Solarpark Frymburk
Une centaine de kilowatts ne font pas l’histoire ; quatre mégaoctets, si, dans un paysage où les grands parcs actuels éclipsent les pionniers de 2010.
À propos de Solarpark Frymburk
1. Modèle économique
Solarpark Frymburk s.r.o. est un opérateur d’actif : production et vente d’électricité issue d’une installation dont la puissance installée est fixée à 4,198 MW sur la fiche licence du régulateur ERÚ (horodatage de mise à jour des données affiché en avril 2026 sur cette page). Les revenus découlent du marché de gros et du cadre applicable aux producteurs tchèques ; le registre Finmag relève un capital social de 29,2 millions CZK et le dépôt des comptes annuels 2024 le 10 mai 2025. L’actionnariat passe par des véhicules industriels (notamment JOT DEVELOPMENT et AWA, selon les extraits agrégés sur Finmag). Parallèlement, l’extrait du registre du commerce mentionne un nantissement de parts au profit d’UniCredit Bank Czech Republic and Slovakia assorti d’une interdiction de nouvelle charge ou de cession sans accord préalable ; Finmag cite une borne au plus tard le 31 décembre 2034 pour cette sûreté. Le site officiel reste une vitrine sobre : aucun chiffre de chiffre d’affaires consolidé ni d’effectif exploitable n’a été trouvé dans la documentation publique ouverte au-delà des registres.
2. Impact réel
À l’échelle locale, environ 4 MW de photovoltaïque détournent des combustibles fossiles sur le réseau ; une fiche projet tiers estime ~5,5–5,6 GWh/an (Santral) — ordre de grandeur indicatif, non substitut à des statistiques d’exploitation publiées par l’opérateur. L’existence réglementaire de l’unité est attestée par la licence ERÚ. Vu d’un lectorat français, la comparaison avec la montée en puissance du solaire inscrite dans la programmation pluriannuelle de l’énergie rappelle surtout l’écart de taille : ici, un actif historique plutôt qu’un méga-parc. Le répertoire des grandes centrales FVE situe l’entrée en service industrielle vers 2010, ce qui pose mécaniquement la question du rendement dégradé des modules de première génération.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles en ligne, aucune communication 2024–2026 sur repowering, stockage ou agrément de capacité n’apparaît sur le site corporate ni dans les extraits de registres consultés. Le partenariat marchant documenté est territorial : le suivi des délibérations du Městys Frymburk enregistre des versements communaux, dont 100 000 CZK validés en 2025. Aucune levée récente, contrat public majeur ou dossier RSE/CSRD exploitable n’a été identifié dans les sources ouvertes citées ici.
4. Greenwashing / zones grises
Au-delà des slogans, le sujet est réglementaire et financier. Le rapport de démantèlement mis à disposition sur le portail communal en 2024 évoque un fonds de réserve d’un million CZK pour la fin de vie de l’installation et mentionne un prélèvement étatique sur les revenus (droit décrit dans ce document comme « solární odvod » à 10 %), ce qui formalise un risque de cumul entre provision locale chiffrée et prélèvement national. Côté gouvernance capitalistique, le blocage des parts jusqu’au 31.12.2034 (Finmag, croisement utile avec justice.cz) retarde toute cession ou refinancements sans accord de la banque créancière : tension de liquidité stratégique, pas de parade marketing.
5. Positionnement stratégique
Acteur tchèque de petite taille mais référencé, Solarpark Frymburk navigue entre tenue réglementaire (ERÚ), discipline comptable (Finmag) et relation de voisinage financée (Frymburk). Dans un marché où la valeur marginale du MWh et le coût du renouvellement décident de la survie économique des actifs hérités de la fièvre 2008–2012, l’absence publique de projet de repowering laisse le positionnement en mode « exploitation amortie » — lisible, mais exposé au vieillissement technique.
Verdict WattsElse
Ici, le soleil produit encore ; les clauses, elles, sont calendaires jusqu’en 2034. Un rappel brut : la transition passe aussi par le greffe — pas seulement par l’horizon.
Sources : licence.eru.gov.cz · finmag.cz · or.justice.cz · solarparkfrymburk.cz · santral.ahmetcadirci.com · ecologie.gouv.fr · cs.wikipedia.org · frymburk.in · frymburk.info
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Ashuganj Power Station Company Limited
Producteur électrique public né en 2000 et ancré dans le quartier administratif du Paltan à Dhaka, l’Ashuganj Power Station Company Limited n’est pas un opérateur pétrolier classique : c’est une véhicule d’État bangladaise sous l’égide du Bangladesh Power Development Board, dont les turbines puisent quasi exclusivement dans le gaz national.
Voir la ficheConfidence Power Rangpur Limited
** Centrale thermique « privée » accrochée au réseau bangladais, Confidence Power Rangpur Limited encaisse les effets cumulés d’un contrat d’achat étatique et d’un combustible importé.
Voir la ficheCHEC
L’acronyme CHEC prête à confusion : ici, il s’agit de China Harbour Engineering Company (Chine), filiale de China Communications Construction Company (CCCC), structurée dans le giron du groupe en 2005 — et non du distributeur colombien Central Hidroeléctrica de Caldas ni du regroupement ontarien Cornerstone Hydro Electric Concepts.
