Les renouvelables en tête de l’électricité en 2035 dans le monde selon Statkraft
Statkraft, électricien public norvégien, a publié la 11e édition de son rapport Green Transition Scenarios, qui prévoit que les renouvelables deviendront la première source d’électricité au monde d’ici 2035, trajectoire reposant principalement sur le solaire et l’éolien et dépendant du développement des réseaux électriques et de capacités de stockage accrues, notamment par batteries. Il s’agit de scénarios d’entreprise, pas d’une décision publique ni d’une capacité mise en service.
L'éclairage Watts Else
Le document déplace le point de vigilance : la contrainte mise en avant n’est pas la ressource renouvelable mais le rythme de développement des réseaux et du stockage, qui conditionne la conversion d’un potentiel de production en électricité livrée — un facteur qui se joue sur les raccordements et les investissements de réseau plutôt que sur les seuls coûts de production solaire ou éolien.
Analyse approfondie
Contexte & Enjeux
Fait rapporté : Statkraft, électricien public norvégien, a publié la 11e édition de son rapport Green Transition Scenarios, qui prévoit que les renouvelables deviendront la première source d’électricité au monde d’ici 2035, trajectoire reposant principalement sur le solaire et l’éolien et dépendant du développement des réseaux électriques et de capacités de stockage accrues, notamment par batteries. Il s’agit de scénarios d’entreprise, pas d’une décision publique ni d’une capacité mise en service.
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
Fait rapporté : Point de départ documenté par le rapport : en 2025, les renouvelables ont produit 48 % de l’électricité de l’Union européenne, contre 38 % en 2021. La Norvège tire par ailleurs 98 % de son électricité de renouvelables.
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00) : « En 2025, les énergies renouvelables ont produit 48 % de l’électricité de l’Union européenne, contre 38 % en 2021. »
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
Analyse Critique
Fait rapporté : Mécanisme physique et économique : l’électrification substitue des usages fossiles moins efficaces, les technologies électriques remplaçant des énergies fossiles moins efficaces ; les véhicules électriques consomment de 60 % à 90 % d’énergie en moins que les voitures à moteur thermique et les pompes à chaleur peuvent réduire de 50 % à 80 % l’énergie de chauffage. La part renouvelable dans l’électricité dépend ensuite du développement des réseaux et du stockage.
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
Fait rapporté : Conséquences par acteur et horizons cités : les centres de données dopés à l’intelligence artificielle représenteraient 6 % à 9 % de la demande d’électricité de l’UE d’ici 2050, selon le rapport, cette perspective dépendant de l’adoption de l’IA, des gains d’efficacité des puces et de l’obtention d’un raccordement au réseau. Pour la Norvège, la production annuelle d’électricité en 2050 est estimée dans une fourchette qui varie selon la quantité d’éolien construite. Les horizons 2035 et 2050 sont ceux des scénarios, pas des échéances réglementaires.
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
Fait rapporté : Limite de fond reconnue par le rapport : même le scénario le plus vert ne suffit pas, à lui seul, à atteindre l’objectif de 1,5 °C, et le pire scénario envisage un réchauffement pouvant atteindre 2,7 °C si les réductions d’émissions ne s’accélèrent pas après 2050. Limite méthodologique : il s’agit de scénarios d’un industriel rapportés par une source secondaire ; le rapport primaire et ses hypothèses n’ont pas été vérifiés ici.
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
- Réf. : [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
Ce que vous devez retenir
- Une projection de mix électrique mondial produite par un industriel norvégien, fondée sur des scénarios d’entreprise et non sur des capacités constatées ; sa valeur pour le Radar reste indicative tant que les hypothèses du rapport primaire ne sont pas vérifiées.
- Le document déplace le point de vigilance : la contrainte mise en avant n’est pas la ressource renouvelable mais le rythme de développement des réseaux et du stockage, qui conditionne la conversion d’un potentiel de production en électricité livrée — un facteur qui se joue sur les raccordements et les investissements de réseau plutôt que sur les seuls coûts de production solaire ou éolien.
- Action : Attendre. La source est un article secondaire rapportant des scénarios d’entreprise ; ni le rapport Green Transition Scenarios lui-même, ni ses hypothèses (périmètres, variantes Green et Gridlock) n’ont été vérifiés, et aucune donnée mesurée de mise en service ne vient confirmer la trajectoire 2035. (déclencheur : Mise à disposition vérifiable du rapport Green Transition Scenarios (11e édition) avec ses hypothèses, ou premières données mesurées de capacités de réseau et de stockage effectivement raccordées sur la période considérée.)
Sources
- [1] enerzine.com (2026-10-21T03:10:00+00:00)
Inconnues
- Contenu et hypothèses exactes des quatre trajectoires du rapport primaire (scénarios « Green » et « Gridlock ») : non vérifiés, seuls des extraits rapportés sont disponibles
- URL et date de publication du rapport Statkraft lui-même : non fournies
- Hypothèses de coûts, de politiques publiques et de demande sous-jacentes aux fourchettes citées par l’article
- Calendrier et financement des renforcements de réseau et du stockage nécessaires
- Effet réel des gains d’efficacité des puces sur la demande des centres de données
- Un extrait cité ne suffit pas à confirmer l'interprétation proposée.
À retenir
- Une projection de mix électrique mondial produite par un industriel norvégien, fondée sur des scénarios d’entreprise et non sur des capacités constatées ; sa valeur pour le Radar reste indicative tant que les hypothèses du rapport primaire ne sont pas vérifiées.
- Limite de fond reconnue par le rapport : même le scénario le plus vert ne suffit pas, à lui seul, à atteindre l’objectif de 1,5 °C, et le pire scénario envisage un réchauffement pouvant atteindre 2,7 °C si les réductions d’émissions ne s’accélèrent pas après 2050. Limite méthodologique : il s’agit de scénarios d’un industriel rapportés par une source secondaire ; le rapport primaire et ses hypothèses n’ont pas été vérifiés ici.
- Mise à disposition vérifiable du rapport Green Transition Scenarios (11e édition) avec ses hypothèses, ou premières données mesurées de capacités de réseau et de stockage effectivement raccordées sur la période considérée.
- Contenu et hypothèses exactes des quatre trajectoires du rapport primaire (scénarios « Green » et « Gridlock ») : non vérifiés, seuls des extraits rapportés sont disponibles