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STAR ENERGIE 2073

Le cache WattsMonde indique « Lille » ; dans la presse spécialisée et les bases de projets consultées, l’entité documentée est un promoteur ivoirien porteur du cycle combiné de Songon, pas un producteur pétrolier britannique homonyme.

« L’IPP ivoirien du gaz qui a survécu à dix ans de procédure »

À propos de STAR ENERGIE 2073

1. Modèle économique

Starenergie 2073 apparaît dans les bases internationales comme co-actionnaire et porteur du projet de la centrale à gaz de Songon (cycle combiné), dans la sphère des IPP et contrats d’achat d’électricité — le modèle classique : investissement lourd, revenus long terme indexés sur la disponibilité et le volume produit. La fiche Global Energy Monitor continue d’afficher un capital partagé à 50/50 entre *Starenergie 2073 SA* et *Endeavor Energy Holdings LLC*, avec des périmètres actionnaires qui ont longtemps été au cœur du blocage judiciaire (Jeune Afrique). Côté montage récent, la presse juridique a relayé que Songon Energies — structure équivalente du même dossier — a signé en décembre 2024 l’amendement n°2 de la convention « Energy 73 » avec l’État, pour environ 524 millions d’euros d’investissement sur une centrale 372 MW annoncée à 2 800 GWh/an et une mise en service indicatives 36 mois après l’entrée en vigueur de l’amendement (African Law & Business). Chiffre d’affaires consolidé, effectif siège ou bilan publié au nom exact « Starenergie 2073 » : non retrouvé dans les extraits accessibles en ligne sans accès aux greffes ivoiriens.

2. Impact réel

Le projet est 100 % gaz, avec l’alimentation décrite comme GNL sur les références de suivi (Global Energy Monitor). L’effet « climat » est avant tout électrification et fiabilité du réseau en Côte d’Ivoire, pas décarbonation : le gaz remplit un creux de capacité et participe au mix nationale, dans un pays qui vise 45 % d’énergies renouvelables d’ici 2030 selon le même écrin d’annonces ministérielles qui valide simultanément un gros bloc thermique et un parc solaire en concession (African Law & Business). Pas de volume public d’émissions de CO₂ évité attribuable à ce seul acteur dans les sources consultées ; pour un lecteur français, la lecture PPE/trajectoire européenne n’est pas transposable : on est dans la logique hub gaz-électricité ouest-africain, pas dans une trajectoire nationale française chiffrée ici.

3. Innovations / partenariats

Le cœur du « partenariat » est infrastructurelle et financière : relance après contentieux avec Endeavor, cadre LCIA évoqué par la presse économique comme clôturé au sens d’un arrangement transactionnel entre parties (Africa Business+), et packaging réseau — la presse marocaine a évoqué une convention à 28 milliards FCFA avec un consortium Vinci Energies CI / Cegelec Maroc pour des lignes 225 kV d’évacuation (Libé.ma). African Energy a par ailleurs couvert des nouveaux accords autour de Songon en 2026. Brevets, « deep tech » ou levée de fonds tech : rien de documenté sous ce nom précis.

4. Greenwashing / zones grises

Le risque n’est pas tant le slogan marketing que l’écart entre discours « transition » et actif fossile verrouillé : la même communication institutionnelle peut mettre en avant le 46 millions de dollars de réseau et la desserte jusqu’à 150 000 habitants pour un premier volet (éléments relayés dans votre brief et dans la presse régionale), pendant que le suivi technique reste sur un 372 MW en pré-construction au 30 janvier 2026 (Global Energy Monitor). La décennie de paralysie sur fond de bataille d’actionnariat (51 % contre 50/50, chronologie depuis 2016) nourrit la méfiance sur les promesses de calendrier et la gouvernance du projet (Jeune Afrique). Aucun rapport CSRD, fiche ADEME ou article Connaissance des Énergies dédié à *Starenergie 2073* n’a été trouvé — normal pour une SPV africaine, mais cela fixe une transparence limitée pour l’analyste européen.

5. Positionnement stratégique

L’architecture officielle vise encore 3 500 MW en 2025 puis 5 200 MW en 2030 pour le pays, dans un plan ministériel 2022-2040 rappelé lors de la validation duo solaire + thermique (African Law & Business). Pour Starenergie, l’enjeu est simple : transformer un permis vieillissant (convention initiale décembre 2013, amendements 2020 et fin 2024) en électrons livrés, sous le regard des bailleurs et des concurrents EnR plus rapides à installer. L’emploi chantier est un levier politique : 824 postes annoncés en construction et 260 en exploitation (African Law & Business), proche de l’ordre de grandeur 800 emplois évoqué médiatiquement (Abidjan.net).

Verdict WattsElse

Après le long hiver juridique, le thermique de Songon redevient « bankable » sur le papier ; reste la preuve par le béton et le compteur — et l’évidence que 372 MW de gaz, même « propre » au sens gazier, ne font pas une stratégie climat au seul regard européen.

Sources : zonebourse.com · gem.wiki · jeuneafrique.com · africanlawbusiness.com · africabusinessplus.com · libe.ma · africa-energy.com · news.abidjan.net

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