ALTEO-Depónia Kft.
ALTEO-Depónia Kft.
À propos de ALTEO-Depónia Kft.
1. Modèle économique
L’activité se lit à deux échelles. À l’échelle filiale, les agrégateurs de comptes publics attribuent pour 2024 un chiffre d’affères d’environ 236 millions de forints et un résultat net d’environ 1,25 million de forints — des ordres de grandeur de PME utilitaire, avec des revenus volatils d’année en année selon la même fiche (CompanyWall). À l’échelle groupe, ALTEO affiche pour 2025 un chiffre d’affaires consolidé supérieur à 125 milliards de forints (+19 %) et un EBITDA préliminaire de 16,4 milliards de forints (résultats préliminaires 2025) : le modèle repose sur la production et la commercialisation d’énergie, les services aux réseaux (équilibrage, capacité), la valorisation des déchets et, de plus en plus, le stockage et les actifs gaz modernisés. Le projet phare de Győr — 49,9 MW / 99,8 MWh au lithium-ion, raccordé au parc industriel et au poste MAVIR — est présenté par ALTEO comme le plus grand stockage industriel de Hongrie, représentant environ un cinquième de la capacité nationale installée (mise en service Győr). Le coût total du programme est chiffré à 12,9 milliards de forints, dont 4,4 milliards en aide non remboursable du plan de relance européen (dossier de subvention RRF).
2. Impact réel
Le stockage contribue mécaniquement à lisser l’éolien et le photovoltaïque et à stabiliser les fréquences : ALTEO indique aussi la réussite des tests d’accréditation MAVIR pour l’aFRR sur Győr en janvier 2026 (projet stockage Győr). Côté gaz de décharge, ALTEO met en avant des centrales type Debrecen — électricité à partir du méthane de décharge avec des équipements modestes mais réels en kilowatt électrique — présentées comme neutalisant environ 15 000 tonnes CO₂ équivalent/an par installation dans la documentation groupe (sites biogaz de décharge) ; le rattachement exact à la personne morale Depónia pour chaque actif doit être lu dans les derniers filings hongrois si vous verrouillez la chaîne juridique, mais l’effet climat évité passe surtout par la captation du méthane plutôt que par la seule production d’électricité. ALTEO publie des rapports de durabilité alignés GRI Core (rapports RSE) — utile pour le traçage, insuffisant pour prétendre à un inventaire carbone « net-zéro » au sens CSRD sans lecture des annexes. Aucune entrée ADEME, PPE3 française ou fiche Connaissance des Énergies propre à cette filiale n’a été repérée dans les corpus publics usuels : le contexte réglementaire pertinent est surtout hongrois et européen (marchés de l’équilibrage, fonds RRF, règles d’accès réseau).
3. Innovations / partenariats
Le bloc-batteries de Győr est l’innovation visible : taille record, intégration au centre de régulation type centrale virtuelle du groupe, ouverture au marché des services système (projet stockage Győr). Sur la gouvernance capitalistique, le consortium emmené par MOL a porté l’offre publique jusqu’à la prise de contrôle majoritaire et au closing en 2023 (clôture MOL-Alteo) après une première étape à HUF 2 872/action puis OPA résiduelle à HUF 3 040/action (annonce initiale du consortium) ; les agences de notation ont relayé cette restructuration d’actionnariat (Scope Ratings). En parallèle, les notes de modèle citent un programme d’investissements 2025‑2030 de l’ordre de 2 à 2,5 milliards € avec une exposition Serbie‑Croatie‑Slovaquie pour une partie du pipe (actualisation stratégique MBH).
