Someflu
Des pompes, ce n’est pas glamour.
À propos de Someflu
1. Modèle économique
Someflu conçoit et fabrique depuis plus de 60 ans des pompes centrifuges anticorrosives en polymères techniques ou en inox, pour des usages allant du traitement de l’eau à la chimie, en passant par la métallurgie, les mines ou l’eau de mer, selon son site corporate et ses marchés. Le modèle ne repose pas seulement sur la vente d’équipements: d’après Bpifrance Big média, 70 % des revenus proviennent d’activités récurrentes, pièces détachées et remplacement en fin de vie compris.
Côté chiffres, les bases d’information d’entreprise donnent un chiffre d’affaires 2023 de 9,0 millions d’euros, en hausse de 7,77 % sur un an, pour un résultat net de 343 061 euros et une tranche d’effectif de 20 à 49 salariés selon Manageo et Rubypayeur. Le site industriel de Courtry, en Seine-et-Marne, représente un capex immobilier d’environ 5 millions d’euros HT pour 3 700 m², d’après Ingellipse. La dépendance commerciale est double: une base installée ancienne qui nourrit l’après-vente, et une exposition export non négligeable, autour de 1,66 million d’euros en 2023 selon Manageo, bien loin toutefois des 30 % du chiffre d’affaires à l’export revendiqués en 2020 dans Le Parisien.
2. Impact réel
Le vrai sujet, chez Someflu, est l’efficacité des systèmes de pompage. Le Cetim, en s’appuyant sur l’ADEME, rappelle que les systèmes de pompage représentent 11 % de la consommation électrique de l’industrie française, et qu’un meilleur dimensionnement et un meilleur pilotage peuvent générer jusqu’à 25 % d’économies d’énergie. Sur ce terrain, Someflu pousse un discours cohérent: optimisation hydraulique, baisse du coût total de possession, audit de parc et remplacement des ensembles les plus énergivores, comme l’explique son article Eureka Flash Info.
L’impact environnemental le plus concret et chiffré concerne sa gamme en polypropylène recyclé renforcé de fibres végétales: l’entreprise annonce passer de 115 kg à 58 kg de CO2e par pompe, soit 60 % de réduction sur le cycle complet de fabrication de la pompe concernée, selon Le Journal des Fluides et la reprise sur le site Someflu. C’est un signal intéressant, d’autant que la PPE 3 place l’efficacité énergétique et la baisse des consommations fossiles au coeur de la réindustrialisation décarbonée. Mais aucun bilan carbone global, rapport RSE ou publication CSRD publique n’a été trouvé sur le site de l’entreprise.
3. Innovations / partenariats
Someflu a structuré une R&D plus visible avec les Arts et Métiers et le laboratoire LIFSE: trois ingénieurs y ont travaillé sur l’optimisation des turbomachines, l’écoconception en polypropylène recyclé, les modèles prédictifs de e-surveillance et même l’additif, selon Arts et Métiers Mag. Le partenariat est ancien: Bpifrance évoque aussi un bureau d’études et un laboratoire commun pour améliorer les performances énergétiques.
Sur la chaîne industrielle, l’entreprise met en avant un sourcing très local, avec 99 % des achats réalisés en France selon Bpifrance. Elle a aussi inauguré une nouvelle usine à Courtry, décrite comme “bas carbone”, la presse locale signalant plus d’une cinquantaine de salariés sur site fin 2025 et une charpente intégrant 50 % d’acier de réemploi selon actu.fr. Côté contrats publics, la seule trace explicite retrouvée est un marché de 2019 de la Métropole de Lyon portant sur la maintenance d’un parc existant de pompes Someflu sur stations d’épuration et UTVE.
4. Greenwashing / zones grises
Le récit “industrie durable” tient, mais il a ses angles morts. Someflu équipe certes le traitement de l’eau, le biogaz, la méthanisation ou les fumées d’UIOM via sa page Environnement; elle revendique aussi des applications en chimie, hydrométallurgie et mines via ses pages Chimie et Mining. Autrement dit: la société vend des outils d’efficacité et de durabilité, mais aussi des équipements pour des chaînes industrielles lourdes, extractives ou chimiques.
Deuxième limite: la pompe “recyclée” est prometteuse, mais elle vise surtout des fluides corrosifs doux et des températures jusqu’à 75 °C selon Le Journal des Fluides. Ce n’est pas encore la réponse universelle aux usages les plus durs, là où se situe une partie de la valeur industrielle. Enfin, l’entreprise parle circularité, durabilité et économie d’usage, mais sans publication ESG structurée accessible en ligne: pas de rapport RSE, pas de trajectoire carbone consolidée, pas de CSRD publique identifiée.
5. Positionnement stratégique
Someflu occupe une place intéressante: trop industrielle pour raconter une transition en stories LinkedIn, mais bien positionnée sur un sujet décisif, l’efficacité des utilités de process. Avec un CA revenu à 9 millions d’euros en 2023, une usine neuve et une R&D renforcée, elle tente de transformer un fabricant de niche en acteur crédible de la décarbonation par le rendement.
Le pari est lisible: vendre moins la pompe elle-même que la durée de vie, la réparation et les kWh évités. Dans une France où la PPE 3 pousse l’industrie vers plus d’électrification et d’efficacité, le terrain est porteur, à condition que le discours environnemental suive enfin avec des preuves publiées.
Verdict WattsElse
Someflu n’est pas une green-tech pure. C’est plus intéressant que ça: une PME de la vieille industrie qui comprend que la prochaine marge se fera sur la sobriété, pas sur le volume. Reste à transformer la promesse technique en preuve climatique opposable.
Sources : someflu.fr · someflu.fr · bigmedia.bpifrance.fr · manageo.fr · rubypayeur.com · ingellipse.fr · leparisien.fr · cetim.fr · someflu.fr · lejournaldesfluides.com · someflu.fr · concertation-strategie-energie-climat.gouv.fr · artsetmetiers-mag.fr · actu.fr · grandlyon.com · someflu.fr · someflu.com
Données clés
- Forme
- Aktiengesellschaft
- Fondée
- 1909
- Effectifs
- 11 550 (2022)
- CA
- 5.2 Md€ (2021)
- Siège
- Bern, Switzerland ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q670895
- ISIN
- CH0130293662
- LEI
- HP4455X23HMJWUDSIO96
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