Apexindo Pratama Duta
PT Apexindo Pratama Duta (APEX, Indonesia Stock Exchange) est un prestataire de forage offshore et onshore dont le siège est à Jakarta : la rentabilité a fortement rebondi en 2025, mais le segment terrestre affiche une chute brutale de chiffre d’affaires dans les données segmentées, pendant que les coûts financiers grignotent encore le résultat.
À propos de Apexindo Pratama Duta
1. Modèle économique
Le groupe tire l’essentiel de ses revenus des prestations de forage offshore (*jack-up*, *swamp barges*) et onshore, avec une exposition géographique concentrée sur l’Indonésie selon la même source. Pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, le chiffre d’affaires s’établit à 84,24 M$, quasi stable par rapport aux 84,58 M$ de 2024 ; le bénéfice net atteint 4,06 M$ contre 0,54 M$ l’année précédente, avec une marge brute portée à 24,42 M$ et des coûts directs en baisse dans le même article. Les postes financiers s’alourdissent à 4,87 M$, au titre des engagements de dette et de location évoqués par la société via la presse spécialisée ; les actifs totaux sont portés à 262,45 M$ en fin 2025. Côté dépendance clients, la même veille sectorielle relie la dynamique récente à des contrats avec Pertamina Hulu Mahakam ; un mandat annoncé en mai 2025 d’environ 25 M$ sur un an pour le delta du Mahakam illustre cette concentration. Yahoo Finance indique 245 employés à temps plein au périmètre profil (agrégat de marché, à jour de la fiche consultée).
2. Impact réel
L’activité est structurellement liée à l’exploration-production d’hydrocarbures : les émissions de gaz à effet de serre pertinentes pour un lecteur européen relèvent surtout des usages en aval du baril ou du m³ gaziers — le lexique carbone de l’ADEME fournit un cadre général de lecture (combustion, GES), sans porter sur Apexindo spécifiquement. La programmation pluriannuelle de l’énergie (France) ou les grilles CSRD européennes ne s’appliquent pas juridiquement à une cotée jakartaïte ; dans la veille ouverte, aucune fiche ADEME ni article Connaissance des Énergies ou GreenUnivers dédié à Apexindo n’a été trouvé : le rattachement à la transition doit donc passer par le contexte national indonésien et les rapports OJK, pas par un cadre français « entreprise par entreprise ». Un rapport de durabilité 2023 a été publié sous référentiel des autorités locales (document long, accessible via agrégateur de documents) ; il documente la posture RSE du groupe dans ce cadre réglementaire — pas un équivalent CSRD.
3. Innovations / partenariats
La « nouveauté » observable dans les flux publics récents est surtout contractuelle et financière : contrat offshore avec Pertamina Hulu Mahakam (mai 2025), avec impact attendu sur utilisation de flotte et revenus selon la direction citée par la dépêche. La presse pétrolière relie explicitement la hausse de résultat à l’efficacité des coûts et au levier opérationnel — pas à une rupture technologique faible carbone. La fiche société Yahoo Finance mentionne aussi des services pour la géothermie et le méthane de houille dans la description métier : ce sont des lignes d’activité possibles dans le prospectus-type, sans ventilation chiffrée isolée dans les extraits consultés ici.
4. Greenwashing / zones grises
La certification ISO 14001 (environnement), renouvelée selon la communication corporate du groupe, habille des opérations dont le cœur reste fossile : risque classique de dissocier « management environnemental » et « alignement climat ». Les données segmentaires montrent une forte baisse du chiffre d’affaires « onshore » en 2025 par rapport à 2024 — phénomène à rapprocher des taux d’utilisation terrestres chroniquement faibles évoqués par la société dans ses publications passées — ce qui questionne la lisibilité du mix « offshore vertueux / onshore sous-employé » sans transformation du modèle. La persistance de coûts financiers élevés face à un profit net encore modeste tend une structure de bilan où la « rentabilité retrouvée » reste fragile si les taux ou les refinancement bougent. Dépendance forte vis-à-vis de l’écosystème Pertamina : concentration clientèle majeure pour un prestataire de forage — risque systémique si les priorités d’investissement de l’opérateur national évoluent.
5. Positionnement stratégique
Apexindo capitalise sur un rebond de marge dans un marché du service de forage où le CA global est resté plat en 2025 : la stratégie affichée dans la presse spécialisée met l’accent sur contrôle des coûts, sécurité et utilisation optimale de flotte — pas sur une diversification hors hydrocarbures visible dans les agrégats financiers publics. Les segments offshore en progression en dollars (jack-up et *swamp barges*) contrastent avec l’effondrement du chiffre d’affaires onshore sur la même série : le signal stratégique est celui d’un recentrage implicite ou d’une activité terrestre en forte turbulence comptable.
Verdict WattsElse
Apexindo illustre la contre-performance « verte » d’un prestataire de forage : mieux gagner son salaire sur le Mahakam ne décarbonise pas le plateau continental — et lorsque la finance coûte presque autant que le net affiché, la transition reste budgétaire avant d’être climatique.
Sources : finance.yahoo.com · stockanalysis.com · petromindo.com · idnfinancials.com · ademe.fr · ecologie.gouv.fr · id.scribd.com · apexindo.com
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q96099957
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
MOLINOS DEL CIDACOS S.A.
Productrice indépendante sur le papier, cette société riojane incarne la phase « bisse » de l’éolien espagnol : actifs matures, résultat tenu mais chiffre d’affaires en chute libre, et région d’ancrage où les autorisations neuves se grippement en 2026.
