Clean Energy Technologies, Inc. (CETY Inc.)
Clean Energy Technologies, Inc.
À propos de Clean Energy Technologies, Inc. (CETY Inc.)
1. Modèle économique
Le groupe se présente comme concepteur, intégrateur et prestataire EPC / O&M pour des systèmes de chaleur → électricité (ORC, générateur *Clean Cycle™*), de waste-to-energy (plateforme HTAP™ après acquisition de la techno Enex) et de services d’ingénierie, avec une présence revendiquée en Amérique du Nord, en Europe et en Asie (site corporate). Les comptes audités accessibles via l’agrégateur de dépôts montrent un chiffre d’affaires 2024 d’environ 2,4 M$, en forte contraction par rapport à 2023, et une perte nette d’environ 4,4 M$ sur l’exercice clos au 31 décembre 2024, avec un effectif de l’ordre de 25 personnes (vitrine des dépôts SEC agrégés). La lettre du PDG (avril 2025) met en avant des pipelines « capitaux intensifs » (PPA, fonds d’infrastructure) tout en reconnaissant une sensibilité aux prix du gaz naturel pour une partie des activités (lettre aux actionnaires 2025). Des ventes ponctuelles de récupération de chaleur (400 k$) sont aussi annoncées début 2025 (communiqué ventes ORC).
2. Impact réel
Les offres visent théoriquement à valoriser des rejets thermiques ou des flux résiduels en électricité et coproduits (biochar selon les fiches produit), ce qui peut réduire les pertes énergétiques industrielles — mais aucun agrégat public vérifié de tonnes de CO₂ évitées ou de part d’EnR dans un bilan groupe n’a été identifié dans les documents cités ici. Pour la géothermie, un communiqué lie CETY à la plateforme DeepFyre™ avec un objectif affiché de LCOE inférieur à 0,08 $/kWh sur des unités modulaires de 5 à 50 MW ; les premiers déploiements sont décrits comme pilotes insulaires, sans livraison électrique consolidée à ce stade (European Energy Times). Aucune donnée trouvée dans cette veille ne permet de rapprocher le groupe des indicateurs sectoriels européens type PPE III ou des exigences CSRD pour une entité française précise.
3. Innovations / partenariats
Outre la collaboration DeepFyre™–Qymera (novembre 2025, objectif LCOE < 0,08 $/kWh) (European Energy Times), la direction cite un contrat Qymera d’environ 500 k$ au T1 2025 dans sa lettre aux actionnaires (lettre aux actionnaires 2025). En mars 2026, un MOU avec METIS Power vise des plateformes waste-to-energy modulaires (communiqué METIS), et une LOI avec Hoppy Power pour un premier déploiement HTAP™ en Alberta avec exécution « fin 2026 » (LOI Alberta). En février 2026, le groupe détaille sa détention d’obligations convertibles émises par China Ruifeng alors que ce dernier annonce un cadre d’investissement ~3,4 Md $ pour un centre de calcul IA en Chine — en précisant que CETY n’est pas partie à l’accord-cadre (mise à jour investissement IA).
4. Greenwashing / zones grises
La narration « zéro émission » côtoie une exposition résiduelle aux cycles gaziers et aux projets fossiles indirects (ORC sur rejets gaziers/turbines selon les partenariats types Exergy), ce que le PDG relie explicitement à la baisse des prix du gaz comme facteur de baisse de revenus à court terme (lettre aux actionnaires 2025). Sur le volet marchés, le fichier 8-K du 17 avril 2026 confirme un défaut de liste Nasdaq pour non-dépôt du 10-K 2025 ; la société dispose théoriquement, si Nasdaq accepte un plan, d’un report jusqu’au 12 octobre 2026 pour retrouver la conformité — faute de quoi la radiation reste sur la table (dépôt SEC Form 8-K). En novembre 2024, un autre 8-K documentait déjà une procédure liée à un cours inférieur à 1 $ pendant trente séances (avis de déficience de cours). Enfin, le communiqué IA de février 2026 illustre un levier narratif fort (projet massif annoncé par un tiers) alors que CETY nie toute participation contractuelle au cadre d’investissement (mise à jour investissement IA).
