Stapylton Green Energy
Le registre national parle « récupération de ressources », le cache WattsMonde parle « énergies renouvelables » : à Stapylton, dans le Queensland, la géographie prête à la confusion — à condition de ne pas mélanger les sociétés ni les chiffres carbone.
À propos de Stapylton Green Energy
1. Modèle économique
Stapylton Green Energy Pty Ltd (ACN 118 294 965, ABN 68 118 294 965) est une société privée australienne active depuis 2006, qui exerce notamment sous l’enseigne Stapylton Resource Recovery. Selon l’annuaire Recycling Near You, l’opérateur se présente comme une station de transfert pour quantités commerciales de déchets de construction et démolition, à 215 Burnside Road, Stapylton (QLD) — sans publicité en ligne de vente d’électricité ou de biogaz au sens « IPP renouvelable ». Aucun chiffre d’affaires consolidé, marge ou effectif n’a été trouvé dans les extraits consultés pour cette entité (structure Pty Ltd non cotée, comptes non recherchés hors abonnement ASIC). À la même échelle locale, le biogaz de décharge stapyltonien est porté par une société distincte, LMS Energy Pty Ltd, régulièrement mise en avant sur son site corporate — ce n’est pas un prolongement comptable automatique de Stapylton Green Energy.
2. Impact réel
Pour Stapylton Green Energy Pty Ltd / Stapylton Resource Recovery, les flux évités, taux de valorisation ou bilan GES ne sont pas publiés dans les sources citées ci-dessus : l’impact « climat » direct, au sens d’une production d’EnR mesurée, n’est pas documenté pour cette société dans l’échantillon public disponible. En revanche, l’abattement de méthane sur le gisement de décharge voisin est un chantier séparé : le registre ACCU décrit le « Stapylton Landfill Gas Project » (captage et combustion du gaz de décharge), avec LMS Energy Pty Ltd comme project proponent — là encore, sans fusion avec Stapylton Green Energy. Pour la transition française, rappeler la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ou les fiches ADEME n’apporte qu’un contrepoint méthodologique : les obligations et mix cibles sont européens ; l’opérateur concerné ici est australien, sur une filière déchets + réseau local.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles en ligne sur l’entité juridique elle-même, aucun communiqué récent de levée de fonds, de coentreprise « Stapylton Green Energy » ou de brevet n’a été identifié — l’activité listée reste celle d’infrastructure de déchets. Les partenariats médiatisés du type Cleanaway × LMS ou la diversification solaire évoquée dans la veille sectorielle sur le groupe LMS (site LMS) ne sauraient pas être reportés sur Stapylton Green Energy sans lien capitalistique public. Si un rapprochement existe hors vue des registres consultés, il faudrait un document vérifiable (rapport annuel, ASIC, communiqué) : rien de tel n’a été retenu ici.
4. Greenwashing / zones grises
Tension chiffrée (et vérifiable) : au 29 avril 2026, le registre officiel des projets ACCU indique 955 363 kACCUs émis cumulés pour le projet Stapylton Landfill Gas, avec LMS Energy Pty Ltd comme porteur — pas Stapylton Green Energy Pty Ltd. L’écart est factuel : attribuer ces volumes « EnR » à Stapylton Green Energy serait une erreur d’entité. Deuxième tension, non chiffrée mais sourcée : l’intitulé « Green Energy » coexiste dans les registres avec l’enseigne Stapylton Resource Recovery et une offre centrée C&D ; le risque d’effet d’aune apparaît structurel lorsque l’on classe l’opérateur sous « énergies renouvelables » sans préciser qu’il s’agit avant tout d’acceptation / transfert de déchets. Exposition réglementaire générique (ordre de grandeur sectoriel) : les installations de traitement relèvent d’autorisations environnementales et de contrôles DES Queensland ; tout contentieux devrait être cité au dossier — aucun EPO ou sanction nommément liée à cette société n’a été retenu dans les extraits ouverts pendant cette veille.
5. Positionnement stratégique
Clef de lecture : à Stapylton, la valeur d’emplacement sur le couloir déchets–énergie du Queensland peut être stratégique pour des opérateurs voisins (réseau, industries lourdes, projets gaz), mais Stapylton Green Energy apparaît, sur la base publique actuelle, comme un maillon logistique des matériaux plutôt qu’un producteur d’électricité renouvelable. Le renforcement du réseau évoqué dans les rapports Energy Queensland (rapport annuel 2024–25, PDF) concerne l’infrastructure de transport d’électricité régionale — signal utile pour le contexte, sans en faire un mandat pour une PME de transfert. En synthèse sectorielle : l’avenir « vert » de la zone passera vraisemblablement par des actifs gaz / EnR exploités par d’autres titulaires de permis ; Stapylton Green Energy, elle, devra montrer — si elle le souhaite — une chaîne de valeur énergétique distincte de la gestion des gravats.
Verdict WattsElse
Même banlieue industrielle, pas même bilan : le tableau carbone qui compte pour « Stapylton landfill gas » est sur le registre ACCU, alors que Stapylton Green Energy tient, elle, un rôle déchets lisible — à documenter davantage si le narratif « énergie » doit tenir la route.
Sources : abr.business.gov.au · recyclingnearyou.com.au · lms.com.au · cer.gov.au · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · energyq.com.au
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Helexia France
Expert en solaire sur-mesure pour entreprises en quête de verdure toute relative sur leur bilan carbone.
