Tullynamoyle Wind Farm Limited
Tullynamoyle Wind Farm Limited est une micro-société irlandaise née en 2008, identifiée comme exploitante d’une première tranche de 9,2 MW dans le corridor éolien de Tullynamoyle (Leitrim).
À propos de Tullynamoyle Wind Farm Limited
1. Modèle économique
Le cœur du modèle est celui d’une SPV équipée d’un actif productif : vendre l’électricité via les mécanismes de marché et de soutien disponibles en Irlande, tout en externalisant une partie de la maintenance, du financement et de l’acheminement. Selon la base The Wind Power, Tullynamoyle Wind Farm Limited est associée à une phase 1 de 9,2 MW et 4 turbines Enercon E‑70 — schéma classique d’agrégation d’actifs puis de dilution de la propriété quand les phases se multiplient. Sur la même « famille » de projet, une tranche ultérieure (Tullynamoyle 2, 11,5 MW) a été cédée en 2018 à Greencoat Renewables pour 19,3 M€, ce qui donne l’échelle de valorisation d’infrastructures comparables sur le marché secondaire irlandais ; ce prix ne se reporte pas mécaniquement à la phase 1, mais il fixe un repère d’investisseur institutionnel.
Pour la suite du complexe, Global Energy Monitor synthétise une montée en puissance : phase 5 et 6 respectivement de l’ordre de ~19–20 MW au stade annoncé ou projeté. Côté gouvernance micro-entité, les sociétés irlandaises publient des comptes au CRO : une fiche société (SoloCheck) recense les dépôts récents pour Tullynamoyle Wind Farm Limited ; en l’absence d’extraction payante des états financiers dans cette requête, le chiffre d’affaires précis de l’exercice n’est pas restitué ici mot pour mot — situation fréquente pour des coques d’investissement peu médiatisées hors filières spécialisées.
2. Impact réel
L’impact « climat » au sens strict est l’électricité sans combustion injectée dans un système encore partiellement carboné : la valeur environnementale tient à ce que chaque mégawattheure produit localement réduit la marge appelée sur du fossile, à effacement variable selon les heures et les interconnexions. Pour l’échelle de la phase 1 (9,2 MW), on reste sur un laboratoire territorial plutôt qu’une bascule nationale ; l’intérêt public est donc cumulatif avec les autres tranches du même couloir. Sur un plan de lecture français par analogie, l’ADEME rappelle dans ses contenus consacrés à l’éolien terrestre que l’éolien est un levier majeur de réduction des émissions à condition d’accompagnement environnemental sérieux — point non théorique ici (voir section 4). À l’inverse, il n’existe pas dans les éléments fournis une quantification publique et consolidée de tonnes de CO₂ évitées spécifiquement au compte de Tullynamoyle Wind Farm Limited : nous ne la fabriquons pas.
3. Innovations / partenariats
Le « tech push » visible dans la presse et les registres relève davantage du droit de l’urbanisme et du contrat long que du rupturisme technologique : An Bord Pleanála a, en 2023, autorisé sous conditions une extension (le dossier portait sur 4 turbines supplémentaires, avec 155 m en bout de pale), après un parcours contradictoire documenté aussi en presse locale par le Leitrim Observer — ce qui matérialise la course à la taille des machines pour capter plus de vent à l’emplacement. Côté commercial, Bord Gáis Energy apparaît dans un communiqué Centrica de 2025 comme ensemble off-taker sur un panier d’énergies renouvelables ; y figure un engagement de PPA concernant Tullynamoyle 5 (19 MW), avec une mise en service visée en 2026 et un volume contractuel global annoncé à 1 TWh sur le bouquet — détail relayé par Centrica (le titre du communiqué centre le solaire, mais le corps annonce aussi du vent, dont cette tranche). Enfin, l’acquisition Greencoat de 2018 ancre une logique de flux longs pour une partie du site : la communication d’alors mentionne des revenus REFIT 2 jusqu’en 2032 pour la tranche concernée, un calendrier qui structure la perception du risque politique-réglementaire.
