Tuulivoima Heinola Oy
En Finlande, Tuulivoima Heinola Oy exploite un classique Bonus B44/600 à Kytövuori (Ruovesi), loin de Heinola.
À propos de Tuulivoima Heinola Oy
1. Modèle économique
Micro-producteur : selon les éléments recoupés dans la fiche Kytövuori et le référentiel sectoriel (Suomen Tuulivoimayhdistys, 2023), Tuulivoima Heinola Oy construit, possède et opère le site ; la turbine de 0,6 MW est entrée en service en janvier 2013, avec une fourchette de production annuelle publiée d’environ 0,3–0,4 GWh. La même synthèse indique que l’électricité est vendue à Turku Energia — revenus donc indexés sur ce flux commercial unique et, indirectement, sur le contexte de marché nordique. Les comptes annuels détaillés (chiffre d’affaires, résultat net) n’ont pas été retrouvés dans les jeux de données ouvertes consultés pour cette microstructure ; il serait erroné d’y substituer les agrégats d’homonymes ou d’autres sociétés finlandaises au nom proche (Tuulivet Oy à Heinola est une entité différente). L’effectif se situe logiquement dans la zone très réduite typique d’un actif unique exploité par une petite structure.
2. Impact réel
L’impact climatique se lit à l’échelle du MWh décarboné injecté sur le réseau finlandais : la production citée (~300–400 MWh/an) reste modeste face aux grands parcs contemporains, mais substitue des GWh non-fossiles là où la demande résiste. La hauteur de site (~152 m au-dessus du niveau de la mer) et la technologie Bonus B44/600 (moyeu 50 m, rotor 44 m) sont documentées dans les sources citées sur la fiche Kytövuori. Une comparaison aux trajectoires françaises (PPE3, fiches ADEME) n’est pas transposable mécaniquement : il s’agit d’un actif national finlandais, sans lien direct avec les reporting RSE « grands comptes » européens.
3. Innovations / partenariats
Sur le papier, l’« innovation » est sobrecinétique : turbine d’architecture Bonus des années 1990, acquise d’occasion via une chaîne d’approvisionnement allemande et mise en route par un sous-traitant alavudelainen, tel que résumé dans la fiche Kytövuori. Le partenariat commercial clé reste le contrat de vente vers Turku Energia (même source). Le projet d’ajout de deux machines de 2,1 MW pour une hauteur d’environ 150 m fait l’objet d’une procédure de planification signalée en 2023 dans la presse locale (Ruovesi-lehti) et dans la fiche Kytövuori ; statut d’autorisation à date : non concluant dans les sources ouvertes consultées.
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque n’est pas un catalogue marketing vert, mais un collage géographique : le vocable « Heinola » évoque une ville du sud-est alors que l’actif tient à Ruovesi — piège pour analystes et bases de données. Techniquement, prolonger une Bonus 600 kW confronte le compte d’exploitation à l’obsolescence et au coût du suivi, tandis que l’extension vise des machines nettement plus hautes. Sur le volet acceptabilité, la vigence régionale est factuelle : pour un autre projet éolien en bordure de Ruovesi (Eurowind Energy), l’ÉLY du Pirkanmaa relatait en janvier 2025 17 avis et 71 prises de position (dont une pétition) durant la consultation du programme d’EIE (communiqué ELY Pirkanmaa) ; le ministère environnement finlandais décrit par ailleurs le périmètre concerné (jusqu’à 14 machines, jusqu’à 280 m de haut, environ 1 194 ha). Ce n’est pas le bilan de Kytövuori, mais un thermomètre institutionnel pour tout éolien cherchant des autorisations où les parcs nationaux et les paysages classés pèsent lourd. Aucun signalement environnemental public spécifique à Tuulivoima Heinola Oy n’a été isolé au-delà de ces éléments — surtout pas d’inférence « greenwashing » sans dossier vérifiable.
5. Positionnement stratégique
La feuille de route tient en une phrase : passer d’une turbine chétive à un petit cluster sur un promontoire déjà conquis, alors que la Finlande aligne ses grands parcs offshore et terrestres. Le signal récent côté territoire est la température des procédures YVA au Pirkanmaa et sur la fiche-projet Patakorpi — utile pour calibrer le climat de régulation, même si l’opérateur y est différent. Pour l’actionnaire de proximité, la question n’est plus « quelle couleur de logo », mais combien d’hectares de concertation l’extension 150 m peut absorber avant de figer le ROI.
Verdict WattsElse
Micro-centrale à la carte postale finlandaise, Tuulivoima Heinola Oy n’est pas une licorne climat : c’est une ligne dans la comptabilité du vent — minuscule actif, grande ambition verticale, coincée entre un tarif client et un paysage qui se défend désormais au compte-précis des avis publics. Le nom ment sur la carte ; la tension, elle, est topographique.
Sources : fi.wikipedia.org · tuulivoimayhdistys.fi · thewindpower.net · ruovesi-lehti.fi · sttinfo.fi · ymparisto.fi
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Niederrheinische Braunkohlenwerke
L’Niederrheinische Braunkohlenwerke AG n’est plus une étiquette boursière : c’est une entité historique allemande du bassin rhénan, progressivement absorbée dans l’orbite de RWE.
Voir la ficheZAG LJUBLJANA
Sous « ZAG Ljubljana », il s’agit bien du ZAG – Zavod za gradbeništvo Slovenije, l’« institut national slovène du bâtiment et du génie civil » basé à Ljubljana : acteur Autres énergies au sens WattElse où l’énergie se lit surtout dans la conversion infrastructurelle — réseaux, bâtiments, déchets, sécurité d’usage — pas dans un tableau de ventes de MWh comme…
Voir la ficheBİlsev Enerjİ Üretİm Ve Tİcaret A.Ş
En Turquie, le nom affiche la production et le commerce d’énergie ; dans les registres, le calendrier s’est arrêté en 2020.
