FVE Hory
Deux fermes au bord de Hory, un siège à Prague, une licence qui date du boom solaire tchèque : FVE Hory est l’archétype de la « SPV » photovoltaïque — ni start-up racontée en conférence, ni géant de l’utilities, mais un actif dont la valeur tient à ce qui a été signé en 2010 et à ce qui est inscrit au registre du commerce.
À propos de FVE Hory
1. Modèle économique
La société est productrice d’électricité solaire sous licence d’Énergie régulée (ERÚ), avec deux sites regroupant 3,8 MW au total (2,18 MW et 1,62 MW selon le détail de licence). La géographie « business » est double : la personne morale est domiciliée à Prague (adresse portée par l’ERÚ : Mariánské náměstí 159/4, mise à jour avril 2026 sur la fiche consultée), tandis que les parcelles cadastrales exploitées se situent à Hory u Jenišova, district de Karlovy Vary — aligné avec des repères géographiques publics du type Wikimapia (centrale « Hory Solar »). Les revenus relèvent logiquement de la vente d’électricité et du cadre réglementaire ayant accompagné la mise en service : l’ERÚ retient le 12 novembre 2010 comme date de début d’activité licenciée, signature d’un actif « premier âge des FiT » plutôt que d’un parc pensé pour le marché spot tel qu’il s’est refait depuis. Côté gouvernance capitalistique, les annuaires d’entreprises centrés sur l’IČO 29000220 indiquent un capital très modeste (200 000 CZK) et une structure à associé unique ; selon les éléments disponibles dans Finmag, Jan Kotalík apparaît comme figure centrale (détention et représentation). Chiffre d’affaires, résultat net et effectif : non retenus ici à partir d’extraits gratuits ; en revanche, la même source signale un dépôt de comptes annuels pour 2024 (piste utile pour qui veut le détail comptable au registre). Kurzy.cz complète le portrait « annuaire » (adresse Voctářova signalée côté registre dans certains extraits : divergence banale entre siège déclaré selon le fichier consulté et adresse ERÚ — à traiter comme signal de conformité à recouper, pas comme polémique).
2. Impact réel
À l’échelle de la transition, 3,8 MW reste un appoint local : l’intérêt n’est pas le gigantisme, mais la désynchronisation carbone du mix tchèque, aujourd’hui encore marqué par des légués charbon et gaz. L’impact climatique direct se lit en MWh produits annuels non consolidés dans cette fiche : ordre de grandeur sectoriel typique pour ce gabarit en Europe centrale, souvent entre 3 et 4 GWh/an selon ensoleillement et disponibilité (à confirmer par statistiques de production agrégées si publiées). Comparé aux trajectoires continentales, l’entreprise n’est pas un objet du PPE français ni des fiches outils ADEME : son ancrage est tchèque et NER310 / cadre européen plutôt qu’un chemin documenté dans les dispositifs nationaux français. Le contexte public 2025 décrit pourtant un pays qui continue d’installer du PV à grande échelle, mais à un rythme qui ralentit : PV Magazine rapporte ainsi 696 MW nouveaux en 2025 contre 967 MW en 2024 (données attribuées à la filière via Solární Asociace dans l’article) — utile pour situer la petite centrale historique face à une modernisation de parc qui se joue ailleurs, en toitures et en projets plus récents.
3. Innovations / partenariats
Selon les éléments disponibles, FVE Hory n’apparaît pas comme un vecteur de R&D, de brevets ou de PPA « corporate » racontés en presse spécialisée : le schéma dominant est celui d’un actif amorti, soutenu par l’historique réglementaire et la maintenance de production. Les partenariats publics repèrent plutôt le lien institutionnel permanent : licence ERÚ, rattachements registres (justice.cz via renvoi sur la fiche régulateur). Sur le stockage, le pays ajoute des batteries à taux élevé selon la couverture médiatique de 2025 (toujours via l’article de PV Magazine citant l’association) ; rien n’indique que FVE Hory soit dans ce mouvement — au contraire, sa fiche technique ERÚ affiche 0 MW thermique et une photographie 100 % solaire électrique.
