Freshmile
Sous l’étiquette Rexel, Freshmile incarne la France « pionnière » de l’IRVE avec des volumes qui font tourner la tête — et des usages réels qui la ramassent : borne en panne, facturation contestée, badge qui ne passe pas chez le part…
À propos de Freshmile
1. Modèle économique
Freshmile enchaîne deux métiers — opérateur d’infrastructures (installation, supervision, télémaintenance, monétisation des bornes pour pros et collectivités) et opérateur de mobilité (app, badge, paiement, support) — présentés comme une offre « 360° » (présentation corporate). La monetisation mélange services récurrents — par exemple Freshmile Fleet à 1,50 € HT / mois / véhicule ou collaborateur pour la gestion de flotte — et flux transactionnels sur la recharge, amplifiés par l’itinérance (offre flotte). Rexel France affiche plus de 40 000 points de charge sous gestion, 450 000 utilisateurs et un pass ouvrant plus de 650 000 points en Europe (fiche marque Rexel), ce qui dit l’importance des accords d’interopérabilité dans le modèle. La société est une SASU au siège 3 quai Kléber, Strasbourg, pour un capital indiqué de 8,659 M€ (mentions légales) ; la prise de contrôle par Rexel en mars 2021 a verrouillé un levier distribution + financement projets (communiqué Rexel). L’effectif annoncé est de 80 collaborateurs (recrutement). Un CA annuel d’environ 7,1 M$ apparaît sur un agrégateur tiers ; nous ne l’avons pas vérifie dans les comptes publics consolidés Rexel — à lire comme ordre de grandeur incertain (profil RocketReach).
2. Impact réel
L’impact climat direct de Freshmile est structurellement indirect : l’entreprise réduit les frictions à l’électrique pour les flottes et le public, là où la décarbonation du kilomètre dépend surtout du mix électrique et du report modal. En France, l’électrique bas-carbone sur le réseau soutient — en moyenne — un argumentaire environnemental plus solide qu’un thermique, mais sans bilan carbone consolidé public Freshmile sous la main, on reste sur un effet d’aiguillage : plus de kilowatt-heures utiles aux VE, aligné sur la montée en puissance des infrastructures attendue dans la programmation pluriannielle de l’énergie et les politiques de mobilité (PPE sur ecologie.gouv.fr) ; le rôle d’ADEME / accompagnement IRVE dans l’écosystème collectivités reste le cadre national de référence pour le déploiement, pas un « label carbone » propre à l’opérateur (ADEME mobilités).
3. Innovations / partenariats
Freshmile plaque son leadership sur des référenciels marché — « leader dans l’exploitation de bornes » selon Xerfi 2024, repris par le site et Rexel (page corporate, fiche Rexel). Sur la couche logicielle, la coopération avec Gireve vise le Plug & Charge et une interopérabilité renforcée (communiqué Gireve) ; côté eRoaming / ISO 15118, un partenariat Hubject – Freshmile vise à généraliser Plug&Charge sur un réseau massif (Hubject). Dans le rapport annuel 2025 du groupe Rexel (URD, mars 2026), Freshmile est explicitement citée comme levier d’électrification au sein d’un groupe à 19,4 Md€ de chiffre d’affaires (URD Rexel 2025).
4. Greenwashing / zones grises
Le discours « transparence des coûts » — mis en avant sur l’offre flotte (offre flotte) — heurte un mur d’avis utilisateurs : la note Trustpilot (autour de 3,5/5, sur une base volumineuse) pointe des plaintes sur la lecture des tarifs et l’expérience d’empreinte bancaire (Trustpilot). En mars 2024, le forum de Que Choisir relate un contentieux ayant conduit le tribunal à condamner Freshmile sur une surfacturation et un refus de rembourser un câble bloqué, avec quelques centaines d’euros à restituer au consommateur — un précédent factuel qui oblige à mesurer les déclarations de « simplicité » (fil Que Choisir). Sur la chaîne technique, des fil de discussion 2025 sur l’échec de recharge en itinérance (badges / réseaux partenaires) illustrent le vide entre promesse d’accès « Europe » et réalité terrain (Automobile Propre). Côté gouvernance RH, la page carrière affiche un index égalité professionnelle à 93/100 (année 2025) mais seulement 5 points sur 10 sur l’indicateur « parité parmi les 10 plus hautes rémunérations » (recrutement) — faille de crédibilité « exemplarité » pour une vitrine ESG.