Voir la ficheKDL
Le sigle « KDL » recoupe plusieurs réalités (courtage, régie US, etc.) : ici, vous parlez de KDL Tirage de Câbles, identifiée par son site officiel, une microstructure de travaux sur câbles BT/MT et raccordements, pas d’un géant de la distribution.
Voir la ficheHorizen (Blockchain)
Plateforme blockchain qui chante la confidentialité tout en laissant entendre que tout est sous contrôle.
Voir la ficheAGL Loy Yang Pty Ltd
Filiale opérationnelle du géant australien AGL Energy en Victoire, AGL Loy Yang Pty Ltd pilote l’un des plus gros blocs fossiles du pays : une centrale de 2 210 MW et une mine de charbon brun adjacente.
Voir la ficheINSTITUT FRANCAIS DE RECHERCHE POUR L'EXPLOITATION DE LA MER
L’Ifremer n’est pas une entreprise de production : c’est le laboratoire national de l’économie bleue.
Voir la ficheGreen Capital Development 69, SLU
Green Capital Development 69, SLU n’est pas un « grand nom » en façade : c’est une coquille juridique madrilène, capital minimal, adossée à une gouvernance désormais marquée par les fonds.
Voir la ficheLas Palomas
Las Palomas apparaît dans les bases ouvertes comme une localité américaine, pas comme un opérateur d’énergies renouvelables documenté sous ce libellé exact — d’où un cas d’école pour vos bases « secteur / pays » : sans SIREN, ISIN, site corporate ou communiqué identifiable, le risque est grand de remplir une fiche avec la mauvaise entité.
Voir la ficheESSA - Empresa Electrificadora de Santander
ESSA distribue dans un département qui regarde déjà Bogotá et le marché wholesale : les chutes de tensions techniques ne racontent qu’une moitié de l’histoire.
Voir la ficheVietnam Rubber Group
Le Vietnam Rubber Group (VRG) n’est pas un producteur d’électricité « pur » : c’est d’abord un mammouth agricole et industriel d’État qui capitalise sur près de 400 000 hectares et une capitalisation boursière record pour pousser l’hydroélectricité, puis le solaire et l’éolien, au cœur d’un pays en accélération énergétique.
Voir la ficheWheao Hydro-Electric Power Scheme Re-Consenting
** Le complexe Wheao–Flaxy (environ 26 MW) est un pilier d’héritage de la Nouvelle-Zélande, entré en service en 1982 et désormais coincé par une échéance de droits d’eau en 2026, une procédure d’approbation accélérée contestée, et l’acquisition de Manawa Energy par le géant Contact Energy en 2025.
Voir la ficheStandard Oil of Ohio
Née du démembrement de 1911 et avalée en 1987 par BP pour 7,82 milliards de dollars, la Standard Oil of Ohio n’existe plus en nom : elle vit dans l’ADN de BP America, entre stations rebaptisées, héritage alaskien et aujourd’hui une poussée de production d’hydrocarbures côté États-Unis.
Voir la ficheDexxos Participações
** Cotée à la B3, la holding brésilienne tire la moitié de son récit de la chimie des panneaux bois et l’autre d’Apolo, tubes pour pétrole, gaz, bâtiment et solaire — avec un 2025 en trompe-l’œil : le chiffre d’affaires bondit, la marge du sidérurgique se dégrade et Washington referme une porte sur l’export.
Voir la ficheMondi Świecie S.A.
Une usine de pulp et carton qui fait tourner cogénération, biomasse et réseau de chaleur : Mondi Świecie n’est pas un producteur d’électricité au sens marché grossiste du terme — c’est un mastodonte européen de la papeterie où l’énergie procède comme infrastructure du procédé et comme service à la commune.
Voir la ficheZhejiang Zheneng Elec Pow Co
Liste à Shanghai depuis 2013 (600023), cette filiale quasi intégrale de l’Zhejiang Energy Group provincial est le visage boursier d’un modèle très chinois : chauffer une économie côtière riche tout en préparant, au compte-gouttes, une couche « propre » pilotée par les objectifs Five-Year Plan du pays.
Voir la ficheUNIVERSITY OF TECHNOLOGY, KAUNAS
Une université peut-elle faire école sur l’Énergie ?
Voir la ficheMetro S.A.
L’entité visée n’est pas une enseigne grecque homonyme, mais Metro S.A., société d’État qui pilote l’explosion du réseau capitale au moment où la neutralité carbone capte l’attention des investisseurs et des médias — pendant que la perte nette et le chantier de la ligne 7 alimentent la controverse.
Voir la ficheLubafrique SA
Attention aux homonymies : sous l’étiquette « Lubafrique SA », un annuaire affiche parfois un siège à Saint-Félix-de-Lodez et un descriptif viticole — évidemment hors sujet.
Voir la ficheAkwa Group
Akwa Group avance sur deux jambes qui ne vont pas à la même vitesse.
Voir la ficheYPF Luz
Première partie du nom promet la « lumière », la courbe réelle encore surtout du gaz sous le capot thermique ; en parallèle, la société enfonce le pédales des PPAs industriels et des méga-parcs RIGI sous le drapeau d’UNE filiales génération d’YPF SA.
Voir la ficheTICA Group (Chine)
Le groupe chinois TICA s’est forgé une stature mondiale sur le chauffage, la ventilation et la climatisation, puis a engrangé filiale après filiale dans la géothermie « binaire » et la méthanisation.
Voir la fiche