5. Positionnement stratégique
La feuille de route affichée combine micro-réseaux, data centers, bioénergie et alliances (Exergy, METIS, développeurs canadiens), mais la capacité à industrialiser dépend de financements externes et de la tenue du calendrier réglementaire Nasdaq. Dans un secteur où la confiance des contreparties project finance se mesure aux états financiers déposés à temps, le retard sur le 10-K 2025 peut figer les négociations même si les communiqués continuent d’empiler intentions et MOU (dépôt SEC Form 8-K avril 2026).
Verdict WattsElse
CETY joue sur trois registres — équipement bas-carbone, géothermie narrative, rampe d’accès IA via une contrepartie chinoise — alors que son bilan coté gouvernance des marchés est celui d’une PME sous surveillance Nasdaq. Tant que les comptes restent en retard et que les géants voisins déploient leurs propres centres de calcul, la valeur ajoutée réelle se lit d’abord dans les PDF déposés à la SEC, pas dans les titres de communiqués.
Sources : cetyinc.com · last10k.com · cetyinc.com · cetyinc.com · europeanenergytimes.com · cetyinc.com · cetyinc.com · cetyinc.com · sec.gov · sec.gov
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Petromiralles
Réseau de stations et cartes pro pour le transport lourd, reinflation des marges quand les cours explosent : Petromiralles incarne la distribution pétrolière « catalane » sous tension climatique.
Voir la ficheHitachi Zosen Inova (HZI)
Valoriser les déchets pour produire de l’énergie, ou comment transformer nos poubelles en petites merveilles technologiques… avec un zeste d’optimisme industriel.
Voir la ficheEkologické zdroje
Ne confondez pas l’écusson vert du nom avec un empire : Ekologické zdroje, s.r.o.
Voir la ficheSchoeller-Bleckmann Oilfield Equipment
L’ingénierie de haute précision tient le rouleau compresseur d’un secteur en surcapacité : chez SBO, la diversification « new energy » s’ébauche pendant que le cœur d’affaires plonge au rythme des budgets pétroliers.
Voir la ficheFKF
À ne pas confondre avec un acronyme de labo : ici, FKF désigne l’un des fleurons hydroélectriques de Norvège, au cœur du fleuve Glomma.
Voir la ficheOTC FLOW France
Courtier énergétiquement polyvalent : du CEE au PPA, ils jouent sur tous les tableaux pour booster la « transition »... et leur portefeuille.
Voir la ficheEndesa Cogeneración y Renovables
Elle porte encore ce nom dans les mémoires industrielles, mais c’est désormais Enel Green Power España SL** qui pilote la production renouvelable et la cogénération dans la galaxie Endesa.
Voir la ficheVindIn Svalskulla Ab/Oy
Le nom VindIn Svalskulla Ab/Oy correspond à la véhicule finlandaise du parc de Svalskulla, en Ostrobothnie (ville de Närpiö) — EnR, Filanda — bien distincte d’un éventuel homonyme : elle est rattachée au développeur suédois VindIn AB tel que retracé par le Global Wind Power Tracker pour un actif de 15 MW, en service depuis 2014.
Voir la ficheFEDERCOSTRUZIONI
Ce n’est ni une SS ni une EDF : Federcostruzioni est une fédération d’associations industrielle sous l’égide Confindustria, pas une entreprise cotée avec un bilan consolidé comparable à un groupe.
Voir la ficheDaio Paper Company
Le libellé « Pétrole & Gaz » fait ici figure de mal-étiquetage : l’entité documentée est Daio Paper Corporation (大王製紙), groupe japonais du papier, du carton et de l’hygiène, pas un opérateur pétrolier classique.
