Consolidated Gold Fields
Le nom Consolidated Gold Fields renvoie à une société minière britannique listée à Londres jusqu’en 1988, puis absorbée par Hanson : l’entité historique n’existe plus en bourse.
À propos de Consolidated Gold Fields
1. Modèle économique
Le cœur du modèle, c’est la vente d’or (onces équivalentes) avec un coût tout-en un AISC comme boussole de rentabilité. Sur l’exercice clos le 31 décembre 2024, le groupe annonce un chiffre d’affaires de 5,2 milliards de dollars contre 4,5 Md$ en 2023, porté surtout par un prix moyen de l’or en hausse de 25 % (environ 2 418 $/oz réalisées contre 1 942 $/oz), partiellement atténué par une baisse des onces vendues, comme le détaille le commentaire revenus 2024. Le bénéfice attribuable atteint 1 245 M$ contre 703 M$ l’année précédente (même source). En parallèle, le capex a grimpé à 1,18 Md$ (dont 849 M$ de soutien à l’existant), signe d’un grillement d’actifs sous inflation et de chantiers lourds, dont la montée en puissance de Salares Norte. La rampe stratégique passe aussi par des opérations multi-pays (Afrique du Sud, Ghana, Australie, Pérou, Chili) et par le recentrage sur Windfall au Canada après l’acquisition d’Osisko annoncée comme effective une fois les conditions réunies, avec un encaissement de l’ordre de 1,48 Md$ payé en octobre 2024 selon le même document comptable.
2. Impact réel
Les mines sont des condensateurs d’électricité : tout bascule d’énergie réseau carbonée (pensez Eskom en Afrique du Sud) vers des parc solaires, microgrilles hybrides ou, là où le réseau est propre, hydro intégrale sur certains sites. Les pourcentages publics — en ordre de grandeur 17 % d’électricité renouvelable en 2023 et une intensité énergétique qui se dégrade quand les fronts de taille s’enfoncent — sont développés dans le rapport climat et environnement 2024, publié aux côtés de l’ensemble de reporting 2024. Ce n’est pas du « vert gratuit » : c’est une stratégie de prix de l’électron et de gestion du risque climat dans un secteur où la transition française et européenne, par ailleurs, tape sur la demande de métaux : l’ADEME rappelle la montée en charge des matières premières derrière les EnR et l’électrification — paradoxe structurel pour un producteur d’or, moins « critique » que le cuivre ou le nickel, mais tout aussi électro-intensif à produire.
3. Innovations / partenariats
Le catalogue public étiquette une feuille de route décarbonation avec des enveloppes sociétales au-delà du demi-milliard (le portail intégré 2024 renvoie au même corpus climat) et des projets in situ : extensions solaire (ex. logiques du type centrale Khanyisa évoquées dans la com’ climat du groupe), microgrille Agnew, études d’éolien pour alléger les imports de kWh sud-africains, filière haute altitude au Chili pour Salares Norte. Côté M&A, l’opération Osisko / Windfall en 2024 matérialise un pari canadien sur la profondeur de gisement et la maîtrise énergétique future du site.
4. Greenwashing / zones grises
La première zone grise, c’est l’écart brutal entre le récit EnR et la physique du coût : le groupe indique un AISC consolidé à 1 629 $/oz en 2024, en hausse de 26 % sur un an (1 295 $/oz en 2023), avec des charges opérationnelles et un capex de maintien qui mâchent les marges dès que le cours de l’or retombe — chiffres audités dans le même commentaire revenus. Autre tension : l’intensité énergétique peut empirer quand la mine s’approfondit, ce que le groupe documente dans son rapport climat 2024 : dire « on vert » sans dire « on creuse plus » serait une lecture incomplète. Scope 3 et chaînes amont-aval du lingot restent le talón d’achille des cibles court-terme centrées sur les scopes opérationnels. Côté empreinte locale, l’historique ghéen (jalonné par exemple d’une mise en demeure de l’Agence de protection de l’environnement du Ghana sur une unité de récupération à Tarkwa en 2012, relatée par Bloomberg) rappelle que l’eau et le cyanure sont des risques de réputation aussi bruts que le CO₂.
