Énergies renouvelables : « la poursuite du développement est pertinente du point de vue du consommateur »
La CRE publie pour la première fois un chiffre des coûts complets du système électrique français : 55,9 milliards d’euros annualisés en 2025, dont 40 Mds€ pour la production et 15,9 Mds€ pour le réseau, selon la source secondaire qui rapporte l’étude.
L'éclairage Watts Else
La comptabilité complète du système rend visible le transfert implicite du soutien aux EnR : ce que le consommateur gagne sur les prix de marché se retrouve en charges CSPE pour l’État et en revenus perdus pour les producteurs non soutenus, ce qui déplace le débat du coût total vers sa répartition.
Analyse approfondie
Contexte & Enjeux
Fait rapporté : La CRE publie pour la première fois un chiffre des coûts complets du système électrique français : 55,9 milliards d’euros annualisés en 2025, dont 40 Mds€ pour la production et 15,9 Mds€ pour le réseau, selon la source secondaire qui rapporte l’étude.
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09) : « les nouvelles capacités renouvelables raccordées entre 2020 et 2025 ont permis de diminuer les prix de marché, de l’ordre de 20 euros par MWh »
Fait rapporté : Avant cette publication, la source indique qu’aucun chiffre de coûts complets du système électrique français n’avait été publié par la CRE ; le raccordement des capacités renouvelables entre 2020 et 2025 sert de comparaison contrefactuelle (parc 2020 vs parc 2025).
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
Analyse Critique
Déduction : L’ajout de capacités renouvelables abaisse les prix de marché (effet de merit order), économie dont les consommateurs captent une partie (−16,1 €/MWh en 2025 selon la CRE) tandis que les coûts complets du système augmentent modérément ; le financement repose sur les consommateurs, les exports européens et le budget de l’État via la CSPE.
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
Fait rapporté : Consommateurs : économies d’environ 8 Mds€ sur 2025 et 92 % des coûts complets de production couverts par leurs factures accise incluse. Producteurs non soutenus et EDF : revenus et modèle d’investissement fragilisés. État : charges de CSPE plus élevées. Horizon : année 2025 pour les chiffres, simulations sans date d’échéance pour la poursuite du développement.
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
Fait rapporté : Le seuil d’environ 50 % de capacités renouvelables supplémentaires est présenté comme un ordre de grandeur issu de simulations, valable sous hypothèse de stagnation de la consommation jugée improbable ; au-delà, la CRE écrit que le financement « ne serait probablement pas soutenable ». La source est secondaire : le rapport primaire de la CRE et ses hypothèses n’ont pas été vérifiés ici.
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
- Réf. : [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09)
Ce que vous devez retenir
- Le bénéfice consommateur d’un développement renouvelable supplémentaire est simulé comme positif jusqu’à environ +50 % de capacité, mais ce chiffre est un ordre de grandeur de simulation, pas un plafond réglementaire ni une décision en vigueur.
- La comptabilité complète du système rend visible le transfert implicite du soutien aux EnR : ce que le consommateur gagne sur les prix de marché se retrouve en charges CSPE pour l’État et en revenus perdus pour les producteurs non soutenus, ce qui déplace le débat du coût total vers sa répartition.
- Action : Attendre. Le chiffre de 50 % provient de simulations rapportées par une source secondaire, sans hypothèses ni méthodologie détaillées ni statut de règle ; la preuve manquante est le détail des scénarios et le chiffrage du point de bascule dans le rapport primaire de la CRE. (déclencheur : Publication par la CRE du détail des hypothèses de ses simulations (ou d’une évaluation actualisée) explicitant la base du +50 % et le point au-delà duquel les économies consommateurs ne compensent plus les coûts du système.)
Sources
- [1] connaissancedesenergies.org (2026-09-09T00:00:00+00:00)
Inconnues
- Hypothèses exactes des simulations de la CRE (prix de marché, volumes, coûts réseaux) et périmètre du « environ 50 % » (base de capacité de référence)
- Horizon temporel des scénarios, notamment le scénario « hyper conservateur » sans hausse de la demande
- Contenu du rapport primaire de la CRE non fourni et non vérifié
- Effets quantifiés sur les investissements d’EDF et sur les charges de CSPE à venir
- Traitement de la TVA et des contributions européennes dans les scénarios prospectifs
- Un extrait cité ne suffit pas à confirmer l'interprétation proposée.
À retenir
- Le bénéfice consommateur d’un développement renouvelable supplémentaire est simulé comme positif jusqu’à environ +50 % de capacité, mais ce chiffre est un ordre de grandeur de simulation, pas un plafond réglementaire ni une décision en vigueur.
- Le seuil d’environ 50 % de capacités renouvelables supplémentaires est présenté comme un ordre de grandeur issu de simulations, valable sous hypothèse de stagnation de la consommation jugée improbable ; au-delà, la CRE écrit que le financement « ne serait probablement pas soutenable ». La source est secondaire : le rapport primaire de la CRE et ses hypothèses n’ont pas été vérifiés ici.
- Publication par la CRE du détail des hypothèses de ses simulations (ou d’une évaluation actualisée) explicitant la base du +50 % et le point au-delà duquel les économies consommateurs ne compensent plus les coûts du système.
- Hypothèses exactes des simulations de la CRE (prix de marché, volumes, coûts réseaux) et périmètre du « environ 50 % » (base de capacité de référence)