ADI NOUVELLE-AQUITAINE
Ce n’est pas un producteur d’électricité ni un fonds : l’Agence de Développement et d’Innovation (ADI) Nouvelle-Aquitaine est le bras opérationnel régional de l’attractivité et de l’innovation, fortement calée sur la transition.
À propos de ADI NOUVELLE-AQUITAINE
1. Modèle économique
L’ADI est une agence territoriale au service des entreprises, territoires et filières : conseil, mise en réseau, animation de clusters et d’événements, appui aux implantations. Ses ressources relèvent typiquement du financement public et parapublic (Région — notamment via l’alignement sur Néo Terra, partenaires, adhérents), plus que d’une vente directe de biens. Sur l’exercice 2024, l’agence revendique 414 nouveaux accompagnements d’entreprises, 124 événements et 638 visites d’entreprises réalisées par ses équipes (rapport d’activité 2024). Pour 2025, le Directoire public annonce plus de 500 accompagnements entreprises, près de 50 projets d’implantation confirmés et plus de 100 événements (feuille de route 2026-2028). Côté financement de l’économie réelle, le rapport d’activité 2023 faisait état de 17 millions d’euros de capital investi via les réseaux mobilisés par l’agence (rapport d’activité 2023). Selon les éléments disponibles sur les fiches légales agrégées, l’effectif se situe dans une fourchette 50–99 salariés au titre récent communiqué par les bases « entreprise » (fiche d’identité légale) ; en interne, une enquête RSE visait 82 salarié·e·s au moment de la consultation (déploiement de la politique RSE). Un chiffre d’affaires exploitable au sens strict des comptes déposés n’a pas été extrait ici faute d’accès vérifié à un bilan détaillé dans les outils utilisés pour cet encadré.
2. Impact réel
L’impact climat de l’ADI est double : indirect (trajectoires d’entreprises, contenu local dans les filières bas carbone) et direct sur son périmètre organisationnel. Sur la sphère publique régionale, elle porte l’ambition régionale de 50 % d’énergies renouvelables dans la consommation finale à l’horizon 2030, objectif issu du SRADDET Nouvelle-Aquitaine, qu’elle cite comme boussole sectorielle (page Énergies). Elle se situe aussi dans le cadrage européen d’autonomie industrielle bas carbone (objectif politique d’environ 40 % de production interne des technologies critiques à l’horizon 2030, chiffrage global UE relayé sur la même page). Sur son bilan carbone 2023 (scopes 1, 2 et 3), l’agence annonce 757 t éq. CO₂, avec 65 % des émissions sur les achats et prestations, 28 % sur les déplacements, et 17 % imputés aux événements qu’elle organise ou co-organise ; elle vise −6,4 % en 2025 puis −32 % d’ici 2030 (réduction d’empreinte carbone). À l’échelle maritime et industrielle, le Cluster Énergies–Stockage qu’elle anime met en avant quatre parcs offshore visant 4,6 GW et près de 20 milliards d’euros d’investissements d’ici 2040, avec une cible affichée de jusqu’à 20 % des dépenses captées localement (Cluster Énergies Stockage).
3. Innovations / partenariats
Le Cluster Énergies–Stockage, porté par ADI et créé en 2017 avec la Région et l’ADEME, structure hydrogène, batteries, mobilités et éolien offshore (présentation du cluster). Côté institutions, la convention ADEME × ADI signée en 2024 monte en charge sur l’économie de fonctionnalité et de coopération, le tourisme durable, les achats responsables — avec, côté événementiel néo-aquitain, un NéoBusiness à Niort en 2025 annoncé à plus de 500 rendez-vous B2B (bilan du partenariat ADEME). Stratégiquement, 2026 formalise une feuille de route 2026–2028 autour de la « redirection économique par l’innovation », avec économie circulaire et décarbonation comme thèmes transverses (même annonce stratégique).
