Susoom Power Station
Elle porte un nom anglais, apparaît dans les bases d’infrastructures ouvertes, mais ne se laisse pas rattacher à un opérateur, un bilan ou un prospectus.
À propos de Susoom Power Station
1. Modèle économique
Sur le papier, une centrale électrique vit des tarifs de rachat, d’un contrat d’achat d’électricité (PPA) ou d’un mécanisme de service public : revenus corrélés au facteur de charge, aux pertes réseau et à la solvabilité du distributeur. Pour Susoom, aucune de ces données n’est publiée dans les attributs OpenStreetMap : le site est seulement qualifié de `power=plant` sur une zone `landuse=industrial`, sans puissance installée, sans source d’énergie, sans nom d’exploitant (aperçu OpenInfraMap, fiche OpenStreetMap). Géographiquement, le centroïde tombe vers 36,09° N et 71,84° E, dans l’arc himalayen du district de Chitral (Khyber Pakhtunkhwa), où l’hydraulique et les mini-réseaux sont la grammaire habituelle du développement électrique — mais ce contexte régional ne suffit pas, à lui seul, à prouver le mode de production de cette parcelle nommée. Le classement WattsMonde « Énergies renouvelables » doit donc être lu comme hypothèse éditoriale, pas comme certification technique.
2. Impact réel
Sans technologie attestée, impossible d’attribuer un bilan carbone ou un turbinage annuel à Susoom : on ne peut ni chiffrer le CO₂ évité, ni le comparer à des objectifs type PPE français ou à la montée en puissance des EnR européennes. Pour donner un repère lointain mais daté, la filière hydroélectricité en France a représenté environ 61 TWh de production « normalisée » en 2024 selon les séries officielles (chiffres clés EnR 2025, SDES) — un ordre de grandeur qui illustre le poids d’un massif hydro mature, sans rien dire du débit d’une rivière du Chitral. Côté pakistanais, les agrégats sont publics mais restent décorrélés de ce micro-actif : toute « fiche impact » honnête s’arrête donc au seuil de la donnée manquante.
3. Innovations / partenariats
Aucun communiqué international, aucune levée de fonds et aucun partenariat industriel n’ont été recensés sous l’intitulé exact « Susoom Power Station » dans la presse spécialisée accessible. Les chantiers d’innovation de la région (micro-hydraulique communautaire, appui au réseau nord) existent, mais ne sont pas reliés par une preuve documentaire à cette emprise foncière : autant dire qu’au stade actuel, l’« innovation » se limite à la crowdsourcerie cartographique qui a baptisé le site.
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise est méthodologique : catalogue une installation comme « EnR » sans balise `generator:source` ou sans registre NEPRA, c’est risquer l’étiquetage climatique par défaut. La seconde est macro-économique et, elle, chiffrée : en février 2026, la presse économique relatait un bras de fer sur la dette circulaire du secteur électrique pakistanais, le ministère citant une baisse de 2,39 trillion à 1,61 trillion de roupies contestée par un rapport régulateur accusé d’ignorer 780 milliards de roupies de prises en compte (Profit/Pakistan Today, 27 février 2026). Un producteur « vert » inséré dans ce tissu tarifaire porte un risque de crédit off-taker qui peut contredire le récit purement climatique : l’électron peut être bas carbone, la facturation pas forcément stable. Aucune de ces tensions ne constitue une « condamnation » de Susoom, faute de lien causal établi — mais elle qualifie le décor.
5. Positionnement stratégique
Pour un lecteur français, l’intérêt stratégique est paradoxal : Susoom illustre comment les chaînes d’approvisionnement électrique mondialisées reposent parfois sur des signaux faibles — un polygone OSM —, là où les grilles d’investissement exigent transparence ESG. À l’échelle mondiale, l’Agence internationale de l’énergie continue de pointer l’accélération des EnR dans la production d’électricité (electricité renouvelable, IEA) : le Pakistan cherche sa place dans cette vague, mais au niveau du projet Susoom, l’onde reste muette.
Verdict WattsElse
Susoom Power Station est aujourd’hui moins une entreprise qu’un trou dans la raison comptable : visible sur la carte, muette dans les livres — exactement l’angle mort où aiment s’installer les mythes « verts » comme les crises tarifaires oubliées.
Sources : openinframap.org · openstreetmap.org · statistiques.developpement-durable.gouv.fr · profit.pakistantoday.com.pk · iea.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ODEYS
Odéys n’est pas une start-up énergie : c’est l’association-cluster de la construction durable en Nouvelle-Aquitaine — plus de trois cents adhérents, cinq antennes, une mission volontairement transversale où l’efficacité énergétique joue les seconds rôles mais trimballe tout le reste (matériaux biosourcés, quartiers, formation, innovation).
Voir la ficheCompactaciones y Nivelaciones Pardo, S.L
PME née du BTP et ancrée à Andosilla (Navarre, Espagne), Compactaciones y Nivelaciones Pardo, S.L.
Voir la ficheAirthium
Décarboner la chaleur industrielle: la promesse est moins glamour que l’hydrogène, mais autrement plus massive.
Voir la ficheTECHNICAL UNIVERSITY OF DENMARK DTU
La Technical University of Denmark (DTU) n’est pas une « startup EnR » : c’est une université technique située au Danemark, moteur historique de l’éolien et du Power-to-X, avec des comptes de recherche qui font pâlir des ministères.
