Bruxelles veut doubler l’électrification de l’Europe pour réduire sa dépendance aux énergies fossiles

L’Union européenne veut accélérer le passage du gaz et du pétrole à l’électricité. Alors que cette dernière ne représente encore que 23 % de la consommation finale d’énergie du continent, une proportion quasiment inchangée depuis 10 ans, la Commission européenne propose de porter ce taux à 46 % à l’horizon 2040. L’ambition est considérable. « Il nous a fallu aller de l’âge de pierre jusqu’à aujourd’hui pour atteindre 23 % et nous voulons désormais doubler ce chiffre en 14 ans », a résumé le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen lors d’une conférence de presse la semaine dernière. Il assure néanmoins que cet objectif est à la fois « plausible et réaliste ». Derrière le discours climatique, Bruxelles met surtout en avant un enjeu économique : réduire la vulnérabilité de l’Europe aux crises géopolitiques et à la volatilité des marchés mondiaux de l’énergie. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, l’Union aurait dépensé plus de 50 milliards d’euros supplémentaires pour import

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