Construction Corporation No.1 Company Limited
Construction Corporation No.
À propos de Construction Corporation No.1 Company Limited
1. Modèle économique
Le groupe tire l’essentiel de sa valeur des marchés publics et des contrats EPC à forte intensité capex : en 2024, le chiffre d’affaires consolidé atteint 10 160 milliards de VND, soit une croissance de +81 % par rapport à 2023, selon le rapport annuel 2024. La communication de clôture 2025 annonce un nouveau palier : 11 616 milliards de VND de CA (+14 %) et des nouveaux contrats pour 18 186 milliards de VND sur l’exercice, dans la revue d’entreprise 2025. Au premier trimestre 2026, les actifs consolidés s’établissent à 18 756 milliards de VND (+9,3 % en glissement annuel) et la trésorerie opérationnelle repasse nettement dans le vert (+735,4 milliards de VND contre -481,6 milliards un an plus tôt), selon VnExpress. Le carnet de commandes dépasse les 42 500 milliards de VND au même horizon — signe d’un pipeline sous tension. Effectif précis : non retrouvé dans les extraits financiers cités ; le socle reste celui d’un contracteur étatique et industriel exposé aux cycles des grands projets et au coût du financement.
2. Impact réel
Sur sa ligne « énergie », CC1 revendique une contribution agrégée de l’ordre de 22 milliards de kWh/an injectés dans le réseau national via des ouvrages hydro, thermiques et solaires qu’elle a construits ou équipés, selon la fiche métiers du groupe. Ce chiffre mesure surtout la puissance installée historique du portefeuille livré, pas une trajectoire carbone consolidée publiée au niveau groupe. Pour un lecteur européen, le contraste saute avec les cadres français de sortie des fossiles et de montée en puissance maîtrisée du renouvelable décrits dans la PPE 3 ou sur le portail de l’ADEME : au Vietnam, la sécurité d’approvisionnement et le Plan de développement électrique national prient encore sur une lecture « purement verte » des mandats EPC. Pas de rapport CSRD / ESRS identifiable pour cette société cotée hors Zone euro dans les sources ouvertes consultées.
3. Innovations / partenariats
Fin 2023, le groupe formalise avec ses partenaires un contrat EPC pour le bloc principal de la centrale Na Duong II (1×110 MW) — documenté par l’annonce CC1 et décrypté côté presse par The Investor. En mars 2026, CC1 affiche un accord de coopération avec SANY Green Energy pour moderniser parc machines et abaisser l’empreinte chantier sur les projets « verts », dans un communiqué de politique industrielle. La stratégie se lit ainsi : alliances équipementiers chinois + montée en gamme ESG communicationnelle, tout en conservant des lignes de produits fossiles historiques.
4. Greenwashing / zones grises
La première tension est documentaire et chiffrée : en 2024, malgré une croissance de CA à +81 %, le résultat avant impôt recule de 3,64 % et la marge du métier construction se comprime à 4,0 % contre 4,7 % en 2023, pendant que la dette bancaire bondit de 40 % à 6 020 milliards de VND, avec un flux de trésorerie opérationnel négatif sur l’année, selon Banker.vn (mars 2025). Autre friction climatique nette : le même groupe qui figure dans les « Top Green ESG » nationaux de la revue 2025 porte des EPC thermiques — la centrale Na Duong II reste inscrite dans la continuité charbonnière régionale et vise une mise en service vers fin-2026, rappelle Vietnam News. Ce décalage entre badge vert et backlog fossile constitue le principal angle critique pour tout observateur de la transition.
5. Positionnement stratégique
CC1 capitalise sur la surdimensionnement des budgets d’infrastructure du Vietnam et sur une capacité d’exécution EPC rarement égalée en Asie du Sud-Est ; il surfacewise aligne sa narration sur les injonctions ESG pour sécuriser financements et parts de marché export. Le rebond du cash-flow opérationnel au T1 2026 (VnExpress) suggère une phase de working capital mieux maîtrisée après la brutale expansion 2024. Dans un environnement où Hanoi ouvre son premier marché carbone (cadre réglementaire 2026 évoqué par Vietnam Briefing), les contracteurs comme CC1 devront montrer des données Scope 1–3 auditées, pas seulement des palmarès « green ».
Verdict WattsElse
CC1 incarne le paradoxe asiatique de la transition : croissance électrique vertigineuse, slogans ESG en Une, mais carnets encore nourris au charbon et au thermique. Tant que les mandats fossiles resteront aussi massifs que les tarifs solaires affichés sur le site corporate, parlez plutôt de « transition instrumentée » que de pureplayer renouvelable — le bilan carbone, lui, ne se décrète pas par communiqué.
Sources : cc1.vn · cc1.vn · vnexpress.net · cc1.vn · connaissancedesenergies.org · ademe.fr · cc1.vn · theinvestor.vn · cc1.vn · banker.vn · vietnamnews.vn · vietnam-briefing.com
Analyse IA
Utilisez l'intelligence artificielle pour obtenir une analyse approfondie et impartiale de cet acteur.
Explorez l'annuaire complet des acteurs de la transition
Autres acteurs de l'écosystème
NEEXT Engineering
À Belfort, NEEXT Engineering, devenue simplement NEEXT, vend une promesse rare: faire mieux avec la même chaleur.
Voir la ficheINSTITUTO POLITÉCNICO DE PORTALEGRE
Un budget record en 2024, porté à plus de 35 millions d’euros, fait du polytechnique d’Alentejo une vitrine de la transition : hydrogène, bioénergie, solaire sur les toits et bâtiments remis à niveau.