5. Positionnement stratégique
Gold Fields industrialise l’autosuffisance électrique là où le réseau fait défaut ou chèrement défaut, et capitalise sur un supercycle du prix de l’or pour financer la transition — puis recycle le cash vers dividendes et dette (le ratio dette nette / EBITDA ajusté est monté à 0,73 fin 2024 contre 0,42 un an plus tôt, toujours selon le tableau de trésorerie et d’endettement). Dans un cadre français, l’enjeu n’est pas une PPE3 directe, mais la compatibilité long terme entre souveraineté minérale et empreinte carbone des chaînes globales : la demande de métaux liée au climat secoue déjà les politiques industrielles, y compris pour des groupes listés hors d’Europe.
Verdict WattsElse
Consolidated Gold Fields appartient au musée boursier ; Gold Fields incarne le mineur électricocentré, pris en tenaille entre kWh chers, dette post-M&A et or trop haut pour se mentir sur les coûts : la transition passe par le bilan énergétique du stope, pas par le marketing.
Sources : goldfields.com · goldfields.com · goldfields.com · ademe.fr · bloomberg.com
Données clés
Identifiants publics
- Wikidata
- Q5163277
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
Sociedad Eólica y Ecológica Aragonesa 53 SL - Villar Mir Energía
Filiale technique du groupe espagnol Villar Mir Energía, Sociedad Eólica y Ecológica Aragonesa 53 SL porte un actif raconté en chiffres modestes mais lisibles : 15 MW d’éolien « Sotillo » à Lumpiaque (province de Saragosse), désormais doté d’un volet photovoltaïque en hybridation administrative en 2024.
Voir la ficheASOCIACIA POSKYTOVATELOV ENERGETICKYCH SLUZIEB
Sous la graphie sans accents « ASOCIACIA POSKYTOVATELOV ENERGETICKYCH SLUZIEB », il s’agit en droit slovaque de l’Asociácia poskytovateľov energetických služieb (APES-SK) : un groupement d’intérêt qui fédère les fournisseurs de services énergétiques autour du modèle EPC (performance garantie), et non d’une industrielle cotée.
Voir la ficheEOLICA DEL PINO S.L.
Dans le périmètre consolidé du groupe espagnol Audax Renovables, cette société anonyme modeste incarne avant tout une SPV industrielle : peu de salariés, un périmètre d’actifs concentré et des comptes publics où le signal financier peut vaciller alors que le holding affiche lucrativité.
Voir la ficheRK Vind AB
RK Vind AB apparaît dans vos bases comme une entrée « énergies renouvelables » sans pays figé ; en pratique, les documents publics exploitables isolent surtout Rabbalshede Kraft AB (Rabbalshede, Suède, org.
Voir la ficheGE Steam Power
Après la sortie d’EDF sur les turbines Arabelle, GE Steam Power s’est muée en machine à services sur des parcs gigantesques.
Voir la ficheAurelia Technologies
Spécialiste des turbines à gaz compactes, pour ceux qui rêvent d'énergie durable sans se ruiner en taille.
Voir la ficheOJSC "De-Kastrinskaya TPP"
Elle fabrique courant et chaleur pour un coin d’Extrême-Orient russe où l’or noir fixe le rythme.
Voir la ficheİSTAÇ
İSTAÇ n’est pas une « utility » classique : c’est le bras opérationnel d’une mégalopole qui transforme des flux de déchets en contrats de service, en gigawattheures et en engagements climatiques affichés.
Voir la ficheKElectric
Seul opérateur verticalisé desservant la mégalopole du Sind, K-Electric sort d’une année fiscale 2024 redevenue bénéficiaire — tout en restant coincé entre ferules du régulateur, pression des industriels et coupures qui brutalise déjà les plus vulnérables.
