Vértesi Erőmű
** La Vértesi Erőmű Zrt.
À propos de Vértesi Erőmű
1. Modèle économique
La société est présentée comme membre du groupe MVM dont la mission affichée est l’exploitation du lagunage scories–cendres d’Oroszlány (*Oroszlányi zagytér*), la rekultiváció (remise en état) d’anciens dépôts, l’après-surveillance et, le cas échéant, la préparation de réutilisation industrielle (dont le site mentionne explicitement le scénario de futurs parcs photovoltaïques) (page « Környezetvédelem »). Ce modèle est contractuel-réglementaire : périmètre fixé par permis, obligations de suivi long terme, marchés publics de travaux (ex. site de Bánhidai). Sur le plan comptable, l’extrait d’entreprise recense environ 77,6 millions HUF de « revenu net » pour 2024 et une fourchette 20–49 salariés (fiche Nemzeti Cégtár) ; un profil commercial annexe indiquait une détérioration marquée du chiffre d’affaires en 2023 juxtapositionné à une hausse du résultat net (profil EMIS), chiffres à lire avec prudence selon le périmètre consolidé ou résiduel. Le rapport intégré MVM 2024 confirme le rôle de filiale « dédiée à la gestion des passifs environnementaux » (rapport MVM 2024). L’activité de production électrique à grande échelle a quitté ce périmètre après la cession des unités à Veolia (CHP-INVEST Kft.), finalisée en septembre 2022, et l’arrêt définitif du charbon au 31/12/2015 est rappelé comme date de rupture par les communications du site industriel reconverti (page Veolia sur la centrale d’Oroszlány).
2. Impact réel
Côté Vértesi Erőmű Zrt., l’impact dominant est la gestion d’un passif géotechnique et hydrochimique : maintien d’un permis IPPC valide jusqu’en avril 2033 sur le *zagytér* d’Oroszlány, calendrier de fin de travaux de rekultiváció visé fin 2026, puis phase d’après-soin prolongée (page « Környezetvédelem »). Le site Bánhidai — autre héritage charbonnier — entre dans une phase de marchés publics : appel lancé en février 2026 pour 16,7 ha et environ 2,6 millions de m³ de matériaux à traiter, selon la fiche de marché (appel d’offres Bánhidai). Côté production, l’opérateur Veolia annonce 99,8 MW électriques et 92 MW thermiques, une cible d’environ 600 GWh/an d’électricité présentée comme issue d’une flotte « 100 % biomasse », avec sourcing dans un rayon d’environ 100 km (page Veolia sur la centrale d’Oroszlány). Pour contextualiser hors cas hongrois, l’ADEME rappelle que le bilan climatique du bois-énergie dépend fortement des pratiques sylvicoles et des enjeux de stock de carbone forestier (« Forêt, bois énergie et changement climatique »), ce qui nourrit la comparaison sans assimilation mécanique au dispositif français de PPE ou aux trajectoires ADEME nationales : ici, le cadre est surtout hongrois et européen (RED / critères durable biomasse) — détail non documenté spécifiquement pour ce site dans les sources consultées.
3. Innovations / partenariats
La conversion technique s’appuie sur un capex annoncé de l’ordre de 10 milliards HUF (≈ 25,4 M€ au moment des communications 2024) pour la modernisation des chaudières à lit fluidisé (article « Doing Business in Hungary »), corroboré par la rédaction spécialisée européenne (Diplomacy & Trade). Sur le volet passifs, la stratégie publique de Vértesi Erőmű Zrt. est partenariale par la commande publique : sélection d’entreprises via procédures de marché pour les tranches de rekultiváció, y compris Bánhidai (page « Környezetvédelem ») et l’avis de marché cité plus haut (appel d’offres Bánhidai). Aucune mention trouvée dans les sources consultées d’un rapport CSRD ou d’un document RSE « mode IFRS » publié au nom de Vértesi Erőmű Zrt. ; le discours passe plutôt par permis, audits ISO 14001 depuis 2008 et reporting de groupe MVM (page « Környezetvédelem »).
