Alianz Eco Power Private Limited
PME indienne étiquetée « renouvelable », ancrée à Patiala : les registres la décrivent encore comme active, mais les agrégats financiers crient un quasi-arrêt.
À propos de Alianz Eco Power Private Limited
1. Modèle économique
Selon les profils d’entreprise indiens croisés sur le CIN U40101PB2013PTC037766, la société est enregistrée depuis 2013, siège indiqué à Patiala (Punjab), avec une activité déclarée dans le secteur de la production et distribution d’électricité. Tracxn la range historiquement dans hydro et solaire ; les détails de parc, de PPA ou de tarifs affichés restent, eux, peu visibles hors bases de données commerciales.
Les chiffres publics agglomérés — à manier avec la prudence d’usage pour toute PME peu médiatisée — dessinent une trajectoire brutale : TheCompanyCheck rapporte pour l’exercice 2023 une chute du chiffre d’affaires de l’ordre de 99,9 % et une érosion comparable du patrimoine net, ce qui évoque soit l’arrêt d’une ligne de revenus majeure, soit une restructuration comptable extrême, soit des opérations résiduelles minimes sous une coquille juridique encore « active ». InstaFinancials mentionne un capital souscrit d’environ 6,77 crore ₹ et une dernière assemblée générale au 30 septembre 2024, signal que la personne morale continue à produire des formalités.
Les effectifs « quatre-vingt-douze mille » que certaines interfaces affichent pour ce CIN relèvent très probablement d’une confusion avec le groupe mondial Allianz : pour cette entité punjabie, aucune corroboration publique de ce niveau d’effectif n’a été trouvée dans les sources consultées — ce chiffre doit être ignoré.
2. Impact réel
Sans inventaire public des MW en service ni du facteur de charge, on ne peut pas chiffrer un bilan climat propre à la société. À la place, le positionnement déclaratif hydro-solaire, si aligné sur des actifs réels, s’inscrit dans la logique indienne d’EnR : hydro avec stockage « naturel » amont, solaire avec intermittence absorbée au niveau du réseau — mais aussi externalités fortes sur les cours d’eau et les communautés riveraines, aujourd’hui sous tension judiciaire. Les trajectoires européennes (PPE, documentation type ADEME) servent ici de repère méthodologique : l’Inde combine une demande d’électricité en croissance, un charbon encore massif et des EnR compétitives ; hydroélectricité et contentieux territorial en font partie du décor. Aucune mention spécifique de cette PME dans les médias français listés (Connaissance des Énergies, GreenUnivers, etc.) n’a été repérée au moment de la rédaction.
3. Innovations / partenariats
Les sources accessibles en ligne ne documentent pas de levée récente, brevets ou alliances industrielles nommées pour Allianz Ecopower Private Limited en particulier. Les agrégateurs financiers évoquent plutôt des lignes de crédit ou charges bancaires historiques et leur soldes dans les registres accessibles — utile pour la gouvernance, peu parlant pour l’innovation. Selon les éléments disponibles, le récit « tech » est vide : profil d’opérateur ou porteur de projets classiques, pas de greentech de rupture documentée.
4. Greenwashing / zones grises
Le premier risque est lexical : le nom « Allianz » prête à confusion avec l’assureur allemand Allianz ; on le voit dans des métadonnées aberrantes (effectifs gigantesques). Ce n’est pas du greenwashing marketing, mais une contamination de la donnée ESG par homonymie — aussi toxique pour le lecteur.
Le cadre hydro indien ajoute une tension chiffrée et datée : l’Himachal Pradesh impose une cess annuelle de 2 % sur certains fonciers « surplus » liés à l’hydroélectricité, avec une entrée en vigueur rapportée au 1er janvier 2026 et un rendement agrégé pour l’État évoqué à hauteur d’environ 1 800 crore ₹ par an dans la presse (Indian Express). Ce n’est pas une condamnation de la société patialaie, mais un signal : tout opérateur exposé à l’hydro dans ce couloir voit ses coûts frontière se redessiner — au pire moment si les revenus sont déjà effacés sur les agrégats.
