Solatis SA
Selon les éléments disponibles, l’entreprise correspondant le mieux à Solatis SA est Solstis SA, société suisse active surtout dans le photovoltaïque, avec un rôle d’ensemblier autour du chauffage plutôt qu’un pur acteur de la climatisation.
À propos de Solatis SA
1. Modèle économique
`Solstis SA` se présente comme un acteur romand du photovoltaïque “clé en main”, de l’étude à la mise en service, avec maintenance, distribution et exploitation de centrales solaires, et des services connexes sur l’énergie de l’habitat (à propos, Swissolar). L’entreprise revendique “près de 30 ans d’existence”, “une centaine de collaborateurs”, plus de `6 500 installations` et une présence sur plus de `500 communes` (site corporate). En 2022, `BKW` a racheté Solstis en la présentant comme un leader de Suisse romande, avec `environ 85 salariés`, `plus de 4 500 projets` et `environ 100 MW` de puissance installée au moment de l’acquisition (communiqué BKW). Le chiffre d’affaires public récent n’a pas été trouvé dans les sources ouvertes consultées. Le cœur du revenu semble clair: vendre, installer et maintenir des projets photovoltaïques résidentiels, tertiaires et institutionnels, avec une montée en gamme vers batteries, bornes, contracting et couplage au chauffage.
2. Impact réel
L’impact positif est tangible quand Solstis remplace une électricité réseau plus carbonée ou réduit les usages fossiles via l’électrification du chauffage. Son site met en avant le couplage `photovoltaïque + pompe à chaleur`, avec une promesse de “zéro émission sur place” et d’“autonomie énergétique accrue” (services complémentaires). À l’échelle du marché, cette logique est cohérente: l’ADEME rappelle que l’autoconsommation individuelle a bondi à `près de 678 000 installations` en France fin 2024, et que le photovoltaïque local réduit la dépendance au réseau. Reste une nuance de taille: dans le résidentiel, l’autoconsommation n’est pas magiquement optimale; Connaissance des Énergies souligne que les taux d’autoconsommation des logements tournent souvent entre `20 % et 50 %`, sauf pilotage fin ou stockage. Autrement dit, l’impact réel dépend moins du discours “maison autonome” que de la qualité du dimensionnement, du pilotage des usages et du remplacement effectif d’équipements fossiles.
3. Innovations / partenariats
Solstis a une vraie légitimité technologique ancienne: la société est née en 1996 comme spin-off de l’EPFL, ce que rappelle BKW. Elle a participé à des projets emblématiques sur le campus lausannois, notamment avec `Romande Energie` à l’EPFL (historique corporate) et au raccordement de la façade photovoltaïque colorée du bâtiment `ELL`, vitrine d’intégration architecturale solaire développée avec `SwissINSO` (EPFL). L’entreprise a aussi obtenu la certification `Tesla Powerwall` en 2018 et a intégré le groupe `BKW` en 2022, ce qui lui donne un appui capitalistique et commercial plus large (site corporate, BKW). Le point intéressant, toutefois, est que la pompe à chaleur n’est pas une brique interne: Solstis coordonne le projet et “met en relation” avec des partenaires spécialisés (services complémentaires).
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est justement là: l’entreprise vend une promesse thermique large, mais reste d’abord un intégrateur solaire. Pour la pompe à chaleur, son rôle officiel est surtout l’étude énergétique et la coordination avec des partenaires, pas la maîtrise complète de la chaîne (services complémentaires). Deuxième tension: l’autonomie énergétique est un récit commercial puissant, mais l’ADEME et Connaissance des Énergies rappellent que sans pilotage, stockage ou profil de consommation adapté, le solaire résidentiel n’efface pas toute dépendance au réseau. Troisième fragilité: aucun rapport `RSE` ou `CSRD` public n’a été trouvé dans les sources consultées, ce qui limite la lecture de son empreinte amont, de ses achats de modules, de sa politique sociale ou de ses objectifs climat. Enfin, l’intégration à `BKW` apporte de la force industrielle, mais éloigne aussi l’image de la “dernière société privée indépendante” encore mise en avant sur le site corporate (à propos).