4. Greenwashing / zones grises
La polémique sur la neutralité carbone du projet biomasse d’Oroszlány est documentée : Greenfo conteste la lecture « neutre en CO₂ » en pointant le décalage entre combustion immédiate et temps de régénération forestière (analyse Greenfo 2024). Magyar Narancs prolonge le dossier avec les tensions sur la biodiversité et la dépendance aux mécanismes de soutien public pour rentabiliser l’approvisionnement bois (enquête Magyar Narancs). Côté passif historique, la commande publique de février 2026 quantifie ~2,6 Mm³ de matériaux à traiter sur 16,7 ha à Bánhidai (appel d’offres Bánhidai), rappel tangible que la « transition » visuelle du parc Veolia ne supprime pas la cinétique des déchets charbonniers gérés par la filiale d’État sur des décennies (page « Környezetvédelem »).
5. Positionnement stratégique
Vértesi Erőmű Zrt. se positionne comme bras opérationnel des obligations environnementales héritées du complexe thermique de Oroszlány : fermeture charbon, rekultiváció calendrée, puis opportunité de valorisation foncière (photovoltaïque évoquée) une fois les sites stabilisés (page « Környezetvédelem »). Dans le même temps, le gouvernance-industriel du nouveau mix — biomasse à grande puissance, emplois fournisseurs massifs annoncés par l’opérateur — fixe le débat public sur la compétition pour la ressource bois et le coût pour le contribuable, thèmes déjà posés dans la presse hongroise (Magyar Narancs). Aucune couverture spécifique repérée chez Connaissance des Énergies, GreenUnivers ou Énergie & Stratégie pour cette entité ; l’angle reste européen par l’ADEME sur la qualité du bilan bois-énergie (rapport ADEME).
Verdict WattsElse
Vértesi Erőmű Zrt. n’est plus la centrale qui alimentait le réseau : c’est le notaire des cendres ; la centrale, elle, court après un titre vert que la forêt n’accorde pas au même rythme que l’électricité.
Sources : vert.hu · nemzeticegtar.hu · emis.com · bet.hu · veolia.hu · hu.openprocurements.com · librairie.ademe.fr · doing-business-in-hungary.com · dteurope.com · greenfo.hu · magyarnarancs.hu
Données clés
- Siège
- Oroszlány, Hungary ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q113466396
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Takoussane Energy
Éclaire le Sénégal au solaire, avec un kit sur-mesure qui donne envie de dire adieu au pétrole, enfin presque...
Voir la ficheRefinaria de Manguinhos
À Rio, l’ancienne Refinaria de Petróleos de Manguinhos — commercialisée sous la marque Refit — incarne un paradoxe brutal : une infrastructure qui dit produire du carburant alors que l’État lui reproche avant tout des trous fiscaux abyssaux et des risques industriels jugés insupportables.
Voir la ficheSuncor
Suncor Énergie Inc., bête noire des ONG et machine à cash pour les marchés, trace une trajectoire sans ambiguïté : plus de barils, plus d’in-situ, moins de discours climat formaté pour les contrôleurs.
Voir la ficheOrites Wind Farm
Un parc éolien chypriote qui produit du vent… et probablement quelques dilemmes financiers en coulisses.
Voir la ficheUMINHO
L’UMinho incarne le paradoxe d’une grande université portugaise qui capte des centaines de millions pour la filière batteries tout en voyant ses étudiants dénoncer des bâtiments à bout de souffle.
Voir la ficheSunflag Co ltd
Sunflag ne vend pas du courant sur la place : la « production électrique », chez cette entité souvent citée sous des formes proches de « Sunflag Co.
Voir la ficheE.ON Climate Renewables - Pico Gallo
Ce n’est pas une « société » au sens comptable du brief : Pico Gallo est un parc éolien terrestre des Asturies (Espagne), entré en service en 2001 sous l’étiquette historique E.ON Climate Renewables, puis absorbé dans la refonte E.ON/RWE qui a basculé des gigawatts d’actifs renouvelables vers le groupe RWE.