4. Greenwashing / zones grises
Ce n’est pas du greenwashing « marketing » : il n’y a pas de site corporate analysé ici qui surfait sur une narration climat floue. En revanche, la fiche révèle des tensions patrimoniales dures : dans Finmag, l’ensemble des parts sociales apparaît nanti au profit d’UniCredit Bank Czech Republic and Slovakia depuis des actes visibles au registre — signal classique d’endettement, de covenant bancaire ou de restructuration où la banque verrouille le capital. Couplé au Profil de risque réglementaire du solaire fi des années 2010 (tarifs élévés, audits et tensions politiques récurrents sur la génération héritée), l’actif vit sous une double surveillance : régulateur et créancier — analyse sectorielle développée par des observateurs du marché comme Lighthief. Une tension chiffrée supplémentaire, externe à l’entreprise mais structurante pour tout producteur dépendant des mécanismes de soutien : le marché national a ajouté 696 MW de solaire en 2025 en recul par rapport aux 967 MW de 2024, selon PV Magazine — signe d’un cadrage des aides qui discipline les nouveaux projets, pas les vieux contrats… mais alimente la volatilité politique autour du PV.
5. Positionnement stratégique
FVE Hory est stratégiquement positionnée comme conservateur de valeur : maximiser la durée de vie utile des deux divisions, optimiser l’O&M et le raccordement, maintenir la conformité licence (version 0, mise à jour 30.04.2026 sur l’extrait ERÚ consulté). À l’échelle nationale, les projections de branche évoquent des volumes bien supérieurs pour les années à venir dans des fourchettes larges suivant les auteurs — Lighthief en propose une lecture prospective sur le marché tchèque et slovaque ; ce n’est pas une feuille de route de la société, mais un vent arrière / vent latéral qui accélère les newcomers plus que les actifs figés de 2010. Pour un lecteur français, la leçon est simple : ce type de SPV n’alimente pas les chroniques RSE / CSRD ; son fil à plomb stratégique est notariale (gage) et réglementaire (ERÚ).
Verdict WattsElse
FVE Hory, ce n’est pas une « boîte à histoire climat », c’est une page de registre qui produit du courant — et une page de banque qui en garantit la gouvernance. Dans un pays qui décroche sur le rythme des nouvelles installations solaires (-28 % entre 2024 et 2025 selon PV Magazine), la pérennité de ce 3,8 MW se joue à la fois dans la longue durée du contrat et dans la stabilité d’un bilan pris en col latéral.
Sources : licence.eru.cz · wikimapia.org · finmag.cz · rejstrik-firem.kurzy.cz · pv-magazine.com · or.justice.cz · lighthief.energy
Données clés
- Forme
- société à responsabilité
- Fondée
- 2010
- Siège
- Prague, Czech Republic ↗
Identifiants publics
- Wikidata
- Q116892949
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
EDP Renewables Polska
Filiale pilier d’EDP Renováveis en Pologne, EDP Renewables Polska incarne deux Vitesses contradictoires : celle du groupe, tout en PPAs géants et rotation d’actifs, et celle du pays, où un simple débat sur les écarts réglementaires peut figer pendant des années tout un pipeline éolien.
Voir la ficheOzU
** Sous l’étiquette « OzU » se cache un cas d’école de la biomasse électrique au Japon : une SPC de 50 MW à Ozu (préfecture d’Ehime), bout de chaîne d’un mécanisme de rachat garanti vingt ans, alimentée par des granulés importés et portée par un consortium bâti autour de grands groupes d’infrastructure et d’énergie.
Voir la ficheCETENMA
Petit centre technologique murcien, CETENMA ne fait pas la une des grandes capitalisations : il fait tourner la machine à projets UE avec la mairie et l’université.
Voir la ficheSong Tranh 3 Hydro Power JSC
Une centrale de 62 MW ne pèse pas le paysage médiatique mondial, mais elle illustre à elle seule les tensions du Vietnam : filière hydro mature, actionnariat en recomposition et bassin fluvial déjà modelé par la multiplication des barrages.
Voir la ficheACTIS SA
Industriel occitan devenu référence sur les isolants réflecteurs alvéolaires, ACTIS SA incarne la promesse « isoler plus avec moins »…
Voir la ficheSaline Water Conversion Corp Corp
Sous une appellation qui ressemble à une coquille (« Corp » en double), se cache l’ancienne Saline Water Conversion Corporation (SWCC) — aujourd’hui le cœur opérationnel du dessalement dans la sphère Saudi Water Authority (SWA).