Voir la fichePower Company of Karnataka Limited
Au Karnataka (sud de l’Inde), la Power Company of Karnataka Limited (PCKL) incarne l’État-actionnaire sur le marché de gros : contrats RTC, titrisations, contentieux.
Voir la ficheAntar
Le nom Antar ne recoupe guère une fiche pétro-industrielle toute seule : on le confond volontiers avec le GPL français (marque Antargaz).
Voir la ficheINSTITUTE OF ENTREPRENEURSHIP DEVELOPMENT
L’Institute of Entrepreneurship Development (iED) est une ONG grecque à Larissa, référencée sous ce nom par la Commission européenne et couverte par ied.eu.
Voir la ficheSiemens AG
Le groupe de Munich a les comptes en forme, la tech et l’automatisation sur les rails, mais le fils électrique n’est pas propre : ce que Siemens raconte sur le climat côtoie, à travers Siemens Energy et les grands contrats, une fable au gaz.
Voir la ficheOptera
Booster officiel de la comptabilité carbone pour entreprises ambitieuses, avec un soupçon d'optimisme numérique.
Voir la ficheEOS Instruments
EOS Instruments (EOS Srl) n’a rien à voir avec les mastodontes américains qui portent le même trigramme.
Voir la ficheEnerga Wytwarzanie
En Pologne, cette filiale n’est pas un start-up PV : elle porte le cœur de la production du groupe Energa SA, désormais dans l’orbite d’ORLEN.
Voir la ficheNaskan Energy
Le nom demandé (« Naskan Energy ») ne correspond pas, selon une exploration web et des annuaires producteurs turcs datés à 2026, à une société identifiée en production d’électricité ; le cas le plus proche fonctionnel pour le secteur choisi (« Production électrique », pays inconnu dans votre base) reste Naksan Enerji — filière électrique liée au conglomérat…
Voir la fichePMGD Calle Larga SpA.
Une raison sociale qui ressemble à un code-barres d’installation solaire : trois lettres (« PMGD »), un toponyme, suffixe chilien (« SpA »).
Voir la ficheSalamander Energy
Le nom Salamander Energy a quitté les places financières en 2015.
Voir la ficheDet Norske Oljeselskap ASA
Le nom Det Norske Oljeselskap ASA ne correspond plus à une société cotée distincte : en 2016, l’opérateur norvégien a absorbé BP Norge et donné naissance à Aker BP, aujourd’hui l’un des piliers du pétrole offshore sur le plateau continental norvégien.
Voir la ficheSCK CEN
Le réacteur de recherche BR2 bat des records pour la médecine nucléaire quand, à Mol, la phase MINERVA entame un chantier de plusieurs milliards.
Voir la ficheYıldızlar Enerji
Deux cent trois mégawatts déjà au compteur, des projets « éolien plus stockage » à trois chiffres de mégawatts, et un closing de 250 millions d’euros qui illustre l’appétit des banques pour le vent à grande échelle.
Voir la ficheGate Petroleum
À Jacksonville, Gate Petroleum incarne mieux que quiconque le Sud-Est américain où pétroles de détail, béton préfabriqué et resorts « cinq diamants » partagent même capital et même nom mythique (« Gate », hérité du slogan Gateway to Florida).
Voir la ficheSAMIM
Le nom SAMIM renvoie en priorité à une mission militaire régionale au Mozambique, pas à un opérateur de production ou de distribution d’énergie.
Voir la ficheNewcrest Mining Ltd
Fusion historique avalée par Newmont, le dossier « Newcrest » incarne désormais l’alliance or–cuivre des géants juniors de la finance minière mondiale.
Voir la ficheTerrain Solar
Rachetée en bloc par AGL pour 250 millions AUD** avec le développeur de batteries Firm Power, Terrain Solar incarne la manœuvre « solaire + stockage » des grands intégrés australiens.
Voir la ficheEnergía Renovable de La Península
Le nom flatte la géographie : Energía Renovable de la Península n’est pas un distributeur d’électricité « type Europe » : c’est une filiale mexicaine créée pour faire tourner un parc éolien à Progreso (Yucatán), rattachée à un chaînon réseau essentiel — l’injection sur le système péninsulaire — plutôt qu’aux métiers classiques de distribution.
Voir la ficheSchneider Electric (United States)
Ce n’est pas un « équipementier » au sens étroit : sous le capot américain du groupe Schneider Electric, fabrication, automatisation et services d’efficacité énergétique alimentent en même temps chantiers d’infrastructures critiques, data centers et la chaîne de valeur des crédits d’impôt propres (IRA).
Voir la ficheMerck Sharp & Dohme, UAB
Ce n’est pas une usine, c’est une société à responsabilité limitée lituanienne (UAB) : MERCK SHARP & DOHME, UAB incarne le maillon commercial du groupe Merck & Co.
Voir la ficheHelix Energy Solutions Group
Le siège texan engrange encore avant tout le pétrole et le gaz sous contrat ; la flotte robotisée engrange aussi des journées-marée au service des parcours câbles en mer européenne.
Voir la ficheZEW Kogeneracja
Le ticker KGN.WA cache une réalité industrielle massive : électricité et chaleur de réseau pour la Basse-Silésie, avec un chantier phare — Czechnica-2 — pensé comme levier de décarbonation locale.
Voir la fiche