Công ty Thủy điện Đại Ninh
Opérateur d’un des grands équipements hydroélectriques du plateau de Lâm Đồng, cette filiale étatique négocie en continu production, irrigation aval et séquences de crue — tout en étant traversée par le paradoxe climatique de l’hydro : sans émissions locales, elle reste captive des excès et des manques d’eau.
À propos de Công ty Thủy điện Đại Ninh
1. Modèle économique
L’entreprise est structurée comme producteur-incumbent dans le périmètre de la Electricity of Vietnam (EVN) : elle exploite et entretient la centrale de Đại Ninh, injecte l’électricité dans le réseau national et décline des missions satellites (consultation sur équipements, travaux, petite filière tourisme, etc.). Elle se présente ainsi comme membre du groupe GENCO 1 (Tổng công ty Phát điện 1) depuis le jeu organisationnel décrit sur son site institutionnel, avec mise en activité industrielle début octobre 2007 et mise en service des groupes début 2008. Les recettes correspondent à celles d’un générateur régulé : tarification et volumes pilotés par le cadre du mix national, pas par un marché de gros ouvert façon europe du Nord ; aucun chiffre d’affaires, résultat net ou effectif consolidé vérifiable n’a été publié de manière aisément accessible dans les corpus consultés (comptabilité interne EVN/non diffusion grand public pour cette cellule locale). À la place, les indicateurs vérifiables sont techniques‑industriels : puissance installée 300 MW (deux unités de 150 MW), production moyenne indiquée de 928 millions de kWh/an et jusqu’à 603 millions de m³ d’eau mobilisés par an pour irriguer quelque 40 000 ha en Bình Thuận selon les bilans communiqués par l’opérateur et repris par Năng lượng Việt Nam puis la chronique Quản lý nhà nước. Sur treize années d’exploitation révolues en 2021, la société revendiquait quelque 14,1 TWh cumulés produits depuis la mise en service — grandeur compatible avec une baseload hydro modulée communiqué anniversaire 14 ans.
2. Impact réel
Le parc hydro vietnamien reste pilier nord du pays mais expose le système aux sécheresses : la presse française de référence sur l’énergie a vulgarisé, via dépêches AFP, comment en été 2023 la combinaison sécheresse‑demande climatisation a abouti à des rotating blackouts massifs, avec des grandes retenues forcées au minimum technique jusqu’à l’arrêt partiel de groupes comme à Thác Bà coupures d’été 2023, effets sur les pêcheurs. Đại Ninh, avec 300 MW et des têtes de chute extrêmes (système à très haute chute sur le lit du Đồng Nai amont, paramètres publiés par l’opérateur et synthétisés sur sa page thông số kỹ thuật), décarbone marginalement le kWh par rapport au charbon qui structure pourtant la moitié du récit industriel national équilibre charbon‑hydro 2018. L’impact « net zéro » local des turbines se heurte à l’empreinte historique du barrage‑réservoir (béton, altération du continuum écologique, gestion du sédiment) — dimensions non chiffrées publiquement pour ce site précis dans les sources interrogées au moment de la rédaction. Le triple usage irrigation‑électricité‑débits environnementaux rappelle que les SERVICES environnementaux ne sont pas un bonus CSR mais un budget d’eau contraint dont la partie « écologie » doit coexister avec la commande nationale de firm power saisonnière.
3. Innovations / partenariats
Le profil innovation relève davantage du capital industriel amorti et digitalisé que de startups : chroniques internes 2025‑2026 valorisent des campagnes de transformation numérique et d’« initiatives » d’optimisation électro‑numérique 2025 et coordination usages 2026, au sein d’instances de groupe GENCO 1 (audits « Xanh – Sạch – Đẹp – An toàn » visitant le site fin 2025). Il n’y a pas, dans le périmètre consulté, de contrat‑clef exporté façon CPPA européen, ni de levée de fonds : le partenariat stratégique est vertical avec l’État‑actionnaire.