Voir la ficheTrollenäs Lantmannaaffär AB
Succursale agricole de la Scanie, Trollenäs Lantmannaaffär AB vend certes pellets et HVO, mais demeure surtout un comptoir d’intrants et de carburants où le fossile tient encore le haut du panier.
Voir la ficheTadas Wind Energy
Les lignes de crédit ont fait place aux compteurs : Tadas Wind Energy Private Limited, société indienne dont le siège administratif est rattaché au registre du Telangana (code MCA typique TG2011), incarne sur le terrain du Karnataka un parc de 100 MW désormais contrôlé par le groupe japonais ORIX.
Voir la ficheMANDREKAS S.A
Ce n’est ni un développeur d’parc éolien ni un équipementier photovoltaïque : Mandrekas S.A.
Voir la ficheEólica La Esperanza
Petit producteur éolien chilien raccordé au réseau national, Eólica La Esperanza incarne une tension rarement glamour : une électricité « verte » qui doit aussi tenir ses engagements environnementaux sur la biodiversité et une disponibilité industrielle qui, dans les données publiées du Coordinador, peut s’écarter fortement de la programmation.
Voir la ficheKorea Southern Power Company
Korea Southern Power (KOSPO) n’est pas une start-up solaire : c’est le géant public de la génération sud-coréenne basé à Busan, filiale intégrale de KEPCO, qui tire encore l’essentiel de son activité des thermiques tout en brandissant un objectif renouvelable à l’horizon 2035.
Voir la ficheHELLENIC ASSOCIATION FOR ENERGY ECONOMICS
L’association ne produit ni kilowattheures ni pipelines : elle fabrique le langage avec lequel Athènes, Bruxelles et les marchés lisent la transition grecque.
Voir la ficheAxelent Partners
Distributeur historique du photovoltaïque au Maroc, Axelent Partners incarne la chaîne courte entre modules chinois et chantiers locaux — au prix d’une forte dépendance importée et d’un environnement institutionnel que le dernier bilan de la Cour des comptes dessine plus rude que les courbes de capacité EnR ne le suggèrent.
Voir la ficheSociété Nationale de Recouvrement de Côte d'Ivoire (SONARECI)
Ancien établissement public ivoirien chargé de recouvrement, désormais en liquidation - un beau recyclage administratif.
Voir la ficheTRINITY COLLEGE DUBLIN
Pas une « majorette verte » : depuis ses comptes 2024, Trinity fait entrer sous le même parapluie la physique du photovoltaïque, un traité diplomatique contre le pétrole, et une polémique cimentière en plein cœur de son soft power académique.
Voir la ficheFutraheat
Pompes à chaleur haute température pour industrie, car récupérer la chaleur résiduelle, c’est chaud mais rentable.
Voir la ficheUkrnafta
Sous les frappes, Ukrnafta ne s’est pas contentée de tenir: l’entreprise a grossi.
Voir la ficheNorgener
Deux tranches disparaissent du réseau en avril 2024, avec un bilan carbone affiché en millions de tonnes évitées.
Voir la ficheToronto Hydro
Sous l’eau de la baie, au-dessus des rues, le distributeur de Toronto pousse l’injection de capitaux sur un rythme record — pendant que l’OEB valide des hausses de tarifs de distribution et que Queen’s Park gère, à côté, des transferts de plusieurs milliards pour adoucir l’addition.
Voir la ficheSt1 Oy
Réseau de stations, raffinerie à Göteborg, biogaz et carburants « bas carbone » : le groupe nordique St1 incarne la double vie de la transition — celle d’un opérateur qui parie sur les EnR tout en demeurant accroché au cœur fossile.
Voir la ficheNRJx
Dans l’industrie, l’énergie est redevenue un sujet de marge, pas seulement de climat.
Voir la ficheCapital Energy
Promoteur 100 % renouvelables avec des dizaines de gigawatts annoncés en Espagne et au Portugal, Capital Energy incarne la brutale bascule entre un pipeline ambitieux et une trésorerie qui tient au fil du refinancement.
Voir la ficheX Development
Ce n’est ni une startup ni une agence étatique : X Development est le berceau des « moonshots » d’Alphabet, à la frontière de la R&D et du produit.
Voir la ficheAdani Group
L‘Adani Group incarne le paradoxe brutal de la transition indienne : des méga-parcs renouvelables et un budget « vert » affiché à trois chiffres en dollars, portés par un moteur thermique et minier qui ne lâche pas la pédale.
Voir la fiche