Caspian International Petroleum Company
C'est le spectre d'un pétrole presque sorti d'eau : la Caspian International Petroleum Company (CIPCO) a porté, au milieu des années 1990, l'espoir pétrolier azerbaïdjanais sur le bloc Karabakh en mer Caspienne, avant d'éteindre les forages faute de marge.
À propos de Caspian International Petroleum Company
1. Modèle économique
La CIPCO naît en 1995 comme joint operating company ; en janvier 1999, clôture : ~100 M$ d'exploration, trois puits, dissolution en février 1999, retour du bloc à SOCAR. Aucun CA, effectif ni capex publics aujourd'hui : entité dissoute, hors périmètre de reporting de durabilité pour une structure inactive. Le *business* actuel, c'est l'accord 2025 SOCAR–BP (*risk service*) : 35 % BP, opérateur ; 65 % SOCAR ; revenus liés à l'export et au *tie-in* ACG (EIA). Réserves évoquées 50–60 Mt côté SOCAR en 2025 (communication, pas audit indépendant). Aucun marché public français n'est rattachable à CIPCO : dissoute en 1999.
2. Impact réel
À l'époque CIPCO, l'empreinte ressortit à l'activité d'exploration haute mer (coût des puits, renoncement) et, une fois l'arrêt acté, à peu de combustion finale — le pétrole n'est pas devenu un flux d'export structurant. Sous l'accord 2025, le gisement redevient un développement entièrement fossile (pétrole, gaz associé) : l'EIA *Karabagh project* programme une campagne sismique OBN à partir de décembre 2025 (durée d'environ 3,5 mois) et des levés haute et ultra-haute résolution en mars-avril 2026, sur une période d'environ 45 jours, pour cadrer les risques de fondation des futures installations ; le même document situe le site à environ 120 km à l'est de Bakou, eaux de 150 à 200 m, avec effets côtiers et en mer. Côté France, un baril additionnel en mer Caspienne fait écho, par contraste, au cadrage PPE3 sur la baisse des combustibles fossiles et aux analyses de l'ADEME sur la transition : aucun % EnR, aucun tCO₂ évités n'est attaché publiquement au gisement. La veille n'a repéré aucune fiche dédiée chez Connaissance des Énergies pour CIPCO.
3. Innovations / partenariats
L'innovation n'est plus la CIPCO des années 1990 mais l'empilement d'ingénieries offshore de BP : prise de 35 % et opérateur sur le champ Karabagh et d'intérêts sur la zone d'« ADUA » ; campagne sismique puis cible 2029 (détail chez *Upstream* ; reprise sismique décembre 2025) ; en parallèle, 2,9 Mds$ pour Shah Deniz (compression) en juin 2025 et remplacement de réserves groupe d'ici 2027 selon la même *release*. Avant BP, cession des parts Equinor vers SOCAR : les cascades d'actionnaires pèsent autant que la géologie.
4. Greenwashing / zones grises
**Pas de fumée *green* sur le baril** : la stratégie 2025 célèbre l'*upstream* et le remplacement de réserves, pas un retrait du pétrole au sens ADEME : risque de *greenwashing* par dilution (baril ailleurs que dans votre bilan opérationnel). Dépendance : la documentation Karabagh ancre le *tie-in* ACG — tout aléa sur l'écosystème pétrolier historique (ACG, oléoducs) se lit au prisme d'un gisement déjà classé *non fondeur* par un consortium en 1999 : miroir d'un même gisement passant de l'échec à l'opportunité quand prix, sismique et hub s'alignent (ordre de raisonnement sectoriel, pas *oracle*). L'échec 1999 rappelle qu'un gisement pétrolier tient au prix et au *timing* — pas à une étiquette RSE.