4. Greenwashing / zones grises
2012 : une inspection du ministère des Ressources et de l’Environnement sur le territoire de Lâm Đồng couvre explicitement la centrale Đại Ninh ; la presse nationale rapporte des manquements sur la restitution des débits « écologiques » aval par rapport au scénario autorisé en étude d’impact — matière à sanction administrative et à contentieux local, pas à storytelling vert article de décembre 2012. mai 2023 : alors que EVN gérait une stress test hydrologique national, Đại Ninh publie via Médiacorp sectoriel une cote lacustre à 862 m, soit 2 m seulement au‑dessus du niveau « mort », avec volume utile résiduel de 16,430 millions de m³ — signal chiffré de vulnérabilité climatique opérationnelle et de risque de rendement électrique dégradé sur un exercice complet chronique du 16 mai 2023. 2016, lors d’un épisode pluvieux sur le littoral Sud‑Centre, EVN doit rejeter médiatiquement l’idée d’un « lâcher de barrage catastrophe » attribuée par riverains à Đại Ninh : lecture hybride des responsabilités météorologiques vs régulation réservoir démenti EVN décembre 2016. Synthèse : le risque de greenwashing n’est pas « marketing carbone » mais sociopolitique — vendre l’hydro comme EnR intrinsèquement douce alors que la retenue modifie terriblement le territoire et que la rareté d’eau ou la crue reconfigurent chaque saison la légitimité publique de l’ouvrage. Aucun rapport CSRD ou IFRS européen ne s’applique directement ; la transparence carbone reste celle du groupe EVN, non isolée station par station dans les dossiers disponibles.
5. Positionnement stratégique
La trajectoire 2025‑2026 se lit comme un pilote de résilience multicritères dans un système vietnamien tiré entre retard des EnR intermittent (hors hydro), charbon amorti national et urgences sécheresse‑pointe contextualisées par Connaissance des énergies. Đại Ninh doit tenir trois promesses contradictoires : kWh garantis, irrigation « 603 Mm³ / 40 000 ha » et garde‑fous hydrauliques, tout en préservant un capital ouvrage vieillissant. La valorisation capitalistique locale passe par distinctions d’État, culture d’entreprise patriotique‑syndicale et captation d’attention du GENCO 1, indicateurs politiques‑industriels plus que financiers lorsque les comptes internes sont clos. Pour un lecteur PPE3 / CSRD européens, la leçon n’est pas l’alignement réglementaire direct mais la projection supply‑chain : tout investissement européen en fabrication vietnamienne hérite de cette fragilité croisée hydro‑réseau que les coupures été 2023 ont rendue audible.
Verdict WattsElse
Le « renouvelable » national n’a pas vocation à être sympathique, il porte trois frontières : un lac, une plaine irriguée et un delta nerveux lorsque le ciel fait défaut. Đại Ninh illustre l’hydro vietnamien comme infrastructure de pouvoir sous stress hydrologique — ni bonus carbone gratuit, ni actif passif dans un monde qui warm plus vite que les cours d’eau ne se régularisent.
Sources : dnhpc.com.vn · dnhpc.com.vn · dnhpc.com.vn · nangluongvietnam.vn · quanlynhanuoc.vn · dnhpc.com.vn · connaissancedesenergies.org · connaissancedesenergies.org · dnhpc.com.vn · connaissancedesenergies.org · dnhpc.com.vn · dnhpc.com.vn · dnhpc.com.vn · thanhnien.vn · nangluongvietnam.vn · evn.com.vn · connaissancedesenergies.org
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
USZ
L’université de Szczecin n’est pas une « boîte EnR » : c’est le plus gros pôle académique public de Poméranie occidentale, qui sélectionne ses angles « transition » — recherche climatique, efficacité du patrimoine, outils numériques — au milieu des tensions habituelles du service public polonais : contrôles ministériels, méfiance sur le foncier, financement…
Voir la ficheSafran (Singapore)
** Tandis que le groupe français annonce un exercice 2025 record et industrialise l’électricité de bord au cœur de l’Asie-Pacifique, la Cité-État ajuste sa trajectoire SAF et Washington scrute chaque partenariat sensible.
Voir la ficheCengiz Enerji
Cengiz Enerji n’est pas une « pure player » en renouvelable : c’est le bras production et réseaux d’un conglomérat turc qui aligne 5,6 GW et une rhetorique de transition, tout en cherchant des financements vertes pour du gaz « prêt hydrogène ».
Voir la ficheCapral Ltd
Le tag « pétrole et gaz » accolé à Capral Ltd dans certains référentiels heurte les comptes publics : il s’agit, selon toute la documentation boursière disponible, de Capral Limited (ASX:CAA), le leader australien de l’extrusion et de la distribution d’aluminium pour le bâtiment et l’industrie — pas d’un producteur d’hydrocarbures.
Voir la ficheELMŰ Hálózat Kft.
Ce n’est pas une éoliennes mais un réseau : ELMŰ Hálózati, bras hongrois d’E.ON sur la capitale et le comitat de Pest, est au cœur de la promesse et des frictions de la transition — entre capacité libérée pour le solaire résidentiel et plaintes clients** scrutées par le régulateur.