Voir la ficheGrupa Azoty Puławy
Les Azotes de Puławy, pillar historique de la chimie azotée polonaise, ont fait de l’électricité et de la vapeur le cœur battant de leur rentabilité industrielle.
Voir la ficheENKOMP
Le nom ENKOMP tombe dans un carrefour d’identités : en ligne, il renvoie surtout à une SSII polonaise (sites web, logiciels), alors que le cache sectoriel évoque « Autres énergies » — et le QID fourni ne décrit même pas une entreprise, mais un propergol de propulsion.
Voir la ficheFalu Energi & vatten
Le vert affiché côté chaleur et électricité ne suffit pas à étouffer le bruit autour de Framtiden Främby : un renouvellement d’infrastructure d’eau obligatoire, mais porté à une échelle et un prix qui secouent la confiance des usagers.
Voir la fichePTT Exploration and Production Public Company Limited
Bras armé pétrolier et gazier de l’État thaïlandais, PTTEP affiche des records de volume et un dividende généreux, tout en jouant la carte CCS et hydrogène.
Voir la ficheGÜRİŞ
Pas de lieu-dit sous un homonyme : parler de « Güriş » en Énergies renouvelables, c’est désigner Güriş Holding, conglomérat turc, et son véhicule coté MOGAN sur Borsa Istanbul (et non un quartier de Hatay retrouvé par erreur dans les bases généralistes).
Voir la ficheGreen Vision Seven
Green Vision Seven porte un des plus grands parcs photovoltaïques de Roumanie, mais ses comptes et son actionnariat racontent une autre histoire : celle d’une véhicule léger à la tête lourde, accrochée à des banques et à des groupes chinois secoués par Bourse et régulateur.
Voir la fichePanelian Voima Oy
La dénomination demandée — « Panelian Voima Oy » — ne renvoie pas, selon les registres et bases ouverts consultés, à une personne morale distincte connue : elle recouvre très probablement Paneliankosken Voima Oy (PKV), la petite entreprise finlandaise du fleuve Eurajoki qui exploite notamment la « Panelian voimalaitos » et signe ses communications «…
Voir la ficheSpargodt AB
Spargodt AB, basée à Tågarp dans le comté de Scanie, incarne une forme très concrète du couple agriculture–petit éolien sur site.
Voir la ficheE.ON Vattenkraft
En Suède, l’hydroélectricité est le socle technique d’un système électrique déjà très bas carbone ; chez E.ON, ce segment vit sous un double régime de vérité : celui des investissements massifs du groupe mère dans les réseaux européens, et celui d’une exploitation rivière par rivière, où un mauvais débit suffit à faire basculer la légitimité « verte » dans…
Voir la ficheEnosa
Concessionnaire sur Piura et Tumbes, Enosa tient un poste stratégique dans un périmètre exposé à El Niño et à la flambée de la demande.
Voir la ficheRESEARCH UNIVERSITY INSTITUTE OF COMMUNICATION AND COMPUTER SYSTEMS
À Athènes, l’Institute of Communication and Computer Systems (ICCS — l’exact équivalent international du libellé Research University Institute of Communication and Computer Systems) n’est pas une « entreprise énergie » classique : c’est l’institut de recherche rattaché à l’Université nationale technique d’Athènes (NTUA), pivot logiciel pour réseaux, IoT et…
Voir la ficheRisaralda Energia
Une PCH au fil de l’eau de 19,9 MW, dans le giron du groupe brésilien Alupar : sur le papier, le vert est assumé.
Voir la ficheMichelin Reifenwerke AG & Co. KGaA Standort Bad Kreuznach
Le périmètre « Pétrole & Gaz » de WattsMonde vise l’empreinte carbone indirecte : avant tout manufacturier de pneumatiques, Michelin Reifenwerke AG & Co.
Voir la ficheSolar Energy Corporation of India
La Solar Energy Corporation of India (SECI) est devenue l’arbitre incontournable des électrons verts indiens : elle enchérit, signe, intercale batteries et hybrides, verse des dividendes à l’État.
Voir la fiche