Voir la ficheSafi Energy Company (SAFIEC)
Champion nord-africain du charbon ultra-supercritique, avec un pied dans l'énergie du passé et l'autre dans les promesses d'un avenir moins toxique.
Voir la ficheUGR
Il ne s’agit pas du sigle de la robotique sous-marine cité dans la veille autour de Fugro et des ROV : ici, UGR renvoie à la marque UGREEN (绿联), implantée à Shenzhen, sous-district de Dalang, et cotée 301606 à Shenzhen.
Voir la ficheINCUB'ETHIC
Bureau d'études qui jongle entre éthique et transition énergétique, sans rater un épisode dans le grand show RSE.
Voir la ficheEkian Fotovoltaica A.I.E
L’Ekian Fotovoltaica A.I.E incarne à la fois le succès d’un modèle d’autoconsommation collective pour les entreprises au Pays basque espagnol et le basculement d’une région industrielle vers des giga-besoins électriques de l’hyperscale cloud.
Voir la ficheTre Vind AB
Le libellé Tre Vind AB ne correspond, selon les recherches effectuées sur les bases de sociétés, à aucune entité active portant exactement ce nom — alors qu’il circule en parallèle pour désigner à la fois un méga-parc de Vattenfall en Laponie et une holding d’InfraVia greffée sur un producteur nordique.
Voir la ficheDaily Life Renewable Energy
Filiale sri-lankaise quasi intégralement détenue par WindForce PLC, Daily Life Renewable Energy (Pvt) Ltd incarne le modèle classique de l’IPP éolien : un parc câblé sur le réseau, rémunéré par des contrats avec le monopole public, dans un pays où l’électricité renouvelable progresse…
Voir la ficheSolar Elena SpA
À María Elena (région d’Antofagasta), le photovoltaïque de Solar Elena SpA s’inscrit dans la JV Repsol–Ibereólica, pas dans un start-up tout neuf : première tranche mise en ligne en mai 2023 pour un développement visant une centrale massifiée jusqu’à près de 600 MW aux portes du désert le plus « productif » au monde en irradiation…
Voir la ficheEnergie- und Medienversorgung Sandhofer Straße GmbH & Co. KG
Une coentreprise allemande au nom long comme une ligne haute tension disparaît des radars juridiques pendant que, à quelques centaines de mètres sur le campus Sandhofer Straße, le géant suisse des diagnostics jongle avec centres logistiques, photovoltaïque et pompes à chaleur.
Voir la ficheKontinentale Öl
Créée en pleine guerre pour briser la dépendance de l’Axe face au blocus allié, la Kontinentale Öl AG a incarné la fusion la plus brutale entre État national-socialiste et grands capitaux privés.
Voir la ficheASWAN UNIVERSITY
L’Université d’Assouan (Égypte, créée en 2012 et identifiée sur Wikidata) se vend comme fer de lance régional du génie de l’énergie renouvelable.
Voir la ficheGuangdong Huizhou LNG Power Co. Ltd.
La Chine du sud peaufine un hub GNL à Huizhou : derrière le profil Guangdong Huizhou LNG Power Co.
Voir la ficheChina National Coal Group (ChinaCoal)
Le géant minier d’État China National Coal Group ne « fait » pas que du charbon : il fabrique de l’électricité, empile les projets thermiques et épingle au mur un discours d’intégration charbon–énergies nouvelles.
Voir la ficheWSB Neue Energien
La holding allemande WSB Neue Energien — aujourd’hui portée par la marque VSB Group** — incarne un développeur intégré d’éolien terrestre, de photovoltaïque et de stockage, avant son passage sous contrôle total de TotalEnergies au printemps 2025.
Voir la ficheEnergopetrol
À Sarajevo, Energopetrol incarne encore le pétrole « de proximité » : stations-service, flux de produits pétroliers, ancrage dans l’histoire yougoslave puis bosniaque.
Voir la fiche