Công ty CP Thủy điện Đăk Mi
Sur le système Vu Gia–Thu Bồn, au Viêt Nam central, cette société cotée local symbolise une hydroélectricité « propre » au sens du bilan carbone instantané, mais sous tension avec la sécheresse, les crues et un million deux cent mille gosiers en aval.
À propos de Công ty CP Thủy điện Đăk Mi
1. Modèle économique
La Công ty CP Thủy điện Đăk Mi (Dak Mi Hydropower, JSC ; siège communal à Phước Xuân, huyện Phước Sơn, Quảng Nam, créée en août 2011 selon les profils d’entreprise agrégés) est structurée autour de la production, du transport et de la distribution d’électricité issue des aménagements Đăk Mi 4 sur le bassin versant du Đăk Mi, affluant du couple Vu Gia–Thu Bồn (profil VNR500). Le modèle est classique pour une hydraulique « run‑of‑river » à réservoir : investissement lourd amorti sur des décennies, revenus tirés de la vente d’énergie au réseau national, sensibilité extrême à l’hydrologie et aux règles de dispatch imposées par la sécurité des crues. Le ministère vietnamien de l’Industrie et du Commerce précise une filière Đăk Mi 4 en deux gradins : Đăk Mi 4A (~148 MW) et Đăk Mi 4B (~42 MW) pour ~190 MW cumulés, capacité utile du réservoir ordre de grandeur 312 millions m³, et un investissement global de l’ordre de 5 630 milliards de VND, avec une fourchette annuelle 752–780 millions kWh (fiche officielle projet). Une lecture capitalistique doit intégrer le mouvement de 2021 : la presse nationale rapporte que IDC/IDICO a cédé 26 % du capital au groupe Bitexco, historiquement présent comme investisseur privé majeur sur la filière (Vietnam News) ; avant publication de documents consolidés vérifiant l’état présent précis du tour de table après 2025, il est prudent de rattacher aux documents de marché vietnamiens récents plutôt qu’aux seuls anciens registres « 26 % IDICO » figés avant cession (analyse financière sur opérateurs). Le rang VNR500 classe l’entreprise dans la zone « CA estimé > 500 Mds VND » pour l’estimation disponible ; l’effectif exact et une liasse fiscale complète lisible ligne à ligne n’ont pas été retrouvés dans une source ouverte française ou anglophone vérifiable au moment de la rédaction.
2. Impact réel
Comparée au thermique au charbon, l’hydro du réseau vietnamien évite en principe des émissions de gaz à effet de serre à la production ; cet effet de substitution national doit toutefois être distingué par centrale, faute de rapport carbone attribuable publiquement et exclusivement à la JSC Dak Mi avec ventilation auditée (données carbone consolidées absentes dans les corpus cités pour cette société précise). Côté service public de la retenue, le site a été mis en avant pour la rétention d’environ 70 millions m³ lors de pics de crue en octobre 2024, argument de « pare‑crue » pour l’aval (Cong Thuong). Le Ministère rappelle aussi qu’en crue extrême (typhon de 2020), le complexe a réduit le pic de 55 % sur un épisode hors norme de dimensionnement (synthèse technique). Le revers du décor est connu des hydrologues : fragmentation fluviale, stress écologique en étiage, et arbitrage hydrique avec les villes côtières — dimensions « climat » au sens large (résilience de l’eau) autant que « électricité bas‑carbone ».
3. Innovations / partenariats
Il n’existe pas, dans les sources consultées, de catalogue de brevets ou de « tech stack » distinctif revendiqué par la JSC elle‑même ; l’innovation est plutôt ingénierie civile et procédurale (règles de vidange, coordination inter‑barrages). Le groupe Bitexco communique sur des jalons opérationnels du complexe Đăk Mi 4 (notamment un palier de 10 milliards kWh cumulés de production commerciale fin 2023), ce qui confirme l’intégration dans un écosystème de grands investisseurs indépendants plutôt qu’une start‑up technologique (communiqué Bitexco). Les autres centrales « Dak Mi 1/2 » citées par des bases sectorielles relèvent d’autres opérateurs (par ex. Ha Do sur Dak Mi 2 selon Global Energy Monitor) : ne pas fusionner leurs indicateurs avec ceux de la Công ty CP Thủy điện Đăk Mi.
