Barrick Gen
Le vocable « Barrick Gen » renvoie, dans les sources ouvertes, aux activités de génération d’électricité — surtout renouvelable — déployées par le groupe minier Barrick Gold, via des filiales comme Barrick Chile Generación au Chili et les chantiers d’électricité « propre » pilotés aux États-Unis avec Nevada Gold Mines ; ce n’est pas une société française…
À propos de Barrick Gen
1. Modèle économique
Les projets EnR du groupe servent avant tout à approvisionner et sécuriser les besoins électriques des complexes aurifères et cuprifères : au Chili, Barrick Chile Generación S.A. exploite notamment le parc éolien Punta Colorada (20 MW actuels, extension envisagée vers 36 MW avec investissement de l’ordre de 70 millions de dollars et créations d’emplois concentrées sur la phase chantier), selon les synthèses sectorielles et profils d’entreprise disponibles (profil BNamericas, Wind Systems 2024 sur l’extension). Aux États-Unis, la boucle économique passe par Nevada Gold Mines (coentreprise Barrick–Newmont), où le solaire vient compléter une architecture encore maillée au gaz naturel sur certaines unités de production (conversion TS Power). Les revenus consolidés ne sont pas isolés pour une étiquette « Barrick Gen » : au niveau groupe, le relève le rapport financier 2024, avec une enveloppe de capex globale guidée à 3,1–3,6 milliards de dollars pour 2025, incluant les investissements liés à la transition énergétique (rapport annuel 2024).
2. Impact réel
Selon le rapport de durabilité 2024, le groupe comptabilisait 687 MW de capacités issues de sources renouvelables et « plus propres » à fin 2024 — un agrégat qui inclut aussi de l’hydro historique. Barrick vise 50 % d’électricité renouvelable dans son mix d’ici la fin 2025, même document. Le volet américain le plus médiatisé est la centrale solaire TS Solar de 200 MW, mise en service en août 2024 : elle couvrirait environ 17 % des besoins annuels en puissance de Nevada Gold Mines et éviterait quelque 234 000 tonnes de CO₂ par an, selon le communiqué Barrick. En RDC, une annonce de janvier 2025 évoque 16 MW solaires avec batterie à Kibali (actualité Barrick 2025). Pour la trajectoire climat globale, un bilan durabilité diffusé en août 2025 rappelle une réduction de 30 % des GES d’ici 2030 par rapport à 2016. En Europe, les cadres PPE III ou les publications ADEME ne substituent pas à l’analyse des impacts minières hors UE : ils donnent surtout des repères pour comparer l’ambition affichée aux trajectoires nationales et européennes sur l’électricité décarbonée.
3. Innovations / partenariats
Outre le solaire Nevada, Barrick met en avant des financements publics américains : 95 millions de dollars attribués par le Département de l’Énergie pour photovoltaïque et stockage sur les sites Turquoise Ridge et Cortez, selon le même fil d’actualité Barrick 2024. Sur la recherche long terme, Quaise Energy a annoncé fin 2024 une exploration de rétrofit géothermique profond sur l’ancienne logique charbon de TS Power, en partenariat avec Nevada Gold Mines (article Power Magazine). Au Chili, l’extension Punta Colorada vise à densifier l’éolien sur le SIC, avec des données techniques publiées par les répertoires spécialisés (Guía Energía Chili).
4. Greenwashing / zones grises
Le principal risque réputationnel est structurel : présenter l’EnR comme socle d’une « transition » alors que le cœur du modèle reste l’extraction à très forte empreinte locale. La conversion du charbon au gaz sur TS Power, présentée par Barrick comme alignée sur les ambitions climat du Nevada (communiqué 2020), maintient une exposition résiduelle aux hydrocarbures en parallèle du 200 MW solaire annoncé comme évitant 234 kt CO₂/an en 2024 (communiqué Nevada solaire). La dépendance aux subventions fédérales est documentée au même endroit (95 M$ DOE). Côté gouvernance et droits humains, Mining Watch Canada décrit en mai 2025 les procédures judiciaires canadiennes relatives à North Mara en Tanzanie (analyse Mining Watch), en tension avec les discours RSE du groupe. Au Chili, la société civile suit toujours les chevauchements entre énergie éolienne et projets miniers contestés dans la région Pascua Lama (note OCMAL 2024). Enfin, une fenêtre de risque réseau est ouverte : demande de révision des protections sur la ligne Punta Colorada–Tres Quebradas avec arrêt technique prévu du 16 au 23 mars 2026, selon ElectroMinería février 2026.