5. Positionnement stratégique
Pour CIPCO, il n'y a plus de feuille de route : c'est une ligne dans les archives pétrolières des années 1990 — l'Azerbaïdjan a récupéré le gisement, le consortium a disparu. Pour le gisement Karabakh/Karabagh, le signal 2024–2026 est celui d'un bloc relancé par BP, opérateur avec première production ciblée vers 2029 d'après le calendrier de l'époque et l'EIA 2025 : l'Union recompose ses achats d'énergie tandis que la France définit le cadrage de long terme sur les combustibles fossiles via la PPE3 (2026-2035) — deux horloges, un seul type de baril.
Verdict WattsElse
La CIPCO n'est plus une entreprise : c'est l'acte de décès 1999 d'un rêve *amont* ; le Karabakh 2025, lui, c'est l'histoire d'un gisement refusé une fois, relancé par le compte pétrolier d'un groupe intégré et le besoin d'État azerbaïdjanais de revenus — *deux mers, un nom : celle d'en bas paie, celle d'en haut tranche.*
Sources : jamestown.org · reuters.com · bp.com · en.wikipedia.org · finance.ec.europa.eu · bp.com · economie.gouv.fr · ademe.fr · connaissancedesenergies.org · bp.com · upstreamonline.com · caspiannews.com · report.az · commission.europa.eu
Données clés
- Fondée
- 1996
Identifiants publics
- Wikidata
- Q5049114
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
UCLM
L’Universidad de Castilla-La Mancha n’est pas une « boîte » de l’énergie : c’est une université publique espagnole (campus à Albacete, Ciudad Real, Cuenca, Toledo).
Voir la ficheIRISOLARIS
L’État solaire Irisolaris grimpe vite en chiffre d’affaires et poussées marketing — magasin physique, autoconsommation, international — tout en gardant sous les panneaux des frictions très concrètes sur le foncier et la biodiversité.
Voir la ficheLitgrid, AB
Depuis le 8 février 2025, le système électrique lituanien ne danse plus au rythme de l’ex-grappe russe (BRELL) : l’achèvement de la synchronisation avec l’Europe continentale (CESA) a coûté des milliards, mobilisé Bruxelles et des années d’ingénierie.
Voir la ficheHoifu Energy Group Limited
Anciennement Hoifu Energy Group, aujourd’hui Wisdom Wealth Resources Investment Holding Group (HKEX: 0007), le groupe s’est longtemps affiché comme un pôle ressources et hydrocarbures ; les comptes 2023–2024 et la suspension de cote depuis 2024 racontent une autre histoire : celle d’un conglomérat tiraillé entre trading, services financiers, immobilier…
Voir la ficheZimbabwe Electricity Supply Authority
Groupe public à la tête d’un des systèmes électriques les plus tendus d’Afrique australe, ZESA Holdings enchaîne investissements, importations d’urgence et contentieux de recouvrement.
Voir la ficheGuizhou Dafang Power company
Le Guizhou multiplie les records en énergies renouvelables, mais ses baseload restent assis sur le thermique.
Voir la ficheChina Resources Power (Wenzhou) Co Ltd
Sur le littoral du Zhejiang, la même marque peut encaisser un prix pour un éolien offshore et porter jusqu’à 4 GW de charbon ultra-supercritique — dont une phase II calibrée pour 2025.
Voir la ficheGroupe Qair
Qair incarne la nouvelle vague des producteurs indépendants : agilité internationale, panier technologique élargi, narrative « impact » assumée.
Voir la ficheOsaki CoolGen Corp.
Coentreprise à part entière entre deux géants électriques, Osaki CoolGen Corp.
Voir la ficheKEPCO Engineering & Construction Company
Filiale d’ingénierie et de construction du géant public coréen KEPCO, KEPCO Engineering & Construction (KEPCO E&C) incarne la « tête de pont » industrielle d’un pays qui veut vendre du réacteur clé en main.
Voir la fichePT. Sumber Segara Primadaya
Face à une Java méridionale avide de gigawatts, PT Sumber Segara Primadaya (S2P) incarne l’IPP classique : un actif charbon massif, renté sur un réseau sous pression, et une communication RSE qui doit composer avec des voisins qui disent respirer la fumée de trop près.