Voir la ficheEAA - UBA
L’étiquette « EAA – UBA » prête à confusion : EAA est le sigle usuel d’EnergieAllianz Austria GmbH, bras de vente et de négoce de l’électricité et du gaz né en 2001 de Wien Energie, EVN et Energie Burgenland.
Voir la ficheWaste Gas Resources
Le nom sonne comme une promesse de la transition — gaz issu des déchets — mais il ne correspond, selon les éléments disponibles en ligne, à aucune entité juridique ou site corporate identifiable avec un niveau de certitude éditorial suffisant.
Voir la ficheScatec
Installée à Oslo et cotée en Bourse, Scatec ASA incarne la mue d’un développeur historiquement « solaire » vers une plate-forme multi-technologies dans les marchés émergents.
Voir la ficheİçdaş Çelİk Enerjİ Tersane Ve Ulaşim Sanayİ Anonİm Şİrketİ
İçdaş Çelik Enerji Tersane ve Ulaşım Sanayi A.Ş.
Voir la ficheEvonik Degussa GmbH
L’étiquette « Pétrole & Gaz » colle à une réalité plus prosaïque : une chimie de spécialité qui encaisse encore des centaines de millions d’euros de revenus gaz/vapeur, pendant que le groupe restructure à la hache et promet des « Next Generation Solutions ».
Voir la ficheVolkswagen Argentina
La filiale argentine du groupe Volkswagen n’est pas une “petite énergie” au sens pétrole / électricité : c’est un géant de l’automobile qui, en 2025, parie sa crédibilité climatique sur l’usine tandis qu’il recompose sa gamme autour d’un pick-up de conception partagée avec la Chine.
Voir la ficheAdven Siljan AB
** Sous pavillon nordique mais identité limpide — Adven Siljan AB n’est pas une start-up racoleuse : c’est une coentreprise de chauffage urbain qui sert un territoire autour du lac Siljan, avec un mix quasi exclusivement bois-énergie.
Voir la ficheGravitHy
** GravitHy vend une promesse industrielle à l’échelle d’une tour Eiffel par jour : du fer réduit à l’hydrogène pour alimenter l’acier européen sans charbon de bois au gaz.
Voir la ficheVoltiva Energy
Voltiva Energy n’est pas un producteur d’électricité au sens classique : c’est une PME qui rend le réseau « pilotable » côté consommation.
Voir la ficheHYDROGEN ECONOMY CH2E
Le cabinet prend l’hyphen entre « conseil stratégique » et feuilles de route industrielles : hydrogène, e-carburants, import d’azote ammoniac portuaire SMR français.
Voir la ficheUNIZAG FSB
La Faculté de génie mécanique et d’architecture navale de l’Université de Zagreb (souvent notée UNIZAG FSB) incarne une couche rare en transition : un bloc public d’ingénierie captable des flux européens, calé sur réseaux, chaleur et ville.
Voir la ficheSGS Portugal, S.A.
Filiale portugaise du géant suisse de l’inspection et de la certification, SGS Portugal S.A.
Voir la ficheUPM-Kymmene Oyj
Groupe forestier finlandais né d’une fusion en 1996, UPM vend aujourd’hui fibre, papiers, contreplaqué, étiquettes et électricité, tout en tentant un saut vers la biochimie et les carburants d’origine biosourcée.
Voir la ficheMumbai Refinery
À Chembur–Mahul, l’une des zones les plus industrielles de l’agglomération, la raffinerie de Mumbai) tourne à plein régime : record de brut traité, marge brute élevée, et en même temps contestations judiciaires et air irrespirable qui ne lâchent pas prise.
Voir la ficheUgglum Drift AB
Petite société de distribution d’électricité à Vara, Ugglum Drift AB porte un nom de village et un bilan minimaliste qui ne raconte pas tout : derrière les filières comptables, la gouvernance locale relie l’entreprise à l’éolien de commandite.
Voir la ficheTeam Energy Corp Therma Power
TeaM Energy a incarné, pendant des années, le « gros système » du charbon philippin : contrats d’achat d’électricité, complexes BOT, partenaires japonais.
Voir la ficheFives
Fives vend une promesse puissante: décarboner l’industrie lourde sans sortir du réel des usines.
Voir la ficheEnergieversorgung Oberhausen AG
La Energieversorgung Oberhausen AG (evo) n’est pas une « petite » Électricité de Strasbourg : à Oberhausen, la décarbonation se joue sur du Fernwärme, du gaz réseau et une valorisation massive des déchets, financée par une cession qui change la face du bilan.
Voir la fiche