5. Positionnement stratégique
Barrick joue la carte électricité bas-carbone comme levier de réduction des coûts énergétiques, de conformité réglementaire américaine et chilienne, et de valorisation ESG auprès des financeurs — avec des objectifs chiffrés publics (50 % EnR fin 2025, 687 MW fin 2024, −30 % GES d’ici 2030 vs 2016, documents déjà cités). La densification éolienne au Chili et le couplage solaire–batteries aux États-Unis positionnent la filière comme infrastructure industrielle au service des métaux précieux, alors que les débats sociétaux sur mine police et oppositions communautaires (Mining Watch, OCMAL) rappellent que la « transition » électrique ne résout pas la controverse minière.
Verdict WattsElse
« Barrick Gen », tel qu’il circule dans l’écosystème EnR du groupe Barrick, est une puissance électrique satellite : elle rend les mines plus efficientes sur le papier carbone, mais elle reste accrochée au gaz, aux subventions, et aux tensions humaines et territoriales que le vertige des mégaoctets en ligne ne fait pas disparaître — au mieux, il les écranise.
Sources : bnamericas.com · windsystemsmag.com · barrick.com · s25.q4cdn.com · s25.q4cdn.com · barrick.com · barrick.com · globenewswire.com · powermag.com · guiachileenergia.cl · miningwatch.ca · ocmal.org · electromineria.cl
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Akfen Holding
Portrait d’un conglomérat d’infrastructure turc dont le visage médiatico-boursier s’est affiché en vert : cotée à Istanbul depuis 2023, la filiale Akfen Yenilenebilir Enerji (AKFYE) incarne une montée en puissance très chiffrée en éolien, solaire et hydro — mais le holding garde des attaches industrielles et logistiques qui brouillent la lecture « pure…
Voir la ficheSERVELECT
Servelect n’est pas un pure player photovoltaïque de vitrine : c’est un intégrateur “ESCO” roumain, ancré à Cluj-Napoca, qui facture l’ingénierie, l’efficacité énergétique et des projets EnR clés en main depuis deux décennies.
Voir la ficheUNIRI
** Dans les bases de données, « UNIRI » sonne comme un sigle corporate ; dans la réalité, c’est l’Université de Rijeka : une machine à diplômes et à projets, pas à chiffre d’affaires.
Voir la ficheCPI Jilin Power Share Co Ltd
Quand une filiale cotée du géant public SPIC rebaptise son activité « Green Energy », l’Europe suit surtout l’ammoniac certifié RFNBO — et les marchés, la courbe du bilan.
Voir la ficheFVE Lahošť
En République tchèque, FVE Lahošť est le genre d’entreprise que l’œil européen effleure rarement : petite spécialiste de PV centrée sur un actif territorial, dossier administratif léger mais obligatoires tenus jusqu’aux états financiers déposés en 2026.
Voir la ficheGuoneng (Suizhong) Power Generation Co Ltd
Filiale d’exploitation de l’immense centrale thermique de Suizhong, dans la République populaire de Chine (comté de Suizhong, Huludao, Liaoning), Guoneng (Suizhong) Power Generation Co Ltd incarne la Chine des GW de charbon : puissance installée massive, actionnariat mixte État/investisseurs institutionnels, et discours de « transition » par la flexibilité…
Voir la ficheParque Fotovoltaico Doña Igna SpA
Ce n’est ni une « licorne » tech ni une startup discrète : Parque Fotovoltaico Doña Igna SpA est une société de projet (SPV) à la tête d’un petit parc solaire injecté sur le réseau de distribution chilien, dans l’orbite industrielle de Flux Solar et, au bout du compte, du groupe Empresas Copec.