5. Positionnement stratégique
Freshmile est l’outil français de Rexel pour capter la vague IRVE : logiciel + exploitation + relation utilisateur, adossé à un grossiste électrique capable de monter les projets en clefs — la combinaison explique pourquoi le document d’enregistrement universel 2025 en fait un actif narratif de la transition du groupe (URD Rexel 2025). Le contexte réglementaire européen (densification du réseau, interopérabilité, qualité de service) durcit l’exigence : « gérer 40 000 points » vaut si le conducteur recharge sans juriste et sans hotline à 22 h. NB identité / géographie : l’entité traitée ici est la Freshmile française (Distribution via Rexel) ; si une fiche « Bruxelles » a été injectée dans un référentiel cartographique, elle ne correspond pas au siège social public, domicilié à Strasbourg (mentions légales).
Verdict WattsElse
Freshmile a gagné la partie « volume » ; elle doit encore gagner la partie « promesse tenue au kilowatt-heure » — sinon le leader français devient le symbole des frictions de l’électrique. En un mot : échelle oui, grammaire tarifaire et fiabilité d’itinérance : réponse en cours.
Sources : freshmile.com · freshmile.com · rexel.fr · freshmile.com · rexel.com · freshmile.com · rocketreach.co · ecologie.gouv.fr · ademe.fr · gireve.com · fr.hubject.com · rexel.com · fr.trustpilot.com · forum.quechoisir.org · forums.automobile-propre.com
Données clés
- Siège
- Brussels, Belgium ↗
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Klockrike Vind AB
Klockrike Vind AB apparaît sur les registres comme une structure légère, typique des véhicules de projet des promoteurs nordiques : peu de bruit public, siège administratif à Linköping, et destin économique lié aux cycles développement–cession–exploitation du groupe Eolus.
Voir la ficheParronal Energy
L’expression « Parronal Energy », sans précision de juridiction, renvoie en pratique à Parronal SpA, développeur d’EnR chilien associé au groupe espagnol Factor Energía (à distinguer des homonymes « Parronal » agro-industriels sur le même territoire).
Voir la ficheCARDET
Une fiche WattsMonde peut attacher le sigle CARDET au secteur Autres énergies, mais la réalité opérationnelle se lit ailleurs que sur une courbe de production : sous ce nom existe surtout l’ONG chypriote CARDET (Center for the Advancement of Research & Development in Educational Technology).
Voir la ficheSyndicat des énergies renouvelables (SER)
Le Syndicat des énergies renouvelables (SER) est la voix collective d’une filière qui se glorifie de près d’un demi-million d’emplois et de milliards de recettes locales — tout en dénonçant un freinage administratif qui ressemble, selon ses propres termes, à un moratoire déguisé.
Voir la ficheHidroeléctrica Futaleufú S.A.
Le barrage qui alimente l’aluminium national traverse une séquence rare : fin de concession, prorogations transitoires, bataille fédérale-provinciale devant la justice, et la question qui reste — à qui profite l’énergie produite sur le territoire ?
Voir la ficheGroupe BPCE
Le groupe coopératif affiche un 2025 en surchauffe côté comptes — PNB et résultat net au zénith — tout en servant de cible privilégiée des ONG sur le fossile.
Voir la ficheÉMÁSZ;MÁV
Deux piliers de l’infrastructure magyar — la distribution d’électricité au nord-est et l’exploitation ferroviaire — partagent une même dépendance au courant : quand le réseau faiblit, les trains et les foyers paient la facture ensemble.
Voir la ficheSpark Infrastructure
Investisseur dans les réseaux régulés et minoritaire dans une grande transporteuse de Nouvelle-Galles du Sud, Spark Infrastructure incarne la transition australienne vue du côté infrastructures : rendements indexés sur les tarifs approuvés par le régulateur, méga-projets de lignes contestés sur le terrain, et depuis fin 2021 une gouvernance fermée aux fonds…
Voir la ficheGdz Elektrik Dağıtım A.Ş.
Concessionnaire d’électricité sur deux grandes provinces de la côte égéenne, Gdz Elektrik Dağıtım A.Ş.