Côté conformité environnementale, la haute cour himachalaise a infligé à un projet une amende d’environ 12 lakhs ₹ pour pollution par sédiments — rappel que l’étiquette « renouvelable » n’absout pas des impacts sur le milieu aquatique. Le contentieux inter-États sur Shanan (110 MW), avec bail historique expiré en mars 2024, cadrerait la zone géopolitique — sans permettre d’attribuer à cette PME un rôle dans l’affaire faute de preuve publique.
5. Positionnement stratégique
La société joue sur un créneau théoriquement porteur — EnR en Inde — mais les agrégats financiers (TheCompanyCheck, Tofler) pointent vers une entité dont l’activité économique paraît réduite à la portion congrue après FY23. La tenue des formalités (InstaFinancials) maintient la personne morale ; l’inconnue, c’est le stock d’actifs productifs encore opéré. Dans le même temps, le contentieux hydro Punjab–Himachal et la nouvelle fiscalité foncière recomposent le risque paysage pour toute exposition hydro régionale.
Verdict WattsElse
Identité confirmée par le CIN et l’identifiant LEI, profil économique illisible et probablement broyé : cette « Alianz Eco Power » ressemble plus à une coquille MCA qu’à une vitrine climat, coincée entre comptes qui s’effacent et États rivaux qui se répartissent l’eau et l’impôt. Formule courte : EnR sur le registre, hydropolitique et chiffres en cavale.
Sources : zaubacorp.com · tracxn.com · thecompanycheck.com · instafinancials.com · ademe.fr · allianz.com · theprint.in · indianexpress.com · indianexpress.com · dailypioneer.com · tofler.in · tribuneindia.com · tribuneindia.com · lei.bloomberg.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Le Mans Métropole
Le Mans Métropole, communauté urbaine de la Sarthe en Pays de la Loire (France), démontre le visage « industriel » des EPCI en transition : concessionnaires, Fonds chaleur, chaufferies biomasse et lignes de bus cohabitent avec des arbitrages urbains qui jugent la sobriété autrement que sur un bilan carbone.
Voir la ficheHydro-Electric Corp Tasmania/SA Water
Deux sociétés publiques australiennes portent ce libellé trompeur « Hydro-Electric Corp Tasmania/SA Water » : Hydro Tasmania (producteur hydroélectrique, Tasmanie), héritière de l’ancien Hydro-Electric Commission, et SA Water (eau-assainissement, Australie-Méridionale), qui a fait du renouvelable un levier économique.
Voir la ficheFédération nationale des Caisses d'Épargne
La Fédération nationale des Caisses d’Épargne incarne la voix politique et coopérative du réseau des Caisses d’Épargne : promesse de proximité, flambant neuf fonds EnR mutualisé, appels à projets biodiversité et « Impact Tour ».
Voir la fichezorlu Enerji Hamitabat DRES
Hamitabat, ce n’est pas un slogan CSR : une centrale avec 125 MW éoliens et 125 MWh de batteries, calibrée pour injecter jusqu’à 500 millions de kWh/an dans le réseau turc sous maître d’ouvrage Zorlu Enerji.
Voir la ficheQUANTAVIS
Spin-off italienne née du monde universitaire, Quantavis s.r.l.
Voir la ficheTrafigura
C’est l’un des noms qui fait trembler un marché quand un cargo change de cap : pétrole, gaz, électricité, minerais, fret.
Voir la ficheVindsone AB
Le nom « Vindsone AB » ne correspond pas, tel quel, à une société repérable dans les bases publiques nordiques les plus consultées en mai 2026 ; pour traiter le dossier sans amalgamer deux histoires, cette fiche se concentre sur Windon Energy Group AB, acteur suédois coté sur le segment Spotlight et documenté sous une dénomination phonétiquement voisine —…
Voir la ficheRiversen
Riversen vend une promesse très française du moment : mettre des ingénieurs sur les grands chantiers de la transition.
Voir la ficheHummel Energiesysteme Neuss I
Le nom évoque un ingénieur en quête de visibilité, à l’inverse de la discrétion des producteurs industriels germaniques.