4. Greenwashing / zones grises
Première tension capitalistique: ALTEO n’est plus un « pure player » indépendant du complexe fossilo‑gazière: la majoration des participations indirectes du groupe MOL au sein du consortium (mouvements 2024 narrés par la presse hongroise spécialisée) repositionne ALTEO dans l’orbitage d’un majoration national du pétrole et du gaz. C’est le cœur du risque d’ accusations de green-washing indirect lorsque les filiales verts servent aussi de façade à un conglomerat dont les cœurs de métier restent énergies denses en carbone — risque que les agences de notation mettent en perspective dans leurs commentaires de crédit (Scope Ratings). Deuxième tension chiffrée: le flagship de Győr repose sur 4,4 milliards de forints de subventions UE sur 12,9 milliards de budget, soit environ un tiers du coût en fonds publics non remboursables (dossier RRF) — une dépendance structurelle aux enveloppes RRF et à la diplomatie budgétaire de Budapest à l’égard de Bruxelles. Troisième tension de rentabilité en 2025: malgré la hausse du chiffre d’affaires, la pression sur l’EBITDA et la chute du résultat net sur neuf mois (ordre de ‑68 % par rapport à la période comparable, avec un résultat net autour de 2,7 milliards de HUF sur neuf mois selon la presse économique hongroise) illustrent que la croissance volume ne protège pas les marges dans les marchés d’ajustement et le spread spark (Világgazdaság). Quatrième zone grise: les notes de banque évoquent une cible de levier type 70/30 dette/fonds propres et des besoins de capitaux élevés pour financer le pipe 2030 (actualisation stratégique MBH) — utile pour la croissance, coûteux si les taux ou les prix de l’électricité se retournent.
5. Positionnement stratégique
ALTEO‑Depónia ancre la présence du groupe sur la flexibilité en milieu industriel et sur les services réseau : Győr matérialise la capacité à monétiser l’aFRR et la réservation de puissance au contact de MAVIR. Le résultat consolidé 2025 — CA >125 Mrd HUF mais EBITDA en retrait par rapport aux records — confirme que la bataille se joue sur les marges, pas seulement sur les mégawatts (résultats préliminaires 2025). Dans un marché européen où le stockage devient un instrument de stabilité pour intégrer l’EnR, la Hongrie aligne brutalement sa courbe d’investissement sur celle des voisins balkaniques et d’Europe centrale mentionnés dans les présentations investisseurs — avec le risque géopolitique et réglementaire attaché.
Verdict WattsElse
ALTEO‑Depónia n’est pas qu’une ligne comptable : c’est le poste avancé où le vert hongrois rencontre le réseau — et où la promesse de flexibilité se cote en milliards publics, sous l’œil d’une maison mère issue du pétrole. La formule qui résume la tension : les batteries de Győr chargent la transition, MOL détient encore le chargeur.
Sources : companywall.hu · marketscreener.com · alteo.hu · palyazat.gov.hu · alteo.hu · alteo.hu · alteo.hu · molgroup.info · molgroup.info · scoperatings.com · bet.hu · vilaggazdasag.hu
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Högsby energi
Sous le label « 100 % renouvelable », une régie suédoise alimente le centre-ville au bois — avec derrière elle un mur de secours au fioul aussi puissant que la chaudière principale.
Voir la ficheFırat Plastik Kauçuk Sanayi ve Ticaret A.Ş.
L’entreprise incarne mieux que d’autres le segment « Réseaux & Distribution » : canalisations en PE, eau, assainissement, gaz.
Voir la ficheLaborelec
C’est le laboratoire que vous ne voyez pas sur une borne ou un panneau, mais qui signe souvent derrière ce qui tient le réseau debout.
Voir la ficheNorís
Le rattachement ouvert « Norís » (graphie accentuée) renvoie à un lieu-dit de Catalogne, sans activité industrielle en EnR ; dans l’univers des renouvelables, c’est Noris qui apparaît comme marque d’une plateforme de transaction d’actifs photovoltaïques au Brésil.
Voir la ficheGällivare energi
Cette régie 100 % municipale du nord de la Suède vit un paradoxe nordique : district heating déjà tourné vers la biomasse, mais encore adossé à la tourbe, et un grand saut vers la chaleur résiduelle de LKAB…
Voir la ficheGNP - Gruppo Nord Petroli
** Né en 2005 du rapprochement de deux histoires familiales du Triveneto, Gruppo Nord Petroli a bâti un réseau de stations automatisées qui pousse désormais vers la Lombardie et la diversification gaz–électricité.
Voir la ficheBelwind
Belwind n’est pas une start-up de la transition, ni une machine de com’ verte : c’est un parc éolien offshore devenu actif stratégique, presque infrastructure nationale.
