Le prix de l’électricité solaire dégringole : 61 €/MWh, un tarif historiquement bas
Lors de la neuvième session de l'appel d'offres solaire au sol, 125 projets ont été retenus pour 931 MWc à un prix moyen pondéré de 61,33 €/MWh, soit 18 €/MWh de moins qu'à la session précédente selon la délibération de la CRE du 17 septembre citée par l'article ; sur les toitures de 100 à 500 kW, 3 000 candidatures ont donné 288 MW attribués à 75,48 €/MWh.
L'éclairage Watts Else
Le prix d'attribution n'est qu'un signal de tension amont : il dit combien de développeurs acceptent de s'engager pour un volume contraint, pas ce qui sera effectivement raccordé. Si l'écart entre tarif lauréat et coût de construction se confirme, c'est la trajectoire PPE3 vers 48 GW en 2030 qui devient le point de fragilité, pas seulement le prix de la session.
Analyse approfondie
Contexte & Enjeux
Fait rapporté : Lors de la neuvième session de l'appel d'offres solaire au sol, 125 projets ont été retenus pour 931 MWc à un prix moyen pondéré de 61,33 €/MWh, soit 18 €/MWh de moins qu'à la session précédente selon la délibération de la CRE du 17 septembre citée par l'article ; sur les toitures de 100 à 500 kW, 3 000 candidatures ont donné 288 MW attribués à 75,48 €/MWh.
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17) : « seuls 125 projets ont été retenus pour 931 MWc à un prix moyen pondéré de 61,33 euros le mégawattheure (€/MWh) »
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
Fait rapporté : L'article situe l'écart à la session précédente (18 €/MWh de moins) sans donner le niveau absolu antérieur ; il indique aussi que les développeurs n'avaient pas eu de session depuis plus d'un an et que la PPE3, publiée en février, fixe un objectif de 48 GW en 2030. Le texte primaire de la délibération de la CRE n'est pas fourni : la référence de prix antérieure n'est pas vérifiée ici.
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
Analyse Critique
Fait rapporté : Deux facteurs de baisse sont avancés : une sursouscription massive (731 dossiers et 5 400 MWc déposés pour 925 MWc promis au cahier des charges) et le doublement du plafond réservé aux terrains agricoles, de 250 à 500 MWc. S'y ajoute un effet de revenu : la possibilité d'adjoindre une batterie partagerait le raccordement et son prix avec le PV, permettant de proposer un tarif plus bas.
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
Fait rapporté : Côté lauréats, la concentration est forte : Reden, Mexens, EDF Power Solutions, TSE et Luxel totalisent 76 % des volumes attribués, EDF pesant plus d'un quart de la session avec sa filiale Luxel ; de grands déposants comme Rubis Photosol et Neoen sont absents, laissant 4,4 GWc de projets non retenus. Horizon mentionné : un appel d'offres technologiquement neutre pour 2027, aux contours encore flous, dont les conditions favoriseraient l'éolien.
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
Fait rapporté : Le prix bas ne vaut pas engagement de réalisation : avec la remontée des taux d'intérêt, plusieurs acteurs doutent que tous les lauréats construisent à ce tarif. La lecture des faits est aussi disputée : la ministre de l'Énergie y voit une preuve de compétitivité, quand le président du SER parle de « candidatures du désespoir ». L'article rapporte en outre des propos ministériels (« le carnage ») via un participant au colloque, non vérifiés ici, et s'appuie sur une délibération de la CRE non fournie.
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
- Réf. : [1] revolution-energetique.com (2026-10-17)
Ce que vous devez retenir
- Le prix plancher de 61,33 €/MWh reflète surtout une file d'attente de projets et un plafond agricole élargi, pas encore un coût de production installé ; la suite se joue sur la construction effective des lauréats et sur les règles du futur appel d'offres neutre.
- Le prix d'attribution n'est qu'un signal de tension amont : il dit combien de développeurs acceptent de s'engager pour un volume contraint, pas ce qui sera effectivement raccordé. Si l'écart entre tarif lauréat et coût de construction se confirme, c'est la trajectoire PPE3 vers 48 GW en 2030 qui devient le point de fragilité, pas seulement le prix de la session.
- Action : Attendre. La preuve manquante est la réalisation : on ne sait pas si les lauréats à 61,33 €/MWh bouclent leur financement et construisent, ni quelles règles s'appliqueront à la session neutre de 2027. Agir maintenant reviendrait à traiter un prix d'adjudication comme une performance mesurée. (déclencheur : Publication du cahier des charges définitif de l'appel d'offres technologiquement neutre prévu pour 2027, ou signal observable de renoncement/retard de construction parmi les 125 projets lauréats (retrait, demande de modification tarifaire, mise en service constatée).)
Sources
- [1] revolution-energetique.com (2026-10-17T05:29:30+00:00)
Inconnues
- Niveau absolu du prix moyen pondéré de la session précédente (seul l'écart de 18 €/MWh est donné)
- Texte primaire et contenu exact de la délibération de la CRE du 17 septembre, non vérifiés
- Nombre de lauréats qui obtiendront effectivement financement et permis de construire à 61,33 €/MWh
- Contours du futur appel d'offres technologiquement neutre de 2027 et part réelle du solaire
- Effet quantifié de l'option batterie sur les tarifs proposés
- Devenir des 4,4 GWc de projets non retenus et des 5 400 MWc déposés
- Un extrait cité ne suffit pas à confirmer l'interprétation proposée.
À retenir
- Le prix plancher de 61,33 €/MWh reflète surtout une file d'attente de projets et un plafond agricole élargi, pas encore un coût de production installé ; la suite se joue sur la construction effective des lauréats et sur les règles du futur appel d'offres neutre.
- Le prix bas ne vaut pas engagement de réalisation : avec la remontée des taux d'intérêt, plusieurs acteurs doutent que tous les lauréats construisent à ce tarif. La lecture des faits est aussi disputée : la ministre de l'Énergie y voit une preuve de compétitivité, quand le président du SER parle de « candidatures du désespoir ». L'article rapporte en outre des propos ministériels (« le carnage ») via un participant au colloque, non vérifiés ici, et s'appuie sur une délibération de la CRE non fournie.
- Publication du cahier des charges définitif de l'appel d'offres technologiquement neutre prévu pour 2027, ou signal observable de renoncement/retard de construction parmi les 125 projets lauréats (retrait, demande de modification tarifaire, mise en service constatée).
- Niveau absolu du prix moyen pondéré de la session précédente (seul l'écart de 18 €/MWh est donné)