Szombathelyi Vízerőmű Kft.
La Szombathelyi Vízerőmű Korlátolt felelősségű társaság (SZ Kft.) incarne l’un des sites les plus anciens de l’hydro hongrois, sur un fleuve transfrontalier où chaque centaine de kW compte.
À propos de Szombathelyi Vízerőmű Kft.
1. Modèle économique
Le siège est à Ikervár, sur le périmètre de l’usine (« Vízerőtelep »). Selon une synthèse OPTEN récente, la SZ Kft. affiche environ 132,05 millions HUF de chiffre d’affaires net 2024 (132 045 mille HUF), une taille très modeste équivalent à un peu plus de trois cent mille euros brut traduction monétaire (ordre de grandeur indicatif hors effet inflation). Une capitalisation déclarée plus élevée (fourchettes 250–500 millions HUF selon ces grilles agrégées OPTEN/Nemzeti Cégtár) suggère une structure davantage patrimoniale qu’UNE scale-up industrielle moderne ; l’activité principale y est rapportée sous le code NACE 6820, « location et exploitation de biens immobiliers propres ou loués », là où la désignation commerciale annonce encore l’univers barrage-turbines. Dans la presse hongroise, c’est précisément la SZ Kft. qui était citée en 2011 comme porteuse d’un programme de modernisation de 456 millions HUF cofinancé à hauteur de 228 millions HUF par des fonds KEOP (Union européenne + État hongrois), pour des travaux sur l’ouvrage d’Ikervár (annonce Alon, bilan de chantier). Les recettes d’exploitation électrique nettes ne sont pas publiées sur les extraits gratuits consultés : la dépendance au rachat réglementé (cadre METÁR) reste un paramètre structurel pour ce type d’actif hongrois (contexte synthétisé par la doctrine internationale, par ex. tableau IEA sur le METÁR), sans qu’on puisse isoler ici le contrat MAVIR de la Kft.
2. Impact réel
Le site d’Ikervár est documenté comme la première centrale hydroélectrique de Hongrie toujours en service, héritée des investissements du XIXᵉ siècle et modernisée par paliers (cf. inventaire patrimonial du comitat de Vas et synthèse encyclopédique). Sur le plan électrique, Open Infrastructure Map recense 2,28 MW installés (quatre groupes de 520 kW et un de 200 kW) : un run-of-river classique, à production annuelle fortement corrélée aux crues du Rába. L’émission de CO₂ du kWh est structurellement basse par rapport aux cycles thermiques, mais les externalités environnementales se jouent dans la gestion du débit réservé à la continuité écologique et dans la qualité morphologique du cours d’eau — problématique identique à celle rappelée par l’ADEME pour l’hydro au fil, même si le cadre légal français (PPE, continuité biologique) ne s’applique pas en Hongrie. Aucune publication ADEME, Connaissance des Énergies ou bulletin Énergie & Stratégie ne porte explicitement sur cette SZ Kft. : tout rapprochement macro reste donc thématique, pas documentaire entreprise-par-entreprise.
3. Innovations / partenariat
Ce n’est pas un laboratoire de rupture techno : le capital immatériel est patrimonial (turbines suédoises post-privatisation vers 2,28 MW, voir encyclopédie locale). Les « innovations » visibles sont des retrofits d’urgence, non des brevets : remplacement du matériel de digue et vannes à la fin du programme KEOP, pose d’un passed poissons (« hallépcső ») de plus de cent mètres pour désenclaver migratoirement le tronçon, selon les comptes rendus régionaux cumulés en 2011–2012 (ALON développements, ALON fin de projet — corriger typo URL: user had befejezodött vs befejezodött - canonical from earlier success: https://www.alon.hu/befejezodött-az-ikervari-vizeromu-felujitasa - my curl worked with befejezodött? I used befejezodott in one place. Check: successful curl was `befejezodott-az-ikervari-vizeromu-felujitasa` without accent
I'll fix the URL to the one that worked: https://www.alon.hu/befejezodott-az-ikervari-vizeromu-felujitasa
No partnership with Veolia or MVM found in open sources for this Kft.