Voir la ficheNueva Esperanza Solar SpA
** Selon les éléments disponibles sur le web et dans les bases consultées au début mai 2026, aucune fiche sociétaire ou site officiel identifié de façon fiable sous la dénomination exacte « Nueva Esperanza Solar SpA » ne permet de confirmer son siège, sa puissance installée ou son bilan financier : WattsElse refuse donc le rattachement hasardeux à des…
Voir la ficheOpti-Mist Solutions
Soins bio high-tech, pour ceux qui pensent qu'un antiseptique minéral, c’est plus tendance qu’un classique désinfectant.
Voir la ficheFACHAGENTUR NACHWACHSENDE ROHSTOFFE EV
Ce n’est ni une foncière verte ni une scale-up batteries : la Fachagentur Nachwachsende Rohstoffe e.
Voir la ficheFreie Universitaet Berlin
La Freie Universität Berlin n’est pas un opérateur énergétique : c’est l’une des quatre grandes universités berlinoises, fondée en 1948, avec un campus qui consomme de l’électricité, de la chaleur et de l’eau à l’échelle d’une petite ville universitaire.
Voir la ficheMIXCYCLING SRL
La Mixcycling Srl Società Benefit incarne cette Italie industrielle qui tente de refondre déchet agricole et polymère sous un même granulé.
Voir la ficheAzero Energy
Azero Energy avance avec un récit simple et efficace: décarboner les bâtiments tertiaires sans demander de chèque initial au propriétaire.
Voir la fichePlanair SA
Planair ne vend pas des kilowattheures: elle vend la capacité à faire basculer des bâtiments, des réseaux et des sites publics hors des fossiles.
Voir la ficheSINNPower
SINNPower invente des solutions solaires modulaires qui aiment faire voyager l’énergie propre, du toit au lac, avec un zeste d’ingénierie bavaroise.
Voir la ficheEuropean Carbon Farmers
Start-up de conseil et d’ingénierie territoriale née à Elbląg en 2020, European Carbon Farmers (ECF) incarne la version « terrain + corridor bruxellois » du carbon farming : promouvoir des pratiques agricoles qui stockent du carbone, tout en les relier aux politiques climatiques et agricoles de l’UE.
Voir la ficheTervita
Tervita, née dans l’Alberta dans la foulée du boom pétrolier, n’est plus cotée ni autonome depuis 2021 : absorbée par SECURE, puis rebaptisée SECURE Waste Infrastructure, elle incarne le passage d’un prestataire « pétrole & environnement » à une plateforme d’infrastructures de déchets industriels — tout en restant calée sur l’activité énergétique de l’Ouest…
Voir la ficheCosta Group
Fruitier et légumier avant tout, Costa Group a basculé sous pavillon d’investisseurs alors qu’il peaufinait un cocktail éolien-solaire digne d’un gros consommateur d’électricité.
Voir la ficheGroupe IDEC
Une ingénierie immobilière et énergétique qui jongle entre projets smart et paysages urbains, le tout avec le sourire contrôlé d’un promoteur averti.
Voir la ficheGreenstat ASA
Greenstat ASA n’est pas une start-up anonyme : c’est la vitrine « hydrogène + solaire » que La Française de l’Énergie (FDE) bâtit en Norvège, avec un hub Agder calibré pour le maritime.
Voir la ficheAiteo
Le groupe nigérian Aiteo incarne la montée en puissance des acteurs « indigènes » dans l’énergie fossile africaine : amont à grande échelle, aval, stockage, et ambitions raffineries à l’export du sous-continent.
Voir la ficheNaturgas
Naturgas porte un nom qui prête à confusion avec l’espagnol Naturgy, mais il s’agit d’un autre univers : celui d’une organisation professionnelle qui cristallise, à Bogota et dans les régions, la voix d’une filière sous tension entre accès à l’énergie, importations et promesse de « transition ».
Voir la ficheELECDEY CARCELEN S.L.
Deux noms pour une seule entité d’exploitation : Elecdey Carcelen porte volontiers l’étiquette « S.L.
Voir la ficheWattpark
Le projet a longtemps tenu la corde : plateforme de réservation, bornes « made in France », partenariat industriel à Blanquefort pour viser des volumes à six chiffres.
Voir la fiche