4. Greenwashing / zones grises
Aucun signalement judiciaire, sanction administrative ou article d’investigation établissant une surfacturation « verte » des accompagnements n’a été identifié dans la veille menée pour cette fiche ; en revanche, les tensions structurelles sont documentées par l’acteur lui-même. D’une part, le rapport annuel 2024 ouvert sur fond d’assemblée générale du 10 avril 2025 relie explicitement la situation économique et budgétaire nationale à une capacité réduite des entreprises à se projeter, investir et innover — alors même que l’agence publie une activité dense (rapport d’activité 2024) : l’écart entre promesse d’accélération et contexte macro alimente un risque de survente d’effets. D’autre part, dans la tribune publique du Directoire datée du 4 février 2026, un dirigeant du Directoire formule l’avertissement « Pas de greenwashing : des résultats » tout en affichant >500 accompagnements sur 2025 (feuille de route 2026-2028) : quand l’énoncé antigreenwashing devient slogan d’une stratégie triennale, la pression sur la mesure d’impact réel (t CO₂ évitées, contenu carbone local, emplois industriels durables) devient un enjeu de réputation intrinsèque. Enfin, le bilan carbone met en lumière la ponderation massive du scope 3 et, à périmètre constant, la part significative des événements dans l’empreinte (bilan carbone 2023), ce qui interroge la cohérence entre une agenda intense de rendez-vous business et une décroissance carbone interne promue.
5. Positionnement stratégique
En 2026, l’ADI cristallise un pari politique : faire de la coopération et de la durabilité des exigences non négociables pour rester alignée avec Néo Terra et capter la ripple industrielle des 20 Md€ annoncés offshore d’ici 2040 (Cluster Énergies Stockage). Le partenariat ADEME confirme la montée en gamme sur achats responsables, mobilités et circulaire (bilan 2025–2026 ADEME × ADI). Le signal le plus lisible reste la syntèse de la nouvelle vision 2026–2028 : industrialiser des trajectoires qui tiennent la route dans un environnement budgétaire européen et national volatil.
Verdict WattsElse
L’ADI n’est pas un « acteur énergie » au sens comptable d’un producteur : c’est le système nerveux régional qui transforme ambitions climatiques en files d’attente d’entreprises et offres B2B. Tant que l’éolien en mer n’aura pas matérialisé ses GW et ses chaînes d’approvisionnement locales, son rôle de pourvoyeur de narratives vertes restera plus observable que sa contribution carbone additionnelle — et c’est précisément pourquoi, en 2026, elle assume le mot « greenwashing » sur la place publique.
Sources : neo-terra.fr · adi-na.fr · adi-na.fr · adi-na.fr · pappers.fr · adi-na.fr · territoires.nouvelle-aquitaine.fr · adi-na.fr · adi-na.fr · energies-stockage.fr · adi-na.fr
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
GEPMCI
Le 13 février 2026, Yamoussoukro a basculé une promesse de coopération Sud-Sud dans le concret : le Green Énergy Park Maroc–Côte d’Ivoire (GEP-MCI), acronyme souvent raccourci en « GEPMCI », n’est ni un producteur indépendant ni une startup : c’est une plateforme publique-académique de test, de R&D et de formation, calée sur un pays où l’électricité reste…
Voir la ficheThe Chugoku Electric Power Co Inc
Après une amende antitrust historique, l’électricien régional veut regagner la confiance et miser sur le redémarrage nucléaire pour sécuriser ses marges.
Voir la ficheEnerga Wytwarzanie
En Pologne, cette filiale n’est pas un start-up PV : elle porte le cœur de la production du groupe Energa SA, désormais dans l’orbite d’ORLEN.
Voir la ficheKarot Power Company (Pvt.) Ltd
Karot n’est pas une « start-up » des EnR : c’est une machine à cash-flow tarifé dans un pays où l’électricité se paie autant en gigawattheures qu’en négociations avec le régulateur et le portefeuille public.
Voir la ficheRenovables del Cierzo, S.L.U. (ENERFIN)
Complexe neuf de 139,2 MW entré en service en 2024, Renovables del Cierzo n’est pas une start-up : c’est une coquille juridique sous bannière Enerfín désormais administrée par Statkraft Spain après la tempête M&A européenne sur l’éolien utilitaire.
Voir la ficheALMASCIENCE
CoLAB à la pointe sur l’électronique « responsable », AlmaScience enchaîne projets EIC, agendas PRR et grands industriels du Portugal — avec une feuille de route où le public paie la note et où la suite se joue à la spin-off et au transfert industriel.
Voir la ficheE.ON Värme Sverige AB
Derrière les compteurs de fjärrvärme, E.ON Värme Sverige AB incarne la face « chaleur + électricité » du groupe allemand en Suède — cogénération, réseaux et investissements massifs — au moment où la facture des abonnés devient un front politique.
Voir la ficheEOLICA DEL EBRO S.A.
Derrière un nom de géographie fluviale se cache une société à l’ADN strictement espagnol : production d’électricité renouvelable, ancrage à Tudela et rattachement au Grupo Enhol.