Voir la ficheKokusai CzechSol Three (3)
Une coquille nominale austère, sous un siège praguois.
Voir la ficheVingkraft Hakarp AB
On cherche Vingkraft Hakarp AB dans les annuaires : la piste s’évanouit.
Voir la ficheLignum
Le nom « Lignum » en dit long sur la fragmentation de la filière bois-énergie : côté puissance publique, il désigne aussi un pôle suisse de la filière bois, bien distinct des opérateurs qu’on croise dans l’actualité EnR.
Voir la ficheLoVind AB
Sur l’archipel d’Åland, Leovind Ab — souvent graphié « LoVind » dans les bases métier — joue à la fois le rôle de producteur historique et celui d’actionnaire minoritaire dans la montée en puissance des éoliennes insulaires.
Voir la ficheSchlumberger (Canada)
Le géant des services pétroliers a quitté ses champs canadiens directs (cession Palliser), mais il reste le bras technologique du relèvement artificiel et de la chimie de production sur l’échelle nord-américaine.
Voir la fichePeugeot-Citroën Argentina
À l’ombre des chiffres de part de marché, Peugeot-Citroën Argentina — filiale Stellantis sur le segment des marques françaises — vit une phase où le financement agressif (taux promotionnels, plafonds en pesos) accompagne un moteur industriel qui s’étouffe : arrêts à El Palomar, baisse de cadence et pression sur l’emploi, dans un pays où le groupe reste…
Voir la ficheEcocem France
Cimentier irlandais en France, fièrement bas carbone, mais toujours bien collé au béton.
Voir la ficheColhue Huapi S.A.
Le nom évoque un plan d’eau ; l’activité relève du conventionnel vieillissant.
Voir la ficheHolló Szolár Bt.
Installateur quasi trentenaire coincé entre un tableau de trésorerie respectable et un marché national dont le tempo est piloté depuis Budapest : Holló Szolár Bt.
Voir la ficheGroupe Sorégies
Poitiers comme socle, la France entière comme marché : le Groupe Sorégies — société d’économie mixte locale issue du syndicat Énergies Vienne — est passé du service public historique au modèle d’énergéticien intégré (réseaux, production, agrégation, fourniture).
Voir la ficheEmpresa Generacion Huallaga S.A.
L’Empresa de Generación Huallaga S.A.
Voir la ficheKirishi Refinery
À Kirichi (oblast de Leningrad), KINEF — Kirishinefteorgsintez, alias « Kirishi Refinery » — incarne à elle seule le paradoxe russe du raffinage : une vitrine technique de conversion profonde et une cible désormais aussi sensible que stratégique.
Voir la ficheINPT
L’acronyme INPT ne désigne pas une entreprise énergétique cotée : il couvre l’Institut national polytechnique de Toulouse sur le site de Labège et, au Maroc, l’Institut national des postes et télécommunications.
Voir la ficheÖkotech Ingenieurgesellschaft mbh
À Recklinghausen, une Ökotech Ingenieurgesellschaft mbH tenace joue à la fois le rôle d’opérateur d’un bio‑centrale connue du réseau allemand et celui de chantier vivant pour les pompiers du Vest quand la maintenance dérape.
Voir la ficheETSA
Trois lettres, trois univers : sans pays ni lien Wikidata fiable pour ce sigle, la lecture « Réseaux & Distribution » désigne l’ancien trust public Electricity Trust of South Australia, démantelé puis vendu dans les années 1990, dont la distribution survit sous le nom commercial SA Power Networks.
Voir la ficheImvume Management
Dans l’historiographie du pétrole sud-africain, Imvume Management incarne moins une « licorne » énergétique qu’un cas d’école sur l’entanglement entre courtage houleux, société d’État affaiblie et financement politique.
Voir la ficheASOCIATIA INGINERILOR DE INSTALATII DIN ROMANIA (AIIR) FILIALA VALAHIA
La Filiala Valahia de l’Asociația Inginerilor de Instalații din România n’est pas un opérateur énergétique au sens marché : mais son identité juridique apparaît telle quelle comme partenaire du consortium européen SmartLivingEPC sur la fiche CORDIS officielle, ce qui l’ancre précisément dans la transition numérique des certificats de performance énergétique.
Voir la fichePodero
La plateforme SaaS qui prétend synchroniser énergie verte et contrats électriques compétitifs, pour un monde « vert »… avec un clavier.
Voir la ficheActewAGL
Fille d’une coentreprise née en 2000 entre AGL et la société publique du Territoire de la capitale australienne, ActewAGL incarne dans l’Australian Capital Territory (ACT) cette hybridation typique du service public local et des majors énergétiques privées : prix du détail, image « powerfully local », stratégie dictée tout autant par l’Australian Energy…
Voir la ficheRR-Energo
De l’extérieur, c’est une centrale à balle de riz de 15 MW raccordée au réseau.
Voir la ficheLekela POwer
Rarement une coque néerlandaise aura porté autant de vent solaire sur trois paysages différents.
Voir la ficheStenbrona Vindpark AB
** Deux Vestas de 2007, 3,6 MW au total, un chiffre d’affaires autour de 3,2 MSEK et un bénéfice qui tient sur un fil : le parc suédois de Stenbrona illustre la réalité d’un actif EnR mature géré au sein d’un holding citoyen.
Voir la fiche