Production électrique

Team Energy Corp Therma Power

TeaM Energy a incarné, pendant des années, le « gros système » du charbon philippin : contrats d’achat d’électricité, complexes BOT, partenaires japonais.

« Coentreprise JERA‑Marubeni retail qui tient quand le charbon s’en va » user format: **Badge possible :** "... « Coentreprise JERA‑Marubeni : retail qui tient quand le charbon filtre »

À propos de Team Energy Corp Therma Power

1. Modèle économique

TeaM Energy est positionnée comme independent power producer : elle vend de l’électricité issue d’actifs thermiques sous contrats de type BOT ou PPA, avec une gouvernance 50/50 entre groupes japonais (JERA, héritière du montage TEPCO/Chubu, et Marubeni), comme le détaille la fiche projet de JERA. La société complète ce cœur « gros producteur » par une fourniture au détail via sa filiale TPEC (présentation TPEC), ce qui amortit partiellement la perte de certains actifs de génération en propre lorsque les contrats expirent.

Chiffre d’affaires consolidé et effectif : pas de comptes annuels consolidés publics facilement vérifiables dans les sources consultées ; les ordres de grandeur CA/effectifs diffusés par les agrégateurs B2B divergent fortement et ne remplacent pas une publication officielle — nous ne les reproduisons pas ici. En revanche, le périmètre capacitaire est documenté : fin du contrat BOT sur 735 MW (Pagbilao 1 et 2) et transfert en août 2025 (Manila Standard), après la sortie opérationnelle de Sual (1 200 MW) le 25 octobre 2024 (Philippine Daily Inquirer). Sur Pagbilao‑3, JERA cite une participation résiduelle de 50 % pour TeaM Energy et une capacité nette de 388 MW (Centrale 420 MW brute, mise en service mai 2018).

2. Impact réel

Le bilan climat se lit à travers le mix technologique : Pagbilao‑3 est charbon pulvérisé subcritique, technologie moins efficiente que les standards ultra‑supercritiques actuels, ce qu’on retrouve dans la synthèse technique du Global Energy Monitor. Aucun parc EnR significatif n’apparaît dans les éléments publics centrés sur TeaM pour compenser ce flux d’émissions structurellement élevé. Pour le lectorat français, la comparaison avec le PPE3 ou les fiches ADEME / Connaissance des Énergies reste indirecte : TeaM n’est pas soumise au droit français ; la grille utile est celle de l’exposition au charbon importé, des contrats longs et du risque de « passif énergétique » politique aux Philippines, pas celle d’un bilan carbone certifié CSRD introuvable dans les sources ouvertes au moment de la rédaction.

3. Innovations / partenariats

Les innovations visibles sont surtout organisationnelles et contractuelles : rouages de transfert BOT vers l’État puis réaffectation à Aboitiz, maintien d’une activité retail (TPEC), et conformité réglementaire suivie auprès du Department of Energy philippin (rapports mis à jour jusqu’au T1 2025 selon le site corporate). Côté financement historique, la presse cite un enveloppe d’investissement de l’ordre de 976 millions de dollars pour Pagbilao‑3 (Manila Bulletin). Un site satellite de nouveaux contrats fournisseurs est mentionné par l’écosystème local (portail Azure TeaM) ; ses chiffres ne remplacent pas une publication financière auditée.

4. Greenwashing / zones grises

Tension 1 — engagement actionnarial : en juillet 2025, Manila Bulletin rapporte la volonté de Marubeni de céder sa part dans Pagbilao‑3 pour pivoter vers les renouvelables, tandis que JERA se dit prête à vendre « s’il y a des repreneurs » ; sur un actif de 420 MW encore charbon, ce n’est pas une stratégie « vert », c’est un désengagement financier discipliné par le coût du risque climatique. Tension 2 — incident sanitaire et réglementaire : le 31 octobre 2025, un incendie sur l’unité 3 fait au moins un mort et neuf blessés au départ, avant d’autres décès rapportés dans le suivi de presse ; le DOE et la presse (Philippine Daily Inquirer, Manila Standard) documentent enquête et arrêts d’exploitation : le risque réputationnel et de conformité HSE devient un facteur de marché aussi tangible que le CO₂. Aucune « neutralité carbone » vérifiable n’apparaît dans le dossier public analysé ; le discours corporate sur l’impact local (ex. dynamique fiscale municipale, site TeaM) ne contrebalance pas l’empreinte du combustible.

5. Positionnement stratégique

TeaM Energy traverse une phase de repli patrimonial : ≈1,9 GW quittent son périmètre opérationnel direct entre Sual (2024) et Pagbilao 1‑2 (2025), tandis que Pagbilao‑3 concentre l’exposition charbon résiduelle sous pression de cession (JERA, Manila Bulletin). La filière retail TPEC devient un ancrage commercial lorsque la courroie de production se rétracte. Éclairage sectoriel : dans un pays où la demande électrique reste tensionnée, la question n’est pas « charbon ou pas » au slogan, mais qui finance, qui possède, et à quel tarif politique les gigawatts restants.

Verdict WattsElse

TeaM Energy n’est plus tant un champion du charbon qu’un caducaire de BOT : chaque gigawatt rendu à l’État ou cédé par un partenaire japonais réécrit le marché plus vite que n’importe quelle page « RSE ». Dernière ligne droite : un bloc de 388 MW nets qui brûle encore — littéralement et au sens comptable.

