ASSOCIACAO BIP4DAB
L’Associação BIP4DAB ne vend ni électricité ni gaz : elle porte BioData.pt, infrastructure nationale de recherche sur les données de la vie et de la santé, ancrée à Oeiras et fédérant quinze institutions.
À propos de ASSOCIACAO BIP4DAB
1. Modèle économique
L’entité est une association à but non lucratif (NIPC 516416120, siège Rua da Quinta Grande, 6, 2780-156 Oeiras), telle qu’indiquée dans la politique de confidentialité et sur la page About Us. Le site officiel la présente comme l’infrastructure distribuée qui rassemble 15 organisations de R&D en sciences de la vie — nœud ELIXIR Portugal au sens du réseau européen. Les revenus ne sont pas ceux d’une industrial : la pérennité repose sur subventions et co-financements (programmes européens type *Digital Europe* / *Horizon*, dispositifs nationaux et Plans de relance portugais mis en avant par les partenaires institutionnels). Chiffre d’affaires consolidé, effectif précis et bilan comptable récent n’ont pas été trouvés dans les pages « corporate » accessibles publiquement au moment de la rédaction : à traiter comme structure projet-driven, pas comme PME dont on lit le compte annuel en trois clics.
2. Impact réel
Sur le climat / environnement, l’impact direct n’est pas paramétré en % EnR ou t CO₂ évité dans les documents consultés ici. L’organisation soutient la recherche sur agroalimentaire, forêt, mer, santé (BioData.pt), où les enjeux biomasse, pêche ou santé environnementale existent — mais ce sont des effets en aval, non un inventaire GES attribuable à BIP4DAB. L’angle « énergie » le plus tangible est numérique : hébergement des services en ligne au Instituto Superior Técnico (IST), avec des flux IT qui tirent l’électricité du mix portugais et, pour partie, des chaînes cloud. Pour une lecture française, PPE3, fiches ADEME ou synthèses Connaissance des énergies ne donnent aucun repère spécifique à cette entité dans la veille effectuée : la comparaison quantitative aux objectifs nationaux français n’est pas tenable sans données carbone publiées par l’association ou ses hébergeurs.
3. Innovations / partenariats
Le projet paneuropéen Genome of Europe liste le Portugal avec 2 904 échantillons à séquencer, portés notamment par l’INSA et l’Association of BIP4DAB — signal opérationnel daté par la communication du consortium. Côté budget, le communiqué de la Commission indique un budget total proche de 45 M€, dont 20 M€ financés sous le programme Digital Europe (annoncé lors du lancement en octobre 2024, texte anglais : « almost €45 million », « €20 million » Digital Europe). BioData.pt documente par ailleurs le point de départ du GoE, le chantier FEGA Portugal pour données génomiques sensibles, le fil GLIM sur la gouvernance des données de recherche, et une nouvelle gouvernance 2025-2027 annoncée en décembre 2024 (article du 19 décembre 2024), avec la présidence confiée à Adelino Canário (CCMAR).
4. Greenwashing / zones grises
D’abord, la dépendance aux enveloppes UE : le GoE n’est pas un petit gadget de communication ; c’est un programme international où 20 M€ proviennent explicitement du Digital Europe pour un total d’environ 45 M€ (Commission européenne) — ce qui fixe le rythme stratégique au cycle politique et budgétaire de Bruxelles, pas au seul « Living data » de façade. Ensuite, la tension données sensibles / chaîne cloud : la même politique de confidentialité énonce le journal technique avec adresse IP réduite aux deux premiers octets, mais aussi l’hébergement associé à Microsoft (lien vers la déclaration de confidentialité du groupe), en parallèle du Técnico Lisboa : c’est le cœur du dilemme RGPD vs opérateurs extra-UE, sans qu’une « condamnation » ou un litige nommé apparaisse dans les sources citées ici. Enfin, l’accès aux données du FEGA Portugal reste par design formalisé : utile pour la confiance, potentiel frein à l’innovation rapide. Aucun signalement d’opposition locale documentée ou de sanction n’a été repéré dans cette sélection de sources.
