Metroscope
Quand EDF fait de l’intelligence artificielle son sherpa pour éviter que ses centrales ne jouent les divas.
À propos de Metroscope
IA au secours du nucléaire
Metroscope, filiale d’EDF, tente de marier intelligence artificielle et centrales nucléaires sans faire exploser le délire technique.
Histoire & positionnement
Fondée en 2014 sous l’ombre protectrice d’EDF, Metroscope s’est imposée comme l’outil high-tech pour surveiller les équipements de production d’énergie. Cette startup devenue filiale mise tout sur son jumeau numérique breveté pour prévenir les pannes et optimiser les rendements, notamment dans les salles des machines nucléaires et centrales à gaz. Pour les détails croustillants, voir leur profil officiel et l’article du Monde de l’Énergie.
Chiffres clés ou projets récents
Avec un chiffre d'affaires de 4,32 millions d'euros et 24 salariés en 2023, Metroscope a étendu son influence jusqu’aux États-Unis en 2025, en ouvrant un bureau en Virginie. L’extension internationale vise à exporter l’optimisation IA au-delà des frontières françaises. Plus d’infos ici.
Impact écologique / RSE
L’optimisation de performances par l’IA peut réduire le gaspillage d’énergie et retarder la dégradation d’installations nucléaires, mais là où EDF pousse sur l’innovation, l’ombre d’une dépendance au nucléaire persiste, brouillant le tableau RSE. Pour une vision critique, consultez l’analyse du Zonebourse.
Innovations / partenariats
Pas vraiment une start-up en solo : Metroscope profite du soutien financier et stratégique d’EDF pour déployer son IA sur les infrastructures critiques françaises et exploite ce terrain d’essai pour séduire les industriels américains. La technologie, conçue pour détecter les écarts de performance et anticiper les défaillances, est un exemple notable d’« innovation sous perfusion » d’un géant énergétique.
Conclusion
Metroscope incarne la promesse d’une révolution numérique dans la gestion nucléaire, mais reste volontiers un pionnier opportuniste installé dans le giron rassurant d’EDF — la transition énergétique peut attendre.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
ABB (United Kingdom)
La filiale britannique d’ABB joue à la fois carte locale — quelque 500 millions de livres sterling de solutions vendues par an pour une présence nationale dense — et carte mondiale : elle déploie les briques techniques du Net Zero londonien quand le groupe affiche 33,2 milliards de dollars de chiffre d’affaires et une croissance comparable à deux chiffres…
Voir la ficheVionx Energy
VionX Energy ne vit plus sous cette étiquette : plus d’une dizaine de tours de financement agrégée autour du demi-billion de levées de dollars (« ordre de 150 M$, selon recoupements multiples de bases données privées », voir historique financier synthétique), une acquisition par le producteur de vanadium Largo au tournant 2020, puis une seconde couche…
Voir la ficheAstonfield Management Limited
Le nom Astonfield Management Limited circule comme porte-drapeau financier-transfrontalier du groupe Astonfield dans les renewables, distinct d’homonymes type « Aston Fields Management » au Royaume-Uni.
Voir la ficheDirección Provincial de Aguas
Le nom Dirección Provincial de Aguas renvoie, dans l’actualité vérifiée, au DPA — en réalité le Departamento Provincial de Aguas de la province argentine de Río Negro, rattaché à la sphère énergétique provinciale via la Secretaría de Energía y Ambiente.
Voir la ficheVital Energy
Prod independant américain du bassin du Permian, Vital Energy a été avalé par Crescent Energy fin 2025 dans une transaction à 3,1 milliards de dollars entièrement en actions — après une décennie de croissance par acquisitions et un dernier coup de table avec Point Energy.
Voir la ficheCamuzzi Gas del Sur S.A.
Patagonie, réseaux, politique tarifaire : Camuzzi Gas del Sur S.A.
Voir la ficheTexas Corporation
Le nom « Texas Corporation » ne désigne aucune société cotée unique : dans le secteur pétrole & gaz, l’entité la plus documentée sous ce vocable et la plus alignée avec la veille ci-dessus est Texas Pacific Land Corporation (NYSE: TPL).