Voir la ficheKaidi Finland
Subsidiary finnoise d’un groupe coté alors en turbulence, Sunshine Kaidi Finland a longtemps incarné une promesse de « raffinerie verte » géante à Ajos avant que la réalité industrielle européenne et la trajectoire financière du parent ne ferment le livre : depuis fin 2024, la littérature de suivi des démonstrateurs place le projet Kemissä au statut…
Voir la ficheCông ty CP Thủy điện Nậm Củm
Côté registre, c’est une société anonyme vietnamienne de production d’électricité.
Voir la ficheÉnergie Partagée Étude
Énergie Partagée Études est la coquille juridique « amont » du mouvement : sa raison d’être affichée au greffe, ce sont recherche, études de faisabilité, développement et, au besoin, exploitation d’unités de production EnR — un rôle souvent absorbé par la coopérative Énergie Partagée dans l’image publique, alors que le reste du récit médiatique et financier…
Voir la ficheSAESA
** Fondée en 1926 à Osorno, au Chili, Saesa incarne l’infrastructure électrique du sud du pays : millions de compteurs, dizaines de milliers de kilomètres de lignes, et une trajectoire d’investissement vers le stockage en transmission.
Voir la ficheGreenYellow
GreenYellow ne vend pas seulement des panneaux: il vend une promesse de facture allégée, de conformité réglementaire et de décarbonation sans CAPEX initial.
Voir la fichePRODUCTOR REGIONAL DE ENERGIA RENOVABLE SA
Une coquille juridique espagnole « éteinte » depuis 2019, mais des Lames qui tournent toujours : Productor Regional de Energia Renovable SA incarne cette étape classique de la filière éolienne, où le promoteur régional devient ligne comptable d’un groupe intégré.
Voir la ficheRTDS Association (RTDS)
Institut privé à but non lucratif ancré à Vienne, RTDS Association fait tourner une machine à projets européens : coordination, gestion et transfert autour de programmes où la neutralité carbone et les alternatives fossiles deviennent des lignes budgétaires.
Voir la ficheTEC Maritsa Iztok 2 EAD
La plus grosse thermique des Balkans ne vit pas du marché : elle vit du tarif régulé et du soutien étatique, pendant que les quotas et le droit européen lui rappellent le prix réel du charbon.
Voir la ficheNoble Corporation
Noble Corporation plc ne vend ni le pétrole ni le gaz : elle loue la mécanique qui les fait sortir du sous-sol marin — une activité en plein boom en avril 2026, avec un carnet de commandes qui affole les tableurs et des promesses « bas carbone » qui méritent un décryptage à froid.
Voir la ficheSociété Raffinerie de Pétroles du Nord
Le nom évoque encore l’ère Fina-BP-Colas et les cheminées du port de Dunkerque ; dans le registre du commerce, la réalité s’appelle Société de la Raffinerie de Dunkerque (SRD).
Voir la ficheWanneng Tongling Power Generation Co Ltd
La filiale qui fait tourner une des plus grosses unités à charbon de l’Anhui vient de passer une année « dorée » côté comptes : prix du charbon plus dociles, turbines ultra-supercritiques à plein régime.
Voir la ficheChina National Petroleum Corporation
Le géant pétro-gazier d’Achgabat et de Pékin n’a pas l’amplitude d’une PME innovante, mais celle d’un continent industriel.
Voir la fichePOZNAN UNIVERSITY OF TECHNOLOGY PUT
À Poznań, la Politechnika Poznańska (PUT) n’est pas un producteur d’électricité : elle fabrique surtout des méthodes, des algorithmes et des cadres de coopération avec les distributeurs.
Voir la ficheOGK-2 PJSC
OGK-2 incarne le cœur battant — fossile — de l’électricité russe : un parc de centrales thermiques massif, piloté au sein de l’écosystème Gazprom.
Voir la ficheSIREA
Spécialiste français de l'automatisme industriel et du stockage d'énergie, SIREA aime aussi les batteries de seconde vie, autant que sa levée de fonds fraîchement mise au chaud.
Voir la ficheSmebyvind AB
** « Smebyvind AB » ne correspond à aucune société clairement isolée dans les bases compagnes publiques : derrière le nom, on retrouve surtout l’empilement territorial de l’éolien à Smedjebacken (Dalécarlie) et la sphère industrielle de la famille Smeby — cables, holding — bien plus documentée que le libellé « vind ».
Voir la fiche