Voir la ficheTRANSBA
Transba n’est pas une « startup verte » : c’est l’opérateur du réseau de transport électrique troncal de la province de Buenos Aires, une infrastructure critique où chaque panne devient un fait politique et où la rémunération réglementée fait tout le jeu économique.
Voir la ficheEmp. de Generación Eléctrica Machu Picchu S. A.
Au pied d’un site mondial surmédiatisé, l’Empresa de Generación Eléctrica Machupicchu S.A.
Voir la ficheVITO
Mol n’est pas une licorne californienne : c’est le siège d’un des plus gros instituts européens de R&D appliquée.
Voir la ficheNewfoundland and Labrador Hydro
** Société d’État propriété du gouvernement provincial, Newfoundland and Labrador Hydro pilote un parc immense, vante un mix à très forte part d’énergies renouvelables, mais vit toujours au rythme du dette-fantôme de Muskrat Falls.
Voir la ficheGuizhou Dafang Power company
Le Guizhou multiplie les records en énergies renouvelables, mais ses baseload restent assis sur le thermique.
Voir la ficheBerkshire Hathaway
Le bras « utilities » du groupe de Warren Buffett accélère réseaux et renouvelables à l’échelle nord-américaine et britannique, mais une filiale majeure, PacifiCorp, piétine dans la crise des incendies de l’Ouest — avec une notation qui frôle le « junk » et des milliards encore en jeu.
Voir la ficheTerritory Generation
Territory Generation — Power Generation Corporation sous cette raison sociale — est bien la société publique de production d’électricité du Territoire du Nord (Australie), créée en 2014 après la scission d’unités de PowerWater : ce n’est pas un producteur pétrolier indépendant, mais un générateur dont le modèle colle au gaz sur un réseau morcelé.
Voir la ficheHiTHIUM Energy Storage
Fabricant chinois de cellules et de systèmes BESS, HiTHIUM incarne la montée en puissance du stockage « grid-scale ».
Voir la ficheLeonardo
Record de carnet à 46 milliards d’euros, dette ramenée sous contrôle et plan industriel jusqu’en 2030 porté par l’architecture « Michelangelo Dome » : le groupe Leonardo affiche un cycle d’investissement européen vertigineux.
Voir la ficheTuulivoimapuisto Soidinmäki Oy (Megatuuli)
Une SPV n’a pas d’aura ; elle a des contrats, des compteurs et, parfois, des procédures.
Voir la ficheShenzhen Energy Group Co Ltd
Liste à Shenzhen sous le ticker 000027.SZ, Shenzhen Energy Group Co., Ltd.
Voir la ficheIPC
Trois lettres, trois mondes : en production électrique, l’IPC qui documente un parcours crédible est Independent Power Corporation PLC, groupe britannique de développement-exploitation, pas un fichier Wikidata parasportif ni une cotation boursière « IPC » à Bonn.
Voir la fichePJM Interconnection
Le plus grand opérateur de réseau électrique des États-Unis vient de franchir une ligne : pour la livraison 2027/2028, ses enchères de capacité n’atteignent plus la marge de réserve visée, alors que la pointe de consommation grimpe sous l’effet massif des data centers.
Voir la ficheBaşarı Enerji
Développeur et producteur d’équipements photovoltaïques ancré à Ankara, Başarı Enerji capitalise sur une flotte affichée à 362 MWp et un virage stockage avec Sinexcel.
Voir la ficheArthur Wind Farm Ltd Partnership
Ce n’est ni un terminal pétrolier new-yorkais ni un méga-parc vendu en Australie : Arthur Wind Farm Ltd Partnership est la coquille juridique d’un parc de 10 MW en service depuis 2010 au nord de Wellington, en Ontario, détenu et exploité par Schneider Power Inc.
Voir la ficheFukuyama Recycle Power Co. Ltd.
Société japonaise du traitement RDF sur le site historique de Fukuyama (Hiroshima), Fukuyama Recycle Power Co.
Voir la fiche