Voir la ficheIPP-CENTRE LLC
Dans une Ukraine où la production d’électricité dépend encore massivement du nucléaire, une PME kyivienne d’ingénierie vend du calcul de rupture pour tenir les cuves vieillissantes, tout en signant encore des chantiers gaziers sur des conduites XXL.
Voir la ficheFederal Electricity & Water Authority
Federal Electricity & Water Authority (FEWA) n’a jamais été un opérateur pétrolier : c’est une utilité nationale des Émirats arabes unis, rebaptisée Etihad Water and Electricity (EtihadWE) depuis la corporatisation de 2020 (décret fédéral n° 31).
Voir la ficheGreta Energy ltd
Le nom prête à confusion avec une éolienne nord-américaine, mais la Greta qui vous intéresse en production électrique est indienne, enregistrée au Tamil Nadu et désormais projetée vers des milliards de roupies de gazéification et d’acier — sous les feux des communautés locales et des financeurs publics.
Voir la ficheOPRA Turbines
Fabricant néerlandais de turbines à gaz flexibles, jouant avec le feu (au gaz) mais sans casser la tirelire du service.
Voir la ficheSolar Kámen
Solar Kámen incarne cette filière européenne des acteurs PV de taille modeste encore visibles aux registres, alors que les gros médias suivent désormais surtout le parc voisin Kameničná, passé sous pavillon autrichien.
Voir la ficheESBPG
Dans vos bases, elle apparaît comme « ESBPG » ; en presse régionale et sur le terrain, elle s’appelle EBS Petroleum — société sous licence irakienne, filiale de ZhenHua Oil (China North Industries / Norinco), assignée au développement du secteur Sud du gigantesque gisement d’East Baghdad.
Voir la ficheNandipur Thermal Power Generation Company Ltd.
La privatisation avance sur le papier, pas dans les tuyaux : pour WattsElse, Nandipur illustre un classique de la transition — une centrale « modernisée » qui reste prise en étau entre contrats gaziers incertains et architecture tarifaire à capacité gonflée.
Voir la ficheBudapesti Erőmű
Brussels ou Berlin peuvent débattre du réseau « intelligent » ; à Budapest, la transition passe encore par trois îlots de cogénération qui carburent quasi exclusivement au gaz naturel.
Voir la ficheWigner RCP
Le HUN-REN Wigner Research Centre for Physics n’est pas un distributeur d’électricité : ce grand institut public créé à Budapest le 1<sup>er</sup> janvier 2012 (fusion des grandes unités MTA avant leur bascule vers le réseau HUN-REN), se situe très en amont.
Voir la ficheFaroe Petroleum
** En 2019, Faroe Petroleum disparaît de la cote londonienne au profit de DNO ASA : depuis, la marque n’est plus qu’un repère historique pour un groupe norvégien qui a multiplié par plusieurs sa présence en mer du Nord — au moment où la justice norvégienne exige enfin de compter le carbone « jusqu’à la pompe ».
Voir la ficheLueyang Datang Power Generation Co Ltd
Au cœur du Shaanxi, une filiale historique du groupe Datang tire le réseau avec 660 MW de charbon — tout en portant la marque d’une consolidations industrielle et d’alertes environnementales qui touchent la maison mère.
Voir la ficheIraq's Ministry of Electricity
À Bagdad, le ministère chargé du courant ne vend pas tant l’« énergie du futur » qu’une promesse civile : chauffer les foyers sous tension quand tout le monde a branché trois climatiseurs sous le même fusible géopolitique.
Voir la ficheUBS IIT/ REST
Ce n’est pas une « entreprise » au sens d’une PME française : c’est un montage d’actifs entre UBS Asset Management (gestion d’infrastructure en equity) et REST (Retail Employees Superannuation Trust), l’un des grands super funds australiens.
Voir la fiche