Voir la ficheEnerdigit
Spécialiste de l’effacement électrique industriel, Enerdigit promet d’éteindre la lumière quand ça chauffe… sur le réseau, pas chez vous.
Voir la ficheSOENERGY ARGENTINA SA
Filiale argentine d’un intégrateur américain de solutions énergétiques industrielles, SOENERGY ARGENTINA SA incarne la partie « visible » d’un pari massif sur le gaz et la génération thermique sous contrats du marché de gros — avec une traque judiciaire et financière autour de Stoneway encore lisible dans les dossiers de restructuration de 2021-2022.
Voir la ficheIBERENOVA PROMOCIONES S.A.
La filiale d’Iberdrola Renovables porte au nom de tous les dossiers quelques‑uns des plus gros chantiers photovoltaïques espagnols.
Voir la ficheFotovoltaica El Manzano
Sous l’étiquette « Fotovoltaica El Manzano », le débat public file en réalité vers un actif clivant de la transition chilienne : 99 MW de photovoltaïque et 134 MWh de batteries au pied de la capitale, portés par Enel.
Voir la ficheAndrómeda Solar SpA.
** Sous le ciel du désert d’Atacama, un petit parc solaire promettait de verdir le mix.
Voir la ficheEnergías Renovables de Ormonde 37
Une coquille juridique à 3 000 € de capital, ancrée à Madrid, au cœur d’un empilement de sociétés « Ormonde » financé par la banque et habilité pour des centaines de mégawatts.
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Sông Bung
En 2025, la sous-filiale vietnamienne d’EVNGENCO2 fait exploser tableau de bord et comptes : surproduction, comptes en vertigineuse surperformance, et opérations de communication sur la biodiversité et le relogement.
Voir la ficheFotovoltaica Peumo
Le nom Fotovoltaica Peumo ne renvoie pas, dans les sources publiques consultées, à une société immatriculée sous cette graphie exacte : on tombe surtout sur des projets ERNC (énergies renouvelables non conventionnelles) et sur des titulaires dont la raison sociale diffère — d’où un risque d’homonymie à trancher dossier par dossier.
Voir la ficheIPTO
ADMIE ne vend pas le courant au compteur : il conditionne toute la transition grecque.
Voir la ficheCooperativa de Provisión de Obras y Servicios Públicos Ltda. de Armstrong
À Armstrong, une petite ville de la province de Santa Fe, une coopérative multiservices fait figure de laboratoire : production photovoltaïque sur le réseau, expérimentations « réseau intelligent » puis projet d’accumulateurs lithium financé par l’État.
Voir la ficheEosol Energy
Multinationale espagnole de la chaîne de valeur EnR — du développement à l’exploitation — Eosol Energy incarne la montée en puissance des bureaux d’études « full stack » sur plusieurs continents.
Voir la ficheSolar Power (Khon Kaen 8) Company Limited
Solar Power (Khon Kaen 8) Company Limited n’est pas une start-up de catalogue : c’est une filiale de production ancrée dans la province de Khon Kaen, dans le Nord-Est thaïlandais (Isan), avec une mise en service commerciale fixée au 18 janvier 2013 et un capital enregistré de 157,5 millions de bahts, au matériel explicitement listé (panneaux Kyocera…
Voir la fichePARC EOLIC MUDEFER SL
Parc Eolic Mudefer SL n’est pas une marque marketing : c’est la véhicule juridique qui tient les parcs Mudéfer I et II en comarque de Terra Alta (Catalogne, Espagne), dans un État membre où le repowering promet moins de têtes d’éoliennes mais des machines plus imposantes.
Voir la ficheGaret Enerjİ Üretİm Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Spécialiste éolien et hydro, cette filiale turque de Gama Enerji incarne la branche « propre » d’un groupe dont la structure de cash-flow repose encore sur une très grosse turbine à gaz.
Voir la ficheAALTO
Aalto est un cas d’école d’homonymie énergétique : en France, il évoque encore Aalto Power, le développeur éolien racheté par Iberdrola puis englouti dans une cession massive d’actifs terrestres ; en Finlande, c’est avant tout Aalto University (fondée en 2010), dont la com’ scientifique fait de l’hydrogène un levier de souveraineté technologique européenne.
Voir la ficheRatchaburi Electric Generating Company
Elle porte un nom de « holding » électrique, mais son métier, au sol, c’est le gigawatt thermique.
Voir la ficheSistemas Energéticos Boyal SL
Ce n’est pas un « grand nom » du CAC 40 : c’est une société à capital minimal à Zaragoza qui portait, en janvier 2026, l’essentiel du dossier administratif de deux petits parcs éoliens — 10 MW cumulés — à la frontière entre l’Aragon et la Navarre.
Voir la ficheLondon Electricity Board
Le London Electricity Board, logo vert et bleu « LEB », incarnait l’ère où l’électricité capitolienne passait encore par une seule contrepartie nationale.
Voir la ficheSvea Solar
Le géant nordique du photovoltaïque résidentiel affiche encore du volume, mais son histoire récente, ce sont des pertes massives, des arbitrages fiscaux et des coupes à la tronçonneuse en Allemagne.
Voir la ficheUJI
L’acronyme prête à confusion : dans l’énergie, UJI est une université publique de la Communauté valencienne, pas un gestionnaire de réseau.
Voir la fiche