AEROGENERADORES DEL SUR S.A.
** Filiale anonima exploitant depuis vingt ans les vents du détroit, Aerogeneradores del Sur incarne désormais le visage légal cadix de Statkraft en Espagne : quelques lignes juridiques, des parcs très visibles dans le paysage européen de l’éolien mature, et un carnet où la modernisation forcée (« repotenciación ») se lit dans les investissements de…
À propos de AEROGENERADORES DEL SUR S.A.
1. Modèle économique
L’entreprise désignée en capitalisation « AEROGENERADORES DEL SUR, S.A. » est bien la société espagnole recensée autour du siège communautaire sévillan : aucun homonyme francophone évident dans l’EnR offshore ne concurrence ce profil régistral ; elle apparaît historiquement dans les annexes financières comme coquille exploitation de parcs catalogués côté Statkraft dans les comptes annuels 2023 du groupe Elecnor, avant la bascule capitalistique suivie par la présidence de Statkraft Spain SL comme administrateur unique à partir du 5 février 2025. Le métier : tirer marges réglementaires du tarif régime actuel de l’éolien concessionné, via la mise en valeur d’installations amorties — la La Herrería et Pasada de Tejeda à Tarifa produisant aujourd’hui près des 54 MW et 120,3 GWh par an livrées au réseau, équivalent domestique officiel pour 34 500 foyers — jusqu’aux futurs horizons de 49 MW après repowering Nordex sept fois 7 MW côté La Herrería. Les derniers classements médias situent un nettoyage brutal du chiffre d’affaires (-54 % entre 2022 et 2023) et une chute de plus de douze mille places au panorama national Informa/Economía Digital ; ces séries reflètent l’expiration de primes et la contraction des marges après des années dorées sans qu’elles annulent la valeur actif encore capitalisable par le groupe norvégien. Les dépôt presse officiels confirment en parallèle un montage structurel léger : moins de dix collaborateurs suivant la fiche légale mise à disposition par Axesor, capital social ramené chroniquement aux alentours de 596 960 € sous contrôle désormais intégral Statkraft ; aucun périmètre de reporting CSRD français n’est vérifiable sur cette SPA — la transparence passe par Bilbao et Londres bien plus que Paris.
2. Impact réel
À l’instant T, ces machines restent synonymes d’électricité bas-carbone évincée localement contre des centrales fioul ou cycles combinés périmées : même si la « valeur carbone évité » précise hors certification n’est pas publiée sous filigrane ADS isolé, la fiche officielle groupe annonce encore 120,3 GWh annuels de production renouvelable à comparer méthodologiquement aux objectifs de triplement européen de l’éolien terrestre d’ici 2030 dans le paquet RéPowerEU. Le « repaissement paysager » mécanique — passer à seulement neuf grandes machines contre trente-quatre anciens mâts soit une diminution quantitative de 73 % tout en accruant sensiblement puissance brute — doit améliorer cohabitation environnement locale et rapport surface produite/fragmentation écopaysagère, mais aucun tableau public ne ventile les espèces d’oiseaux encore exposées ; aucune traçabilité ADEME n’existait puisque l’opérateur relève juridiquement du cadre espagnol, pas français.
3. Innovations / partenariats
Pas d’IPO ni de lab : innovation ici synonyme d’ingénierie de repowering et de supply chain OEM : nordexiens N163/7 MW sélectionnées pour Herrería, evacuation via la sous-stación Facinas 220 kV ; même article confirme un investissement nominal de « plus de » 15 millions € pour seulement onze méga watts nets finaux après démantèlement turbines obsolètes sur Pasada — la modernisation suivant désormais le parcours prudentiel IDAE subsidisé rapporté depuis Axesor sous forme aide publique nationale. Coté financier prudent, les comptes 2024 apparaît audit PricewaterhouseCoopers — transparence comptable devenue critère investisseur pour garder lignes groupe ouvertes en douane norvégienne.