Voir la ficheALTEN
Le géant français de l’ingénierie et des services numériques encaisse en 2025 un repli organique et une facture nette lourde, tout en poussant ses effectifs énergie et la brique Worldgrid au cœur du pilotage des réseaux et du nucléaire.
Voir la ficheLagmansberga Tvåan Vind kooperativ Ek. För
Une coopérative suédoise qui a su mobiliser riverains et agriculteurs autour de l’éolien voit aujourd’hui son avenir technique et financier coincé par la carte de la Défense, alors que l’ambition nationale d’EnR ne faiblit pas.
Voir la ficheIsrael Electric Corporation
L’Israel Electric Corporation tient une partie du pays dans ses câbles : géant public quasi intégré verticalement, elle encaisse la facture de la croissance tout en pilotant une bascule gaz–EnR sous contrainte de sécurité nationale.
Voir la ficheCompagnie des Compteurs
Née de l’union de fonderies d’outils de mesure, la Compagnie des compteurs a longtemps incarné le couple industrie/électro-réseau à la française, avant d’être absorbée par des successions d’OEM mondiaux.
Voir la ficheKarnataka Power Transmission Corporation Limited
Calibré comme un gestionnaire d’actifs, le Karnataka Power Transmission Corporation Limited (KPTCL) affiche des comptes pleins et un réseau qui s’allonge ; en même temps, la KERC prépare le passage au TBCB (tariff-based competitive bidding) pour la transmission intra-État.
Voir la ficheSPP Five Co Ltd (SPP 5)
** Ce n’est pas une « scale-up » européenne du même nom : SPP Five Co., Ltd.
Voir la ficheFloSal Vind AB
Le suffixe AB et le mot vind (« vent ») dessinent déjà le contour : une coquille juridique suédoise susceptible de porter un actif éolien de très petite taille, là où les géants du secteur jouent en centaines de mégawatts.
Voir la ficheStadtwerke Suhl/Zella-Mehlis GmbH
Les Stadtwerke Suhl/Zella-Mehlis (sigle SWSZ) jouent localement à fond la carte prix pour 2026, avec des baisses annoncées sur l’électricité et le gaz alors que leur Stromkennzeichnung 2024 en dit long : un mix encore dominé par le charbon.
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Electroperú n’est pas un opérateur de « réseau basse tension » : c’est une véritable centrale nationale derrière trois chiffres en collision — milliards de soles de chiffre d’affaires, millions à investir pour vieillir moins vite, et des villages qui rappulent que sans social accepté, le courant passe mal.
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Capital-risqueur écolo-autoproclamé, investissant à grands coups d'euros dans des infrastructures durables… tant que ça reste rentable.
Voir la ficheFelgen & Associés Engineering SA
Felgen & Associés Engineering SA n’est pas une licorne verte, ni un champion des communiqués RSE.
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Le petit opérateur du parc Kuling fait du vent une rentabilité chirurgicale sur la côte ouest…
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Sud-coréen, coté, hypertrophique : LS Cable & System capte la faim mondiale d’électricité — data centers, éolien en mer, interconnexions.
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Gaelectric, ce développeur irlandais d’énergies renouvelables devenu symbole d’une bulle financière mal assumée, ne rassure pas : liquidation prolongée au pays d’origine, dossiers géants aux États-Unis, juridictions et réseaux en litige permanent.
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Spécialiste des systèmes de gestion de brûleurs (BMS) et de l’infrastructure de combustion pétrolière, Profire a signé le trimestre le plus riche de son histoire juste avant de disparaître de la cote, absorbée par un industriel classé côté « solutions environnementales ».
Voir la ficheGoseong Green Power Co Ltd
Ce que le nom annonce en primeur, un chantier de 2021 démontre autrement : Goseong Green Power est un très grand producteur d’électricité au charbon, avec une courbe d’émissions qui l’a hissée vite dans le palmarès national des émetteurs.
Voir la ficheFVE Drnholec
L’installation FVE / PVP Drnholec, ce n’est pas une startup cleantech : une centrale au sol de 2,298 MW, branchée très tôt sur le régime tarifaire tchèque du boom PV, désormais écrin d’un des plus gros agrégateurs du pays via la SPV Soledas s.r.o.
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