5. Positionnement stratégique
Le vrai positionnement de Solatis, selon les éléments disponibles, n’est pas celui d’un simple climaticien: c’est celui d’un assembleur de la maison électrifiée, au croisement du solaire, du stockage, de l’autoconsommation et du chauffage. C’est un créneau aligné avec les trajectoires publiques: la `PPE3` pousse l’électrification du bâtiment et le déploiement massif des pompes à chaleur, tandis que l’autoconsommation continue de progresser fortement (projet PPE3, ADEME). L’opportunité est nette; la bataille se jouera sur la crédibilité technique, la capacité à piloter les usages et la transparence sur ce qui relève du produit maison, du partenariat ou du simple habillage marketing.
Verdict WattsElse
Solatis, ou plutôt très probablement Solstis, tient une bonne carte: capter la bascule vers l’habitat électrifié sans porter seul tout le risque industriel. Mais pour durer, il faudra prouver que la promesse “solaire + chaleur” produit autre chose qu’un beau devis et une belle narration.
Sources : solstis.ch · swissolar.ch · bkw.ch · solstis.ch · academie.ademe.fr · connaissancedesenergies.org · actu.epfl.ch · concertation-strategie-energie-climat.gouv.fr
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Jiangxi Ganneng Co Ltd Fengcheng Phase II Power Plant
À Fengcheng (Jiangxi), les unités 5 et 6 — deux tranches supercritiques de 700 MW mises en service en 2007 — incarnent encore le cœur battant d’un producteur listé à Shenzhen qui engrange des profits records tout en empilant centrales, stockage par pompage et solaire.
Voir la ficheEólicas El Coscojar, SL
Deux années de chute brutale du chiffre d’affaires, une absorption dans une holding qui fusionne quatorze filiales, et un parc opérationnel de 50 MW à Valdejalón : Eólicas El Coscojar incarne le paradoxe d’un actif vert dont les signaux comptables ressemblent à une alerte rouge.
Voir la ficheC.R.E.A.T.E.
Le Consorzio di Ricerca per l’Énergie, l’Automatisation et les Technologies de l’Électromagnétisme (C.R.E.A.T.E.) n’est pas une « boîte » française homonyme : c’est un consortium de recherche sans but lucratif basé à Naples, porté notamment par l’Université Frédéric II et agrégé au paysage italien de la fusion dans le cadre d’EUROfusion.
Voir la ficheEnergy Absolute
Le géant thaïlandais de l’énergie « bas carbone » a inscrit en 2025 un chiffre d’affaires de 13,63 milliards de THB et un bénéfice cœur d’environ 1,55 Md THB — chiffres publiés dans la foulée d’exercice que la presse spécialisée a relayés — après une crise de gouvernance et de liquidité née d’accusations de fraude visant d’anciens dirigeants.
Voir la ficheAzero Energy
Azero Energy avance avec un récit simple et efficace: décarboner les bâtiments tertiaires sans demander de chèque initial au propriétaire.
Voir la ficheUNIVERSITY OF INTERNATIONAL BUSINESS AND ECONOMICS
Une université pékinoise de commerce international n’est pas un gestionnaire de réseaux : l’Université du commerce international et de l’économie (UIBE, 对外经济贸易大学) incarne toutefois un relais précieux entre données de chaînes de valeur mondiales, diplomatie climatique du Sud global et littérature académique sur l’énergie — au risque que le lecteur confuse «…
Voir la ficheNeve
Neve Oy incarne le paradoxe des régies nordiques : ville‑actionnaire, mix encore dominé par la biomasse, et un train d’investissements électriques pour tenir les promesses climatiques jusqu’au stockage à -50 °C.
Voir la ficheCEA-Liten
Entre laboratoire public et bras armé de l’industrialisation bas carbone, CEA-Liten occupe une place singulière dans l’écosystème français.
Voir la ficheJemenaa
Le nom « Jemenaa » renvoie quasi certainement à Jemena, opérateur australien majeur de réseaux gaz et électricité — pas à une homonyme française : concentration géographique sur le Victoria, la Nouvelle-Galles du Sud et le Queensland, sous la holding SGSP (Australia) Assets (profil IBISWorld).