4. Greenwashing / zones grises
Critique factuelle : les marges EBITDA consolidées attribuées à Aerogeneradores del Sur auraient quasi fondu de 20,9 millions € en 2022 à environ 7,5 millions en 2023 d’après tableau matriciel groupe Elecnor — soit près de‑64 % de contribution opérationnelle en un an lorsque même la maison‑mère de génie civil publiait les livres (voir annexe financière officielle précitée Elecnor 2023). Parallèle au soft storytelling « turbines modernes équivalent trois fois le site » : même si Statkraft affiche désormais carte blanche capitalistique depuis février, des permis autres filiales — Lagunillas, 65,7 MW officiellement imposées à Évaluation environnementale ordinaire par ministère madrilène depuis avril 2025 (résolution BOE AO-2025-8473) alors que voisins dénonçaient encore en mai 2025 onze machines de série 7,2 MW par unité trop proche des bourgs — atteste que narration « verte sans couture » vole en éclat en Andalousie ; projet Arrebol voisin a subi jugement ministériel péremptoire jusqu’aux 58,5 MW retoqués officiellement en procédure d’impact environnemental central et reportages locaux désormais relatant des avis environnement défavorables définitifs côté Délégation cadixenne sur promotio Statkraft Iberia DOS. Bilan : exposition social‑licensing du nordique même si SPA locale ne porte pas seule la mention litige ; aucune contre‑expertise indépendante n’est trouvée côté Connaissance des Énergies ou ADEME — périmètres encore muets hors presse régionale hispanophone.
5. Positionnement stratégique
La bascule Statkraft Spain administrateur juridiquement nominatif repositionne cet actif vieillissant comme carrefour géographique européen entre stock EPC historique Elecnor et ambition norvégienne de parc global >10 GW digitalisé ; capex combiné rapporté jusqu’à ~70 M€ envisagés sur binômes tarifeños suivant plusieurs relais presse nationale contre investissement précisément chiffré 51,89 M€ côté Herrería. La question n’est pas « encore un éolien » mais timing de fermeture de la fenêtre financière européenne : aides IDAE amortissables, tension voisinage, et benchmarking PPE française (« plus d’ÉolTer »)** qui structure concurrence investisseurs transfrontaliers pour rentabiliser derniers scraps de grille hispanophone avant réforme acheteur unique.
Verdict WattsElse
Aerogeneradores del Sur n’est pas « une start‑up verte » : c’est désormais le nom société affichée sur périmètres critiques du détroit où se joue la crédibilité de l’éolien repowered face aux riverains méditerranéens — soit capital immatériel géographique précieux, soit boulet judiciaire si parole Norvège ne désamorce pas vite les dossiers encore ouverts hors ses deux plaques historiques. Une « mini‑ASA au souffle statkraftisé », entre cashflows vacillants et turbines qui ne trompent pas l’œil.
Sources : grupoelecnor.com · empresia.es · statkraft.es · elconciso.es · empresas.economiadigital.es · axesor.es · energias-renovables.com · elconciso.es · boe.es · laopiniondemalaga.es · boe.es · campogibraltar24h.es
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
KSK Energy Ventures Ltd
** Icôté de l’Inde, une holding cotée symbolise l’épopée boursière d’un promoteur d’électricité thermique à bout de souffle — avant qu’un mastodonte industriel ne transforme son joyau charbonnier en actif de recompetition.
Voir la ficheSamsung Electronics Czech and Slovak
Ce n’est pas un détail de juriste : Samsung Electronics Czech and Slovak, s.r.o.
Voir la ficheYAYLA AGRO
Yayla Agro n’est pas une pure player EnR : c’est un géant turc de la valeur ajoutée sur céréales et plats prêts qui transforme son bilan carbone par des centaines de mégawatts photovoltaïques et des lignes de crédit étiquetées « vert ».
Voir la ficheORES
** Gestionaires wallons du gaz et de l’électricité, ORES et sa structure « Assets » incarnent la partie peu glamour mais indispensable de la transition : des kilomètres de câbles, des sous-stations et une montagne de capex.
Voir la fichePJSC "IRKUTSKENERGO"
Sur les rives de l’Angara, Irkutskenergo incarne à la fois la puissance de l’hydroélectricité sibérienne et la résilience d’un modèle encore rivé au thermique charbon.
Voir la ficheDoğan Enerji
Doğan Enerji n’est pas une start-up européenne qu’on catalogue au hasard : c’est, côté marchés, la rampe industrielle des renouvelables de Doğan Holding, articulée autour de sociétés comme Galata Wind et le solaire distribué, avec une trajectoire de puissance et de résultats publiée quasi trimestriellement.
Voir la ficheSierra Gorda SCM
La Sierra Gorda ne joue pas dans la smart grid : elle creuse, broie et extrait le métal dont dépendent câbles et éoliennes.