4. Greenwashing / zones grises
Premier risque critique — et il est chiffré : existe en parallèle la SZombathelyi Vízerőművek Betéti társaság, autre société située également à Ikervár, qui boucle 660 910 mille HUF de ventes nettes en 2024 tout en étant étiquetée « électricité non renouvelable » (« *nem megújuló áramtermelő* ») dans son extrait OPTEN ouvert au public. Cette contradiction apparente avec un métier lexical « énergie de l’eau », jointe aux titres quasi identiques, rend toute veille automatique scraping dangereuse : prêter le CA BT à la SZ Kft. serait faux. Deuxième zone grise : la SZ Kft. est classée 6820 dans les extraits gratuits, ce qui complique la lecture « pur producteur » par les banques européennes soumises à la taxinomie UE alors que les reportages désignent clairement la SZ Kft. comme partie prenante de l’ouvrage d’Ikervár. Troisième tensio territoriale sans lien causal prouvé avec la centrale mais réelle pour tout investisseur public local : Szombathely traverse en avril 2026 une polémique sur des granulats autrichiens soupçonnés d’amiante relayée jusqu’aux autorités austro-hongroises (résumé médiatique Index, alerte également portée au nom de Greenpeace Hongrie dans le titre) — ce qui retend la confiance citoyenne sur les chantiers de proche couronne. Quatrième fragilité : les petits producteurs hongrois voient le cadre des réformes METÁR-post-2022 pivoter sous des textes ministériels (analyse doctrinale 2025 sur Lexology), orientant potentiellement vers plus de marché libre après la période de soutien garanti.
5. Positionnement stratégique
La SZ Kft. n’a pas vocation à scaler : elle doit capitaliser durabilité d’asset vieux de plus d’un siècle et capital immobilier sur un biotope très réglementé. Sa survie passe par une fidélité technologique (entretiens lourds, rendement garanti hors sécheresse prolongée), pas par une story-telling unicorn. Dans un bassin géopolitique où la Hongrie défend souverainement son électro-intensive, cet actif contribue micromarginalement aux réseaux distribués ; son alpha stratégique est donc défensif (« cash-flow infra ») jusqu’à la prochaine réforme tarifaire. À ne pas fusionner stratégiquement avec la SZombathelyi Erőmű Zrt. (réseau de chaleur biomasse-gaz ville de Szombathely, fiche société distincte Nemzeti Cégtár), ni avec les filiales Veolia locales sur autres segments énergétiques.
Verdict WattsElse
C’est une puce sur la carte européenne de l’hydro qui vaut avant tout comme révélateur d’architecture opaque — quand le registre classe un barrage vieux de quatre générations comme simple « gérance immobilière », l’argent vert européen hésite, et votre lecteur doit trier trois sociétés voisines qui parlent pourtant toutes « eau », « ville » ou « chauffage » sous le même préfixe toponymique.
Sources : webshop.opten.hu · alon.hu · alon.hu · iea.org · vasmegyeiertektar.hu · hu.wikipedia.org · openinframap.org · agirpourlatransition.ademe.fr · alon.hu · opten.hu · index.hu · lexology.com · nemzeticegtar.hu
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Vindsamfällighetsföreningen Gislöv Ii
* Trentenaire, éclipsée par les géantes d’aujourd’hui, la vindsamfällighet Gislöv II incarne l’éolien citoyen suédois : une poche d’électricité renouvelable riveraine de Trelleborg, accrochée à une technologie d’un autre âge.
Voir la ficheGalp Energia
Le groupe de Lisbonne encaisse aujourd’hui la manne de Bacalhau et des prix du brut, finance Sines et les renouvelables, tout en restant engagé dans des projets d’envergure en Afrique australe.
Voir la ficheMonteShell
MonteShell a disparu des registres en 1995, absorbée par Shell Italia.
Voir la ficheSavulahden päiväkotikoulu
Ce que WattsMonde a rangé sous « énergies renouvelables », ce n’est ni une société ni une production décentralisée : c’est un équipement public à Savulahti (Palokka), Jyväskylä, Finlande, où crèche et école primaire (cycles 1 à 4) coexistent depuis 2019.
Voir la ficheConstellation Energy
Constellation ne se contente plus d’alimenter des grilles : elle taille un pont direct entre réacteurs, marchés de gros et faim électrique de la Silicon Valley.
Voir la ficheAAU
Fondée en 1974 à Aalborg, l’Université d’Aalborg n’est pas un opérateur énergétique « type utilité » : c’est un grand campus public à rayonnement nord-européen, dont le moteur budgétaire repose sur la formation, la recherche contractuelle et l’appel d’air des fonds compétitifs — avec un positionnement « Autres énergies » parce que son cluster AAU Energy…
Voir la ficheStora Enso Oyj Heinolan Flutingtehdas
L’usine Heinolan Flutingtehdas ne vend pas de l’électricité : elle produit du fluting — le papier cannelure des cartons ondulés — pour le compte du géant finlandais Stora Enso.