Voir la ficheElekeiroz
Elekeiroz incarne le paradoxe d’un intermédiaire pétrochimique indispensable au plastique et au bâtiment, qui investit massivement dans les plastifiants biosourcés et le recyclage alors que ses comptes, eux, rougeoyaient encore fin 2025.
Voir la ficheAB Sigtunahem
AB Sigtunahem n’est pas un producteur vert classique : c’est une publique communale suédoise qui fait du logement loué sa raison d’être, tout en jouant carte sur carte sur soleil passive/active, géothermie et stockage thermique.
Voir la ficheSTUBA
Dans WattsMonde, l’étiquette « Autres énergies » recouvre ici un opérateur de batteries et gestion d’énergie pour l’industrie, pas un relief autrichien ni un comité budgétaire de la sanitation du lignite : la cible éditoriale est STUBA Stuttgarter Industriebatterien GmbH, ancrée à Möglingen, intégrée au Sunlight Group.
Voir la ficheSC IOOS
Gérant des fonds avec une furtive incursion dans le photovoltaïque, SC IOOS est un jongleur financier semblant élargir son terrain de jeu.
Voir la ficheWZPDCL
** Distributeur d’État basé à Khulna, le West Zone Power Distribution Company Ltd incarne la violence du modèle bangladeshi : pénurie de watts, réseau de transmission qui flanche, tarifs qui plafonnent quand l’achat de courant explose.
Voir la ficheTotalEnergies España
TotalEnergies España tire la courte paille du paradoxe : elle empile les records photovoltaïques et les millions de clients alors que sa maison mère vient d’être condamnée pour publicité climatique trompeuse.
Voir la ficheEolica Unzué SL / M Torres Desarrollos Energéticos
Deux sociales, une même galaxie industrielle : Eolica Unzué SL et M Torres Desarrollos Energéticos (MTDE) incarnent la branche « promoteur-exploitant » du groupe de machines M.
Voir la ficheTERMOSOLAR ALVARADO S.L.
Une société à plaque Madrid pour une centrale fichée à Badajoz : Termosolar Alvarado S.L.
Voir la ficheLA PLATA COGENERACION
Complexe industriel accroché au port de La Plata–Ensenada (province de Buenos Aires), La Plata Cogeneración n’est pas une « start-up énergie » mais une tour de contrôle thermique de la chaîne pétrolière argentine : deux unités de cogénération gaz / diesel qui produisent électricité et vapeur pour la plus grande raffinerie YPF.
Voir la ficheHuriwaka Wind Farm
Sur le plateau de Hihitahi, entre Taihape et Waiouru, Huriwaka condense tout ce que la transition électrique a de plus concret et de plus conflictuel: 300 MW d’éolien promis, un milliard de dollars néo-zélandais sur la table, et un passage par la voie réglementaire accélérée.
Voir la ficheVindenergi i Badene AB
Ce n’est pas une « start-up climat », mais un cas d’école nordique : autour du toponyme Badene, en Suède, quelques mégawatts terrestres croisent des turbulences bien plus violentes que le vent — révocation de permis après construction, contentieux avec la défense et investissements massifs engagés sur la base d’hypothèses qui ont volé en éclats.
Voir la ficheGNL Mejillones
Terminal méthanier au nord du Chili, GNL Mejillones (GNLM) relie les cargaisons mondiales de GNL aux mines et aux centrales qui synchronisent la grille dans une région où chaque mégawatt compte.
Voir la ficheMarakallen Vindbruk AB
Le nom évoque un banc côtier contesté depuis des années dans l’archipel de Luleå (refus défensif historique à Marakallen, 98 éoliennes envisagées en 2008).
Voir la ficheUNIVERSITE DE PAU ET DES PAYS DE L'ADOUR
Ni pure « start-up verte » ni simple incubateur : l’UPPA est une université publique dont le modèle mêle dotations d’État, droits d’inscription et ressources propres — maigrissant à la marge — à une recherche très partenariale sur l’énergie.
Voir la fiche