Voir la ficheOctave Energy
Stocker l'énergie pour mieux la dépenser, Octave Energy joue à l'apprenti magicien de la batterie... mais pour les pros.
Voir la ficheDRAXIS RESEARCH VENTURES NON PROFIT SME
Spin-off thésalonnicienne créée en 2021, DREVEN porte en majuscules l’obsession de l’écosystème Draxis : capter sur Horizon Europe et les fonds nationaux l’air du temps adaptation–efficacité–gaz « vert ».
Voir la ficheMETRA
Derrière trois lettres qui évoquent tout sauf une start-up, METRA incarne une PME industrielle de Meurthe-et-Moselle : distributeur-intégrateur d’instruments pour fluides, désormais dans l’orbite d’un groupe multi-énergies — sans rien à voir avec le négoce MET France du groupe suisse MET Group.
Voir la ficheSamfällighetsföreningen Arendala Vindmölla
Samfällighetsföreningen Arendala Vindmölla ne ressemble à aucune « start-up climat » : c’est une samfällighet (association de copropriété) enregistrée en Suède depuis 1993, au statut patrimonial typique des sites d’énergie partagée.
Voir la ficheSocietatea de Distributie a Energiei Electrice Transilvania Sud S.A.
Épinglée comme « société de distribution » dans les bases sectorielles, Societatea de Distribuție a Energiei Electrice Transilvania Sud S.A.
Voir la ficheGMVA Gemeinschafts-Müll-Verbrennungsanlage Niederrhein GmbH
La tour de 140 mètres domine la Ruhr comme une cheminée-indice : ici brûle l’un des gros incinérateurs-énergétiques d’Allemagne.
Voir la ficheNational Power Parks Management Company
Une société étatique gère quelques-unes des centrales les plus médiatisées du pays après une renégociation massive des contrats d’électricité — alors qu’un trou d’assurance de près de dix ans met en jeu des milliards si le pire arrive.
Voir la ficheKEGOC
Son siège est à Astana et son métier est celui du réseau : la Kazakhstan Electricity Grid Operating Company (KEGOC), créée en 1997, pilote la grille nationale (transport, dispatching, usages du système unifié).
Voir la ficheFVE 12
Le silence des petites sociétés « FVE » tchèques n’est pas anodin : derrière l’acronyme (fotovoltaická elektrárna) se cache souvent une SPV au bilan étroit et au destin dicté par la fusion-absorption.
Voir la ficheE2ARC
D’un côté, un sigle qui renvoie aussi à un article scientifique de télécommunications : autre entité, autre siècle.
Voir la ficheSvenska Kraftnät Gasturbiner AB
Svenska Kraftnät Gasturbiner AB est aujourd’hui Svensk Kraftreserv AB : même filiale à 100 % du gestionnaire public Svenska Kraftnät, même périmètre en production / services système en Suède — identité vérifiable, sans homonyme exporté.
Voir la ficheChint Solar (Jinta)
Au Gansu, le patronyme « Jinta » ne désigne pas seulement une ville : dans la documentation carbone ancienne et les bases projet, une entité Chint Solar (Jinta) Co., Ltd.
Voir la ficheTermoelectrica De Mexicali S. De R.l. De C. V.
Au nord du Mexique, une centrale à cycle combiné alimentée au gaz relie les marchés mexicains et californiens.
Voir la ficheAdani Group
L‘Adani Group incarne le paradoxe brutal de la transition indienne : des méga-parcs renouvelables et un budget « vert » affiché à trois chiffres en dollars, portés par un moteur thermique et minier qui ne lâche pas la pédale.
Voir la fichePertamina Geothermal Energy
Pertamina Geothermal Energy (PGE) capitalise sur un des gisements volcaniques du monde, mais c’est une filiale cotée : son histoire, celle de contrats d’achat, de dette verte et, en arrière-plan, d’un groupe pétrolier d’État secoué par la gouvernance.
Voir la ficheenvia THERM GmbH
envia THERM GmbH apparaît dans les communiqués comme un pur produit de la filière « Mitteldeutschland » : filiale à 100 % d’enviaM (dans l’orbite du groupe E.ON), elle déploie EnR et contrats de chaleur / froid / vapeur dans les Länder de l’Est — mais porte encore le poids d’un mix thermique majoritairement conventionnel, que seule une ligne…
Voir la fiche