Voir la ficheDe Dietrich Thermique
La marque De Dietrich Thermique incarne encore le prestige « français » du chauffage, mais son destin industriel se joue désormais chez BDR Thermea France, filiale du groupe néerlandais : à Mertzwiller, le rideau tombe sur une usine qui avait pourtant été montée en épingle comme fer de lance de l’électrification des bâtiments.
Voir la ficheExplotaciones Eólicas Santo Domingo de Luna, SA
Un nom de holding qui évoque une commune et une chaîne de monts ; derrière, une route électrique espagnole et une filiale de groupe majeur.
Voir la ficheSithe GN Power
Le libellé « Sithe GN Power » renvoie à la co-société de projet philippine autour de GN Power dans laquelle Sithe Global (groupe Blackstone) fut co-développeur, avant de céder ses participations dans GN Power Mariveles Coal Plant et GN Power Dinginin à AboitizPower en 2016 pour 1,2 milliard de dollars selon la communication transactionnelle : ce qui compte…
Voir la ficheUNIVERSITE DE LAUSANNE
L’Université de Lausanne n’est pas une « boîte verte » placardée mais un géant fondateur depuis 1537, ancré sur le plateau de Dorigny.
Voir la ficheFreeHeat SAS (marque Caleosol)
Chauffage et rafraîchissement biosourcés qui veulent réduire votre empreinte carbone sans demander un miracle à la planète.
Voir la fichePoblación Solar
Le libellé « Población Solar » ne renvoie pas à une entité juridique unique dans les annuaires ouverts : il recouvre des marques, des territoires et des politiques publiques qui portent le même imaginaire — le solaire au service d’une collectivité — avec des modèles économiques et des risques sociaux très différents.
Voir la ficheMitsubishi Logistics
Mitsubishi Logistics Corporation, que l’on retrouve à Tokyo (siège à Nihonbashi, groupe Mitsubishi), n’est pas un producteur d’énergie : c’est une puissance logistique et immobilière qui, sous le cache WattsMonde « Autres énergies », s’impose surtout comme opérateur critique de la flexibilité énergétique — entrepôts froids, réseau mondial, et désormais…
Voir la ficheIDENER RESEARCH & DEVELOPMENT AIE
Un banc d’essais de la décarbonation industrielle tient ses quartiers entre Séville et Bruxelles : R&D, micro-ondes, jumeaux numériques et biocarburants avancés.
Voir la ficheIşık Plastik Sanayi ve Dış Ticaret Pazarlama AŞ
Işık Plastik joue sur deux tableaux : polymères techniques exportés sous les marques Policam et Vivapak, et un pari massif sur le solaire pour verrouiller le prix de l’électricité en Turquie.
Voir la fiche3 FAS Vind AB
Le nom « 3 FAS Vind AB » ne ressort pas des annuaires d’entreprises suédois accessibles ; la piste crédible, compte tenu du secteur énergies renouvelables, est Fasikan Vind AB, véhicule juridique du parc Fasikan dans le Jämtland, désormais porté par SCA après une cession depuis Arise.
Voir la ficheBangalore Electricity Supply Company Limited
Distributeur public de l’État du Karnataka, la Bangalore — aujourd’hui Bengaluru — Electricity Supply Company Limited (BESCOM) n’est pas un « pure player » des renouvelables : elle achète, transporte et vend surtout de l’électricité à des millions d’usagers, sous le regard serré du régulateur.
Voir la ficheEA Solar Lopburi Company Limited
Neuf mégawatts, douze années de production : le photovoltaïque d’Energy Absolute à Lopburi tient par sa tuyauterie de contrat public.
Voir la ficheCyclergie
Transformer nos déchets en pépites d'énergie, ou comment recycler l'espoir avec un zeste de technologie.
Voir la ficheEléctrica Santa Rosa SAC
Santa Rosa n’a pas disparu : elle s’appelle Atria Energía sur les relevés réglementaires et les marchés libres latino-américains.
Voir la ficheCDC Conseil
Un cabinet d'ingénierie et d'études techniques qui tente d'innover dans un secteur parfois trop technique pour l'émerveillement.
Voir la ficheSan Alfonso Solar SpA
Le parc photovoltaïque San Alfonso n’est pas une « success story » photogénique : c’est une SPV chilienne du groupe Reden Solar, aujourd’hui dans l’orbite de Macquarie, qui vit de la vente d’électricité au réseau dans le segment PMGD et des règles de prix stabilisés.
Voir la fiche