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Wait - the user said "Réponds UNIQUEMENT le markdown final, rien avant ni après." So I should NOT include the explanation preamble about identity - that would be "something before". Let me re-read.

"Réponds UNIQUEMENT le markdown final, rien avant ni après."

So I need to strip my explanatory paragraph and start directly with # title. I can weave identity clarification into standfirst or section 1 briefly.

I'll remove the block before "---" and integrate one sentence in standfirst about Therma vs TeaM.

Also I used "---" which might be ok inside markdown as horizontal rule - but the user wanted only the fiche. I'll integrate identity into standfirst only.

Let me also double-check: the first line I had was "---" after my thinking - I'll start with # Du charbon...

I'll produce clean output only.

Du charbon à bout de contrat, sous pavillon japonais

TeaM Energy Corporation a longtemps incarner le modèle philippin du producteur indépendant au charbon façonné par des contrats BOT et des actionnaires japonais. Attention aux homonymies : le libellé « Therma Power » renvoie souvent aux filiales Therma d’ Aboitiz Power, qui ont notamment repris Pagbilao 1 et 2 après expiration du BOT — entité distincte de TeaM Energy, traitée ici comme société de production électrique (charbon + retail) domiciliée aux Philippines, selon les éléments publics disponibles.

1. Modèle économique

La société opère comme IPP — vente d’électricité sous contrats longs — au sein d’une coentreprise présentée comme 50/50 entre JERA et Marubeni sur le montage historique. Elle complète ce cœur « génération » par une activité de fourniture au détail via TPEC, ce qui crée une diversification commerciale quand des actifs de production sortent du périmètre. Chiffre d’affaires consolidé et effectif : non retrouvés sous forme de rapports financiers publics vérifiables dans les sources ouvertes consultées ; les bases commerciales B2B donnent des fourchettes contradictoiresdonnées laissées de côté plutôt que chiffrage non sourçable. En revanche, le contrat de capacité est lisible : sortie de Sual (1 200 MW) le 25 octobre 2024 (*Inquirer*), puis transfert de Pagbilao 1 et 2 (735 MW) en août 2025 (*Manila Standard*). Sur Pagbilao‑3, JERA indique une participation résiduelle de 50 % et 388 MW nets pour 420 MW brute, depuis mai 2018.

2. Impact réel

L’empreinte climat se résume à un parc résiduel charbon sur l’unité 3, en technologie pulvérisée subcritique — moins efficiente que les standards thermiques les plus récents — selon la fiche Global Energy Monitor. Aucun bouquet EnR public majeur ne compense ce flux dans le dossier analysé. Pour un lecteur français, les repères PPE III, ADEME ou Connaissance des Énergies servent surtout de miroir normatif : TeaM Energy n’est pas dans le périmètre de ces textes ; l’enjeu est l’énergie primaire importée, la rigidité des contrats et la pression politique locale sur le charbon, pas un bilan carbone harmonisé UE introuvable dans les documents cités.

3. Innovations / partenariats

Les mouvements récents relèvent surtout de la réorganisation contractuelle : rouages de transfert BOT vers l’État puis réattribution à Aboitiz, maintien d’une compliance DOE documentée sur le site TeaM (mise à jour mentionnée jusqu’au T1 2025). La presse cite ≈976 millions USD d’investissement pour Pagbilao‑3 (*Manila Bulletin*). Un hub de nouveaux contrats est listé sur le portail Azure ; cela n’équivaut pas à des comptes certifiés.

4. Greenwashing / zones grises

Tension chiffrée : en juillet 2025, *Manila Bulletin* décrit la cession envisagée par Marubeni de ses parts dans Pagbilao‑3 et une posture JERA ouverte à la vente « s’il existe des acheteurs » — sur un actif encore 420 MW charbon, le signal est financier et de désengagement, pas écologique au sens d’un plan bas-carbone crédible. Tension sécurité/régulation : le 31 octobre 2025, un incendie à l’unité 3 fait au moins un mort et neuf blessés au stade initial, avec suivi d’enquête DOE (communication officielle, *Inquirer*, *Manila Standard*) : le risque HSE devient un facteur de prix aussi disgracieux que le CO₂. Les arguments d’impact fiscal local mis en avant par TeaM Energy n’effacent pas la physique du combustible.

5. Positionnement stratégique

Le groupe traverse un repli patrimonial brutal : ≈1,9 GW sortent de son exploitation directe entre 2024 et 2025, tandis que Pagbilao‑3 concentre l’exposition charbon résiduelle sous pression de cession actionnariale (*Manila Bulletin*). TPEC joue le rôle de bouée commerciale pendant que la « courroie » production se rétrécit. Dans un pays où la demande électrique reste tendue, l’arbitrage pertinent est qui finance et qui possède les gigawatts restants, plus qu’un slogan de transition.

Verdict WattsElse

TeaM Energy apparaît désormais comme un caducaire habile de BOT plutôt qu’un empire charbonnier stable : chaque gigawatt rendu ou mis en vente par Tokyo réécrit le marché plus vite qu’une page RSE — dernier carré : 388 MW nets encore au charbon, sous feux croisés financiers et sanitaires.

Sources : jera.co.jp · marubeni.com · tpecres.teamenergy.ph · manilastandard.net · business.inquirer.net · gem.wiki · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · powerphilippines.com · teamenergy.ph · mb.com.ph · teamenergy.azurewebsites.net · pia.gov.ph · newsinfo.inquirer.net · manilastandard.net · teamenergy.ph · aboitizpower.com · marubeni.com · ecologie.gouv.fr

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