Voir la ficheData4 Group
Le spécialiste européen des data centers qui refroidit ses ambitions tout en chauffant la facture énergétique – mais avec style et un zeste d'écologie.
Voir la ficheRing Energy
Point de calage : l’entité la plus documentée sous le nom Ring Energy est Ring Energy, Inc.
Voir la ficheSolar Kámen
Solar Kámen incarne cette filière européenne des acteurs PV de taille modeste encore visibles aux registres, alors que les gros médias suivent désormais surtout le parc voisin Kameničná, passé sous pavillon autrichien.
Voir la ficheArvika Kraft
Une filiale communale värmlandaise ne vit pas seulement de ses rivières : en 2024, elle encaisse la gueule de bois comptable du marché de l’électricité, alors qu’elle peaufine un mix soleil + études éoliennes pour ne pas rester otage d’un seul métier.
Voir la ficheGR Coigüe SpA
GR Coigüe SpA apparaît comme une raison sociale « locale » dans un maillage que l’on retrouve chez certains promoteurs solaires et stockage…
Voir la ficheAshuganj Power Station Company Limited
Producteur électrique public né en 2000 et ancré dans le quartier administratif du Paltan à Dhaka, l’Ashuganj Power Station Company Limited n’est pas un opérateur pétrolier classique : c’est une véhicule d’État bangladaise sous l’égide du Bangladesh Power Development Board, dont les turbines puisent quasi exclusivement dans le gaz national.
Voir la ficheFujimi Solar Energy
Fujimi Solar Energy ne ressort, selon nos vérifications, ni comme raison sociale cotée ni comme dénomination de marque claire — à ne pas confondre avec Fujimi Corporation, japonaise, centrée matériaux / semi‑conducteurs, ni avec des fermes locales « Fujimi ».
Voir la ficheAldes
La fête des cent ans coïncide avec un frémissement de réglementation et avec des comptes en inflexion : comment un équipementier français d’aéraulique transforme Sens’Air, PAC et désenfumage en narration « vecteur air », alors que les baromètres du bâtiment s’emmêlent.
Voir la ficheCeraPhi Energy
Transformer des puits gaziers en sources de chaleur bas carbone: la promesse est forte, presque romanesque.
Voir la ficheChina Power Investment Dengkou Solar PV Power Company
China Power Investment Dengkou Solar PV Power Company se lit comme l’opérateur catalogue d’un parc photovoltaïque historique sur le banner Dengkou, en Mongolie intérieure (Chine) : ce n’est pas une « scale-up » européenne, mais un maillon d’utilité publique dans l’empilement China Power Investment → SPIC, où la transition se mesure aussi aux années qu’on…
Voir la ficheRåda Energi
Dans le triangle bois–chaleur–réseau du Värmland, Råda Energi AB incarne un modèle à la fois très « local » et financièrement exposé : microstructure, expertise chauffage et pellets, ancrage coopératif — et comptes 2024 dans le rouge.
Voir la ficheSojitz Corporation;ENEOS Australia Pty Ltd
Deux géants japonais plantent leur drapeau EnR dans le Queensland : une centrale solaire géante en coentreprise, un pilote d’hydrogène vert banké sur Tokyo.
Voir la ficheHernic Ferrochrome
Hernic Ferrochrome n’existe plus en tant qu’opérateur : rachetée puis absorbée dans la spirale Samancor, son héritage industriel vit aujourd’hui sous le nom de Dikwena Chrome, entre facture Eskom insoutenable et pari solaire géant avec des capitaux chinois.
Voir la ficheF2A Systèmes
Une SARL d’ingénierie et de GTB, longtemps présentée comme « F2A-Actiwatt » après sa fusion avec Actiwatt Énergie, incarne une innovation de façade : hypervision, télépilotage, promesse de performance durable.
Voir la ficheAPESA
Attention au nom : il s’agit ici de l’Association pour l’Environnement et la Sécurité en Aquitaine sous sa marque APESA, centre technologique des transitions basé dans le Grand Sud-Ouest (site APESA) — et non de l’association APESA France (aide psychologique aux entrepreneurs), homonyme sans lien avec la filière biogaz.
Voir la fiche