4. Greenwashing / zones grises
La critique factuelle la plus nette ne porte pas sur un slogan « net-zero » mais sur un incident opérationnel sanctionné. En février 2025, l’Inland Fisheries Ireland annonce une condamnation pénale de Tullynamoyle Windfarm 5 Ltd pour pollution d’un affluent de la Bonet en janvier 2024 : 3 500 € d’amende et 1 400 € de frais, au motif de sédiments nuisibles à des populations de saumon — selon le communiqué IFI. Il s’agit d’une personne morale distincte du sigle « Tullynamoyle Wind Farm Limited » traité en tête ; sur un plan de lecture investisseur, c’est pourtant le même risque réputationnel de cluster, dès lors que l’eau et le poisson deviennent le tribunal moral des extensions (Phases 5/6). Autre zone grise structurelle : la fragmentation juridique entre phases — esquissée sur GEM — peut fragmenter la perception de responsabilité alors que l’acceptabilité sociale, elle, reste monolithique pour les riverains. Enfin, la surexcitation industrielle (turbines plus hautes, volume contractuel agrégé) augmente l’écart potentiel entre story télégraphique « EnR = progrès » et détail de chantier (boues, captage, ruissellement), exactement là où les ONG étatiques de type IFI se positionnent.
5. Positionnement stratégique
Le signal récent est double : d’un côté, l’ancrage commercial vers 2026 via un grand off-taker (Centrica / Bord Gáis) ; de l’autre, le contre-signal judiciaire sur la ressource en eau (IFI), qui invite les financeurs à resserrer clauses environnementales et monitoring indépendant. Vu depuis Paris, la lecture n’est pas « PPE3 applique tel article à Leitrim », mais elle rhyme avec le débat français sur le rythme et le contenu des EnR : la Connaissance des Énergies a largement documenté comment la PPE et les avis ADEME cristallisent la tension entre volume et exigence environnementale — tension exportable conceptuellement à tout couloir où l’on empile les gigowatts sur un même paysage.
Verdict WattsElse
Tullynamoyle Wind Farm Limited n’est pas une « success story » en blocs de béton : c’est une pièce d’échiquier irlandaise dans un couloir qui accélère en puissance tout en apprenant, au prix d’une amende et d’un traçage fluvial, que l’éolien se juge aussi à la couleur de l’eau. Dans les EnR, la vitesse sans boussole hydrologique finit par coûter autant en permis qu’en légitimité.
Sources : thewindpower.net · greencoat-renewables.com · gem.wiki · solocheck.ie · agirpourlatransition.ademe.fr · pleanala.ie · leitrimobserver.ie · centrica.com · fisheriesireland.ie · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Standard Oil of Colorado
Elle portait le nom le plus prestigieux du siècle du pétrole — sans en posséder la substance.
Voir la ficheEnBW Kernkraft GmbH
L’après-courant sur cinq centrales ne tient pas dans un communiqué : c’est un programme industriel, juridique et territorial dont EnBW Kernkraft GmbH (EnKK) — filiale d’EnBW AG chargée du démantèlement « sous le droit nucléaire » — porte la responsabilité opérationnelle pour le groupe en Allemagne.
Voir la ficheAmanecer Solar SpA
** Ce n’est pas une start-up éphémère mais une pièce de puzzle industrielle au cœur du désert d’Atacama : un parc photovoltaïque historiquement lié à SunEdison, aujourd’hui dans l’orbite Brookfield/Elera, mais coincé entre un contrat long terme avec la sidérurgie et une grille électrique saturée.
Voir la ficheNECTON-COMPANHIA PORTUGUESA DE CULTURAS MARINHAS SA
L’entité légale NECTON – Companhia Portuguesa de Culturas Marinhas, S.A.
Voir la ficheKorea Western Power
Filiale à 100 % de KEPCO, Korea Western Power n’est pas une « pure player » EnR : c’est un producteur quasi public dont les revenus reposent encore sur le thermique et le gaz, alors qu’il empile les méga-contrats photovoltaïques au Moyen‑Orient.
Voir la ficheCAPCOO
Quand l'industrie se met au bio-CO₂, CAPCOO distribue un air de modernité... à base de gaz industriel.
Voir la ficheEólica la Brújula
Située derrière une SPV discrète, cette filiale espagnole d’EDP Renováveis porte un parc vieillissant dans les campagnes de Burgos — et un projet solaire qui franchit le pas des expropriations quand le foncier résiste.
Voir la ficheTokyo Gas
Le plus grand distributeur de gaz urbain du Japon compense la contraction de sa demande domestique en montant en amont du GNL et du gaz de schiste aux États-Unis, pendant que l’e-méthane et l’hydrogène servent de vitrine « GX ».