Voir la ficheAshok Ssk ltd
Le nom « Ashok Ssk ltd » prête à confusion avec des opérateurs solaires indiens plus médiatisés ; il désigne ici l’entité sucrière Ashok Sahakari Sakhar Karkhana Ltd., implantée à Ashoknagar (taluka Shrirampur, district d’Ahmednagar, Maharashtra).
Voir la ficheHYLAB
À Sines, le Portugal a cousu un laboratoire collaboratif où grands groupes de l’énergie, industriels et académiques pilotent la filière hydrogène « vert ».
Voir la ficheECTP
Précision d’entrée : l’intitulé « ECTP » heurte le bon référentiel : la fiche Wikidata fournie (Q23243669) renvoie à un gène microbien, sans lien avec l’énergie.
Voir la ficheUNICALGARY
Le nom « UNICALGARY » ne désigne aucune société cotée sous cette graphie : vous tombez soit sur une abbréviation d’internet (« Uni Calgary » pour l’Université de Calgary au Canada), soit sur un doublon typographique avec Unical, fabricant européen d’équipements thermiques.
Voir la ficheEpuron
** Le nom « Epuron » renvoie aujourd’hui à deux trajectoires déjà fusionnées : un développeur australien digéré par Ark Energy (filiale du groupe coréen Korea Zinc), une société française absorbée par l’italien ERG.
Voir la ficheAdo Enerji
** Pionnier de l’éolien sur les rives du détroit avec İntepe, Ado Enerji incarne une génération d’IPP qui ont construit la courbe des EnR sur le marché turc — puis ont figé un portefeuille d’environ 110 MW alors que le débat public se déplace vers les cascades hydroélectriques contestées et la résilience face aux crues.
Voir la ficheNav Bharat Buildcon Private Limited
** Trente ans de génie civil dans le Rajasthan, une vitrine qui ajoute les centrales PV aux routes et barrages, et des agrégats financiers qui clignotent en vert comme en orange : Nav Bharat Buildcon illustre la fusion BTP–EnR tant promue par l’Inde, mais encore peu lisible hors comptes fragmentés et marchés régionaux.
Voir la ficheAttock Petroleum
C’est l’un des grands marketeurs pétroliers outre-Indus, filiale d’une galaxie intégrée, mais son histoire d’hier s’écrit en rupees, en volumes en retrait et en contentieux fiscaux qui ne s’achèvent pas.
Voir la fichePFV Los Cisnes
Le libellé exact « PFV Los Cisnes » n’apparaît pas dans les annuaires suivis : selon les éléments disponibles, il s’agit très probablement d’une désignation interne (« PFV » pour parque fotovoltaico, « cisnes » comme variante plurielle du nom de projet officiel « Cisne »).
Voir la ficheGEL
Ce n’est pas une entreprise : GEL, ce sont les triois lettres du lari, la devise dont la Banque nationale assure la stabilité (site institutionnel : nbg.gov.ge).
Voir la ficheChinango S.A.C
Deux barrages sur le Junín, 193,5 MW enregistrés pour la filiale elle-même, une production qui grossit encore en 2024 : Chinango incarne une EnR sans artifice — de l’eau brute et des contrats.
Voir la ficheFujian Jinjiang Gas Power Co. Ltd
Au pied du littoral du Fujian, cette société incarne la version industrielle du paradoxe énergétique chinois : des turbines indispensables au réseau, avec une Phase II fossile massive financée comme pilier du développement.
Voir la ficheMoeve
L’ex-Cepsa a changé de nom, cédé la majeure partie de l’amont et brandit l’hydrogène andalou ; derrière le discours « Positive Motion », le raffinage et la chimie continuent de structurer le cash.
Voir la ficheParque Eólico Cardonal
Le parc Parque Eólico Cardonal n’est pas une « start-up » à pitch deck : c’est un actif de 30,2 MW dans la commune de Litueche (région d’O’Higgins, Chili), cheville ouvrière d’un triptyque Statkraft de 105,6 MW raccordé au Système électrique national via une ligne 110 kV et une sous-station qui portent son nom.
Voir la ficheInvensys
Invensys n’est plus cotée ni publiée en chiffres autonomes : absorbée par Schneider Electric, elle ne vit plus que dans les gammes d’automatisme de procédés, de sûreté et les logiciels d’atelier qui servent encore pétrochimie, chimie fines et infrastructures critiques.
Voir la fiche