AMAZEMET
Spin-off de l’Université de technologie de Varsovie et implantée à Varsovie (siège Al.
À propos de AMAZEMET
1. Modèle économique
Le groupe vend surtout des lignes d’équipements (dont la plateforme rePOWDER), des services d’atomisation sur demande et de l’ingénierie/OEM. Dans une « case study » datée au 16 mai 2025, la société affirme avoir écoulé plus de 80 appareils dans 18 pays et cite un contrat majeur pouvant aller jusqu’à 540 000 € HT, tout en soulignant trois segments complémentaires : fabrication d’appareils, prestations R&D sur poudres, sous-traitance industrielle (étude « Amazemet in numbers »). Le même document revendique plus de 5 M€ de financements cumulés pour alimenter ces travaux, avec 9 projets de recherche actifs au même horizon — signal d’un modèle où la commande publique européenne et les partenariats scientifiques tirent une part notable de la valeur.
Sur le volet « taille » tel que reflété par une base agrégée de données financières, Amazemet est une PME de 11 à 50 salariés recensée en 2025, avec une hausse des ventes nettes de +5,39 % en 2024 (fiche entreprise EMIS). Le CA exact en millions n’est pas reproduit ici : les agrégateurs peuvent diverger des comptes déposés localement ; pour une lecture investisseur fine, il faudrait les états publiés polonais directement.
2. Impact réel
Les publications corporate mettent en avant des applications batteries et hydrogène (alliages à haute entropie pour matériaux de stockage, poudres pour électrodes, etc.) sans livrer, à ce stade, un bilan carbone ou un indicateur de CO₂ évité audité (Energy Industry). L’impact climat « indirect » plausible — faciliter des matériaux pour batteries magnésium ou pour systèmes de stockage — reste donc hypothétique au stade laboratoire/pilote, alors même que l’Europe fixe des caps technologiques ambitieux pour les batteries dans la PPE et les programmes Batt4EU ; à ce jour, aucune mention identifiée de cette société dans les livrables français type bilans sectoriels ADEME ou fiches Connaissance des Énergies consultés sur les métaux critiques (rapport ADEME/connaissance des énergies sur les besoins métaux du numérique). Pour WattsElse, la conclusion honnête est simple : promesse matérielle forte, preuve environnementale agrégée encore absente.
3. Innovations / partenariats
Sur la propriété intellectuelle, la « case study » du 16 mai 2025 revendique 49 dépôts de brevets et 16 brevets déjà accordés, ainsi que 32 publications scientifiques (Amazemet in numbers). Côté équipements, un article de novembre 2025 décrit une version IA de rePOWDER permettant une production de poudre sans surveillance pendant plusieurs heures, présentée dans le contexte de Formnext (dépêche 3D Printing Industry).
Dans le registre européen HighMag (batteries au magnésium, Horizon Europe), la contribution UE directe à Amazemet est publiquement chiffrée à 231 843,75 €, au sein d’un projet qui vise à faire monter la maturité technologique du TRL 2 au TRL 4 (fiche projet CORDIS HighMag ; objectif TRL rappelé par la synthèse Electrive). Le site du consortium HighMag met en avant un portrait partenaire dédié à Amazemet.
4. Greenwashing / zones grises
La première tension est financière et datée : la même base EMIS qui souligne la progression du chiffre d’affaires en 2024 affiche une marge nette à −1,19 % sur cette année et un indicateur Quick Ratio publié à 0,01 % dans leur tableau — niveau qui, si confirmé hors artefact d’affichage, interroge la marge de manœuvre à très court terme (EMIS). Elle entre en friction avec le récit du 16 mai 2025 affirmant que la société « est restée profitable » malgré les secousses du marché (case study) : sans accès aux comptes bruts, il faut traiter ce décalage comme un signal de lecture divergente entre narrative corporate et agrégateur, pas comme une accusation.
Deuxième tension : dépendance structurelle aux financements publics ; plus de 40 dossiers de financement déposés et >5 M€ obtenus, selon la même « case study » (lien ci-dessus), ce qui pose la question du ratio subventions / revenus marchands une fois les programmes Horizon bouclés.