4. Greenwashing / zones grises
Le risque n’est pas tant un slogan marketing isolé qu’un décalage structurel entre discours « EnR » et conflit d’usage documenté : la réponse parlementaire du département des ressources en eau (VUPC) au député Nguyễn Bá Sơn détaille un débit réservé au Vu Gia de 3 à 25 m³/s selon les besoins de Đà Nẵng, et évoque explicitement la Dak Mi 4 dans un contexte de tension entre production électrique vers le Thu Bồn et sécurité de l’eau potable pour ~1,2 million d’habitants en aval sur le Vu Gia (dossier VUPC)). En novembre 2025, la presse relaie une demande municipale de faire baisser préventivement les niveaux de cinq réservoirs hydro du bassin Vu Gia–Thu Bồn avant le 15 novembre, dans une logique de prise d’eau et de limite de crue soudaine (Lao Động). En avril 2026, un article de la presse d’État vietnamienne cite l’admission d’obsolescence des procédures de gestion des réservoirs (référence à la Décision 1865/QĐ‑TTg) face aux nouveaux régimes de crues, ouvrant une zone grise juridique pour les exploitants (Vietnam.vn). Sur le plan PPE / ADEME / CSRD, aucun rapprochement direct utile n’a été trouvé : l’entreprise relève du droit vietnamien et n’est pas, selon les éléments disponibles, soumise à une traçabilité climat européenne publique analogue.
5. Positionnement stratégique
La stratégie se joue désormais moins sur le méga‑capex achevé que sur l’adaptation réglementaire des consignes d’étiage‑crue et sur la légitimation politique vis‑à‑vis de Đà Nẵng. Les investisseurs devront suivre trois signaux : publications financières vietnamiennes consolidées post‑cession vérifiant le tour de table et les marges ; décisions ministérielles sur les quotas de vidange et de débits environnementaux ; incidents climatiques sur le Centre vietnamien, qui peuvent faire basculer un trimestre d’hydrologie défavorable (synthèse projet). Dans un pays qui accélère l’énorme chantier électrique national, cet actif reste un pilier physique mais un pilier géopolitique de l’eau encore plus encore.
Verdict WattsElse
L’entreprise incarne une hydraulique vietnamienne rentable sous la mousson, politique sous la sécheresse. Tant que le débat sur le Vu Gia restera tranché en m³/s aussi bien qu’en dongs, chaque tonne d’« avoided CO₂ » nationale ne suffira pas à éteindre la question des arrosoirs urbains contre les turbines.
Sources : vnr500.com.vn · moit.gov.vn · vietnamnews.vn · vietnamfinance.vn · congthuong.vn · bitexco.com.vn · gem.wiki · vupc.mae.gov.vn · news.laodong.vn · vietnam.vn
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
SISTEMAS ENERGETICOS LA TORRECILLA S.A.U.
Une société anonyme unipersonnelle au nom de Sistemas Energéticos La Torrecilla aurait tout d’une holdings ou d’une véhicule de projet EnR sur l’espace économique ibérique ; sauf que, à l’issue des recherches effectuées dans les bases gratuites (annuaires marchands, presse, bases énergétiques), aucune fiche ne reproduit strictement cette dénomination avec…
Voir la ficheAlpha 3 Solar, SL
Une société au capital mercantile dérisoire porte près de Teruel un parc de 49,78 MWp — à quelques centièmes près du palier rond des cinquante.
Voir la ficheMet Fiera Solar Adelaide 1 LP
Le nom flatte l’imagerie australienne ; le GPS, lui, pointe Strathroy, en Ontario.
Voir la ficheEnap Refinería Bío Bío
Elle est le nombril des carburants liquides du pays : la raffinerie Bío Bío d’ENAP à Hualpén concentre emplois, marges de raffinage et promesses de « transition » — hydrogène vert, diésel renouvelable — tout en restant le point de départ d’un réseau de distribution massivement fossile.
Voir la ficheDresser-Rand Group
** La marque américaine des turbines et compresseurs pétrogaziers vit désormais sous les couleurs de Siemens Energy — et sous les projecteurs du boom des centrales au gaz alimentées par l’appétit d’électricité des data centers.
Voir la ficheBuilding Power
Le « Building Power » de votre cache EnR ne tient pas la route : l’identifiant brandé dans la base pointe vers un livre d’histoire du syndicalisme scolaire à La Nouvelle-Orléans, pas vers un opérateur d’éoliennes ou de PV.
Voir la ficheKocliko
Attention aux fiches « importées » : les métadonnées type Houston, 1926, ~100 000 salariés et le site slb.com décrivent le géant SLB (ex-Schlumberger), pas Kocliko.