Voir la ficheKorea Western Power Company
Korea Western Power Company (KOWEPO, 한국서부발전) est la filiale de production électrique du géant public KEPCO : créée en avril 2001 dans la province du Chungcheongnam-do, elle incarne le paradoxe d’un groupe ultra‑fossile au foyer tout en capitalisant sur une vitrine « transition » à l’international.
Voir la ficheTECHNION - ISRAEL INSTITUTE OF TECHNOLOGY
Pas une « entreprise Autres énergies », mais leur forge : depuis Haïfa, le Technion (1924, Israel Institute of Technology) concentre le budget de recherche nationale, catalyse l’hydrogène sans membrane via H2Pro et capte des centaines de millions dans la philanthropie transatlantique — tout en subissant une valse des capitaux climate tech où 613 millions de…
Voir la ficheOroszlányi Erőmű
** Huit ans à l’arrêt, la centrale d’Oroszlány reprend du service sous bannière Veolia avec deux blocs de près de 50 MW et une promesse de « bas carbone ».
Voir la ficheVaisala Oyj
Vaisala Oyj joue aux deux bouts du spectre climat‑énergie : capteurs et logiciels très utiles au pilotage systémique du risque météo, mais exposée au calme brutal des financements mesure‑éolien et aux retournements géopolitiques du commerce.
Voir la ficheEnerlis
Le groupe français de services énergétiques a sécurisé un socle industriel et financier autour de Powesco et de fonds d’infrastructure, après une procédure de conciliation homologuée en 2025.
Voir la ficheTUMAID
Petit acteur régional de la propreté, Tumaid vend une promesse simple: nettoyer sans rejouer le vieux scénario des détergents agressifs.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Geruco Sông Côn
En 2025, les compteurs de GSC ont explosé le plan grâce à une hydrologie favorable — 237,1 milliards de VND de chiffre d’affaires et 75,84 milliards de VND de résultat avant impôt, mis en avant dans la communication du groupe sur les résultats hydro VRG.
Voir la ficheRefinería de Petróleos de Escombreras
Le nom d’origine — Refinería de Petróleos de Escombreras — sonne encore comme une époque où l’Espagne bâtissait son autonomie pétrolière.
Voir la ficheSMART INNOVATION NORWAY AS
Le siège est norvégien (Halden), le carnet d’adresses est européen : Smart Innovation Norway AS joue les coordinateurs de grands programmes climat/énergie/IA, tout en publiant des comptes qui crient la fragilité financière.
Voir la ficheQEP Resources
QEP Resources n’est plus coté Wall Street depuis 2021 : racheté par Diamondback Energy, il opère désormais sous le nom QEP Energy Company, brique nord-américaine du pétrole et du gaz de schiste.
Voir la ficheDesol
La graphie « Desol » masque souvent Dessol, la société chilienne dont l’expertise solaire cofonde DEnergy avec Errázuriz & Asociados — rien à voir avec le désert clip sur Wikidata ni avec le groupe rock « DeSoL ».
Voir la ficheVOIO (Ukraine)
Start-up ukrainienne qui vous capture tout, de vos appels à vos calculs, parce que pourquoi se limiter ?
Voir la ficheMANWEB
À l’époque nationale, elle s’appelait encore MERSEYSIDE AND NORTH WALES ELECTRICITY BOARD ; après privatisation puis rachat par Scottish Power en 1996, elle existe toujours légalement comme SP Manweb plc : pilier régional de l’opérateur de réseau de distribution (DNO) nord-ouest de l’Angleterre et nord du Pays de Galles (SP Manweb).
Voir la ficheHZB
Rien à voir avec une formule chimique isolée : HZB, c’est le Helmholtz-Zentrum Berlin für Materialien und Energie, pilier public de la recherche sur les matériaux pour l’énergie, entre Adlershof et Wannsee.
Voir la ficheAPESA
Attention au nom : il s’agit ici de l’Association pour l’Environnement et la Sécurité en Aquitaine sous sa marque APESA, centre technologique des transitions basé dans le Grand Sud-Ouest (site APESA) — et non de l’association APESA France (aide psychologique aux entrepreneurs), homonyme sans lien avec la filière biogaz.
Voir la ficheKaura Coproducts
Salteras ne regarde pas l’industrie qu’avec des yeux d’experts en économie circulaire : elle la sent.
Voir la ficheBac Ha Hydropower Company
Une centrale encore dressée en emblème régional par la presse vietnamienne après la refonte administrative du nord se retrouve au cœur d’un autre récit : en août 2024, SGGP relate des inspections provinciales après les crues du Chay et cite un premier pic de relâchement de 2 779 m³/s imputé au complexe Bac Ha.
Voir la ficheCarbonex
Dans l’Aube et en Gironde, une PME devenue vitrine du groupe SOLER industrialise le biocarbone par pyrolyse : moins de poésie forestière qu’ingénierie thermochimique, plus d’arbitrages sur la ressource bois qu’on ne le lit dans les fiches SIREN.
Voir la fichePGE
Le géant public polonais incarne la transition à visage double : des milliards injectés dans l’éolien en mer Baltic, pendant que le lignite et le charbon continuent d’alimenter les livrables électriques — et les comptes.
Voir la ficheENTPE
Trois lettres, deux mondes : ENTPE nomme en France une grande école d’ingénieurs à Vaulx-en-Velin, porteuse d’un agenda « territoires et transition » — pas une ETI de production d’électricité renouvelable.
Voir la fiche