Troisième limite : maturité encore basse sur les usages « transition » ; viser TRL 4 d’ici la fenêtre du projet HighMag veut dire pas de déploiement massif immédiat (Electrive).
5. Positionnement stratégique
Amazemet joue la carte Europe souveraine des matériaux : magnésium relativement abondant, travail sur anodes en poudres enduites, proximité avec producteurs de cellules pilotes (Electrive). Sur le hydrogène et les HEA, la vitrine annonce une présence à EMATec 2026 à Dresde dans la bandeau événements du site (page d’accueil / navigation About), cohérente avec la stratégie « Energy Industry ». À court terme, la société doit transformer brevets et subventions en contrats récurrents hors appels d’offres UE, alors que la chaîne de valeur batteries européenne se durcit autour de géants mieux capitalisés.
Verdict WattsElse
Amazemet est un outilier scientifique devenue vitrine des batteries Gen 5, mais son escalier de maturité et ses tensions de bilan imposent de mesurer le verre à moitié plein : de la poudre de spectacle au marché du gigawatt, il reste un fossé de TRL… et de trésorerie.
Sources : amazemet.com · amazemet.com · amazemet.com · amazemet.com · emis.com · connaissancedesenergies.org · 3dprintingindustry.com · cordis.europa.eu · electrive.com · highmag-project.eu · amazemet.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Solar 2
Ce que vous cherchez sous « Solar 2 », ce n’est ni un jeu d’arcade ni une start-up à pitch deck : c’est une coque juridique tchèque, immatriculée à Prague, qui porte un héritage photovoltaïque des années fièvre des tarifs verts et qui vit aujourd’hui les contorsions d’un marché sous tension réseau et sous surveillance des aides d’État.
Voir la ficheAlotta
Depuis son rebranding d’Inseanergy (2020) vers Alotta en septembre 2024, la société d’Ålesund enchaîne PPA de 15 ans au Chili et levées en couronnes, en vendant de l’énergie « as a service » là où le diesel alimente encore cages et barges.
Voir la ficheAKER SOLUTIONS HYDROPOWER
Les turbines Francis ne racontent qu’une facette du groupe : sous la marque Aker Solutions Hydropower, le norvégien capitalise sur un atelier géant à Tranby et des contrats géants avec Statkraft ou SKL, pendant que les comptes consolidés montrent une transition financière plus rapide encore qu’une transition purement industrielle vers le bas-carbone.
Voir la ficheHD Hyundai Oilbank
Sud-coréenne, issue du tissu historique Hyundai puis du groupe HD Hyundai, cette major du pétrole & gaz incarne le paradoxe d’un raffinage encore ultra-fossile qui parie tout sur le biodiesel, le SAF et la capture de matières premières biosourcées—tandis qu’un dossier phénol et une amende record rappellent le prix du décalage entre discours ESG et gestion…
Voir la ficheBremerhavener Entsorgungsgesellschaft mbH
La Bremerhavener Entsorgungsgesellschaft mbH (BEG) incarne le cœur industriel d’une ville portuaire : traiter les ordures, produire chaleur et électricité, tenir un réseau urbain.
Voir la ficheSYRION
En énergie-renouvelable, le patronyme « SYRION » est un champ de mines d’homonymie : aucun producteur français de renom ne porte exactement cette graphie en activité industrielle vérifiable.
Voir la ficheAkfen Yenilenebilir Enerji
Akfen Yenilenebilir Enerji incarne le « pur » renouvelable à la turque : un bouquet hydro–éolien–solaire gonflé à coups d’extensions hybrides sur sites existants et de tarifs d’achat indexés dollar.
Voir la ficheRTU
Derrière un sigle passe-partout se cache souvent l’invisible : des automates de terrain qui décident si un réseau peut absorber l’électrification sans s’effondrer.
Voir la ficheKiraz ÇPAL GES2
Sur le papier, c’est l’EnR telle qu’on l’aime : quelques mégawatts photovoltaïques entrés au réseau avant l’explosion du solaire turc.