Voir la ficheFotovoltaica del Desierto SpA
Dans le désert du nord chilien, un petit producteur solaire incarne le paradoxe du boom photovoltaïque : d’un côté, un actif PMGD propre et câblé sur le réseau ; de l’autre, une équation économique exposée aux prix, aux coupes de production et à une réforme qui retient la respiration des exploitants.
Voir la ficheGLOBAL CHANGE RESEARCH INSTITUTE CAS
Côté secteur « Autres énergies », ce n’est pas un producteur : ici, c’est le savoir et l’observation qui font système.
Voir la ficheLuftbolaget i Topperyd AB
Micro-producteur suédois né du boom éolien des années 2010, Luftbolaget i Topperyd AB incarne la figure du SPV à marges élevées et à effectif zéro — tant que la politique locale laisse les pales tourner à l’identique.
Voir la ficheDiler Holding
Le groupe turc Diler Holding joue sur deux tableaux : verdir l’acier par l’autoproduction d’électricité (hydro, solaire, objectifs Scope 2 agressifs) tout en demeurant, via sa filiale Atlas Enerji, l’un des acteurs privés majeurs des émissions turques grâce à une centrale charbon côtière ultralourde.
Voir la ficheNIhue Solar SpA
Le nom « NIhue Solar SpA » ne correspond à aucune raison sociale retrouvée dans les bases ouvertes consultées ; la combinaison SPA — forme juridique standard au Chili — et la graphie voisine Nahuen désignent très probablement NAHUEN SOLAR SPA, installateur et distributeur de kits photovoltaïques basé à Valdivia (région de Los Ríos).
Voir la ficheElectricity Corporation of New Zealand
Elle fut le cœur battant de l’électricité néo-zélandaise ; aujourd’hui, l’Electricity Corporation of New Zealand n’est plus qu’un vestige administratif coincé entre titres fonciers et paperasse ministérielle.
Voir la fichePlenitude
Plenitude porte un nom doux ; derrière, il y a la mécanique d’un fournisseur intégré qui engrange du cash sur l’électricité, le gaz et la mobilité, tout en montant en puissance sur les renouvelables.
Voir la ficheCarbon Re
Un peu d’intelligence artificielle pour faire baisser la mauvaise conscience énergétique des industries lourdes.
Voir la ficheDundee Biogas Power
Dundee Biogas Power n’est pas un slogan : c’est le nom porté par un projet sud-africain de méthanisation agricole près de Dundee (KwaZulu-Natal), distinct des opérations de Dundee en Écosse, où la conversation énergétique tourne autour d’autres équipements et d’autres opérateurs.
Voir la ficheEnogrid
L’électricité locale a trouvé ses comptables, ses juristes et ses tableurs.
Voir la ficheTổng Công ty Điện lực Miền Nam - Công ty Điện lực Lâm Đồng (Công ty Lưới điện Cao thế Miền Nam)
** Sous l’œil du groupe public EVNSPC, la PC Lâm Đồng pilote un maillage lourd sur les hauts plateaux du Vietnam — et, depuis le 1er juillet 2025, un territoire électrique élargi par absorption de périmètres voisins.
Voir la ficheMestrole
Bras métrologique d’un groupe passé du nom MPH au blason Synqo, Mestrole vit en interface avec raffineries, stations et flottes lourdes.
Voir la ficheVaylens
Vaylens ne vend pas des batteries, ni même des bornes: l’entreprise vend le cerveau logiciel de la recharge électrique.
Voir la ficheÜtopya Elektrİk Üretİm Sanayİ Ve Tİcaret Anonİm Şİrketİ
Opérateur d’un géant d’Izmir peu visible en façade, elle incarne pourtant tout ce que la rééolienne turque suscite d’enthousiasme industrielle…
Voir la ficheGRID SMARTER CITIES LTD
La bataille pour la neutralité carbone se gagne aussi sur quelques mètres de trottoir.
Voir la ficheSociété Franc̜aise des Pétroles de Silva-Plana
Le nom évoque les hydrocarbures ; la réalité juridique, elle, est celle d’une SA parisienne classée en fonds de placement (NAF 6430Z).
Voir la ficheSe San 3A Hydropower JSC.
Centrale de 108 MW sur la Se San, Se San 3A Hydropower JSC incarne l’hydro « rentable et pilotée » du plateau des Central Highlands — jusqu’à ce que la météo et la cascade d’amont rappellent qui commande vraiment au kilowattheure.
Voir la fiche