5. Positionnement stratégique
Sur le triennal 2025-2027, BIP4DAB aligne gouvernance, FEGA et feux verts européens (GoE, 1+MG, socle EHDS évoqué par la Commission dans le communiqué sur le GoE) : le pari est d’ancrer le Portugal dans la génomique fédérée. Pour un média énergie-climat, la lecture est indirecte mais nette : la transition passe aussi par des datacenters, réseaux et juridictions qui « consomment du territoire et du courant » autant que des pipelines — et par des choix cloud qui conditionnent la répartition du risque.
Verdict WattsElse
BIP4DAB incarne le coffre-fort Portugais des données de vie : la promesse scientifique est sérieuse, mais la boussole stratégique pointe vers Bruxelles, Lisbonne et Microsoft — trois pôles dont aucun n’efface le coût électrique ni la géopolitique du stockage.
Sources : biodata.pt · biodata.pt · biodata.pt · genomeofeurope.eu · digital-strategy.ec.europa.eu · digital-strategy.ec.europa.eu · biodata.pt · fegaportugal.biodata.pt · biodata.pt · biodata.pt
Données clés
- Forme
- association
- Siège
- Oeiras, Portugal ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q126709254
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Hidrodata SA
Un verrou anglais sur une hydraulique de montagne ; un chiffre d’affaires qui chute puis se redresse, mais un résultat encore dans le rouge dans les agrégateurs ; et un pipeline éolien annoncé à plusieurs centaines de mégawatts qui peine à se traduire en fermes opérationnelles visibles dans les sources ouvertes.
Voir la ficheEmpresa Provincial de Energía de San Juan
L’Argentine a fait de sa province andine un laboratoire solaire et hydro à ciel ouvert.
Voir la ficheRDF CM
Le RDF CM n’est ni une start-up solaire ni un producteur d’électricité : c’est le bras technique et financier d’une région grecque qui pilote des milliards d’euros européens.
Voir la ficheErinome as
La dénomination « Erinome AS » ne renvoie, dans les registres ouverts interrogés en mai 2026, à aucune société norvégienne correspondante (recherche au registre norvégien).
Voir la ficheHub Power Company
Pionnier des producteurs d’électricité indépendants (IPP) au Pakistan, The Hub Power Company Limited (HUBCO) sort d’une rupture contractuelle majeure : la fin anticipée du PPA de sa centrale historique de Hub, tout en pariant sur le charbon du Thar, le gaz amont et une vitrine « green » autour des véhicules électriques.
Voir la ficheAzito O&M
Ce n’est pas un opérateur pétrolier en ligne de commande : Azito Operation and Maintenance (« Azito O&M ») est la filiale de maintenance et d’exploitation dont Globeleq revendique la propriété exclusive sur la plus grosse centrale à cycle combiné de Côte d’Ivoire — un actif qui a doublé de volume avec la Phase IV.
Voir la ficheENERGY FORMATION
Organisme historique de la filière (depuis 1967), Energy Formation vend la compétence là où GRDF vend l’acheminement : un double jeu — excellence technique et credibilité climatique du réseau — sous tension quand la CRE rehausse la facture de distribution et que la maison-mère annonce des plans sociaux contestés.
Voir la ficheWEGLOBAL (TR)
WEglobal (WEGLOBAL Danışmanlık A.Ş.) incarne une figure rare : pivot d’assistances techniques européennes et d’instruments R&I alors que les EnR poussent le mix turc mais que le charbon reste première source électrique.
Voir la ficheEDEL CODENSA
Le nom EDEL Codensa renvoie en Colombie au distributeur historique Enel-Codensa — aujourd’hui Enel Distribución au sein d’Enel Colombia.
Voir la ficheSINTEF NORD AS
Branche polaire du plus grand centre de recherche indépendant de Norvège, SINTEF Nord vend de la R&D appliquée à l’industrie publique comme privée, au carrefour d’investissements EnR géants…
Voir la ficheHuirangi Solar Farm
Près de Huirangi, dans le Taranaki, un chantier de 100 MW DC avec batteries promise une échelle industrielle sur 150 hectares.