Voir la ficheLGI Limited
LGI Limited capitalise sur un métier de niche — capter le gaz des décharges australiennes — pour livrer électricité et crédits carbone en pleine tempête tarifaire.
Voir la ficheTenaris Siderca
À Campana, la filière métallurgique montre des investissements lourds en électricité renouvelable et en équipements modernes ; elle reste cependant coincée avec le cycle investissement-exploration-non conventionnelle en Argentine.
Voir la ficheSaray Döküm ve Madeni Aksam Sanayi Turizm A.Ş.
Le classer « énergies renouvelables », oui…
Voir la fichePT Well Harvest Winning Alumina Refinery
Fiche brute : PT Well Harvest Winning Alumina Refinery (WH-WAR) au Kalimantan occidental ce n’est pas un producteur d’électricité au sens français du terme : c’est d’abord un géant de l’alumine métallurgique (SGA), équipé d’une centrale thermique charbon dédiée — le croisement « production électrique » vient très probablement de cette centralité du couple…
Voir la ficheFVK Global as
Le libellé FVK Global as recoupe quasi sûrement la FVK Global a.s.
Voir la ficheCSIRO
Les courbes du GenCost confirment le solaire et l’éolien comme socle bon marché pour l’Australie, mais le même CSIRO doit absorber plusieurs centaines de suppressions dans la recherche environnementale alors que Canberra injecte aussi des milliards dans un « sauvetage » périlleux à l’échelle décenniale.
Voir la ficheENTPE
Trois lettres, deux mondes : ENTPE nomme en France une grande école d’ingénieurs à Vaulx-en-Velin, porteuse d’un agenda « territoires et transition » — pas une ETI de production d’électricité renouvelable.
Voir la ficheAdo Enerji
** Pionnier de l’éolien sur les rives du détroit avec İntepe, Ado Enerji incarne une génération d’IPP qui ont construit la courbe des EnR sur le marché turc — puis ont figé un portefeuille d’environ 110 MW alors que le débat public se déplace vers les cascades hydroélectriques contestées et la résilience face aux crues.
Voir la fichePampanga II Electric Cooperative
Coopérative électrique des Philippines, PELCO II incarne le retour en grâce d’un distributeur rural passé de « coopérative en difficulté » à note AAA de la NEA—grâce à un contrat de gestion avec Comstech et Meralco.
Voir la ficheAcciona Energía Chile Holdings S.A.
À Santiago, une structure de groupe porte les contrats sensibles pendant que le désert d’Atacama accueille le stockage géant qui doit rendre viable le photovoltaïque.
Voir la ficheSumituuli
Coopérative laponienne née en 2000, Sumituuli incarne l’éolien de proximité : un seul parc « maison » de 2 MW, des centaines d’actionnaires, un discours de transition.
Voir la ficheVODAFONE ESPANA SA
Rachetée 4,1 milliards d’euros par Zegona en 2024, l’opérateur Vodafone España S.A.** incarne le paradoxe d’un géant des réseaux qui carbure à l’électricité « 100 % renouvelable » sur le papier, alors que son actionnaire impose une cure d’austérité sociale sans pareille.
Voir la fichePelamis Wave Power
Ferrailleur pour environ 150 000 £ une machine rachetée 1 £ : le dénouement du dernier Pelamis P2 aux Orcades tient presque de la fable comptable sur l’innovation climatique à couteaux tirés.
Voir la ficheRUC
L’entrée « RUC » des bases métier, calée Belfast et années 1920, témoigne d’un quiproquo d’agrégateur : hors homonymie historique, la maille WattMonde visée pour « autres énergies » renvoie ici aux Ré(e)seaux de chaleur urbains d’Alsace, la marque R‑CU et sa société R‑CUA, opérateur strasbourgeois de réseaux bas carbone.
Voir la ficheCEFC
Ce n’est pas un centre parisien sur la Chine : sous le sigle CEFC, WattsMonde parle de la Clean Energy Finance Corporation, investisseur climatique détenu par l’État australien et plaqué sur les infrastructures électriques et les flux vers les renouvelables.
Voir la fiche