuvent indexer n’est pas une PME française du catalogue WattsMonde : selon les éléments disponibles (hub public iowa.gov, entrée en union en 1846), il s’agit de l’État américain de l’Iowa.
Voir la ficheSociété nationale d'électricité
La Société nationale d’électricité (SNEL) est le rouage d’un pays où l’accès au réseau reste minoritaire et où la promesse hydroélectrique du fleuve Congo fait pendant à des pertes techniques, à la fraude et à des tensions explosives avec l’industrie minière.
Voir la ficheNepal Oil Corporation
Entreprise publique à l’assise quasi totale sur l’import de carburants, la Nepal Oil Corporation incarne la contrainte d’un pays sans raffinerie : le choc des prix mondiaux se paie comptant, et la « transition » annoncée bute sur le GPL, la route et le dollar.
Voir la ficheAsia Renewable Energy Corporation
Le nom fait « société mondiale », la réalité est un jeu de pistes géographique où se croisent un micro-acteur vietnamien, un développeur britannique, une holding industrielle malaisienne et un méga-hub australien d’hydrogène.
Voir la ficheSolarity SpA
Solarity n’est pas un « développeur solaire générique » : elle capitalise une niche hyper rentable lorsque le cadre prix est garanti — et très exposée lorsque ce même cadre vibre.
Voir la ficheArmstrong International
L’histoire d’Armstrong est double : côté transition, une poussée agressive sur l’électrification de la chaleur industrielle (PAC haute température, usine d’Herstal) portée par l’Innovation Fund de la Commission.
Voir la ficheSWEN
SWEN Capital Partners incarne une finance non cotée assumée « for good », avec une gouvernance mutualiste historique et des fonds massifs braqués sur le biométhane, les océans et, désormais, l’agriculture.
Voir la ficheFuerzas Energéticas del Sur de Europa IX, SL - Forestalia
Fuentes Energéticas del Sur de Europa IX, SL.
Voir la ficheCalama Solar 2 SpA
Dans le désert d’Atacama, la Calama Solar 2 SpA incarne le paradoxe d’un solaire « propre » mais économiquement exposé : filiale opérationnelle d’un groupe européen de envergure, elle vit surtout du cadre chilien des PMGD et d’un nord du pays où le réseau étouffe déjà une partie de la production renouvelable.
Voir la ficheOrtadoğu Enerji
Filiale énergétique d’un conglomérat d’Istanbul, Ortadoğu Enerji porte un nom à l’évocation pétrolière du Moyen-Orient ; dans les faits publics, son histoire est surtout celle du méthane des décharges et des renouvelables, croisée avec une feuille de route holding où apparaissent recherche d’hydrocarbures et thermique fossile « en conception ».
Voir la ficheIndraprastha Power Generation
L’Indraprastha Power Generation Company sert d’artère de production au gouvernement de Delhi, dans un modèle d’électricité ultra-régulée où les revenus se jouent moins en « start-up de l’énergie » qu’en tarifs, true-up et recouvrement de créances.
Voir la ficheSouthwestern Energy
Le 1er octobre 2024, la marque Southwestern Energy disparaît des cotes : absorbée par Chesapeake, elle renaît sous le nom d’Expand Energy, avec une taille industrielle inédite pour un indépendant américain.
Voir la ficheTekapo Power Scheme – Applications for Replacement Resource Consents
Le complexe hydraulique de Tekapo, cœur du réseau de Canterbury, n’était plus qu’un sujet d’infrastructure : en 2025, il est devenu un test politique.
Voir la ficheGreenbirdie
Greenbirdie ne vend pas d’abord des panneaux: il vend de la décision énergétique.
Voir la ficheOJSC "Nogliki GTES"
Au nord de Sakhaline, une centrale au gaz historique de 48 MW bascule vers une première tranche de 67,5 MW, pendant que les comptes 2025 hurlement l’arbitrage brutal entre investissement, prix du gaz et marge opérationnelle.
Voir la ficheSpire Inc.
** Cotée à New York, ancrée à Saint-Louis, Spire incarne l’utilité gazière américaine « classique » : réseaux régulés, tarifs validés par les États, et une feuille de route d’investissement massive qui dit clairement où va l’argent — dans la conduite et le comptage, pas dans la rupture du modèle.
Voir la ficheEnergy Development Projects (Australia) Pty Ltd
Le nom « Energy Development Projects (Australia) Pty Ltd » ne correspond à aucune occurrence reprise telle quelle sur l’Australian Business Register : l’acteur aligné avec le secteur Pétrole & gaz (gaz naturel, biométhane, gaz de mine) et basé au Queensland est Energy Developments Pty Limited (ABN 84 053 410 263), la maison mère de la marque EDL.
Voir la ficheVattenfall Service Nordic AB
Pas une filière pétrolière au sens extraction : une machine suédoise au service des réseaux, des postes et des travaux sous tension.
Voir la ficheFotovoltaica Mañio
Onze jours après la date de référence de cette note, aucune donnée marchande ou média qui associe sans ambiguïté une raison sociale exacte à l’étiquette Fotovoltaica Mañio dans le périmètre énergies renouvelables et pays non précisé ne passe le test des sources ouvertes.
Voir la ficheEG.D Holding
L’étiquette « innovation / recyclage » colle mal à une société de réseaux : EG.D Holding, a.s.
Voir la ficheIntergen
InterGen n’est pas une « startup verte » : c’est l’un des plus gros producteurs indépendants d’électricité au Royaume-Uni, avec une flotte entièrement fossile (gaz).
Voir la ficheTürkmengaz
Türkmengaz, bras armé d’Achgabat, tire le fil du gaz d’Asie centrale.
Voir la ficheIMS
L’acronyme IMS fait souvent tilt côté énergie ; ici, le couple site officiel imstat.org et la naissance en 1935 désigne sans équivoque l’Institute of Mathematical Statistics, société savante internationale de la statistique et des probabilités — pas un opérateur « autres énergies » au sens industriel.
Voir la ficheAIRU
Le sigle « AIRU » est un piège : un district indonésien homonyme pollue les bases généralistes, et d’autres marques (construction éolienne au Japon, outil météo américain) n’ont rien à voir avec le sujet.
Voir la fiche