Voir la ficheGas Unión Fenosa
Le nom évoque une Espagne énergétique d’avant-fusion ; la réalité boursière et industrielle, c’est Naturgy, groupe coté né du rapprochement de Gas Natural et d’Unión Fenosa (2009), rebaptisé en 2018.
Voir la ficheCabinet of Montenegro
Le gouvernement monténégrin ne « produit » pas le courant, mais il en fixe les règles, valide les bilans et porte le risque politique quand la thermique de Pljevlja vacille et que l’État doit importer massivement.
Voir la ficheTILBURG UNIVERSITY
Tilburg University est bien l’Université de Tilburg (Pays-Bas) — QID Q595668 — et non un homonyme ; classée « Autres énergies » pour WattsElse, elle joue sur la triple articulation réglements verts /, recherche transition et démonstrateurs urbains.
Voir la ficheGE Power Conversion
Ancien joyau français de l’électronique de puissance, la division Power Conversion vend systèmes de conversion, moteurs et automatismes là où l’électrification s’accélère — data centers, marine, réseaux.
Voir la ficheAES
Le géant américain de l’électricité aligne renouvelables, stockage et contrats avec les hyperscalers — mais son histoire récente se joue aussi dans les tribunaux et devant les commissions d’urbanisme.
Voir la ficheProxiserve
Proxiserve incarne le paradoxe du service à l’habitat : des milliers d’interventions quotidiennes pour « tenir » le confort, tout en étant pris en étau entre un parc de chauffage encore très gazier et une accélération réglementaire de l’électrique et de la rénovation.
Voir la ficheCemento Andino
Cemento Andino n’est pas une start-up climat : c’est une marque phare du ciment péruvien portée par UNACEM Perú, au cœur d’un groupe verticalement intégré qui compte aussi une filiale hydroélectrique (Celepsa) et un maillage de distribution (Red Progrese).
Voir la ficheCedrus Solutions Ltd
PropTech parisienne sortie du moule 4Elements Ventures, Cedrus vend un diagnostic énergétique et technique piloté par données et IA — sans passage sur les biens — au moment où le décret tertiaire pousse les très grands gestionnaires à industrialiser leurs trajectoires.
Voir la ficheBonnett's Energy
Fiche axée sur Bonnetts Energy Corp., l’OFS canadien qui travaille dans le puits, et non sur l’E&P boursier Bonterra — deux noms proches, deux chaînes de valeur.
Voir la fichePlanta Solar Villa de Reyes SA de CV
À San Luis Potosí, une société au nom éloquent — « Planta Solar » — côtoie un des plus gros chantiers électriques du pays.
Voir la ficheAzure Urja Private Limited
Cette société cotée sur les registres indiens n’a rien à voir avec le cloud Microsoft : Azure Urja Private Limited est une entité opérationnelle du groupe Azure Power, développeur indépendant de photovoltaïque en Inde.
Voir la ficheAES Argentina
AES Argentina incarne le paradoxe d’un producteur qui brandit les renouvelables pour séduire les marchés tout en digérant une thermique charbon résiduelle et une note de crédit qui hurle la fragilité.
Voir la ficheTanQuid
Le stockage de produits pétroliers n’a rien d’anodin quand il touche à l’OTAN et aux réserves stratégiques : en janvier 2026, l’Allemagne a laissé filer son plus gros opérateur indépendant de terminaux vers Sunoco LP, sous le feu des critiques climatiques et sécuritaires.
Voir la ficheUDK
Le sigle « UDK » renvoie ici, de façon quasi homonymique avec un flux d’agrégats « énergie », à l’Universität der Künste Berlin — une université publique des beaux-arts, de la musique et du spectacle, pas à un opérateur « Autres énergies ».
Voir la ficheAELA EOLICA NEGRETE SPA
Une société chilienne anonyme peu visible en ligne, mais parfaitement identifiable dans les registres d’impact : Aela Eólica Negrete SpA (RUT 76120744-K) figure comme titulaire du projet Parque Eólico Cuel à Los Ángeles (Biobío), soit 33 MW depuis 2014, désormais intégrée au jeu Innergex.
Voir la ficheUNIGE
L’UNIGE n’est pas un « opérateur énergétique » au sens marché : c’est un pôle public de recherche et d’enseignement dont les budgets et l’empreinte physique tirent pourtant la transition.
Voir la fiche