Voir la ficheCAD-TERV KFT.
Une PME hongroise qui vend du numérique industriel depuis plus de deux décennies s’expose au spatial avec un financement à deux chiffres de pourcentage d’aide publique, pendant que ses agrégateurs de données financières parlent de croissance de chiffre d’affaires et de marge sous pression.
Voir la ficheEnergia de Catamarca SAPEM
EC SAPEM incarne ce paradoxe latent des réseaux en Argentine : payer le grossiste nationale à l’heure quand même qu’accumulent la morosité des usagers et la dette systémique des municipalités.
Voir la ficheShale Technologies
Shale Technologies n’est ni un producteur de pétrole de schiste à la mode du Permian, ni une licorne de la « transition » : c’est une PME américaine de technologie, ancrée à Rifle (Colorado), qui vit surtout de propriété intellectuelle autour du rétortage Paraho — un procédé de pyrolyse ex situ du kérogène hérité des démonstrateurs des années 1970–1980.
Voir la ficheHYDROGEN EUROPE RESEARCH
Hydrogen Europe Research (HER), base à Bruxelles, canalise depuis plus d’une décennie les universités et RTO autour du partenariat public-privé européen sur l’hydrogène.
Voir la ficheSIGEIF
Sous le cache « Autres énergies » c’est bien l’opérateur public francilien du gaz et, pour une partie des communes, de l’électricité en distribution, pas une PME générique : plus grand syndicat d’énergie de France, il déploie EnR, IRVE et biométhane en même temps qu’il pilote des milliers de kilomètres de réseaux existants.
Voir la ficheLurgi AG
Le nom « Lurgi » ne figure plus en lettres visibles en bourse : depuis 2007, cette ingénierie allemande est dans le moteur du groupe Air Liquide.
Voir la ficheElement Power/Blackrock
** Il y a dix ans, BlackRock absorbait déjà des pipelines éoliens via ses fonds dédiés ; aujourd’hui, le géant de l’asset management est à la fois bâtisseur d’infrastructures vertes et cible de plaintes pour « durabilité » surfacturée.
Voir la ficheSC Izvor de Lumina SRL
Le nom évoque un petit opérateur des marchés de l’énergie propre en Europe danubienne, mais les traces indexées sous la raison sociale exacte SC Izvor de Lumina SRL restent, selon les éléments disponibles en mai 2026, quasi nulles dans les bases grand public consultées — ce qui transforme la transparence en premier enjeu stratégique.
Voir la ficheCenterMetrocom-Energo JSC
Un opérateur de vapeur et d’eau chaude affiche un chiffre d’affaires modeste mais accumule des pertes, des dettes fournisseurs et un contentieux d’arbitrage hors norme.
Voir la ficheCompañía Eléctrica Rivera-Bernad
Née avec le siècle dernier sur le rio Martín, la Compañía Eléctrica Rivera-Bernad incarne une Espagne où l’hydro locale devient une pièce de puzzle géante : depuis février 2025, son actif phare est entré dans une rampe d’accès au géant Endesa au prix d’un milliard d’euros pour tout un bouquet hydraulique.
Voir la fichePemex
Pétrole mexicain sous perfusion budgétaire : la compagnie la plus lourde du pays vient d’enregistrer une année 2025 où les pertes plongent côté comptes — mais où la production reste loin de ses sommets.
Voir la ficheOMV Petrom
Filiale intégrée du groupe autrichien OMV, OMV Petrom incarne à Bucarest une énergie « à deux vitesses » : investissements historiques dans le hydrocarbures et dans Neptun Deep, contre une transition bas-carbone repositionnée quand les prix et la géopolitique bousculent les tableaux.
Voir la ficheParque Solar Ovalle Norte SpA
** Sous le ciel de Coquimbo, dix mégawatts de photovoltaïque ont pris le relais du réseau ; au bilan du groupe qui les porte, ce sont des centaines de millions et des procédures qui s’accumulent.
Voir la fiche