Voir la ficheECOS
ECOS incarne une forme rare d’« infrastructure » discrète du bas-carbone : pas un opérateur d’actifs, mais une ONG qui élabore des garde-fous techniques là où l’UE et les instances internationale de normalisation fixent les règles du jeu pour le bâtiment, l’énergie ou les produits.
Voir la ficheKuube
Hongroise, spécialisée dans le mobilier urbain solaire piloté depuis le nuage — Wi-Fi public, recharge, tableaux climat au coin du parc —, Kuube cristallise le pari européen de la « petite production électrique distribuée » sur le corps des villes plutôt que sur des centrales.
Voir la ficheSYNOPS CONSEIL
Cabinet né en Bourgogne et ancré place Darcy, Synops Conseil vend une promesse simple : poser la transition comme un projet — études, financements, réglementation — plutôt que comme un slogan.
Voir la fichePanda Alüminyum
Panda Alüminyum n’est pas un opérateur pétrolier ou gazier : c’est un lamineur d’aluminium basé à Ankara, dans l’orbite du Panda Group, dont le rattachement au panier « P & G » vient surtout de la bauxite — matière première aussi courtisée par la chimie et le forage.
Voir la ficheCENTRE FOR RESEARCH AND TECHNOLOGY HELLAS CERTH
Le Centre for Research and Technology Hellas n’est pas une start-up verte : c’est une machine à projets européennes qui structure la recherche nationale sur les chaînes d’hydrogène, la bioconversion ou les réseaux électriques.
Voir la ficheDeloitte Bulgaria
Le Big Four bulgare ne fabrique pas d’énergie : il façonne les règles fiscales, les dossiers UE et les audits qui « font tenir » la transition industrielle.
Voir la ficheOKWIND
Spécialiste breton des trackers et du stockage pour l’autoconsommation, le groupe OKWIND incarne à la fois une promesse industrielle forte et un cas d’école de brutalité cyclique : après une expansion et une entrée en Bourse sur Euronext Growth, il traverse en 2025–2026 une restructuration où les chiffres parlent plus fort que le storytelling climatique.
Voir la ficheSUNY
Le sigle SUNY fait rêver les étudiants de l’État de New York ; chez WattsElse, dans la case « Autres énergies », il cache une tout autre puissance : des broyeurs, des fours et des séparateurs qui traitent des panneaux photovoltaïques et des batteries en fin de vie.
Voir la ficheAlpiq
N°2 de l’électricité en Suisse et figure familière des marchés de gros, Alpiq a encaissé en 2025 l’addition d’un arrêt long du réacteur de Gösgen (KKG) et d’années sèches côté hydro.
Voir la ficheBPCE International et Outre-mer
BPCE International n’apparaît pas sur une carte du mix électrique : c’est la boîte qui tient les filiales de proximité hors métropole, quand BPCE Lease et le réseau CEPAC portent, eux, des centaines de mégawatts photovoltaïques.
Voir la ficheAR Escondido SpA
Filiale du bouquet chilien Andes Renovables, portée par Mainstream Renewable Power, AR Escondido SpA incarne la promesse d’enchères vertes au dollar…
Voir la ficheGullvind AB
Développeurs d’EnR hors des radars : ils existent en droit avant d’exister dans la presse généraliste ou les bases grand public.
Voir la ficheMcColl-Frontenac Oil Company
Elle a bâti une part du paysage pétrolier canadien, puis a disparu des stations-service sous son nom propre.
Voir la ficheHeidelberg Materials
Heidelberg Materials n’est pas une start-up verte: c’est un mastodonte du clinker qui tente de verdir un métier structurellement sale.
Voir la fichet+group
La marque anglaise t+group désigne en réalité le PAO T Plus — encore écrit PJSC T Plus hors Russie —, premier énergéticien privé du pays dans la cogénération et les réseaux de chaleur.
Voir la ficheHELSINGIN KAUPUNGIN ASUNNOT OY
À Helsinki, le plus gros bloc de consommations thermiques cumulées n’est ni une turbine ni une cokerie : ce sont dizaines de milliers de foyers raccordés au réseau de chaleur.
Voir la ficheBCMATERIALS
Le centre autonome BCMaterials (Basque Center on Materials, Applications and Nanostructures), né en 2012 à l’initiative d’Ikerbasque et de l’Université du Pays basque (UPV/EHU), trace une trajectoire de recherche transversale — énergie, environnement, nanostructures — avec un budget 2024 affiché à un niveau record.
Voir la ficheStatkraft Markets GmbH
Le hub continental de Statkraft en Allemagne aligne trading, commercialisation directe d’électricité renouvelable et flexibilité — dont des centrales à gaz pilotées depuis Düsseldorf.
Voir la ficheRHUL
Royal Holloway n’apparaît pas sur les marchés comme un opérateur d’éoliennes ou d’agrivoltaïque : c’est un collège constitutif de l’université de Londres), à Egham, dont le fil économique est l’enseignement payant, la recherche sous contrat et la diversification des revenus dans un secteur public ultra-concurrentiel.
Voir la ficheAxelent Partners
Distributeur historique du photovoltaïque au Maroc, Axelent Partners incarne la chaîne courte entre modules chinois et chantiers locaux — au prix d’une forte dépendance importée et d’un environnement institutionnel que le dernier bilan de la Cour des comptes dessine plus rude que les courbes de capacité EnR ne le suggèrent.
Voir la ficheEólica La Esperanza
Petit producteur éolien chilien raccordé au réseau national, Eólica La Esperanza incarne une tension rarement glamour : une électricité « verte » qui doit aussi tenir ses engagements environnementaux sur la biodiversité et une disponibilité industrielle qui, dans les données publiées du Coordinador, peut s’écarter fortement de la programmation.
Voir la fiche