Voir la ficheHydro-Electric Corp Tasmania/SA Water
Deux sociétés publiques australiennes portent ce libellé trompeur « Hydro-Electric Corp Tasmania/SA Water » : Hydro Tasmania (producteur hydroélectrique, Tasmanie), héritière de l’ancien Hydro-Electric Commission, et SA Water (eau-assainissement, Australie-Méridionale), qui a fait du renouvelable un levier économique.
Voir la ficheVessige Vattenkraft AB
Petite centrale, gros enjeu : à Vessigebro, dans le sud de la Suède, Vessige Vattenkraft AB incarne l’hydroélectricité « de proximité », avec un réseau privé et une histoire qui remonte à l’entre-deux-guerres.
Voir la ficheFoundation Wind Energy Limited
Deux fois 50 MW sur le corridor de Gharo, un historique financé par des banques régionales dès les années 2010 : Foundation Wind Energy Limited (FWEL) incarne l’IPP éolien pakistanais « ancienne génération », au tarif corrélé au régime prudentiel de la NEPRA.
Voir la ficheCitroën
Citroën reste une marque de volume ancrée dans l’Europe « élargie » de Stellantis, avec pour arme anti-crise un positionnement prix agressif sur l’entrée de gamme électrique — quand la maison-mère paie au bilan un « reset » industriel à plusieurs dizaines de milliards.
Voir la ficheTropik Woods
Tropik Wood incarne là une grande filière nationale : sciage, valorisation énergétique des résidus et export de copeaux.
Voir la ficheAgrosolar V SpA
Le suffixe SpA évoque une société anonyme italienne, mais la veille publique de mai 2026 ne livre aucune fiche d’entreprise consolidée pour la dénomination littérale « Agrosolar V SpA », alors que le marché regorge d’homonymes (Agrosolar, Agrisolare, Agrosolar Polska…).
Voir la ficheUGR
Il ne s’agit pas du sigle de la robotique sous-marine cité dans la veille autour de Fugro et des ROV : ici, UGR renvoie à la marque UGREEN (绿联), implantée à Shenzhen, sous-district de Dalang, et cotée 301606 à Shenzhen.
Voir la fiche2gré
La filiale « Chaleur & Froid » du groupe Arverne ne vend pas une marque : elle vend du gigawatt-heure bas-carbone sous contrats longs.
Voir la ficheRIMOND SRL
Le siège est à Milan et le calendrier est mondial : village olympique, projets LIFE, chantiers « end-to-end ».
Voir la fichePampa Energia
Pampa Energía vend encore une image d’énergéticien intégré, capable de produire de l’électricité, de transporter du gaz et de financer quelques mégawatts renouvelables.
Voir la ficheAstrindo Nusantara Infrastruktur
Cotée à Jakarta (IDX BIPI), PT Astrindo Nusantara Infrastruktur Tbk est devenue l’archétype du holding indonésien « infrastructure énergétique »…
Voir la ficheFjällberget Energi AB
* Derrière un nom de montagne en Dalécarlie se cache une shell* comptable à l’allure décevante en 2024, alors que le propriétaire industriel SR Energy capitalise sur un parc national massif et sur des projets XL — dont Siksberget — qui redessinent le débat sur l’acceptabilité.
Voir la ficheFONDAZIONE LINKS
La Fondazione LINKS n’est pas un opérateur énergétique classique : depuis Turin, elle pilote recherche appliquée, numérique et décarbonation industrielle sous statut sans but lucratif, ce qui classe l’organisation dans vos rubriques « autres énergies » par le prisme des systèmes et des usages.
Voir la ficheOpen Society "Mondi Syktyvkar LPK"
Héritier cartographié sous l’étiquette Open Society « Mondi Syktyvkar LPK », ce que vous suivez n’est pas un acteur pétrolier classique : c’est l’ancien fleuron papetier de Mondi dans les rangs russe et komi, désormais la JSC Syktyvkar LPK (SLPK), moteur du Taiga Group.
Voir la ficheSNCF Gares & Connexions
Filiale de SNCF Réseau née de la refonte du groupe, SNCF Gares & Connexions fait tourner un parc de milliers de gares voyageurs tout en montant en puissance sur le photovoltaïque et les contrats d’achat d’électricité renouvelable.
Voir la fiche